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👉
Et vous…
Quand avez-vous ouvert un livre pour la dernière fois ?
Un lieu oublié.
Une bibliothèque silencieuse.
Des livres qui ne sont plus ouverts.
Ce texte explore la disparition progressive de la lecture,
et ce qu’elle entraîne avec elle : l’imaginaire, le langage,
et peut-être même l’amour.
Une poésie courte et incisive, entre nostalgie et constat,
sur une société où les écrans remplacent les récits.
#poesiecontemporaine
#lafaille
#lecture
#imaginaire
#litterature
#societenumerique
Transcription
00:00Un espace immense, un arc-boutant, une bibliothèque empoussiérée,
00:06l'endroit humide de l'absence de vos désirs,
00:10des feuillets décollés, les mots pleurent de ne pas être lus,
00:16des rayonnages de guingois, des histoires, des émotions,
00:21la colère gronde, sourde, les pages abandonnées.
00:26Les gamins ne sont plus troublés, émerveillés par des « il était une fois ».
00:34La princesse au petit poids n'exprime plus sa fragilité.
00:40Il y a longtemps, le lieu bruissait de rires, de « chut », de mille plaisirs.
00:49Les tablettes aux images foisonnantes ont vaincu l'imaginaire.
00:54Des parents et des enfants, l'endroit est joli, son charme désuet raconte déjà une histoire.
01:05La poussière s'empare de la place, vous n'aimez plus respirer,
01:10cette odeur singulière des vieux grimoires.
01:14Lire, vous ne savez plus, c'est ce que cela veut dire.
01:21Pas le temps, les enfants, vous comprenez.
01:25Des excuses malhabiles, pourtant, il est important de se poser, de prendre le temps.
01:33Si j'y, tout un monde de diversité, plus d'infolio, d'inquarto, d'in octavo,
01:43les mots se désapprennent, l'amour aussi.
01:53Des maskins – j'orienter dans le monde, ils ne se rendent plus importants.
01:54Des maskins – j'en apréen.
01:54Des maskins – jaux.
01:54D'esным, il est alors oublé.
01:54Des maskins – j' considère plus orcière.
01:55Des maskins – paul.
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