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Trois semaines après sa présentation en Conseil des ministres, le projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricole arrive à l'Assemblée. Avant d'être examiné dans l'hémicycle, le texte est débattu par les députés de la commission des affaires économiques qui auditionnent la ministre de l'Agriculture Annie Genevard pour entamer leurs travaux. Ce texte avait été promis par le gouvernement en réaction aux mobilisations agricoles, notamment fin 2025. Retrouvez la présentation du projet de loi en commission.
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00:00:02Générique
00:00:07Bonjour à tous et bienvenue dans la séance Est Ouverte.
00:00:11Dans ce numéro, je vous propose de revenir sur l'audition d'Annie Gennevard.
00:00:15La ministre de l'Agriculture est entendue par la Commission des Affaires Économiques
00:00:19pour présenter le projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricole.
00:00:24Il doit être examiné à partir du 19 mai.
00:00:27Mesdames et Messieurs les députés, c'est un plaisir de m'exprimer devant vous cet après-midi.
00:00:32Je vous remercie très sincèrement de me convier à cette audition
00:00:36qui m'offre l'occasion de vous présenter en détail l'ambition de ce projet de loi pour notre agriculture.
00:00:42Ce texte, qui sera normalement le dernier texte agricole du gouvernement avant les grandes échéances de 2027,
00:00:48envoie un signal fort et attendu à nos agriculteurs,
00:00:51celui d'un soutien constant à notre production et à notre souveraineté alimentaire.
00:00:58Permettez-moi en préambule de ce propos de rappeler le contexte dans lequel il est né.
00:01:02Il y a seulement quelques mois, le monde agricole a exprimé un ensemble de revendications
00:01:07qui dans leur majorité nous disaient « simplifiez, aidez-nous à avancer, supprimez les verrous lorsqu'ils ne sont pas
00:01:15utiles.
00:01:15Nous ne pourrons pas produire davantage si nous sommes empêchés. »
00:01:20Nous avons entendu cet appel.
00:01:22Il manifestait une urgence d'agir et demandait donc une loi concrète de solution et non un texte consacrant surtout
00:01:29de grands principes.
00:01:31Les conditions d'exercice souvent difficiles de leur métier,
00:01:34les rencontres que nous avons eues avec les diverses organisations professionnelles,
00:01:38nous ont ainsi conduit, le Premier ministre et moi-même, à nous engager sur un texte d'urgence
00:01:45permettant avant l'été d'apporter des solutions concrètes à des difficultés concrètes.
00:01:50C'est tout le sens de ce texte, des changements dans leur quotidien, des évolutions visibles dans les exploitations.
00:01:58C'est là toute l'ambition des dispositions sur l'eau, étudiées par vos collègues de la Commission du développement
00:02:04durable
00:02:05et de l'aménagement du territoire.
00:02:07Trop souvent, l'accès à la ressource est entravé par des procédures longues, complexes, dissuasives.
00:02:15Nous faisons le choix inverse, simplifié, accéléré, responsabilisé.
00:02:19En adaptant les procédures dans les territoires déjà engagés,
00:02:24en permettant aux préfets de lever certains blocages lorsque l'intérêt général le justifie,
00:02:30en proportionnant les exigences environnementales à la réalité des terrains,
00:02:35nous redonnons de la capacité d'action à ceux qui produisent
00:02:39dans le respect de nos ambitions climatiques et environnementales.
00:02:43Car l'eau n'est pas un sujet abstrait, c'est la condition même d'une production pérenne.
00:02:49Libérer, c'est également l'ambition des dispositions qui concernent l'élevage.
00:02:55Aujourd'hui, faire sortir un bâtiment d'élevage de terre relève trop souvent du parcours d'obstacles.
00:03:00Nous assumons de simplifier ces procédures,
00:03:03de sortir d'une logique qui assimile l'élevage à une activité industrielle lourde
00:03:09pour lui redonner un cadre adapté, plus simple, plus lisible,
00:03:14au sein duquel les seuils d'autorisation seront relevés.
00:03:18Produire davantage, c'est aussi permettre à nos éleveurs d'investir,
00:03:22de transmettre, de se projeter plus sereinement dans l'avenir.
00:03:27Le second grand objectif de cette loi,
00:03:30c'est protéger les agriculteurs face à des menaces qui se multiplient
00:03:34dans un contexte de basculement climatique, économique et géopolitique.
00:03:39Les protéger d'abord du deux poids deux mesures.
00:03:42Il n'y a aucune logique à imposer à nos producteurs
00:03:46des normes parmi les plus exigeantes au monde,
00:03:49tout en laissant entrer sur notre territoire des produits qui ne les respectent pas.
00:03:53Avec ce projet de loi, nous y mettrons fin.
00:03:57Lorsqu'une substance phytopharmaceutique ou un médicament vétérinaire
00:04:01sera interdit en Europe,
00:04:03il ne pourra plus revenir par la voie des importations.
00:04:06C'est une question de cohérence, de santé publique,
00:04:09mais aussi de justice économique.
00:04:12Nous avons fermé la porte, nous fermons aussi la fenêtre.
00:04:16Et afin de donner à cette ambition une traduction concrète,
00:04:20nous franchirons une étape décisive avec la finalisation de la création
00:04:25d'une brigade nationale de contrôle des données importées.
00:04:29Elle sera présente aux frontières comme sur l'ensemble du territoire,
00:04:33dotée de véritables pouvoirs d'enquête et de sanctions
00:04:36pour garantir que ce qui est interdit à nos agriculteurs
00:04:40ne soit pas toléré par leurs concurrents.
00:04:43Protéger nos consommateurs, protéger nos producteurs,
00:04:47c'est une seule et même exigence.
00:04:53Ce projet de loi ambitionne aussi de protéger nos agriculteurs
00:04:56contre les prédacteurs et les délinquants.
00:04:59Le loup n'est plus un phénomène marginal.
00:05:02Il s'étend, il frappe et il fragilise des filières entières.
00:05:0612 000 victimes pour la seule année 2025.
00:05:10Nous assumons donc d'adapter notre réponse
00:05:13en sécurisant juridiquement les capacités d'intervention
00:05:16et en tenant compte de la réalité des territoires.
00:05:20De la même manière, nous renforçons la réponse pénale
00:05:23face aux vols qui frappent les exploitations.
00:05:27Parce que l'autorité de la loi doit aussi s'exercer dans les campagnes,
00:05:31nous aggravons les sanctions contre ceux qui s'en prennent
00:05:34à l'outil de travail des agriculteurs
00:05:36et, ce faisant, attente à l'intérêt général majeur de la nation.
00:05:41Les agriculteurs doivent aussi être mieux protégés
00:05:44contre les menaces sanitaires.
00:05:46Dans un monde où les crises sanitaires se multiplient,
00:05:49où les risques se déplacent avec le climat et les échanges,
00:05:53nous devons refonder notre organisation.
00:05:55C'est le sens de l'habilitation que nous demandons
00:05:58pour mettre en œuvre les conclusions des assises du sanitaire,
00:06:02clarifier les responsabilités, renforcer la prévention,
00:06:07moderniser les outils, soutenir le maillage vétérinaire.
00:06:11L'objectif est simple, être plus rapide, plus efficace, plus protecteur.
00:06:16Protéger les agriculteurs, c'est enfin protéger leurs terres,
00:06:19car il n'y a pas de souveraineté alimentaire possible
00:06:22sans foncier agricole sécurisé.
00:06:24Avec ce projet de loi, nous mettons fin aux stratégies de contournement
00:06:28qui fragilisent l'action des affaires,
00:06:31qu'il s'agisse du démembrement de propriétés
00:06:33ou de certains montages contractuels.
00:06:36Nous rééquilibrerons aussi les règles face à l'urbanisation.
00:06:40Ce ne sera plus à l'agriculteur de reculer,
00:06:43de perdre de la surface,
00:06:45pour s'adapter à des projets qui s'installent à côté de lui,
00:06:48et nous garantirons que les mécanismes de compensation,
00:06:51qu'ils soient agricoles ou environnementaux,
00:06:54ne se fassent plus au détriment du potentiel productif.
00:06:58Mesdames et Messieurs les députés,
00:07:01le troisième et dernier grand objectif de ce texte,
00:07:04c'est de construire des débouchés
00:07:05pour stimuler l'activité et renforcer le revenu.
00:07:09Construire, c'est d'abord faire de la souveraineté alimentaire
00:07:12une réalité concrète.
00:07:14Les objectifs nationaux définis par les professionnels
00:07:17dans le cadre des conférences de la souveraineté alimentaire
00:07:20doivent se traduire sur le terrain
00:07:22par des projets portés par les acteurs eux-mêmes,
00:07:25accompagnés, financés, structurés.
00:07:28C'est le sens des projets d'avenir agricole
00:07:31qui permettront d'aligner l'ambition stratégique de la nation
00:07:34avec l'initiative des territoires.
00:07:38Construire, c'est ensuite faire des cantines
00:07:40les vitrines du patriotisme alimentaire,
00:07:43avec plusieurs milliards de repas servis chaque année.
00:07:46La restauration collective est un levier considérable.
00:07:49Nous faisons le choix clair de privilégier les produits européens
00:07:53lorsqu'ils existent, à travers une véritable préférence européenne
00:07:58de mieux reconnaître les produits de qualité
00:08:01et d'exiger davantage de transparence.
00:08:05Derrière ces mesures, il y a une conviction que je fais mienne.
00:08:08L'acte de consommer est aussi un acte de souveraineté.
00:08:13Construire, c'est enfin permettre aux agriculteurs
00:08:16de vivre de leur travail.
00:08:17Cela passe par un rééquilibrage réel des rapports de force
00:08:21dans la chaîne de valeur.
00:08:23En encadrant les délais de négociation,
00:08:26en donnant toute leur place aux indicateurs de coût de production
00:08:29et en sanctionnant les contournements des organisations de producteurs,
00:08:34nous redonnons du poids à l'amont agricole
00:08:37et de la lisibilité aux revenus.
00:08:40Cela passe aussi par des outils plus protecteurs
00:08:43face à la volatilité et par un renforcement du collectif,
00:08:47en consolidant les organisations de producteurs,
00:08:50en offrant la possibilité de recourir à un tunnel de prix
00:08:54et en donnant aux coopératives les moyens d'investir davantage,
00:08:58nous renforçons la structuration du monde agricole.
00:09:01Voilà, mesdames et messieurs les députés,
00:09:03l'ambition portée par ce projet de loi.
00:09:06Je rappelle à nouveau l'importance à mes yeux
00:09:08de voir ce texte arriver au terme de son examen.
00:09:10Gardons tous en tête que d'ici la prochaine échéance présidentielle,
00:09:15il s'agit là de la dernière occasion pour les agriculteurs
00:09:19de voir leur quotidien transformé.
00:09:22Je suis certaine qu'ensemble,
00:09:24en conjuguant nos volontés et nos ambitions,
00:09:26nous trouverons les voies et moyens pour adopter un texte
00:09:29qui répond exactement au but même que la politique poursuit,
00:09:33changer le quotidien.
00:09:35Je vous remercie.
00:09:36M. le rapporteur, vous avez la parole.
00:09:42Merci M. le Président, Mme la Ministre,
00:09:44mes chers collègues.
00:09:46Le projet de loi d'urgence pour la protection à la souveraineté agricole
00:09:50que nous examinons aujourd'hui répond à une attente forte du monde agricole.
00:09:55Il s'inscrit à la fois dans le prolongement direct
00:09:58des mesures qui ont été prises au premier semestre 2024
00:10:02par le Premier ministre Gabriel Attal,
00:10:05de la loi d'orientation agricole que nous avons examinée l'année dernière,
00:10:09qu'il vient à la fois compléter et rendre opérationnel
00:10:12pour un certain nombre de dispositions.
00:10:14Il essaie également d'apporter des réponses concrètes
00:10:18aux revendications légitimes du monde agricole
00:10:20exprimées en fin d'année dernière.
00:10:23Le texte comporte 23 articles.
00:10:26Notre commission est saisie au fond de 16 d'entre eux.
00:10:29Le article 2 vise à mieux lutter contre la mise sur le marché
00:10:32de denrées alimentaires issues de l'extérieur de l'Union européenne
00:10:35et intégrant des produits traités dans leur pays d'origine
00:10:38avec des substances interdites dans l'Union européenne.
00:10:41Nous touchons là, en somme, à la problématique des clauses miroirs.
00:10:44Je rappelle qu'il s'agit d'une problématique majeure
00:10:47pour nos agriculteurs, existentielle, morale même,
00:10:51qui font face à la concurrence de produits importés
00:10:53qui ne respectent parfois pas les standards de production rigoureux
00:10:56qui prévalent en France.
00:10:58Je sais que vous êtes sensible à cette préoccupation,
00:11:01Madame la Ministre, puisque vous avez publié en janvier dernier
00:11:03un arrêté visant à interdire l'importation de tous les produits traités
00:11:08avec cinq substances interdites dans l'Union européenne.
00:11:12La principale innovation de l'article se situe dans l'obligation
00:11:15qu'aura le ministre chargé d'agriculteurs d'agir
00:11:18ou de se justifier. En effet, à défaut de suspension
00:11:22des importations, le ministre devra se justifier
00:11:24au moyen d'un rapport annuel qui sera rendu public
00:11:27de chacune des fois où il n'aura pas fait exercice
00:11:30de ses prérogatives.
00:11:31L'avancée que représente l'article doit être saluée.
00:11:34Des interrogations demeurent toutefois
00:11:36concernant les produits alimentaires
00:11:38traités par des substances certes interdières en France
00:11:41mais indétectables, quasi indétectables, dont le produit importé
00:11:46peut citer en particulier les hormones et antibiotiques
00:11:49promoteurs de croissance qui posent un réel problème de dépistage.
00:11:54La Commission européenne a elle-même reconnu en février
00:11:57que de la viande bovine brésilienne, issue d'animaux traités
00:12:00avec une hormone de croissance interdite dans l'Union européenne,
00:12:04avait circulé sur le marché européen entre 2024 et 2025.
00:12:08Quels sont, madame la ministre, les moyens d'action
00:12:10dont nous disposons pour remédier à cette concurrence déloyale
00:12:14pour les agriculteurs et nocive pour les consommateurs ?
00:12:17Vous avez parlé de votre brigade, peut-être pouvez-vous rentrer
00:12:20un peu plus dans le détail.
00:12:21L'article 16, seul article du chapitre 6 visant à rapprocher
00:12:27l'action publique des entreprises, doit permettre aux administrations
00:12:30centrales de communiquer simplement et efficaciquement
00:12:33avec les entreprises en cas de crise.
00:12:35L'expérience de la dermatose nodulaire contagieuse, la DNC,
00:12:39a montré combien la communication était un enjeu essentiel
00:12:42dans la gestion d'une crise.
00:12:43Pour prendre l'exemple du GERS, le préfet a eu quelquefois du mal
00:12:46à communiquer avec un certain nombre d'exploitations reculées.
00:12:51Avec cet article, il sera possible de communiquer directement
00:12:54avec les exploitations agricoles grâce aux coordonnées
00:12:56qui figurent dans le registre national des entreprises.
00:12:58En l'état de la rédaction, il est cependant prévu que ce soit
00:13:01le gérant de ce fichier, l'INPI, qui adresse ce message.
00:13:05Faisons ici le porte-parole du co-rapporteur Julien Dive.
00:13:09Il semble tout de même plus pertinent que les administrations compétentes
00:13:12pour la gestion de ces crises et directement accès à ces informations
00:13:16pour communiquer.
00:13:18J'imagine qu'on parlera de ce point dans nos débats.
00:13:20L'article 21 sera probablement le plus controversé dans cette partie du texte.
00:13:25Il s'agit de reconduire, en précisant les paramètres,
00:13:29l'expérimentation d'utilisation obligatoire de la clause dite
00:13:33du tunnel de prix dans les contrats et les accords cadres.
00:13:36Seule la filière de la viande bovin s'est saisie
00:13:37de la première expérimentation qui arrive bientôt à son terme.
00:13:40L'innovation majeure concerne la borne basse du tunnel de prix
00:13:43qui ne pourra pas être inférieure aux indicateurs de coût de production.
00:13:47Vous pourrez nous confier, Mme la ministre, que la mise en œuvre
00:13:50de cette expérimentation pour certains produits à l'école
00:13:53sera bien à la main des interprofessions concernées.
00:13:56Je vous remercie, Mme la ministre, M. le Président,
00:13:59pour votre attention, chers collègues.
00:14:01Je reste évidemment à la disposition de l'ensemble des députés
00:14:04pour améliorer ce texte avec Julien qui nous rejoint.
00:14:09Et je vous souhaite à tous des débats constructifs et apaisés.
00:14:13Vous m'interrogez sur la question de la détection des substances
00:14:20préjudiciables à l'environnement ou à la santé humaine dans les importations.
00:14:25D'abord, pour les importations végétales, on est à la limite maximale de résidus,
00:14:30c'est-à-dire celles qu'on peut effectivement détecter.
00:14:33Pour les animaux, la filière animale, vous avez raison de poser la question
00:14:37et vous avez évoqué l'exemple de viande provenant du Mercosur
00:14:42qui avait été produite avec des hormones de croissance,
00:14:50des antibiotiques de croissance.
00:14:52Donc là, il n'y a qu'une solution, c'est un audit dans les pays tiers.
00:14:57Et là, c'est le rôle de l'Union européenne.
00:15:00Et c'est la vocation de l'Union européenne de pouvoir bâtir
00:15:07un système robuste de contrôle, y compris dans les pays émetteurs.
00:15:12Dès lors que vont se multiplier les accords commerciaux,
00:15:15il faut qu'on sache ce qu'on va importer,
00:15:18spécialement dans les filières qui viennent concurrencer les nôtres.
00:15:22Sur la communication du ministre, j'entends votre suggestion.
00:15:27Permettez-moi de dire que c'est ce qui nous a fait défaut.
00:15:30Parce qu'on a communiqué avec les administrations tout le temps.
00:15:33Et les administrations ont communiqué avec les éleveurs.
00:15:36Mais les éleveurs nous ont dit,
00:15:38mais on a besoin de la parole de la ministre.
00:15:42Écrivez à tous les éleveurs de France.
00:15:44J'aurais voulu le faire, je ne le pouvais pas.
00:15:49Parce que la réglementation en vigueur ne me le permet pas.
00:15:53Donc je vous suggère de vraiment étudier la proposition que je vous fais
00:15:59parce qu'elle nous a manqué.
00:16:00Sur l'intrusion, tout à fait d'accord avec vous.
00:16:03Et sur le tunnel de prix,
00:16:04et pour compléter ma réponse à M. le Président,
00:16:07je voudrais dire que cette question du tunnel de prix,
00:16:10elle nous a beaucoup été demandée par l'amont viticole.
00:16:18Et il y a des vins qui se vendent aujourd'hui à des prix indignes.
00:16:24Donc c'est pourquoi nous n'avons pas généralisé.
00:16:27C'est vraiment une expérimentation de ceux qui veulent y aller.
00:16:30Mais il y a aussi, je dois le dire,
00:16:32l'honnêteté me pousse à le dire,
00:16:34il y a beaucoup d'interrogations sur le tunnel de prix
00:16:37dans certaines filières.
00:16:38En particulier, les filières laitières exportatrices.
00:16:44Parce que là, on est dans une concurrence mondialisée.
00:16:48Et si on impose des prix à l'export
00:16:51qui sont ceux fixés pour le marché intérieur,
00:17:01voilà, on peut évidemment mettre en très grande difficulté
00:17:05nos transformateurs.
00:17:09Alors, moi, je suis ouverte à toute réflexion
00:17:12qui permette de l'améliorer.
00:17:14Parce que ce qu'on veut, c'est apporter du plus,
00:17:18pas créer des obstacles ou des difficultés.
00:17:22Le tunnel de prix, je le rappelle,
00:17:24c'est une expérimentation, c'est pas une obligation.
00:17:26Il faudra que l'interprofession le demande.
00:17:29Et dans l'interprofession, il y a les producteurs,
00:17:32mais il y a aussi les transformateurs
00:17:33et les distributeurs.
00:17:36Et le texte ne dit pas
00:17:38que la borne basse est égale au coût de production.
00:17:41Il dit que la borne basse
00:17:43ne peut pas être inférieure au coût de production,
00:17:45sauf si les parties
00:17:48choisissent un autre indicateur,
00:17:50contractuellement.
00:17:51Donc, les prix planchers sont interdits,
00:17:54mais on incite les acteurs à se rapprocher
00:17:57d'une bonne couverture des coûts de production.
00:18:00Mais sans que l'État fixe les prix, évidemment,
00:18:02nous ne sommes pas dans une économie administrée.
00:18:05Voilà les quelques remarques liminaires
00:18:07que je voulais vous donner.
00:18:11Vous rajoutez une chose sur le RNE de l'article 18.
00:18:15La CNIL pourrait censurer le décret
00:18:17si ce n'est pas la loi qu'il prévoit.
00:18:20Donc, c'est pour ça qu'il faut en passer par la loi.
00:18:23Le fait de pouvoir communiquer en direct
00:18:25de la part de la ministre, du ministre.
00:18:29On a besoin de la loi.
00:18:30Voilà, M. le rapporteur,
00:18:32ce que je voulais vous dire en préambule.
00:18:34Merci beaucoup, Mme la ministre,
00:18:37pour ces éléments complémentaires
00:18:38et les réponses aux questions du rapporteur.
00:18:40Nous allons passer aux orateurs des groupes.
00:18:45M. Martin, vous avez la parole.
00:18:50Merci, M. le Président.
00:18:51Mme la ministre, mes chers collègues.
00:18:53Ce projet de loi, dit d'urgence, était attendu.
00:18:55Attendu par nos agriculteurs
00:18:57qui vivent une crise profonde, durable
00:18:59et parfois même désespérante.
00:19:01Attendu par nos territoires
00:19:02qui voient disparaître année après année
00:19:04des exploitations, des savoir-faire
00:19:05et une part essentielle de notre souveraineté.
00:19:07Mais disons-le clairement,
00:19:09ce texte n'est pas à l'auteur de l'urgence.
00:19:12D'ailleurs les annonces,
00:19:12d'ailleurs l'affichage,
00:19:13ce projet de loi révèle surtout
00:19:16un manque d'ambition politique
00:19:17et donne le sentiment d'un texte construit
00:19:19pour éviter les sujets qui fâchent,
00:19:21pour contourner les débats de fond
00:19:22et surtout pour être adopté rapidement
00:19:24avant l'été 2026.
00:19:26Oui, certaines mesures vont dans le bon sens.
00:19:28La création d'une brigade de contrôle
00:19:29de denrées à apporter,
00:19:31la mauréation des cadres
00:19:32des négociations entre producteurs,
00:19:33un assouplissement pour certains élevages
00:19:35ou encore la possibilité de sanctions
00:19:37en cas de recours abusifs.
00:19:39Mais soyons lucides,
00:19:40ces mesures restent largement insuffisantes
00:19:42car ce texte ne traite pas
00:19:44les causes profondes de la crise agricole.
00:19:46Il ne répond pas au poids écrasant des normes,
00:19:48en particulier environnementales,
00:19:50qui étouffent nos agriculteurs.
00:19:52Il ne remet pas en cause
00:19:54des accords de libre-échange
00:19:55qui organisent une concurrence déloyale.
00:19:57Il ne s'attaque pas aux surtranspositions françaises
00:19:59qui pénalisent nos producteurs
00:20:00face à leurs concurrents européens.
00:20:02Pire encore,
00:20:04nos nombreux sujets essentiels
00:20:05sont totalement absents.
00:20:06Rien sur la question des produits phytosanitaires
00:20:09et des impasses techniques
00:20:09auxquelles font face nos agriculteurs.
00:20:12Rien sur une réforme du cadre
00:20:13d'autorisation des entrants
00:20:14et du rôle de l'ANSES.
00:20:16Rien non plus sur des simplifications
00:20:18réellement ambitieuses.
00:20:20Rien sur des solutions concrètes
00:20:22comme le traitement par RONF
00:20:23au développement des biocontrôles.
00:20:25Autrement dit,
00:20:26on évite soigneusement les sujets
00:20:27qui divisent,
00:20:28tel que la CETAM est pride,
00:20:29mais ce sont précisément
00:20:31ceux que les agriculteurs attendent le plus.
00:20:32Ce projet de loi aurait dû être
00:20:34un texte de rupture.
00:20:36Il n'est qu'un texte d'injustement.
00:20:37Malgré tous ces insuffisances,
00:20:40le Rassemblement national
00:20:41sera présent pour défendre
00:20:42ce texte par ses amendements,
00:20:44tout ce qui est nécessaire
00:20:46et urgent pour les agriculteurs français.
00:20:47Je vous remercie.
00:20:48Ce texte a été voulu
00:20:51par les agriculteurs.
00:20:53Moi, j'ai dû examiner
00:20:554 ou 5 textes en 2025.
00:20:57Je n'étais pas forcément preneuse
00:20:59d'un nouveau texte agricole.
00:21:01Néanmoins, j'ai essayé
00:21:03de faire en sorte qu'il soit utile.
00:21:05C'est la raison pour laquelle
00:21:07je suis partie des irritants,
00:21:10des obstacles, des blocages
00:21:12que connaissent les agriculteurs.
00:21:15Ce n'est pas une loi
00:21:16de grands principes généraux.
00:21:18On a eu ça avec la LOA.
00:21:22Moi, j'ai voulu une loi utile
00:21:24par pragmatisme.
00:21:29Je vous remercie de dire
00:21:30que les mesures vont dans le bon sens
00:21:33et que vous y travaillerez
00:21:37éventuellement à les améliorer,
00:21:38mais que votre avis est plutôt
00:21:40a priori favorable
00:21:42par rapport aux mesures
00:21:43qui sont proposées.
00:21:45Je vais revenir sur votre succession
00:21:47de rien sûr.
00:21:51Rien sur les accords de libre-échange.
00:21:53Ce n'est pas ici, à l'Assemblée nationale
00:21:55ou au Sénat,
00:21:56que se déterminent les accords
00:21:58de libre-échange.
00:22:00On est 27 dans l'Union européenne.
00:22:02Je peux vous dire que
00:22:04j'ai vraiment,
00:22:06tout au long de l'année 2025,
00:22:07tout au long de l'année 2025,
00:22:08mouiller la chemise,
00:22:10pris des avions,
00:22:11visiter les ministres de l'agriculture
00:22:13des pays européens,
00:22:15porter le combat.
00:22:16Et si aujourd'hui,
00:22:17dans les accords de libre-échange,
00:22:18on parle de clauses de sauvegarde,
00:22:21de mesures miroirs,
00:22:22de contrôles,
00:22:24de réciprocité des normes,
00:22:25c'est parce que la France
00:22:26a porté ce combat.
00:22:28Je regrette, comme vous,
00:22:29l'accord du Mercosur.
00:22:31Je l'ai dit.
00:22:31Ma position n'a pas varié.
00:22:33Et je vous rappelle
00:22:34la position de la France
00:22:35sur le Mercosur.
00:22:37Maintenant,
00:22:39et j'ai participé
00:22:41aussi, indirectement,
00:22:42parce que je ne suis pas
00:22:42parlementaire européen,
00:22:44à faire en sorte
00:22:45que le Parlement européen
00:22:46saisisse la Cour de justice européenne
00:22:49sur la conformité
00:22:51de cet accord
00:22:52aux traités européens.
00:22:54Ça s'est joué
00:22:54à quelques voix.
00:22:57Bien.
00:22:58Et croyez-moi
00:22:59que je porte
00:22:59une vigilance absolue.
00:23:01Par exemple,
00:23:01sur l'accord de libre-échange
00:23:03avec l'Indonésie,
00:23:04avec l'Italie,
00:23:04nous avons fait front commun
00:23:05pour éviter
00:23:07qu'il y ait une invasion
00:23:09de riz
00:23:11de pays tiers
00:23:12pour protéger
00:23:13nos filières.
00:23:13Et il y a une clause
00:23:14de sauvegarde sur le riz.
00:23:16Franchement,
00:23:17les clauses de sauvegarde,
00:23:18c'est un phénomène nouveau
00:23:19dans les accords commerciaux.
00:23:20Et c'est la France
00:23:21qui a porté ce combat.
00:23:23Après,
00:23:23c'est devenu une évidence
00:23:24pour tout le monde.
00:23:25Mais c'est la France
00:23:26qui est allée.
00:23:29Rien sur les normes.
00:23:30Je voudrais que vous ayez
00:23:31le don d'ubiquité,
00:23:32M. le député,
00:23:33pour que vous soyez
00:23:34à la fois en commission
00:23:35du développement durable
00:23:36et en commission
00:23:37des affaires économiques.
00:23:38Parce que,
00:23:39s'il n'y avait rien
00:23:41sur les normes,
00:23:42il n'y aurait pas
00:23:42une telle levier de bouclier
00:23:43à côté,
00:23:44notamment sur le stockage
00:23:46de l'eau,
00:23:47qui est indispensable
00:23:50aux agriculteurs
00:23:51à la production alimentaire,
00:23:53je peux vous dire
00:23:54que c'est parce qu'il y a
00:23:54des allégements de normes
00:23:56qu'il y a une telle levée
00:23:57de bouclier.
00:23:59Enfin,
00:23:59j'y reviendrai,
00:24:00mais sur les impasses techniques
00:24:01l'an de 16,
00:24:03j'ai pris l'an dernier
00:24:04un décret
00:24:05qui demande à l'an de 16
00:24:07de prioriser
00:24:09l'analyse des dossiers
00:24:10pour les impasses
00:24:13et lui demandant
00:24:14de pratiquer
00:24:15la reconnaissance mutuelle.
00:24:18Je ne peux pas
00:24:18aller au-delà.
00:24:19L'ANSEE,
00:24:20c'est une agence indépendante.
00:24:22C'est le législateur
00:24:23qui l'a voulu ainsi.
00:24:26Merci,
00:24:26madame la ministre.
00:24:27Pour le groupe Ensemble,
00:24:28pour la République,
00:24:29madame Anne-Sophie Ronceret,
00:24:30vous avez la parole,
00:24:30madame la députée.
00:24:31Il y a des lois
00:24:32que l'on vote
00:24:33pour préparer l'avenir
00:24:34et d'autres
00:24:34pour préserver
00:24:35ce que nous risquons de perdre.
00:24:37Ce projet de loi d'urgence
00:24:38nous oblige
00:24:39à faire les deux
00:24:39et surtout à regarder
00:24:41la réalité en face.
00:24:42L'agriculture est un pilier
00:24:44fondamental de la nation
00:24:45et un enjeu stratégique
00:24:46majeur
00:24:47dans un contexte
00:24:48de recomposition nationale,
00:24:50mondiale
00:24:50et de changement climatique.
00:24:53Garantir la capacité
00:24:54de la France
00:24:54à se nourrir elle-même
00:24:55relève de la souveraineté nationale
00:24:57et impose
00:24:58de préserver durablement
00:24:59les capacités
00:25:00de production agricole.
00:25:02Aujourd'hui,
00:25:03le secteur agricole
00:25:04est confronté
00:25:05à de fortes pressions.
00:25:06Crise sanitaire,
00:25:07aléas climatiques,
00:25:09tensions géopolitiques
00:25:10et volatilité
00:25:11des revenus
00:25:12qui fragilisent
00:25:13les exploitations.
00:25:14Pour la première fois
00:25:15depuis 1978,
00:25:17notre balance commerciale,
00:25:18agroalimentaire
00:25:19est déficitaire.
00:25:20Ce n'est pas un accident,
00:25:21c'est un véritable signal
00:25:23d'alarme.
00:25:24Face à ces défis,
00:25:26les agriculteurs
00:25:26expriment des attentes
00:25:27claires,
00:25:28lutter contre la concurrence
00:25:29déloyale,
00:25:30simplifier les démarches,
00:25:32sécuriser l'accès aux ressources,
00:25:33notamment à l'eau,
00:25:35protéger les exploitations
00:25:36et le foncier,
00:25:37mieux valoriser la production
00:25:38et renforcer leur place
00:25:40dans la chaîne de valeur.
00:25:42Aujourd'hui,
00:25:43nos agriculteurs
00:25:43ont besoin
00:25:44de mesures concrètes
00:25:45et opérationnelles
00:25:46pour faciliter
00:25:47leur quotidien
00:25:47et compléter
00:25:49les dispositifs
00:25:49que nous avons mis
00:25:50en place depuis neuf ans,
00:25:52notamment avec
00:25:52les lois EGALIM
00:25:53et la loi
00:25:54d'orientation agricole
00:25:55pour renforcer
00:25:56notre capacité
00:25:57à produire
00:25:57et répondre
00:25:58à l'enjeu collectif
00:26:00qu'est notre
00:26:00souveraineté alimentaire.
00:26:02Et pourtant,
00:26:03dans le même temps,
00:26:04nous imposons
00:26:05à nos agriculteurs
00:26:06des règles plus strictes
00:26:07que celles appliquées
00:26:08par ceux
00:26:09dont nous importons
00:26:10les produits.
00:26:11Ce paradoxe
00:26:12n'est plus tenable,
00:26:13il fragilise
00:26:14nos filières,
00:26:15notre crédibilité
00:26:16et crée
00:26:16une distorsion
00:26:17de concurrence
00:26:18insoutenable
00:26:18pour nos agriculteurs.
00:26:20C'est précisément
00:26:21pour répondre
00:26:22aux priorités identifiées
00:26:23que ce texte
00:26:24doit apporter
00:26:25des outils supplémentaires
00:26:26et des mesures
00:26:27qui visent
00:26:28à consolider durablement
00:26:29la souveraineté alimentaire
00:26:30de la France
00:26:31tout en préparant
00:26:32l'avenir
00:26:33de la filière.
00:26:34Et je le redis
00:26:35avec conviction
00:26:35et constance,
00:26:36comme lors de l'examen
00:26:37de la proposition
00:26:38de loi Entrave
00:26:39dite du plan Ménonville,
00:26:40il n'est pas question
00:26:41d'opposer
00:26:43systématiquement
00:26:43agriculture
00:26:44et écologie.
00:26:46Il ne s'agit pas
00:26:47de choisir
00:26:47entre produire
00:26:48et protéger
00:26:48l'environnement,
00:26:49mais de rendre
00:26:50les deux possibles,
00:26:52complémentaires
00:26:52et indispensables
00:26:53pour l'avenir.
00:26:54Et cette transition
00:26:56ne sera acceptable
00:26:56à la seule condition
00:26:58qu'elle soit construite
00:26:59avec les agriculteurs
00:27:00de manière raisonnée
00:27:01et dans un calendrier
00:27:03réaliste.
00:27:04C'est avec cette exigence
00:27:06que le groupe
00:27:06Ensemble pour la République
00:27:07abordera ce texte
00:27:08sans dogmatisme
00:27:09mais avec responsabilité.
00:27:11Parce qu'au fond,
00:27:12la question est simple.
00:27:14Voulons-nous encore
00:27:15être un pays
00:27:16qui produit
00:27:16ou un pays
00:27:17qui dépend des autres ?
00:27:19Ce choix,
00:27:19nous l'assumons pleinement
00:27:20et il ne peut plus attendre.
00:27:23Pour toutes les raisons
00:27:24évoquées précédemment,
00:27:26notre groupe
00:27:26Ensemble pour la République
00:27:28sera favorable
00:27:29à ce texte.
00:27:29Je vous remercie.
00:27:30Merci Madame la députée.
00:27:31Madame la ministre.
00:27:34Madame la députée,
00:27:36d'abord,
00:27:36merci pour votre propos
00:27:39qui oriente
00:27:41la réflexion
00:27:42autour de la notion
00:27:43de préserver
00:27:43ce que nous avons
00:27:45et de préparer l'avenir.
00:27:46C'est exactement
00:27:47son ambition.
00:27:48C'est pour ça
00:27:48que son article premier
00:27:50est dédié
00:27:50aux conférences
00:27:51de la souveraineté,
00:27:52aux contrats d'avenir,
00:27:54que nous avons travaillé
00:27:56avec les jeunes agriculteurs.
00:27:58N'oublions pas,
00:27:59n'oublions jamais
00:28:00que le mur
00:28:00qui est devant nous,
00:28:01c'est celui
00:28:02du renouvellement
00:28:03des générations.
00:28:04Et je le dis souvent
00:28:05d'ailleurs aux organisations
00:28:06syndicales.
00:28:08Vous revendiquez,
00:28:09vous manifestez,
00:28:10c'est votre droit
00:28:11et nul ne songe
00:28:13à vous le contester.
00:28:14Pour autant,
00:28:15à force de dire
00:28:16que tout va mal
00:28:17en agriculture,
00:28:18vous entretenez l'idée
00:28:19qu'il n'y a pas
00:28:21d'avenir en agriculture.
00:28:23Et ça,
00:28:24c'est un risque
00:28:25énorme
00:28:25que l'on fait courir
00:28:27sur la détermination
00:28:30des jeunes
00:28:31qui,
00:28:32assez naturellement,
00:28:33sont attirés
00:28:34par les métiers du vivant.
00:28:35Il y a 200 métiers
00:28:36du vivant.
00:28:38Nos établissements
00:28:39agricoles
00:28:39sont pleins.
00:28:41Mais quand ils viendront
00:28:42sur le marché
00:28:43de l'emploi
00:28:44agricole,
00:28:46eh bien là,
00:28:46il ne faut pas
00:28:47qu'ils aient une vision...
00:28:48Il y a des difficultés.
00:28:49Il faudra les résoudre.
00:28:51C'est ce que je fais
00:28:52depuis mon arrivée
00:28:53à la tête
00:28:53de ce ministère.
00:28:54et mon prédécesseur,
00:28:55cher Stéphane Travers,
00:28:57vous avez fait
00:28:57la même chose
00:28:58en son temps.
00:28:59Les problèmes,
00:29:00on les gère
00:29:00tous les jours
00:29:01et on essaie
00:29:02d'apporter des solutions
00:29:03tous les jours.
00:29:05Mais en même temps,
00:29:06il faut bien sûr
00:29:07donner des perspectives,
00:29:09de l'espoir.
00:29:10Et c'est la raison
00:29:11pour laquelle
00:29:12il faut,
00:29:13et je vous rejoins
00:29:14tout à fait,
00:29:15construire les choses
00:29:16avec les agriculteurs.
00:29:18Merci Madame la Ministre.
00:29:20Pour le groupe
00:29:20de la France Assoumise,
00:29:21Madame Manon Meunier,
00:29:22vous avez la parole,
00:29:23Madame la députée.
00:29:24Madame la Ministre
00:29:24de l'Agriculture,
00:29:25je ne sais pas
00:29:26à quelles urgences
00:29:27répond votre projet
00:29:29de loi d'urgence agricole,
00:29:30mais il ne répond
00:29:31certainement pas
00:29:32aux urgences
00:29:32des éleveurs
00:29:33et des éleveuses
00:29:34qui se sont mobilisés
00:29:35ces derniers mois
00:29:36partout en France.
00:29:37Parce que l'urgence,
00:29:38aujourd'hui,
00:29:39quand on est décideur
00:29:40politique en agriculture,
00:29:42elle est peut-être
00:29:43en premier lieu
00:29:44sur les traités
00:29:45de libre-échange
00:29:46que vous avez pourtant
00:29:47laissé filer
00:29:48les uns après les autres.
00:29:49Parce qu'effectivement,
00:29:49il y a eu le Mercosur
00:29:51très médiatisé,
00:29:52mais on ne parle pas
00:29:52du traité de libre-échange
00:29:53entre l'Union européenne
00:29:54et l'Australie
00:29:55qui vient également
00:29:56d'être validée
00:29:57par Madame van der Leyen
00:29:58et qui prévoit encore
00:29:59l'importation
00:30:00de dizaines de milliers
00:30:01de tonnes de viande
00:30:02bovine et ovine,
00:30:04des filières
00:30:04qui sont déjà
00:30:05très largement menacées
00:30:06et qui sont mieux disantes
00:30:07en France
00:30:08par rapport à des modèles
00:30:10internationaux
00:30:10sur lesquels
00:30:11on est en train
00:30:11d'importer la viande
00:30:13et donc de condamner
00:30:16notre élevage
00:30:16sur l'hôtel
00:30:17du libre-échange.
00:30:18À cela,
00:30:18dans ce projet de loi,
00:30:19vous ne répondez rien.
00:30:20L'urgence,
00:30:21elle est aussi
00:30:22au GNR,
00:30:23à ces prix de l'énergie
00:30:24qui explosent à la pompe,
00:30:25mais pas que.
00:30:26Ils explosent aussi
00:30:27dans les factures
00:30:27des vétérinaires,
00:30:28ils explosent
00:30:29dans les factures
00:30:30de transporteurs,
00:30:31ils explosent partout
00:30:31dans les charges
00:30:32qui pèsent
00:30:33sur les agriculteurs
00:30:34et pourtant,
00:30:34les éleveurs,
00:30:35éleveuses
00:30:35ne peuvent toujours pas
00:30:37répercuter leurs prix
00:30:38en conséquence
00:30:39puisqu'aujourd'hui,
00:30:39les prix sont encore
00:30:40trop largement bloqués
00:30:42par des mécanismes
00:30:43qui donnent encore
00:30:44trop de pouvoir
00:30:44aujourd'hui
00:30:45à la grande distribution,
00:30:46à l'agroalimentaire.
00:30:47Et pareil,
00:30:48dans ce texte,
00:30:49il n'y a rien
00:30:50si ce n'est effectivement
00:30:51des mesures d'affichage,
00:30:52des expérimentations
00:30:53ou des mesures
00:30:54non contraignantes,
00:30:55mais rien qui répondra
00:30:56réellement à l'urgence
00:30:57de donner une réelle
00:30:58rémunération
00:30:59aux agriculteurs
00:30:59et aux agricultrices.
00:31:00Et enfin,
00:31:01sur les mobilisations
00:31:02de ces derniers mois
00:31:03également,
00:31:04le sanitaire
00:31:05a bien évidemment
00:31:05été central
00:31:07et la seule chose
00:31:08que vous nous proposez
00:31:09dans ce projet de loi,
00:31:10c'est une ordonnance,
00:31:11autrement dit,
00:31:12un blanc-seing donné
00:31:13au gouvernement
00:31:14sur la gestion
00:31:15des crises sanitaires
00:31:16et pourtant,
00:31:16il me semble que
00:31:17ces derniers mois
00:31:18ont pu faire
00:31:18la démonstration
00:31:19de, malheureusement,
00:31:20la catastrophe
00:31:21que la gestion
00:31:22des crises sanitaires
00:31:23a pu être
00:31:24tant sur le plan social
00:31:25que sur le plan sanitaire
00:31:28des conséquences
00:31:29en lui-même
00:31:29que cela peut avoir
00:31:30sur la tuberculose bovine
00:31:31aujourd'hui,
00:31:32sur l'ADNC
00:31:33qui a eu des conséquences
00:31:35dramatiques
00:31:36d'un point de vue social
00:31:37et on devrait aujourd'hui
00:31:39vous faire confiance,
00:31:39bien sûr,
00:31:40pour nous,
00:31:40c'est absolument
00:31:41inenvisageable
00:31:42et nous rejetterons
00:31:42cette ordonnance
00:31:43avec force
00:31:45sur un sujet
00:31:46qui est concentré
00:31:47autour du budget
00:31:48et auquel nous devrions
00:31:49consacrer
00:31:50beaucoup plus de moyens
00:31:51aujourd'hui,
00:31:52le sanitaire.
00:31:53Alors,
00:31:53comme d'habitude,
00:31:53la seule mesure
00:31:54que vous proposez
00:31:55pour l'élevage,
00:31:56c'est autour
00:31:56de ces fameuses ICPE,
00:31:58installations classées
00:31:59pour la protection
00:31:59de l'environnement,
00:32:00afin d'avoir des élevages
00:32:01toujours plus grands
00:32:02et donc toujours
00:32:03plus compétitifs
00:32:04mais qui en réalité
00:32:05sont toujours plus
00:32:06difficiles à transmettre
00:32:07et qui ne mènent
00:32:08qu'à un seul résultat,
00:32:09la chute du nombre
00:32:11d'éleveurs
00:32:11et d'éleveuses
00:32:12au nom d'un modèle
00:32:13plus compétitif
00:32:14qui demain sera porté
00:32:15par des grandes coopératives
00:32:17ou des firmes
00:32:18mais qui ne répondront
00:32:19en rien
00:32:19à la souveraineté alimentaire
00:32:20de notre pays.
00:32:21Alors justement,
00:32:22si c'est bien
00:32:23la souveraineté alimentaire
00:32:24qui nous anime,
00:32:25je vous propose au contraire
00:32:25de protéger en premier lieu
00:32:27celles et ceux
00:32:27qui nous nourrissent
00:32:28aujourd'hui.
00:32:30Alors,
00:32:30plusieurs choses.
00:32:31D'abord,
00:32:33Madame la députée,
00:32:35rien sur les accords
00:32:36du libre-échange.
00:32:37Enfin,
00:32:38vous vous trompez
00:32:39d'enceinte.
00:32:41Vous vous trompez d'enceinte.
00:32:42Les accords
00:32:43du libre-échange,
00:32:44ce n'est pas ici
00:32:44qu'ils se négocient.
00:32:45Si par bonheur,
00:32:46c'était ici
00:32:47qu'ils se négociaient,
00:32:49ça se saurait.
00:32:50Et on en serait tous heureux
00:32:52parce qu'il se fait
00:32:53que sur les accords
00:32:54de libre-échange,
00:32:55nous avons la même opinion
00:32:56sur le Mercosur,
00:32:57par exemple.
00:32:58Donc,
00:32:59le Parlement a délibéré
00:33:00pour dire massivement
00:33:02son rejet
00:33:02et quasiment unanimement,
00:33:04je crois,
00:33:04du Mercosur.
00:33:05Mais qu'a donné
00:33:07cette délibération ?
00:33:10Elle a donné
00:33:11à ceux
00:33:12qui représentaient
00:33:13le pays
00:33:13l'indication
00:33:15de la voie
00:33:16qu'ils allaient porter.
00:33:17Et c'est ce que j'ai fait
00:33:18fidèlement,
00:33:19continuement,
00:33:21invariablement,
00:33:22avec des propositions
00:33:24que j'ai rappelées
00:33:25lors de la précédente
00:33:26intervention.
00:33:27Sur le GNR,
00:33:30bon,
00:33:30on a un conflit mondial
00:33:31terrible
00:33:33qui met en souffrance
00:33:35énormément de professions
00:33:36et de personnes,
00:33:39de Français,
00:33:40dont les agriculteurs.
00:33:42agriculteurs.
00:33:42Je rappelle quand même,
00:33:44Madame la députée,
00:33:45mais je pense que
00:33:45vous le savez
00:33:46puisque vous examinez
00:33:47le budget chaque année,
00:33:48mais je veux quand même
00:33:48vous le rappeler.
00:33:50Chaque année,
00:33:51dans le budget
00:33:52de notre pays,
00:33:53la solidarité nationale
00:33:55affecte
00:33:57au GNR
00:33:58un milliard trois.
00:34:00C'est-à-dire
00:34:01que sur les droits
00:34:02d'accise,
00:34:03qui sont des droits
00:34:04encadrés
00:34:04par un règlement européen,
00:34:07nous décidons
00:34:08collectivement
00:34:09d'y consacrer
00:34:10un milliard trois.
00:34:11Excusez du peu.
00:34:13Mais comme il restait
00:34:14un peu de fiscalité,
00:34:16nous l'avons éteinte
00:34:16par une première mesure
00:34:18qui a correspondu
00:34:20à 14 millions d'euros.
00:34:22Et puis,
00:34:23nous avons ajouté
00:34:2453 millions d'euros
00:34:25pour atteindre
00:34:27une diminution du GNR
00:34:29de 15 centimes le litre.
00:34:32Je peux convenir
00:34:33avec vous
00:34:34que ça n'éteint pas
00:34:35la hausse.
00:34:38Et j'en suis désolée.
00:34:41J'en suis d'autant
00:34:42plus désolée
00:34:42que nos agriculteurs
00:34:44vont entamer
00:34:45des périodes
00:34:45durant lesquelles
00:34:46ils vont beaucoup
00:34:47utiliser leur machinisme
00:34:48qui requiert
00:34:49l'utilisation
00:34:51de GNR.
00:34:52Et nous sommes
00:34:53dans une très grande
00:34:53difficulté.
00:34:54C'est vrai,
00:34:56j'en conviens.
00:34:57Mais le gouvernement
00:34:58a décidé d'affecter
00:35:0190 millions
00:35:04à la prise en compte
00:35:06des effets
00:35:07de l'augmentation
00:35:07du GNR.
00:35:08Enfin,
00:35:09sur la gestion
00:35:10du sanitaire.
00:35:11Là,
00:35:11je vais être
00:35:12beaucoup plus ferme
00:35:13dans mon propos,
00:35:14Madame la députée.
00:35:15Si vous n'aviez pas eu
00:35:17sous la dent
00:35:18la gestion du sanitaire,
00:35:21vous nous auriez
00:35:22privé du plaisir
00:35:24de vos innombrables
00:35:26captures d'écran
00:35:26dans lesquelles
00:35:28vous avez dénoncé
00:35:29une gestion épouvantable,
00:35:31un échec
00:35:31de la gestion
00:35:32du sanitaire.
00:35:33Je vous rappelle
00:35:34que je viens
00:35:35d'annoncer
00:35:36sur la gestion
00:35:37de la tuberculose
00:35:38une revalorisation
00:35:39de la prise en compte
00:35:40des animaux,
00:35:42des abattages
00:35:43diagnostiques
00:35:43de 850 euros
00:35:45par animal.
00:35:47Voilà.
00:35:48C'est un effort
00:35:49salué par la profession.
00:35:52Sur la gestion
00:35:53de la DNC,
00:35:54depuis le 2 janvier,
00:35:55nous n'avons pas de cas.
00:35:57Mais au lieu
00:35:58de vous en réjouir
00:35:58pour les éleveurs,
00:36:01vous faites
00:36:04commerce
00:36:06politique
00:36:09de la désespérance
00:36:11des éleveurs.
00:36:12Vous en faites
00:36:12commerce politique.
00:36:13Je trouve ça
00:36:14inadmissible.
00:36:16Enfin,
00:36:17sur la question
00:36:18des assises
00:36:19du sanitaire,
00:36:20moi,
00:36:20j'ai été très transparente.
00:36:22J'ai dit que les ordonnances,
00:36:23j'étais prête
00:36:23à les communiquer
00:36:24avant.
00:36:25Je l'ai dit
00:36:26au président Travers,
00:36:27je l'ai dit
00:36:28au rapporteur.
00:36:28Je suis prête
00:36:29à ouvrir
00:36:31très clairement
00:36:33les ordonnances
00:36:34que je soumettrai.
00:36:36c'est une question
00:36:37de gestion,
00:36:38de facilité
00:36:39de gestion.
00:36:40Ce n'est pas
00:36:41une question
00:36:41de dissimulation.
00:36:42J'ai réuni
00:36:43le sanitaire
00:36:44très souvent.
00:36:46Je l'appelle
00:36:47le Parlement,
00:36:49c'est le Parlement...
00:36:53C'est le Parlement
00:36:54du sanitaire.
00:36:55C'est le Parlement
00:36:55du sanitaire.
00:36:56C'est le Parlement
00:36:57du sanitaire.
00:36:57Non,
00:36:58ce n'est pas
00:36:58le Parlement...
00:36:59Oui,
00:37:00le Parlement
00:37:01du sanitaire.
00:37:05animal et végétal.
00:37:07J'avais un petit doute
00:37:08sur le terme.
00:37:10Je l'ai réuni
00:37:11extrêmement souvent,
00:37:13beaucoup plus souvent
00:37:14que ces dernières années.
00:37:15Vous ne pouvez pas dire
00:37:16que les décisions
00:37:17se prennent
00:37:18de façon unilatérale
00:37:20et de façon occulte.
00:37:22Toutes les filières,
00:37:23tout le monde
00:37:24est représenté.
00:37:25Les professions,
00:37:26les vétérinaires,
00:37:27les syndicats,
00:37:30les représentants
00:37:31de la défense
00:37:31des animaux.
00:37:32Tout le monde
00:37:32est autour de la table.
00:37:35Je m'inscris en faux
00:37:36contre vos affirmations
00:37:38en la matière.
00:37:39Merci,
00:37:39Madame la Ministre.
00:37:40Pour le groupe
00:37:41socialiste et apparenté,
00:37:42Madame Mélanie Thomas,
00:37:43vous avez la parole,
00:37:44Madame la députée.
00:37:46Pardon.
00:37:47Merci,
00:37:48Monsieur le Président,
00:37:49Madame la Ministre,
00:37:50Monsieur le rapporteur,
00:37:51chers collègues.
00:37:52En trois ans,
00:37:53nous nous retrouvons
00:37:53aujourd'hui pour aborder
00:37:54le troisième texte
00:37:55consacré aux enjeux agricoles.
00:37:58A première vue,
00:37:59ce rythme pourrait être perçu
00:38:00comme un signe
00:38:00d'engagement fort
00:38:01en faveur de notre agriculture,
00:38:03le cœur de nos priorités.
00:38:05Mais en réalité,
00:38:06le projet sur lequel
00:38:07nous sommes amenés
00:38:07à débattre depuis hier
00:38:08n'est que le fruit
00:38:10de l'échec
00:38:10des textes précédents.
00:38:12Loi d'orientation agricole
00:38:13en 2024,
00:38:14loi du plomb en 2025,
00:38:15projet de loi d'urgence
00:38:16cette année,
00:38:17cette multiplication
00:38:17d'espoir déçu
00:38:18est le symptôme
00:38:20de l'absence de vision
00:38:21en matière d'agriculture
00:38:22depuis l'arrivée
00:38:23au pouvoir
00:38:23du président Macron.
00:38:25Avec mes collègues
00:38:26socialistes et apparentés,
00:38:27nous nous inscrivons
00:38:27dans une démarche
00:38:28d'efficacité
00:38:29et souhaitons être
00:38:30pleinement utiles
00:38:31au débat à venir
00:38:32avec les 23 articles.
00:38:34Nous voulons défendre
00:38:35avec ambition
00:38:35des propositions fortes
00:38:37que nous avons déclinées
00:38:38dans notre proposition de loi
00:38:39visant à produire autrement.
00:38:41Renforcer l'ambition
00:38:42des contrats d'avenir,
00:38:43lutter efficacement
00:38:44contre la concurrence
00:38:45des loyales,
00:38:46rendre effectifs
00:38:47les objectifs
00:38:48des galimes,
00:38:49garantir un accès
00:38:50équitable à l'eau
00:38:51dans un cadre concerté,
00:38:53lutter contre l'accaparement
00:38:54des terres agricoles,
00:38:55défendre la planification
00:38:57territoriale en matière
00:38:58de bâtiments d'élevage,
00:39:00consolider le rôle
00:39:00des organisations
00:39:01de producteurs.
00:39:02Voilà autant d'objectifs
00:39:04au service du monde agricole
00:39:05et dans le respect
00:39:06du bon sens scientifique
00:39:07que se fixe
00:39:08mon groupe parlementaire.
00:39:09Nous déplorons,
00:39:10Madame la Ministre,
00:39:11la dimension fourre-tout
00:39:13d'un texte
00:39:13qui ne permet pas toujours
00:39:14d'aller au fond des sujets.
00:39:16Aucune réflexion
00:39:17sur notre outil de production,
00:39:19alors que 80%
00:39:20des produits consommés
00:39:21par les Français
00:39:21sont transformés
00:39:22et que le secteur agroalimentaire
00:39:24appellent des efforts
00:39:25structurants
00:39:26dans un contexte
00:39:26marqué par les fermetures
00:39:27d'abattoirs.
00:39:28Aucune réelle prise en compte
00:39:30de la transition agricole.
00:39:31Vous privilégiez
00:39:32la stabilité des systèmes
00:39:33de production
00:39:34et le statu quo,
00:39:35alors que ceux-ci
00:39:36sont déjà fragilisés
00:39:37par les effets
00:39:37du dérèglement climatique.
00:39:39Nous espérons vous avoir
00:39:40à nos côtés
00:39:41pour cesser d'opposer
00:39:42les modèles de production
00:39:43et accompagner
00:39:44l'objectif indispensable
00:39:45des transitions.
00:39:46De manière plus générale,
00:39:48nous constatons collectivement
00:39:49un recul
00:39:51de la voix de la France
00:39:52dans les débats agricoles
00:39:53européens,
00:39:54notamment sur la PAC
00:39:55et sur le PSN.
00:39:57Plutôt que d'associer
00:39:58les députés nationaux
00:39:59à ces enjeux stratégiques,
00:40:00comme c'est le cas
00:40:01chez nos voisins européens,
00:40:03vous détournez
00:40:04trop souvent notre regard
00:40:05vers des sujets périphériques.
00:40:07Nous serons,
00:40:08Madame la Ministre,
00:40:08absolument intransigeants
00:40:09sur plusieurs lignes rouges.
00:40:11Votre entêtement
00:40:12a légiféré par ordonnance
00:40:14et donc sans le Parlement.
00:40:15C'est une question démocratique
00:40:17quand il s'agit
00:40:18de refonder les règles
00:40:18applicables aux bâtiments
00:40:19d'élevage
00:40:20ou sur le sanitaire.
00:40:21Toute mesure
00:40:22qui conduit
00:40:23à l'accaparement
00:40:24de l'eau,
00:40:24bien commun,
00:40:25au détriment
00:40:26du partage
00:40:26de cette ressource,
00:40:27de la démocratie locale
00:40:28et d'une planification
00:40:30concertée des usages.
00:40:31Sachez aussi
00:40:32que nous refusons,
00:40:33et vous le savez,
00:40:34que ce texte
00:40:35ne devienne le moyen
00:40:35pour le sénateur du plomb
00:40:37de propager son idéologie
00:40:38qui fracture
00:40:39et divise
00:40:40la société française.
00:40:42Hier soir,
00:40:43en commission,
00:40:44dans les débats
00:40:44sur la ressource en eau,
00:40:46Madame la Ministre,
00:40:47je me suis interrogée
00:40:48sur votre capacité
00:40:49à rechercher
00:40:50des compromis
00:40:51pour rendre ce texte
00:40:52pleinement utile
00:40:52au monde agricole.
00:40:54Votre responsabilité
00:40:55est de rassembler.
00:40:56Dans notre pays,
00:40:57il y a certes
00:40:57l'urgence agricole,
00:40:58mais il y a aussi
00:40:59l'urgence climatique.
00:41:00Les deux sont indissociables.
00:41:03Soyez une ministre
00:41:03à l'écoute
00:41:04de nos propositions concrètes
00:41:05et construisons ensemble
00:41:06des propositions partagées.
00:41:08Bien, alors,
00:41:09plusieurs choses.
00:41:10D'abord,
00:41:11multiplication des textes.
00:41:13Si vous les reprenez
00:41:14les uns après les autres,
00:41:15ils avaient soit
00:41:15un objet très particulier,
00:41:17c'est par exemple
00:41:17la PPL sur les drones,
00:41:19les aéronefs
00:41:20que vous évoquiez
00:41:20tout à l'heure,
00:41:21ou sur la représentation
00:41:23des femmes
00:41:23dans les instances
00:41:24de la MSA.
00:41:25Voilà.
00:41:26Il y a eu
00:41:26des objets particuliers.
00:41:28Il y a eu
00:41:28des grandes lois
00:41:29qui se voulaient
00:41:30des lois d'orientation.
00:41:31C'est la LOA
00:41:33où on a
00:41:34des grands principes
00:41:36et puis
00:41:39des intentions particulières
00:41:41comme la PPL
00:41:41Duplomb-Menonville
00:41:42visant à lever
00:41:43les entraves.
00:41:44Chaque loi
00:41:45a sa logique.
00:41:46Là,
00:41:47on est dans une logique
00:41:48de réponse à l'urgence.
00:41:51Et dans la gestion
00:41:53de l'urgence agricole,
00:41:54on a interrogé
00:41:55les agriculteurs.
00:41:55Excusez du peu,
00:41:56on écoute
00:41:57les principaux intéressés.
00:41:59Et les principaux intéressés
00:42:00nous ont dit
00:42:01voilà les domaines
00:42:02dans lesquels
00:42:03nous souhaiterions aller.
00:42:04Et moi,
00:42:05j'ai consulté
00:42:05toutes les instances syndicales,
00:42:08les interprofessions.
00:42:09J'ai été à l'écoute
00:42:09de tout le monde.
00:42:10Vous vous interrogez
00:42:11sur ma capacité
00:42:12à bâtir des compromis
00:42:14au Parlement.
00:42:16Je vous ai reçus,
00:42:17madame la députée.
00:42:18J'ai invité
00:42:20tous les groupes.
00:42:21Un seul groupe
00:42:22n'a pas répondu
00:42:23et ne s'est même pas excusé
00:42:24du reste,
00:42:25n'a pas répondu
00:42:26à mon invitation.
00:42:26Mais tous les autres
00:42:27et nous avons échangé.
00:42:29Et nous avons échangé.
00:42:31Donc,
00:42:32moi,
00:42:33je suis toujours
00:42:34ouverte à l'échange.
00:42:35Mais l'échange,
00:42:36ça veut dire
00:42:36être capable
00:42:37de s'écouter.
00:42:38Après,
00:42:39ce n'est pas l'obligation
00:42:40de tomber d'accord.
00:42:41Si on peut le faire,
00:42:42j'en serai la première heureuse.
00:42:45Notamment sur la question
00:42:47fondamentale
00:42:47du stockage de l'eau,
00:42:48par exemple.
00:42:49Moi,
00:42:50j'aimerais bien avoir
00:42:50la doctrine
00:42:51du Parti socialiste
00:42:53sur le stockage de l'eau.
00:42:56Hier,
00:42:57il y a eu un amendement
00:42:59visant
00:43:00à supprimer
00:43:01du code rural
00:43:03le stockage de l'eau,
00:43:05le principe
00:43:05de stocker
00:43:08l'eau à usage agricole.
00:43:10Quelle est votre philosophie
00:43:11en la matière ?
00:43:12Moi,
00:43:13si vous me dites
00:43:14que je suis contre
00:43:14le stockage de l'eau,
00:43:15j'ai beau être une femme
00:43:16de compromis et d'écoute,
00:43:18je ne pourrais pas faire
00:43:19le compromis avec vous.
00:43:20Voilà.
00:43:21Donc,
00:43:22moi,
00:43:22je suis tout à fait disposée
00:43:23à vous entendre
00:43:25et chaque fois
00:43:25que je pourrai
00:43:26vous donner le point,
00:43:28croyez bien
00:43:28que je le ferai
00:43:29très volontiers.
00:43:31Sur les ordonnances,
00:43:34vous interrogerez
00:43:35certains de mes prédécesseurs,
00:43:37dont certains ministres
00:43:38de votre proximité politique.
00:43:45J'ai été députée.
00:43:47On n'aime pas beaucoup
00:43:48les ordonnances
00:43:49quand on est député.
00:43:50C'est vrai.
00:43:51Parce que l'ordonnance,
00:43:52c'est donner au gouvernement
00:43:53la capacité de se passer
00:43:55de la vie du Parlement.
00:43:57Mais quand je vous ai reçus,
00:43:58je vous ai dit une chose
00:43:59à propos de l'ordonnance.
00:44:00Je vous ai dit
00:44:01que je vous la donnerai à lire.
00:44:05Je vous en donnerai
00:44:07communication avant.
00:44:08Je ne cacherai rien.
00:44:10Alors, celle sur le sanitaire
00:44:12est un peu différente.
00:44:13C'est une ordonnance
00:44:15qui vise à donner
00:44:16des facilités de gestion.
00:44:18Celle sur les ICPE,
00:44:22nous tenons le texte
00:44:23à votre disposition.
00:44:27Merci, Mme la ministre.
00:44:29Pour le groupe
00:44:29de la droite républicaine,
00:44:30Mme Christelle Minard,
00:44:31vous avez la parole,
00:44:32Mme la députée.
00:44:33Merci, M. le Président.
00:44:35Mme la ministre,
00:44:36M. le rapporteur,
00:44:37aujourd'hui,
00:44:39notre agriculture
00:44:39fait face
00:44:40à une accumulation
00:44:40de pressions sans précédent,
00:44:43crises sanitaires,
00:44:45aléas climatiques,
00:44:46tensions géopolitiques,
00:44:48hausse des charges
00:44:48et volatilité des revenus.
00:44:50Cette situation
00:44:51fragilise durablement
00:44:53nos exploitations
00:44:54et au-delà
00:44:55notre souveraineté alimentaire.
00:44:58En 2025,
00:44:59la balance commerciale
00:45:00agroalimentaire
00:45:01de la France
00:45:02est à peine positive.
00:45:03après une chute
00:45:04de près de 5 milliards
00:45:05par rapport
00:45:06à 2024,
00:45:07plus inquiétant encore,
00:45:09la balance agricole
00:45:10seule
00:45:11est désormais
00:45:12déficitaire
00:45:13à hauteur
00:45:14de 300 millions.
00:45:15En 20 ans,
00:45:17notre pays
00:45:18est passé
00:45:19du deuxième
00:45:20au cinquième rang mondial
00:45:22des exportateurs agricoles.
00:45:24En produisant
00:45:25toujours plus de règles
00:45:27et d'interdictions,
00:45:28nous avons favorisé
00:45:29les importations.
00:45:31Ce n'est pas
00:45:32parce que les manifestations
00:45:33des agriculteurs
00:45:34sont moins visibles
00:45:36que leur colère
00:45:37se tarie.
00:45:38Ce qui se joue
00:45:39aujourd'hui,
00:45:40c'est bien plus
00:45:41qu'une crise sectorielle.
00:45:42C'est notre
00:45:43souveraineté alimentaire.
00:45:45C'est aussi
00:45:46notre capacité
00:45:47à transmettre
00:45:48les exploitations
00:45:49à nos enfants.
00:45:50Alors qu'un agriculteur
00:45:52sur deux
00:45:53partira en retraite
00:45:54en 2030
00:45:55et reconstruire
00:45:56une France
00:45:58puissante
00:45:58agricole.
00:46:00face à ce constat,
00:46:01notre groupe
00:46:02a toujours
00:46:03pris ses responsabilités
00:46:04et continuera
00:46:05à le faire
00:46:06lors de l'examen
00:46:07de ce projet de loi.
00:46:08Nous avons déjà
00:46:10agi
00:46:10dans les budgets
00:46:11avec la revalorisation
00:46:13des retraites agricoles
00:46:14à compter
00:46:15du 1er janvier
00:46:162026
00:46:17fondée
00:46:17sur les 25
00:46:19meilleures années.
00:46:19Nous avons été
00:46:20au rendez-vous
00:46:21sur des textes
00:46:22structurants,
00:46:23notamment sur
00:46:24les moyens de production,
00:46:25les installations
00:46:26classées
00:46:27ou le stockage.
00:46:28Mais au-delà
00:46:29des réponses
00:46:30conjoncturelles,
00:46:31il faut désormais
00:46:32traiter les crises,
00:46:34les causes profondes.
00:46:35Ce projet de loi
00:46:37contient des mesures
00:46:38importantes.
00:46:39Notre groupe salue
00:46:40les mesures concrètes
00:46:41qu'il tient
00:46:42à mettre en œuvre.
00:46:43Pour,
00:46:44notamment,
00:46:45les articles examinés
00:46:46dans notre commission,
00:46:47il prévoit notamment
00:46:48la fixation
00:46:49d'objectifs
00:46:50de production
00:46:50déclinés
00:46:51par territoire
00:46:52avec un pilotage
00:46:53partagé
00:46:54entre l'État
00:46:55et les régions.
00:46:56Il introduit
00:46:57la suspension
00:46:58des importations
00:46:59de produits
00:47:00ne respectant pas
00:47:01les normes européennes
00:47:02afin de lutter
00:47:02contre la concurrence
00:47:04déloyale.
00:47:05Il vise
00:47:06à préserver
00:47:06durablement
00:47:07le foncier agricole.
00:47:08Il fait évoluer
00:47:10le cadre
00:47:10des élevages
00:47:11pour permettre
00:47:12le relèvement
00:47:12des seuils
00:47:13de production
00:47:14et encadre
00:47:14les recours
00:47:16environnementaux
00:47:17abusifs
00:47:18afin de sécuriser
00:47:19les projets agricoles.
00:47:21Nous soutiendrons
00:47:22ce texte
00:47:23qui va dans le bon sens
00:47:24et afin de répondre
00:47:26plus précisément
00:47:27aux besoins
00:47:28de notre agriculture,
00:47:29nous proposerons
00:47:30plusieurs amendements
00:47:32pour renforcer
00:47:33les moyens
00:47:33de lutte
00:47:34contre la concurrence
00:47:35déloyale,
00:47:36pour mieux prendre
00:47:37en compte
00:47:38nos exploitations
00:47:39locales
00:47:39dans les marchés
00:47:40publics
00:47:40de la restauration
00:47:41collective,
00:47:42pour améliorer
00:47:43les stockages
00:47:43de l'eau,
00:47:44pour éviter
00:47:45que les prix de vente
00:47:46soient inférieurs
00:47:47aux coûts de production.
00:47:48A chaque fois
00:47:49que notre Parlement
00:47:50déchiffère
00:47:51sur les textes
00:47:52agricoles nombreux
00:47:53qui opposent
00:47:53les questions
00:47:54environnementales
00:47:55à la production
00:47:56agricole.
00:47:57Derrière ce texte,
00:47:58vous l'avez compris,
00:47:59il y a plein
00:48:00de réalités simples.
00:48:02Merci beaucoup,
00:48:03Madame la Ministre.
00:48:05Alors, bien sûr,
00:48:07l'affaiblissement
00:48:08de notre balance
00:48:10commerciale
00:48:11a été un coup
00:48:12de tonnerre
00:48:12parce que la France
00:48:14est un des plus
00:48:15grands pays
00:48:17agricoles
00:48:17de l'Union européenne
00:48:19et je vous invite
00:48:21à consulter
00:48:22sur le site
00:48:23du ministère
00:48:24le palmarès
00:48:24des produits
00:48:25agricoles
00:48:25et agroalimentaires
00:48:26français.
00:48:27C'est intéressant
00:48:28parce que quelquefois
00:48:29on a tendance
00:48:29un petit peu
00:48:30à se sous-estimer.
00:48:32Premier producteur
00:48:33européen
00:48:34de viande bovine,
00:48:35premier exportateur
00:48:36mondial
00:48:37de vins
00:48:37et spiritueux
00:48:38français
00:48:38en valeur,
00:48:40premier exportateur
00:48:41mondial
00:48:41de semences
00:48:42et plants,
00:48:44premier exportateur
00:48:45mondial
00:48:45de pommes
00:48:45de terres,
00:48:47premier producteur
00:48:48européen
00:48:48de céréales,
00:48:50premier exportateur
00:48:51européen
00:48:51de céréales,
00:48:52premier producteur
00:48:53européen
00:48:54d'œufs,
00:48:55premier producteur
00:48:56de graines
00:48:56oléagineuses,
00:48:58premier producteur
00:48:59mondial
00:49:00de l'infibre,
00:49:02premier exportateur
00:49:03mondial
00:49:03de mâles,
00:49:04premier producteur
00:49:05européen
00:49:05d'huîtres,
00:49:06d'amidon,
00:49:08deuxième exportateur
00:49:10mondial
00:49:10d'animaux vivants
00:49:11et de génétiques.
00:49:11Bref,
00:49:12je ne vais pas
00:49:13vous faire,
00:49:13mais si je fais
00:49:16cette énumération,
00:49:17c'est qu'on doit
00:49:17quand même
00:49:18être fiers
00:49:18de notre agriculture.
00:49:20Alors aujourd'hui,
00:49:21cette fierté,
00:49:24pour que nous
00:49:24la conservions,
00:49:27il faut
00:49:28être
00:49:30très attentif
00:49:31aux moyens
00:49:32de production,
00:49:32effectivement.
00:49:34Pour produire,
00:49:35il faut de l'eau,
00:49:35il faut de la terre,
00:49:36il faut des outils
00:49:37pour protéger
00:49:38nos cultures,
00:49:39il faut des marchés,
00:49:40il faut de la compétitivité,
00:49:42il faut être compétitif
00:49:42dans un marché
00:49:43ultra concurrentiel.
00:49:45La concurrence
00:49:46nous vient principalement
00:49:47des autres pays
00:49:48de l'Union européenne
00:49:48qui sont plus compétitifs
00:49:50que nous,
00:49:50mais nous,
00:49:51nous revendiquons
00:49:52un modèle familial
00:49:53d'exploitation
00:49:54souvent de taille
00:49:55modeste,
00:49:56pas que,
00:49:57mais aussi
00:49:58de taille modeste,
00:49:59avec des droits sociaux,
00:50:02une rémunération
00:50:02du travail,
00:50:03tout ça,
00:50:04c'est notre fierté,
00:50:05mais ça pèse aussi
00:50:07sur les coûts
00:50:07de production
00:50:08qu'on a du mal
00:50:09à répercuter,
00:50:10effectivement,
00:50:11dans un système
00:50:12très mondialisé,
00:50:13très ouvert,
00:50:14très concurrentiel.
00:50:16Malgré tout,
00:50:17en vous énumérant
00:50:18toutes ces fiertés,
00:50:19c'est aussi pour vous dire
00:50:20qu'on a du potentiel
00:50:21en France,
00:50:22mais qu'il faut le protéger.
00:50:23C'est ce que disait
00:50:24votre collègue tout à l'heure,
00:50:26il faut préserver
00:50:27ce qu'on a
00:50:28et se placer
00:50:30dans la perspective
00:50:31de l'avenir.
00:50:33Merci,
00:50:34Madame la Ministre.
00:50:34Pour le groupe
00:50:35écologiste et social,
00:50:36M. Benoît Biteau,
00:50:37vous avez la parole,
00:50:37M. le député.
00:50:39Merci,
00:50:40M. le Président,
00:50:40Madame la Ministre.
00:50:42Je pense que nous partageons
00:50:43au départ
00:50:44le diagnostic,
00:50:45l'état des lieux,
00:50:47qu'il est nécessaire
00:50:48d'avancer
00:50:48sur un soutien
00:50:49à la production,
00:50:50sur un soutien
00:50:51à la souveraineté alimentaire.
00:50:52C'est ensuite
00:50:53sur les réponses
00:50:55à proposer
00:50:56pour atteindre
00:50:56ces objectifs
00:50:57que nos avis
00:50:58arrivent à diverger.
00:51:00Sur la souveraineté alimentaire,
00:51:02par exemple,
00:51:03vous persistez
00:51:04à penser
00:51:05que la souveraineté alimentaire
00:51:06s'est exportée.
00:51:07Je vais vous raconter
00:51:09encore une fois
00:51:09l'histoire
00:51:10des vases communicants.
00:51:11C'est-à-dire que
00:51:12tant qu'on mobilisera
00:51:13des surfaces
00:51:13pour produire
00:51:15des productions
00:51:16qu'on va exporter,
00:51:18ces mêmes surfaces
00:51:19ne permettront pas
00:51:20de porter
00:51:21des productions
00:51:22qu'on ne produit plus
00:51:24du coup
00:51:24parce qu'on a mobilisé
00:51:25les surfaces
00:51:26vers l'exportation
00:51:26et qui nécessitera
00:51:28qu'on importe
00:51:29des fruits et légumes,
00:51:30des tomates d'Espagne.
00:51:32C'est un principe,
00:51:33vous parlez souvent
00:51:35de bon sens,
00:51:35vous parlez souvent
00:51:36de pragmatique,
00:51:36qu'on peut difficilement
00:51:38contester.
00:51:38C'est le principe
00:51:39des vases communicants.
00:51:40Vous parlez
00:51:40de la balance commerciale.
00:51:41La balance commerciale,
00:51:42j'ai pris le temps
00:51:43de la décortiquer.
00:51:44Effectivement,
00:51:45on exporte du maïs,
00:51:46on exporte du blé,
00:51:48on exporte du tournesol,
00:51:49mais on importe aussi
00:51:51beaucoup de fruits et légumes.
00:51:52Mais en vérité,
00:51:52quand on regarde
00:51:53l'échange de devises
00:51:54autour de ce qu'on exporte
00:51:55et de ce qu'on importe,
00:51:57ça s'annule à peu près.
00:51:58Aujourd'hui,
00:51:59ce qui fait
00:52:00la balance commerciale positive,
00:52:03ou hier plutôt,
00:52:05de notre pays,
00:52:06c'est l'exportation
00:52:07de productions
00:52:08que j'appelle de luxe,
00:52:09avec lesquelles
00:52:09je ne suis pas fâché.
00:52:11Je revendique même
00:52:12les appréciés
00:52:14que sont le cognac,
00:52:15le champagne,
00:52:16le bourgogne,
00:52:17les vins de Bordeaux.
00:52:18C'est ça qui met
00:52:19les 6 ou 7 milliards d'euros.
00:52:21Comment ?
00:52:22Non, mais on ne va pas
00:52:23les faire toutes,
00:52:24les amis.
00:52:25Mais qui sont
00:52:27effectivement
00:52:27des produits
00:52:28qui amènent des devises.
00:52:29Mais ce sur quoi
00:52:31je veux attirer
00:52:32votre attention,
00:52:32Mme Gennevard,
00:52:33c'est sur le fait
00:52:34qu'en voulant exporter
00:52:37des productions
00:52:38qui parfois sont
00:52:39d'ailleurs très exigeantes
00:52:40en ressources en eau,
00:52:41on se prive
00:52:42de pouvoir produire
00:52:44nous-mêmes
00:52:44des productions
00:52:45qu'on est obligé
00:52:46d'importer ensuite.
00:52:48Ensuite,
00:52:48on a abordé rapidement
00:52:49le sujet des protéines.
00:52:51Moi, je veux bien
00:52:51qu'on soutienne
00:52:52les protéines,
00:52:53sauf qu'on n'a pas mis
00:52:54les outils
00:52:54pour les développer.
00:52:56Par exemple,
00:52:57via la PAC,
00:52:57il y a une aide
00:52:58aux protéines
00:52:59mais qui est une enveloppe
00:52:59fermée
00:53:00et plus on augmente
00:53:01les surfaces en protéines
00:53:02et moins l'enveloppe
00:53:04disponible par hectare
00:53:05est élevée
00:53:06puisque c'est une enveloppe
00:53:08fermée
00:53:08et que plus on augmente
00:53:09les surfaces,
00:53:10moins l'aide est importante,
00:53:10c'est facile à comprendre.
00:53:11C'est une division
00:53:13et surtout,
00:53:14sur les protéines,
00:53:15on parle d'accord
00:53:16de libre-échange.
00:53:17Qui a dénoncé
00:53:18l'accord de Blair House
00:53:19signé en 1992 ?
00:53:21Personne,
00:53:22sauf que l'accord
00:53:22de Blair House
00:53:23bloque la surface
00:53:25en Europe
00:53:25de production de protéines
00:53:27à 5,2 millions d'hectares.
00:53:29Si l'Europe,
00:53:29demain,
00:53:30veut être autonome
00:53:31en protéines,
00:53:32il faut porter ses surfaces
00:53:33à entre 15 et 18 millions d'hectares.
00:53:36Donc la première chose
00:53:37à faire,
00:53:37c'est dénoncer
00:53:38l'accord de Blair House
00:53:39qui a été versé
00:53:39dans les accords
00:53:40de l'OMC en 1995
00:53:41et ensuite
00:53:42faire grossir
00:53:43l'enveloppe
00:53:44d'accompagnement
00:53:45des productions
00:53:46aux protéines.
00:53:47Donc je pourrais dire
00:53:48plein de choses,
00:53:48j'ai focalisé sur
00:53:49deux ou trois sujets,
00:53:51mais voilà les raisons
00:53:52pour lesquelles
00:53:52nous avons des divergences
00:53:54importantes
00:53:54sur ce plan d'urgence
00:53:56et avec lequel
00:53:57on est forcément
00:53:58en difficulté
00:53:59pour le soutenir.
00:53:59Merci Monsieur Biteau.
00:54:00Merci Monsieur Biteau
00:54:02pour le focus
00:54:03que vous avez mis
00:54:04sur la filière
00:54:05fruits et légumes
00:54:05parce que franchement
00:54:06c'est une filière
00:54:07que je voudrais voir
00:54:08se développer.
00:54:10Vraiment.
00:54:12Vraiment.
00:54:13Parce que
00:54:14être dépendant
00:54:16des importations
00:54:17à 50%
00:54:18dans un pays
00:54:19qui peut produire,
00:54:20qui produit
00:54:21de magnifiques
00:54:21fruits et légumes,
00:54:22c'est franchement
00:54:24désolant.
00:54:26mais pour ce faire,
00:54:29quand vous allez
00:54:30dans le sud-ouest,
00:54:31ce qui manque
00:54:32à cette filière
00:54:33fruits et légumes,
00:54:34c'est de l'eau.
00:54:36C'est de l'eau.
00:54:37C'est toute la question
00:54:37du stockage
00:54:38et de l'irrigation.
00:54:40Pas que,
00:54:41mais quand même beaucoup.
00:54:43Parce que
00:54:44l'irrigation,
00:54:44si on n'irrigue pas
00:54:46avec de l'eau stockée
00:54:47en hiver,
00:54:47on n'y arrive pas
00:54:48en été.
00:54:49Mais alors ça,
00:54:50c'est un débat
00:54:51que nous avons
00:54:51depuis hier,
00:54:52vous et moi.
00:54:54Moi,
00:54:54je n'oppose pas
00:54:56les modes de...
00:54:58C'est aussi une réponse
00:54:59que je fais
00:54:59à madame la députée.
00:55:00Je n'oppose pas
00:55:01les modes de culture
00:55:02entre eux
00:55:02et je n'oppose pas
00:55:03les productions
00:55:04entre elles.
00:55:05Quand vous savez
00:55:06le poids
00:55:07de la culture
00:55:08du maïs
00:55:08dans les surfaces
00:55:10agricoles utiles
00:55:11de notre pays,
00:55:12peut-être qu'il y a
00:55:12une conversion à faire.
00:55:14Mais tout ça
00:55:14demandera du temps.
00:55:16Tout ça demandera
00:55:17beaucoup de temps.
00:55:17Vous ne pouvez pas
00:55:18condamner comme ça
00:55:19une filière d'excellence
00:55:21reconnue.
00:55:24avec les maïs populaires.
00:55:27Voilà.
00:55:28J'ai bien retenu
00:55:30ce que vous avez dit.
00:55:31Par ailleurs,
00:55:32je voulais vous dire
00:55:33que la France,
00:55:35le gouvernement,
00:55:37a depuis plusieurs années
00:55:39et par les ministres successifs
00:55:41un plan fruits et légumes
00:55:42de plusieurs dizaines
00:55:45de millions d'euros.
00:55:47et encore récemment
00:55:49j'ai ajouté
00:55:4910 millions
00:55:50au plan
00:55:52fruits et légumes
00:55:53enfin
00:55:55rénovation des vergers
00:55:56plus précisément.
00:55:57On aide
00:55:58comme on peut
00:55:59avec des dérogations
00:56:00120 jours
00:56:00quand ils sont
00:56:01en impasse de traitement.
00:56:03On fait
00:56:04beaucoup
00:56:05pour éviter
00:56:05les importations.
00:56:07L'arrêté
00:56:08sur les limites
00:56:09maximales de résidus
00:56:10dans les produits
00:56:10importés
00:56:11date du 5 janvier.
00:56:12Je regrette
00:56:13que vous n'ayez
00:56:14pas suffisamment
00:56:15encouragé
00:56:16cette mesure.
00:56:17La France a pris
00:56:18des risques.
00:56:19Normalement
00:56:19c'est une compétence
00:56:23de l'Union européenne.
00:56:24Nous on y est allé
00:56:25franchement
00:56:25sur ces questions.
00:56:27Et je vous ai trouvé
00:56:28bien silencieux.
00:56:31Pourtant
00:56:31il s'agit de...
00:56:34Pourtant
00:56:35ça va tout à fait
00:56:36dans le sens
00:56:37que vous souhaitez.
00:56:38Donc je ne suis pas
00:56:38du tout
00:56:40indifférente
00:56:40à la question
00:56:41des fruits et légumes.
00:56:43Croyez bien
00:56:43tout le contraire.
00:56:46dernier point
00:56:47sur les programmes
00:56:50européens
00:56:51en faveur
00:56:51des protéines.
00:56:53On a
00:56:54dans le dernier PSN
00:56:55un programme
00:56:56opérationnel
00:56:57protéines
00:56:57qui malheureusement
00:56:58n'a pas marché.
00:56:59Il faut qu'on trouve
00:56:59les bons outils.
00:57:00L'urgence
00:57:01celle qui devrait
00:57:02aujourd'hui nous rassembler
00:57:03c'est de préserver
00:57:04notre souveraineté
00:57:05agricole
00:57:05tout en assurant
00:57:06des conditions
00:57:07de vie dignes
00:57:08à celles
00:57:09et ceux
00:57:09qui nous nourrissent.
00:57:11Derrière les dispositifs
00:57:12techniques de ce projet
00:57:13de loi
00:57:13il y a une réalité
00:57:14simple.
00:57:15Bien trop
00:57:16d'agriculteurs
00:57:17ne vivent plus
00:57:17correctement
00:57:18de leur travail
00:57:19trop d'exploitations
00:57:20sont fragilisées
00:57:21et trop de règles
00:57:22du jeu
00:57:22restent inéquitables.
00:57:24Alors que l'agriculture
00:57:25fait face
00:57:25à des défis majeurs
00:57:27comme le réchauffement
00:57:28climatique
00:57:28l'attractivité
00:57:30du métier
00:57:31pour de nouvelles
00:57:32générations
00:57:33ou encore
00:57:34la compétitivité.
00:57:35Justement
00:57:36sur la question
00:57:37des concurrences
00:57:37déloyales
00:57:38ce texte
00:57:38marque une avancée
00:57:39importante
00:57:40notamment avec
00:57:41l'interdiction
00:57:42d'importer
00:57:42des produits
00:57:43traités
00:57:43avec des substances
00:57:44interdites
00:57:45dans l'Union
00:57:46européenne
00:57:46c'est une exigence
00:57:47de cohérence
00:57:48et de justice.
00:57:49Comment demander
00:57:50à nos agriculteurs
00:57:51de respecter
00:57:52des normes strictes
00:57:53parfois coûteuses
00:57:54si dans le même temps
00:57:56nous ouvrons
00:57:57notre marché
00:57:58à des produits
00:57:59qui ne respectent
00:58:00pas ces mêmes
00:58:00exigences ?
00:58:01Madame la Ministre
00:58:03afin d'assurer
00:58:03l'efficience
00:58:04de ces mesures
00:58:04comment le gouvernement
00:58:06compte-t-il garantir
00:58:07l'effectivité
00:58:08de ces contrôles
00:58:09dans la durée ?
00:58:10Au cœur
00:58:11de ce texte
00:58:11et de ce sentiment
00:58:12d'abandon
00:58:12des agriculteurs
00:58:13il y a aussi
00:58:14une réalité
00:58:15incontournable
00:58:15la question
00:58:16du revenu.
00:58:18Près de la moitié
00:58:19des agriculteurs
00:58:20est sous le SMIG
00:58:21et certaines filières
00:58:23connaissent
00:58:24des chutes brutales
00:58:25de revenus.
00:58:26Sans revenus dignes
00:58:28il n'y a pas
00:58:28de souveraineté alimentaire.
00:58:30Trop d'agriculteurs
00:58:31ne couvrent pas
00:58:32leurs coûts de production.
00:58:33Cette situation
00:58:34fragilise
00:58:35les exploitations
00:58:36décourage
00:58:37les installations
00:58:38et met en péril
00:58:39l'avenir même
00:58:40de notre agriculture.
00:58:41Le texte propose
00:58:42des avancées importantes
00:58:43l'encadrement
00:58:43des négociations
00:58:44commerciales
00:58:45la reconnaissance
00:58:46des indicateurs
00:58:47de coûts de production
00:58:47la limitation
00:58:48des délais de négociation
00:58:50ou encore
00:58:50le renforcement
00:58:52du rôle
00:58:52des organisations
00:58:53de producteurs
00:58:54qui vont dans
00:58:55le bon sens.
00:58:56J'y suis personnellement
00:58:57et particulièrement
00:58:58attaché
00:58:59puisque la structuration
00:59:00et l'organisation
00:59:01des filières
00:59:02est une des solutions
00:59:03pour améliorer
00:59:04le revenu
00:59:04des agriculteurs.
00:59:06Ces derniers
00:59:07demeurent trop souvent
00:59:08la variable d'ajustement
00:59:09d'une chaîne agroalimentaire
00:59:10dominée par les secteurs
00:59:12aval.
00:59:12Il est indispensable
00:59:14que le prix payé
00:59:15aux producteurs
00:59:16parte enfin
00:59:16de ses coûts de production
00:59:17et non de la pression
00:59:19exercée par le marché
00:59:20ou la grande distribution.
00:59:22Madame la ministre
00:59:23comment pourrons-nous
00:59:24assurer que les mécanismes
00:59:26proposés dans ce texte
00:59:27seront réellement
00:59:28contraignants
00:59:30et ne seront pas
00:59:31contournés ?
00:59:32Ce texte ne donne
00:59:33pas toutes les réponses
00:59:34mais il pose
00:59:35des bases utiles
00:59:36donne des solutions
00:59:37au monde agricole.
00:59:39Ces sujets appellent
00:59:40une vigilance constante
00:59:41et une écoute
00:59:41de nos agriculteurs.
00:59:43Protéger notre agriculture
00:59:44et notre souveraineté
00:59:45agricole
00:59:46ce n'est pas seulement
00:59:47légiférer.
00:59:48C'est garantir
00:59:49dans la durée
00:59:49des règles équitables
00:59:50des revenus justes
00:59:52et des conditions
00:59:53d'exercice sécurisées
00:59:54dans le respect
00:59:55de l'environnement.
00:59:56Madame la ministre
00:59:57nous serons à vos côtés
00:59:58pour soutenir
00:59:59les propositions
01:00:00qui améliorent
01:00:01le revenu
01:00:01des agriculteurs
01:00:02et qui luttent
01:00:03contre le mal-être
01:00:04agricole.
01:00:05Je vous remercie.
01:00:06Merci monsieur Martineau
01:00:07au timing parfait
01:00:08comme d'habitude.
01:00:09Madame la ministre.
01:00:11Alors je ne serai certainement
01:00:13pas aussi parfaite
01:00:14que monsieur le député
01:00:16Martineau.
01:00:16J'ai la réputation
01:00:17de dépasser mon temps.
01:00:18Mais je vais essayer.
01:00:19Alors, hors temps
01:00:21monsieur le président,
01:00:22je voudrais apporter
01:00:22deux précisions
01:00:23en complément
01:00:24des informations
01:00:25que j'ai données.
01:00:26Mais monsieur Biteau
01:00:27est parti malheureusement.
01:00:28Je parlais
01:00:30du programme opérationnel
01:00:32protéines
01:00:32qui n'a pas marché.
01:00:33En revanche,
01:00:34le plan protéines
01:00:35en 2021,
01:00:36lancé,
01:00:37initié,
01:00:37enfin réfléchi
01:00:38avec le ministre Travers
01:00:41et mis en oeuvre
01:00:42par le ministre
01:00:42de Normandie
01:00:43en 2021,
01:00:45prévoyait la première année
01:00:46ça a été 100 millions.
01:00:48Rien que la première année.
01:00:48Au total,
01:00:49pas loin de 200 millions.
01:00:50Et beaucoup de soutien
01:00:51aux agroéquipements.
01:00:54Madame la députée
01:00:55sur l'ordonnance,
01:00:57notamment l'ordonnance
01:00:59ICPE.
01:01:00Madame la députée Thomas,
01:01:02je voudrais vous préciser
01:01:04que par souci
01:01:05de transparence,
01:01:07mon cabinet
01:01:08a fait une visio
01:01:09de présentation
01:01:10de l'ordonnance
01:01:12à la fois
01:01:13par le cabinet
01:01:13et par mes services.
01:01:16À la fois
01:01:17le MASA,
01:01:18le ministère
01:01:19de l'Agriculture
01:01:20et le ministère
01:01:21de la Transition écologique.
01:01:22Et beaucoup
01:01:23de députés,
01:01:24on avait ouvert
01:01:24aux députés,
01:01:25beaucoup de députés
01:01:26ont été connectés
01:01:27et ont posé
01:01:28beaucoup de questions,
01:01:29dont Dominique Petier.
01:01:31Alors maintenant,
01:01:32monsieur le député Martineau,
01:01:34bien sûr,
01:01:34vous pointez du doigt
01:01:35un point essentiel
01:01:37qui est celle du revenu.
01:01:38Et cette question du revenu,
01:01:41elle est profondément liée
01:01:43au sentiment d'injustice
01:01:44qu'éprouvent parfois
01:01:45nos producteurs,
01:01:47nos éleveurs,
01:01:48parce qu'ils travaillent
01:01:49beaucoup.
01:01:52On a une carte,
01:01:53est parue aujourd'hui,
01:01:55sur le niveau de revenu
01:01:58par rapport au SMIC,
01:01:59le pourcentage de population
01:02:01agricole qui touche
01:02:02moins que le SMIC.
01:02:03et dans le sud-ouest
01:02:05en particulier,
01:02:06je crois que c'est la région
01:02:07qui a des revenus
01:02:09les plus faibles,
01:02:10une majorité
01:02:11d'agriculteurs
01:02:13touche moins
01:02:14que le SMIC.
01:02:15Donc on voit bien
01:02:16que la question du revenu,
01:02:17elle est fondamentale.
01:02:18Alors,
01:02:19c'était l'ambition
01:02:20des lois EGALIM
01:02:21de pouvoir
01:02:23rémunérer
01:02:23l'amont agricole
01:02:25à sa juste valeur
01:02:25et la loi,
01:02:26les lois EGALIM,
01:02:28Stéphane Travers
01:02:29pourrait en parler
01:02:30mieux que moi
01:02:30puisqu'il y a
01:02:31beaucoup travaillé
01:02:32et encore récemment,
01:02:34les lois EGALIM
01:02:35visait à assurer
01:02:36une juste rémunération
01:02:38de la production agricole.
01:02:40Mais il en est ainsi
01:02:43des lois agricoles,
01:02:44madame la députée Thomas,
01:02:45c'est que souvent,
01:02:46on est obligé
01:02:47de remettre
01:02:47le métier,
01:02:48l'ouvrage sur le métier.
01:02:50C'est comme ça.
01:02:51Parce que les problèmes,
01:02:53je vous assure,
01:02:54c'est une de mes grandes découvertes
01:02:56comme ministre de l'Agriculture,
01:02:57il vous vient un problème
01:02:58toutes les heures
01:02:59et une catastrophe
01:03:00toutes les semaines.
01:03:01C'est à peu près le rythme.
01:03:02Parfois,
01:03:02c'est tous les quarts d'heure
01:03:04pour les problèmes.
01:03:05C'est comme ça.
01:03:06Un problème
01:03:07qui n'existait pas
01:03:08tout d'un coup surgit
01:03:09parce que le monde
01:03:10est mobile,
01:03:11le monde est ouvert,
01:03:13la concurrence est là,
01:03:15le ciel est parfois
01:03:17peu clément,
01:03:18souvent peu clément
01:03:19avec nos agriculteurs.
01:03:20On a toujours
01:03:21des questions à gérer
01:03:22et quelquefois,
01:03:24elles ne peuvent se gérer
01:03:24que par la loi.
01:03:25C'est comme ça.
01:03:27Alors,
01:03:27sur la question du revenu,
01:03:28on a,
01:03:31pour répondre,
01:03:32cette loi touche
01:03:33à la question du revenu.
01:03:34D'ailleurs,
01:03:34les organisations politiques
01:03:37l'ont saluée.
01:03:39La question du revenu,
01:03:40elle est traitée
01:03:41à travers
01:03:41les organisations
01:03:43de producteurs
01:03:43pour les rendre
01:03:44plus fortes
01:03:45à l'égard
01:03:46dans leurs négociations
01:03:47et puis également
01:03:51par le tunnel de prix.
01:03:53Tunnel de prix
01:03:54qui n'est pas
01:03:54sans faire débat
01:03:55dans la profession.
01:03:56C'est pour ça qu'il faudra
01:03:57vraiment regarder
01:03:58les incidences
01:03:59que ça peut avoir
01:04:00sur telle ou telle filière.
01:04:02Mais cette question du revenu,
01:04:04elle est fondamentale.
01:04:05Alors,
01:04:05il faut dire aussi
01:04:06que dans certaines filières,
01:04:07on peut bien gagner sa vie
01:04:08en agriculture.
01:04:09Il faut le dire aussi.
01:04:10Il faut le dire aussi
01:04:11parce que sinon,
01:04:12on risque le découragement
01:04:13généralisé.
01:04:14Mais c'est vrai
01:04:15qu'il y a des territoires
01:04:18et des professions
01:04:19qui gagnent vraiment
01:04:20très mal leur vie
01:04:22et c'est une injustice profonde.
01:04:24et quand je dis territoire,
01:04:26ce n'est pas un hasard
01:04:27si le sud-ouest
01:04:28est particulièrement impacté.
01:04:29Il y a l'organisation
01:04:31de modes d'agriculture,
01:04:33mais il y a aussi
01:04:33la question
01:04:34des moyens de production
01:04:36et en particulier l'eau.
01:04:38Que de fois,
01:04:39vous qui êtes arboriculteurs,
01:04:40monsieur le député,
01:04:42je me souviens avoir visité
01:04:43votre beau département,
01:04:45combien de fois
01:04:46j'ai vu des arboriculteurs
01:04:48du sud-ouest
01:04:50pleurer devant leur verger
01:04:51calciné de soif ?
01:04:53C'est une réalité
01:04:54qu'on ne peut pas ignorer
01:04:55et quand les vignes
01:04:56de l'Aude flambent,
01:04:59ça ne s'est jamais vu
01:05:00des vignes qui prennent feu.
01:05:02C'est bien la question
01:05:03de l'eau
01:05:03et du stockage de l'eau.
01:05:06Merci, madame la ministre.
01:05:07Pour le groupe Horizon,
01:05:08monsieur Thierry Benoît,
01:05:09vous avez la parole,
01:05:09monsieur le député.
01:05:10Merci, monsieur le président.
01:05:13Madame la ministre,
01:05:16en langage commun,
01:05:17on dirait facilement,
01:05:19je vous dirais bien,
01:05:20votre texte initial,
01:05:21il n'est pas trop mal,
01:05:23voire il est bien.
01:05:25Et je vais être franc avec vous,
01:05:26au nom du groupe Horizon et indépendant,
01:05:29moi je vais soutenir votre texte.
01:05:31J'ai entendu un collègue député
01:05:32tout à l'heure dire
01:05:33c'est un texte d'ajustement.
01:05:35C'est exactement l'observation
01:05:36que j'avais faite à Marc Fénaud
01:05:38il y a un peu plus d'un an
01:05:39lorsqu'il avait présenté son texte
01:05:41parce que c'était une loi d'orientation,
01:05:43donc la loi d'orientation,
01:05:43c'est fondamental.
01:05:44Et je lui avais dit
01:05:45c'est une loi d'ajustement.
01:05:46Mais je voudrais quand même
01:05:47pour celles et ceux qui nous écoutent,
01:05:48et puis pour nous dire aussi
01:05:50dans quel contexte
01:05:51on aborde nos textes de loi actuellement.
01:05:55Contexte politique
01:05:55où depuis 2022
01:05:56il n'y a pas de majorité
01:05:57et c'est très difficile
01:05:59de s'entendre ici
01:06:00parce que chacun
01:06:01de là où il est
01:06:02fait ce qu'il peut
01:06:03pour ralentir la machine.
01:06:04Au lieu de mettre de l'huile
01:06:05dans les rouages,
01:06:06on met des grains de sable.
01:06:08Donc ça complique.
01:06:09Dire aussi qu'il y a un an
01:06:10la profession agricole
01:06:12elle était en période
01:06:13de campagne électorale
01:06:14un peu plus d'un an,
01:06:15chambre d'agriculture
01:06:16et on a vu que la profession agricole,
01:06:18je le dis parce que
01:06:19je vis comme vous
01:06:20tous les jours
01:06:21parmi les agriculteurs.
01:06:22La profession agricole
01:06:23elle est un peu comme
01:06:24la société française
01:06:25et un peu comme nous
01:06:26l'Assemblée nationale.
01:06:27Elle est fragmentée.
01:06:28Tout le monde n'est pas d'accord
01:06:28sur tout.
01:06:30Et ça,
01:06:30il faut en tenir compte.
01:06:31Donc le fait que ce soit
01:06:32un texte d'ajustement,
01:06:34eh bien moi je le comprends
01:06:34et je vais le soutenir
01:06:36avec le groupe Horizon
01:06:37en souhaitant que
01:06:38ça ne déraille pas.
01:06:40Je dis bien
01:06:40le texte que vous nous proposez,
01:06:42il est bien.
01:06:43Alors vous êtes la ministre
01:06:44de l'agriculture,
01:06:45de l'agroalimentaire
01:06:46et de la souveraineté alimentaire.
01:06:47C'est dans l'intitulé
01:06:48du projet de loi.
01:06:50Ce qui signifie que
01:06:51l'amont et l'aval
01:06:53sont interdépendants.
01:06:55Moi quand je discute
01:06:56de ce texte,
01:06:56je pense aux agriculteurs
01:06:57mais je pense aussi
01:06:59à la filière
01:07:01industrielle,
01:07:02agroalimentaire.
01:07:03Parce que produire
01:07:04de bons produits
01:07:05c'est excellent.
01:07:06Encore faut-il
01:07:06les écouler,
01:07:07les transformer
01:07:08et en exporter une partie.
01:07:10Notre collègue député
01:07:11a dû s'abstenter
01:07:12mais j'aurais aimé
01:07:13qu'il puisse entendre
01:07:15mon propos.
01:07:16Le titre 1
01:07:17et notamment
01:07:18l'article 1er
01:07:19sur les projets
01:07:21de territoire,
01:07:22les filières,
01:07:23je trouve que c'est
01:07:24ce qui permet
01:07:24dans les territoires
01:07:26aux agriculteurs,
01:07:28aux élus,
01:07:29notamment aux régions
01:07:30qui ont la responsabilité
01:07:31des installations,
01:07:33de mettre en place
01:07:33les politiques de filière
01:07:34et de soutenir
01:07:36et de renforcer
01:07:36la notion
01:07:37de polyculture élevage.
01:07:39Et l'exemple
01:07:41des oeufs
01:07:41que vous avez pris
01:07:42tout à l'heure,
01:07:42je trouve qu'il est
01:07:43excellent
01:07:44parce qu'encourager
01:07:46des régions
01:07:47qui aujourd'hui
01:07:48n'ont pas trop
01:07:48d'élevage
01:07:49qu'on appelait
01:07:49il y a 30-40 ans
01:07:50élevage hors sol.
01:07:52Mais aujourd'hui,
01:07:53les élevages
01:07:53sont beaucoup
01:07:54en plein air
01:07:55et sont interdépendants
01:07:57de la polyculture.
01:07:58Donc polyculture élevage,
01:07:59y compris pour les fruits,
01:08:00je trouve que c'est
01:08:01à encourager.
01:08:02L'article 2
01:08:03sur les traités
01:08:04de libre-échange,
01:08:05on va voir à l'usage
01:08:06mais j'espère que
01:08:06les brigades
01:08:10nationales
01:08:10de contrôle
01:08:11vont en effet
01:08:13réaliser leur travail
01:08:14et porter leurs fruits.
01:08:15Je balaye rapidement
01:08:16les articles.
01:08:17Je voulais simplement
01:08:17sur les affaires
01:08:18et l'article 12
01:08:19peut-être un mot
01:08:20en disant
01:08:21que moi je souhaite
01:08:21proposer un amendement
01:08:22fusion CDOA-Saffaires,
01:08:25tout au moins les agents
01:08:25de l'État
01:08:26qui travaillent en CDOA
01:08:27et enfin revenir,
01:08:28vous permettre de revenir
01:08:29Madame la Ministre,
01:08:30sur les tunnels de prix
01:08:32et notamment pour certaines filières
01:08:33comme la filière lait
01:08:34mais aussi la filière viande.
01:08:37Certains industriels
01:08:38sont préoccupés
01:08:40au plus haut point.
01:08:40Pour vous fréquenter
01:08:41depuis longtemps
01:08:42sur les bancs de l'Assemblée,
01:08:43je sais que vous êtes
01:08:44une voix écoutée
01:08:45en matière agricole
01:08:46sur les bancs de cette Assemblée
01:08:48et je prends vraiment
01:08:49à sa juste valeur
01:08:51l'encouragement
01:08:52que le message positif
01:08:55que vous adressez
01:08:57pour l'adoption de ce texte
01:08:59et je souhaite comme vous
01:09:00que le Parlement
01:09:02ne le dénature pas trop
01:09:03mais c'est vous
01:09:04qui avez la main désormais.
01:09:06Le ministre propose,
01:09:07le Parlement dispose.
01:09:12Alors, moi, je vais vous dire,
01:09:14certains disent
01:09:14que ce n'est pas assez ambitieux,
01:09:16mais si on parvenait
01:09:18à faire adopter
01:09:18ce qu'il y a dans ce texte,
01:09:20on pourrait tous s'en réjouir,
01:09:22tous ceux qui ont envie
01:09:23d'aider les agriculteurs
01:09:24parce que franchement,
01:09:25il y a beaucoup de mesures
01:09:26qu'ils attendent dans ce texte.
01:09:30Sur la polyculture élevage,
01:09:32je suis tout à fait d'accord
01:09:33avec vous.
01:09:34Je pense qu'en particulier
01:09:35dans les zones intermédiaires
01:09:36où les sols sont de faible qualité,
01:09:41donc de faible rendement,
01:09:43l'abandon de l'élevage
01:09:44a été une fragilité durable
01:09:46et pouvoir le restaurer.
01:09:48C'est typiquement ce qu'on entend faire
01:09:49avec les contrats d'avenir.
01:09:52Sur la brigade de contrôle,
01:09:54c'est la question
01:09:54que m'avait posé aussi
01:09:56le rapporteur et le président.
01:09:59Cette brigade,
01:10:00j'espère la mettre
01:10:01assez rapidement
01:10:01avec les agents
01:10:02qui seront détachés du Brexit
01:10:04puisqu'on va avoir
01:10:05un nouvel accord
01:10:06entre l'Union européenne
01:10:07et la Grande-Bretagne.
01:10:08On va pouvoir récupérer
01:10:09des agents
01:10:10du ministère de l'Agriculture
01:10:11qui étaient affectés
01:10:12au contrôle
01:10:13des importations britanniques.
01:10:15Et là,
01:10:16on va pouvoir déployer
01:10:17les contrôles
01:10:18non seulement aux frontières
01:10:19mais aussi
01:10:19sur le territoire national.
01:10:21Parce qu'on ne peut pas
01:10:22interdire sans contrôler.
01:10:23Ça, ça ne marche pas.
01:10:24On le sait.
01:10:25La nature humaine
01:10:25étant ce qu'elle est,
01:10:27il faut qu'on puisse contrôler.
01:10:28C'est une source
01:10:29de concurrence déloyale.
01:10:30Mais ça n'est pas la seule.
01:10:32Ça n'est pas la seule.
01:10:34Sur la fusion CDOA-Saffaire,
01:10:37c'est une discussion
01:10:38que nous avons déjà eue.
01:10:39Il faudra qu'on y revienne
01:10:40parce que là,
01:10:41je n'ai pas de quoi
01:10:41vous répondre précisément.
01:10:43Enfin,
01:10:44sur le tunnel de prix,
01:10:45j'ai eu l'occasion
01:10:45de le dire.
01:10:47Si cette expérimentation
01:10:49semble avoir satisfait
01:10:50la viande,
01:10:51alors peut-être
01:10:52y a-t-il des voix
01:10:55divergentes et dissonantes,
01:10:56il faudra regarder.
01:10:58En tout cas,
01:10:59ça doit rester
01:10:59une démarche volontaire
01:11:00construite avec
01:11:01les interprofessions,
01:11:03donc avec toute la chaîne.
01:11:04Et j'entends très bien
01:11:06ce que vous avez dit
01:11:06sur le lait.
01:11:08on a de grands champions
01:11:11en matière de transformation laitière
01:11:13qui soutiennent la production.
01:11:15Il n'y a pas d'un côté
01:11:16la production
01:11:17et de l'autre
01:11:17la transformation.
01:11:18C'est un couple.
01:11:21D'ailleurs,
01:11:22quand l'un fait défaut,
01:11:23l'autre s'en porte plus mal.
01:11:26On le voit toujours.
01:11:27Ça, c'est une règle absolue.
01:11:29Donc, avoir des champions
01:11:31en matière laitière
01:11:33que chacun connaît,
01:11:34qui exportent,
01:11:35qui portent l'image
01:11:36de la France,
01:11:37qui rapportent
01:11:38des devises à la France,
01:11:39qui créent
01:11:39de la richesse collective,
01:11:41qui soutiennent
01:11:42la production
01:11:42sur les territoires,
01:11:43qui apportent
01:11:44de l'emploi industriel
01:11:46à un moment
01:11:47où ça désindustrialise,
01:11:49où on déplore
01:11:49la désindustrialisation.
01:11:51L'industrie agroalimentaire
01:11:53est un fleuron.
01:11:54C'est 500 000 emplois
01:11:55partout sur les territoires.
01:11:57Il faut soutenir
01:11:58la production industrielle.
01:12:01Et donc,
01:12:03j'ai le souci
01:12:04qu'effectivement,
01:12:05dans la filière lait,
01:12:05on ne déshabille pas
01:12:07Paul pour habiller Pierre
01:12:09et que chacun
01:12:10y trouve son compte.
01:12:11Voilà.
01:12:12Merci,
01:12:13Madame la Ministre.
01:12:14Pour le groupe
01:12:15Liberté indépendant
01:12:15outre maire du territoire,
01:12:16M. David Topiak,
01:12:17vous avez la parole,
01:12:18M. le député.
01:12:19Merci, M. le Président.
01:12:20Mme la Ministre,
01:12:22je vais revenir
01:12:23sur ce texte
01:12:24que je scènerai
01:12:25en deux grandes parties.
01:12:27Tout d'abord,
01:12:27la partie qui consiste
01:12:29à sécuriser
01:12:29notre capacité
01:12:30à produire,
01:12:31notamment sur des territoires
01:12:32comme celui du Sud-Ouest
01:12:34et du Gers
01:12:34où les difficultés
01:12:36liées au changement climatique
01:12:37et aux problèmes sanitaires
01:12:38nous ont largement impacté
01:12:39ces dernières années.
01:12:41Sur les projets
01:12:42d'avenir agricole,
01:12:43c'est une disposition
01:12:44que j'accueille
01:12:45avec enthousiasme
01:12:47qui peut nous aider
01:12:48à structurer nos filières.
01:12:50Je prendrais l'exemple
01:12:51de la filière
01:12:51du poulet fermier
01:12:52du Gers
01:12:53Saint-Nabelle-Rouge
01:12:54qui est une stratégie
01:12:55de 90 bâtiments
01:12:56à construire
01:12:57sur les trois prochaines années
01:12:58qui pourraient s'inscrire
01:12:59dans ce cadre-là.
01:13:00Et donc,
01:13:01on espère que les financements
01:13:02à la fois de l'État,
01:13:04des financements européens
01:13:05et de la région
01:13:06se focaliseront
01:13:06pour qu'on puisse
01:13:07accompagner ces projets.
01:13:09Je regrette
01:13:09qu'il n'y ait pas un volet
01:13:10sur les outils
01:13:11de transformation
01:13:11comme les abattoirs
01:13:12qui ont besoin
01:13:13de consolider
01:13:14le maillage territorial
01:13:15et leur viabilité,
01:13:17y compris avec
01:13:18des budgets
01:13:19de modernisation
01:13:20mais aussi
01:13:20d'ouverture
01:13:21de nouvelles lignes
01:13:21comme cela a été fait
01:13:22dans le Gers
01:13:23et la fragilité
01:13:25de nombreux abattoirs
01:13:26n'est pas de nature
01:13:27à consolider
01:13:29les projets
01:13:29d'avenir agricole
01:13:30qui pourraient être
01:13:31sur la filière
01:13:31de l'élevage
01:13:32dont j'attire
01:13:33votre vigilance
01:13:34sur ce point.
01:13:34J'aurai un amendement
01:13:35dans le cadre
01:13:36du texte
01:13:37que nous étudierons
01:13:38la semaine prochaine.
01:13:39Sur l'eau,
01:13:41moi j'attire
01:13:41votre attention
01:13:42sur le fait
01:13:43que faciliter
01:13:44la création de retenus
01:13:45est un objectif
01:13:46auquel j'adhère.
01:13:47Mais nous avons
01:13:48derrière
01:13:48des difficultés
01:13:49de financement.
01:13:50Il y a notamment
01:13:51des difficultés
01:13:51liées sur des cours
01:13:52d'eau classés en rouge
01:13:53qui dans le cadre
01:13:54de l'article 74
01:13:56du règlement européen
01:13:572021-2115
01:13:59qui permet de bénéficier
01:14:01des aides
01:14:01faits à d'air
01:14:03ne sont pas mobilisables
01:14:05parce que la cartographie
01:14:06est ancienne
01:14:06et n'est plus adaptée.
01:14:07Donc je suis intervenu
01:14:09auprès de la région
01:14:10Occitanie
01:14:10auprès du DRAF.
01:14:11Je vais saisir
01:14:12le délégué
01:14:13interministérien
01:14:13en charge
01:14:13de la gestion
01:14:14de l'eau
01:14:14en agriculture.
01:14:16J'attire
01:14:16votre attention
01:14:17là-dessus.
01:14:17Faciliter c'est bien
01:14:18mais amener
01:14:19des financements
01:14:19c'est important.
01:14:20Et je pense
01:14:21qu'aujourd'hui
01:14:21on a quelques dossiers
01:14:22bloqués
01:14:23parce que les financements
01:14:24ne sont pas là
01:14:25et que cet article
01:14:2774 nous bloque.
01:14:28La prochaine PAC
01:14:29pourrait nous permettre
01:14:31de plus de facilité.
01:14:32Je compte sur vous aussi
01:14:33pour négocier
01:14:33l'échelle européenne
01:14:34dans le cadre de la PAC
01:14:35pour qu'elle ne soit pas bloquée
01:14:36dans la prochaine programmation.
01:14:38Pour la prédication du loup
01:14:40je ne suis pas vraiment
01:14:41concerné dans mon département
01:14:42mais j'adhère
01:14:43à cette nécessité.
01:14:44Je souhaiterais
01:14:45qu'on puisse y rajouter
01:14:46et adjoindre
01:14:47et j'aurai un amendement
01:14:47peut-être là-dessus
01:14:48les dégâts
01:14:49des sangliers
01:14:50pour nos cultures
01:14:51notamment dans le sud-ouest
01:14:53et le modèle
01:14:55d'anonymisation
01:14:56avec les fédérations
01:14:57de chasseurs
01:14:57qui ne marchent plus du tout.
01:14:58On ne réglera pas
01:14:59ce sujet dans ce texte-là.
01:15:01Je tiens à vous en avertir
01:15:02mais le sujet du sanglier
01:15:04et de la prédation
01:15:04peut-être directement
01:15:05par les éleveurs
01:15:06peut-être un sujet.
01:15:09Sur le sujet sanitaire
01:15:11je suis un peu perplexe
01:15:12qu'on vous autorise déjà
01:15:14à agir par ordonnance
01:15:16alors que les conclusions
01:15:19des assises du sanitaire
01:15:21ne sont pas ressorties
01:15:22et je voudrais savoir
01:15:23que nous en sommes aussi
01:15:24sur l'étude que vous avez confiée
01:15:26au CIRAD concernant la DNC
01:15:27puisque nous allons revenir
01:15:29bientôt dans une période
01:15:29où la DNC pourrait à nouveau
01:15:30se déployer
01:15:31ce qui est une préoccupation
01:15:33pour nous.
01:15:35Je terminerai par deux points
01:15:36en évoquant le fait
01:15:37que les urgences d'hier
01:15:39n'ont toujours pas été réglées
01:15:40notamment sur les prêts BPI
01:15:41qui mettent du temps
01:15:42à se déployer
01:15:43mais qui arrivent.
01:15:44Le plan de l'arrachage,
01:15:45la distillation de crise,
01:15:46les urgences d'hier
01:15:47ne sont pas réglées.
01:15:47Je dirais qu'aujourd'hui
01:15:49ce dont nous avons besoin
01:15:50c'est un projet
01:15:52de loi d'urgence absolue
01:15:53parce que les revenus agriculteurs
01:15:55dans mon département
01:15:55sont en grande difficulté
01:15:58et que nous avons 50%
01:16:00des défaillances
01:16:00des exportations agricoles
01:16:02donc c'est l'urgence absolue
01:16:03et plus seulement
01:16:04l'urgence madame la ministre.
01:16:06Merci madame la ministre.
01:16:08Sur les abattoirs,
01:16:10ils seront bien
01:16:11dans les projets
01:16:12d'avenir agricole.
01:16:14S'il y a un projet
01:16:15d'abattoir viable,
01:16:16il n'y a pas de raison.
01:16:17On sait bien
01:16:18le rôle structurant
01:16:19que jouent les abattoirs.
01:16:21Quand j'étais conseillère
01:16:22régionale
01:16:23il y a de ça
01:16:24quelques années,
01:16:25il y avait un plan
01:16:26régional des abattoirs.
01:16:28Beaucoup de régions
01:16:28avaient fait cela.
01:16:29On sait bien
01:16:30mais en même temps
01:16:31il y a même
01:16:32des collectivités
01:16:33qui reprennent.
01:16:34Monsieur le président Travers
01:16:36me le disait.
01:16:37Il y a des professionnels
01:16:38qui s'organisent
01:16:39en coopératif
01:16:40pour reprendre des abattoirs.
01:16:41On sait bien
01:16:42que l'abattoir
01:16:43c'est fondamental
01:16:44pour structurer
01:16:46la production.
01:16:48Il ne faut pas oublier
01:16:49que les projets
01:16:50ce sont à la fois
01:16:51des projets agricoles
01:16:52et de transformation
01:16:53agricole.
01:16:56Sur la question
01:16:58de l'eau,
01:16:58d'abord vous dire
01:16:59que sur le stockage
01:17:03de l'eau,
01:17:03la cartographie
01:17:04est en cours
01:17:05de révision.
01:17:08Et je suis en train
01:17:09de négocier
01:17:10avec la commission
01:17:10pour assouplir
01:17:11les règles
01:17:12de financement
01:17:13européen.
01:17:13Je dois vous dire
01:17:14aussi que dans
01:17:15la proposition
01:17:16de la nouvelle PAC
01:17:16il y aura des aides
01:17:18à la compétitivité.
01:17:20Il y a un règlement
01:17:21dédié à la compétitivité
01:17:22et que nous sommes
01:17:23plusieurs pays
01:17:25européens,
01:17:26notamment du sud,
01:17:27pour pousser
01:17:30l'idée
01:17:30que ça puisse
01:17:31financer
01:17:32des projets
01:17:33d'irrigation,
01:17:34des projets
01:17:35d'infrastructure.
01:17:36Je vous rappelle
01:17:37qu'à l'initiative
01:17:38du Premier ministre
01:17:39on a triplé
01:17:40le fonds hydraulique.
01:17:41Mais chez vous
01:17:42il y a des petits projets
01:17:43qui peuvent être
01:17:44soutenus
01:17:45par le fonds hydraulique.
01:17:46C'est 60 millions
01:17:47pour 2026.
01:17:48Il y a des très très
01:17:49gros projets
01:17:50type
01:17:51aqua domitia
01:17:53deuxième
01:17:54partie
01:17:56qui sont
01:17:57évidemment
01:17:58hors de proportion
01:17:59par rapport
01:18:00mais là
01:18:00il faudra
01:18:01que tout le monde
01:18:01s'y mette.
01:18:02Mais c'est indispensable.
01:18:05Sur la question
01:18:06du loup
01:18:09et du sanglier
01:18:10il y a beaucoup
01:18:11d'espèces
01:18:12qui posent problème.
01:18:13Il y a le cormorant,
01:18:15il y a le vautour,
01:18:16il y a le rat au pied,
01:18:18il y a le chouca
01:18:21et il y a le sanglier.
01:18:23On en tue
01:18:24800 000 par an
01:18:25et c'est une espèce
01:18:26que le réchauffement
01:18:27climatique
01:18:28fait prospérer
01:18:29et qui pose
01:18:30énormément de problèmes
01:18:31aux agriculteurs
01:18:32j'en ai conscience.
01:18:33Sur la DNC
01:18:35Monsieur le député
01:18:36on attend les conclusions
01:18:37du CERAD
01:18:38je ne les ai pas
01:18:39donc je ne peux pas
01:18:40vous dire où nous en sommes
01:18:41mais nous nous en approchons
01:18:43j'espère qu'ils pourront
01:18:44nous donner rapidement
01:18:46leurs conclusions.
01:18:47Quant à l'arrachage
01:18:50vous dites
01:18:51loi d'urgence absolue
01:18:52j'en ai conscience
01:18:53et c'est la raison
01:18:54pour laquelle
01:18:54avant même
01:18:55le go de l'Union Européenne
01:18:57la Commission Européenne
01:18:58j'ai donné le go national
01:19:00pour qu'on puisse
01:19:02procéder à l'arrachage
01:19:03il y a quelques jours
01:19:04de cela
01:19:05parce que la végétation
01:19:06a commencé
01:19:07il faut arracher
01:19:08sans tarder.
01:19:09Pour le groupe
01:19:10de la gauche démocrate
01:19:11et républicaine
01:19:11Monsieur Julien Brugerelle
01:19:13D'abord je commencerai
01:19:14peut-être par clarifier
01:19:15l'état d'esprit
01:19:16dans lequel mon groupe
01:19:17se trouve
01:19:18en abordant ce texte
01:19:20un état d'esprit
01:19:22constructif
01:19:23parce qu'il y a des mesures
01:19:23qui sont désavancées
01:19:25et je crois que c'est salutaire
01:19:27devant les difficultés
01:19:28du monde agricole
01:19:30mais un état d'esprit
01:19:31aussi vigilant
01:19:32par rapport à ce que nous
01:19:33nous considérons
01:19:34comme des reculs
01:19:34en particulier
01:19:35sur le plan environnemental
01:19:36je reviendrai
01:19:36à la fin de mon intervention
01:19:37sur la question de l'eau
01:19:40sur le soutien
01:19:41à un certain nombre
01:19:42de mesures
01:19:43sur les mesures
01:19:44qui concernent
01:19:45la prédation du loup
01:19:46je suis député
01:19:48d'un territoire
01:19:48d'élevage
01:19:49de montagne
01:19:50où on voit
01:19:52la pression supplémentaire
01:19:53qu'exerce ce risque là
01:19:55et je crois que c'est bienvenu
01:19:56qu'il y a un geste
01:19:57qui est une adaptation
01:19:58de la gestion
01:19:59dans ce texte
01:20:00on soutiendra aussi
01:20:01l'élargissement
01:20:02du rôle des SAFER
01:20:03parce qu'on a eu
01:20:04souvent les débats
01:20:05sur le contournement
01:20:06du droit des SAFER
01:20:07je crois que c'est
01:20:08extrêmement
01:20:09important
01:20:09qu'il y ait ça
01:20:10dans le texte
01:20:11je soutiendrai aussi
01:20:12l'amélioration
01:20:12des outils
01:20:13concernant la chaîne
01:20:14de valeur
01:20:14sur les tunnels
01:20:14de prix
01:20:15sur le sourcing européen
01:20:17sur la restauration
01:20:18collective
01:20:18je crois que c'est aussi
01:20:19un point extrêmement
01:20:20positif
01:20:21je regrette par contre
01:20:23qu'il y ait un certain
01:20:23nombre d'urgences
01:20:24qui ne soient pas
01:20:25directement dans le texte
01:20:26la question de l'adaptation
01:20:28au défi climatique
01:20:29qui pour nous
01:20:31ne se résume pas
01:20:32loin de là
01:20:32à la question
01:20:33de la gestion de l'eau
01:20:34parce qu'il y a
01:20:35toute la question
01:20:36de la transformation
01:20:38globale
01:20:38des systèmes agricoles
01:20:40parce qu'on a
01:20:42des contraintes
01:20:43climatiques
01:20:43les gels tardifs
01:20:45des précipitations
01:20:47importantes
01:20:47qui ne seront pas
01:20:49résolus seulement
01:20:50avec la question
01:20:50du stockage
01:20:51il faut voir ça
01:20:52de façon beaucoup
01:20:53plus globale
01:20:54la question de la dépendance
01:20:56aux intrants
01:20:56et aux phytos
01:20:57et de la réduction
01:20:57de cette dépendance
01:20:58dans un contexte
01:20:59d'explosion
01:21:00des prix des intrants
01:21:02et avec des études
01:21:04notamment
01:21:04il y a une étude
01:21:05de l'INRAE
01:21:05qui vient de sortir
01:21:06sur 10 années
01:21:07sur la capacité
01:21:09à maintenir
01:21:10les revenus agricoles
01:21:11sur les mêmes systèmes
01:21:12sans utiliser de phytos
01:21:14je crois que là
01:21:14il y aurait eu
01:21:16des choses
01:21:17à introduire
01:21:18pour soutenir
01:21:19ces itinéraires techniques
01:21:22qui sont éprouvées
01:21:23par les données scientifiques
01:21:25sur la question
01:21:26aussi du coût
01:21:26du capital
01:21:28en lien avec l'installation
01:21:29vous avez parlé tout à l'heure
01:21:30du défi
01:21:32du renouvellement
01:21:32des générations
01:21:34et je crois
01:21:35qu'on assiste
01:21:36à une forte hausse
01:21:37du coût du capital
01:21:37notamment avec les taux
01:21:38d'intérêt
01:21:39d'emprunt
01:21:40pour les jeunes agriculteurs
01:21:41je crois que là aussi
01:21:42il y aurait eu une mesure
01:21:43une ou des mesures
01:21:44d'urgence
01:21:45à mettre dans ce texte
01:21:45sur la gestion
01:21:46des risques aussi
01:21:47environnementaux
01:21:47vous l'avez abordé
01:21:48tout à l'heure
01:21:49sous l'angle
01:21:49des populations d'espèces
01:21:50je crois qu'il faut revoir
01:21:51le modèle de gestion
01:21:52des risques
01:21:52il ne me reste que quelques secondes
01:21:54sur le recours aux ordonnances
01:21:55moi je le regrette
01:21:56même si effectivement
01:21:57vous avez fait
01:21:58preuve de clarté
01:21:59par rapport à ce qu'il y aura
01:22:00dans le texte
01:22:01sur la création
01:22:03d'une brigade de contrôle
01:22:04sur les importations
01:22:05il y a quand même
01:22:06l'aspect
01:22:07des agents
01:22:07qui seront concernés
01:22:08et je pense que c'est important
01:22:10qu'on ait
01:22:11beaucoup plus de précision
01:22:12sur ce qui sera
01:22:14contenu
01:22:14sur cette ordonnance
01:22:16je n'ai pas le temps
01:22:17de développer sur l'eau
01:22:17mais ça viendra
01:22:18dans le débat
01:22:19merci
01:22:19merci monsieur le député
01:22:21madame la ministre
01:22:23bien merci
01:22:24monsieur le député
01:22:27merci des points
01:22:29positifs
01:22:29que vous avez relevé
01:22:30sur le loup
01:22:31les affaires
01:22:31le tunnel de prix
01:22:32le sourcing européen
01:22:34sur les reculs
01:22:36environnementaux
01:22:37ce texte est bâti
01:22:38sur une forme d'équilibre
01:22:39entre
01:22:40par exemple
01:22:41sur la question de l'eau
01:22:43que vous n'avez pas eu
01:22:44le temps d'aborder
01:22:45mais je vais
01:22:45c'est pas votre question
01:22:46mais ça va être
01:22:47ma réponse
01:22:48puisque c'est un sujet
01:22:49qui vous intéresse
01:22:50et qui m'intéresse
01:22:51au premier plan aussi
01:22:53le l'équilibre
01:22:55c'est voulu
01:22:56par le premier ministre
01:22:57c'est on libère
01:23:00du stockage
01:23:01on libère
01:23:01l'accès à l'eau
01:23:02parce que aujourd'hui
01:23:03on irrigue
01:23:05très peu en France
01:23:06moins de 7%
01:23:06des terres sont irriguées
01:23:08donc on a des marges
01:23:09de manœuvre
01:23:10il y a beaucoup d'eau
01:23:11qui part à la mer
01:23:12on peut en prélever
01:23:12un peu
01:23:13surtout quand les précipitations
01:23:14sont si abondantes
01:23:16que celles que nous avons
01:23:17connues cet hiver
01:23:18sans que ça porte préjudice
01:23:20au milieu naturel
01:23:22puisque de toute façon
01:23:23elles ne restent pas
01:23:25et en revanche
01:23:26beaucoup d'exigences
01:23:27sur la qualité
01:23:30vous dire que c'est facile
01:23:31d'y arriver
01:23:32non
01:23:32puisque dans la commission
01:23:34chargée au fond
01:23:35de ces questions
01:23:36ça a été des débats
01:23:38je dirais
01:23:39un dialogue un peu
01:23:41de sourd
01:23:41quand même
01:23:43malheureusement
01:23:44mais
01:23:46vous ne pouvez pas
01:23:46demander aux agriculteurs
01:23:47de perdre
01:23:48sous tous les tableaux
01:23:49on ne peut pas
01:23:49leur demander
01:23:50de faire des efforts
01:23:51pour changer
01:23:52leurs pratiques
01:23:53agricoles
01:23:53et agronomiques
01:23:54dans les aires
01:23:55de captage
01:23:56qui sont dégradées
01:23:57qui concernent
01:23:58à peu près
01:23:59l'équivalent
01:23:59de 3 départements
01:24:01en surface agricole utile
01:24:02c'est énorme
01:24:03c'est un effort
01:24:04considérable
01:24:05qu'on leur demande
01:24:06si dans le même temps
01:24:07on ne leur donne pas
01:24:08le gain
01:24:08d'un meilleur accès
01:24:09à l'eau
01:24:10chose inscrite
01:24:11dans le code rural
01:24:13dans le code rural
01:24:14il existe aujourd'hui
01:24:16une disposition
01:24:16qui veille
01:24:17à activer
01:24:18et à développer
01:24:19le stockage
01:24:20de l'eau
01:24:21voilà
01:24:22donc
01:24:22et c'est aussi
01:24:24dans la loi
01:24:25visant à lever
01:24:25les entraves
01:24:26dans les zones
01:24:28en déficit hydrique
01:24:30le stockage
01:24:31de l'eau
01:24:31est d'intérêt
01:24:33national majeur
01:24:34donc ça
01:24:35c'est déjà
01:24:36dans la loi
01:24:36on ne fait
01:24:37que lui donner
01:24:38une implication
01:24:39concrète
01:24:39puisqu'aujourd'hui
01:24:40c'est une vraie
01:24:41difficulté
01:24:42sur
01:24:44donc la transformation
01:24:45des systèmes productifs
01:24:47c'est une transition
01:24:49qui est une
01:24:51une pente
01:24:52sur laquelle
01:24:53on est engagé
01:24:54et sur laquelle
01:24:55les jeunes agriculteurs
01:24:57sont très engagés
01:24:58ils sont très attentifs
01:24:59à ces questions
01:25:00et je pense que là
01:25:01il y aura un effet
01:25:02générationnel
01:25:03sur la transformation
01:25:04des modèles
01:25:05vous évoquez
01:25:06la réduction
01:25:07de la dépendance
01:25:08aux intrants
01:25:08et aux phytos
01:25:09effectivement
01:25:10la question
01:25:12du renchérissement
01:25:12des intrants
01:25:13nous met en face
01:25:15de nos responsabilités
01:25:16il faut être
01:25:19plus ajusté
01:25:20dans l'utilisation
01:25:22des intrants
01:25:22puisqu'ils sont
01:25:24de plus en plus chers
01:25:25il faut donc
01:25:26les économiser
01:25:27quand on le peut
01:25:29maintenant
01:25:29il conditionne
01:25:31quand même
01:25:31le niveau
01:25:32de production
01:25:33donc d'alimentation
01:25:34on a besoin
01:25:35des fertilisants
01:25:37le jour
01:25:37il n'y aura plus
01:25:38que des fertilisants
01:25:39d'origine
01:25:42que des fertilisants
01:25:44verts
01:25:44on pourra tous
01:25:45s'en réjouir
01:25:46il y a beaucoup
01:25:46de recherche
01:25:47qui se fait
01:25:47aujourd'hui
01:25:48c'est compliqué
01:25:49d'avoir des coûts
01:25:51acceptables
01:25:53on est à 700 euros
01:25:55c'est intouchable
01:25:56pour les agriculteurs
01:25:57mais un jour
01:25:58je pense qu'on y arrivera
01:26:00sur la dépendance
01:26:01aux phytos
01:26:02je vous rappelle
01:26:02que Eco-phytos
01:26:03est toujours en cours
01:26:04et que Eco-phytos
01:26:05va bientôt produire
01:26:07les résultats
01:26:09son évaluation nationale
01:26:11et vous verrez
01:26:11qu'il produit
01:26:12ses effets
01:26:13aujourd'hui
01:26:14il n'y a plus
01:26:14en France
01:26:15de substances
01:26:16mutagènes
01:26:18cancérigènes
01:26:19reprotoxiques
01:26:21utilisées
01:26:21dans notre pays
01:26:22il faut quand même
01:26:24mesurer
01:26:25les progrès
01:26:28que nous avons
01:26:29effectués
01:26:30en la matière
01:26:30et on est engagé
01:26:32dans une diminution
01:26:33au regard
01:26:34des indicateurs
01:26:35européens
01:26:35voilà pour ce numéro
01:26:37de la séance
01:26:38est ouverte
01:26:39à très bientôt
01:26:39sur LCP
01:26:40et on est engagé
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