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  • il y a 2 heures
Regardez Un point, c'est tout avec Isabelle Saporta du 30 avril 2026.

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00:02C'est votre tablée du petit matin avec nos experts menu aujourd'hui les conséquences encascadées parfois étonnantes de la
00:08guerre en Iran.
00:09L'eau de la mer qui se réchauffe à vitesse grand V, on parle de la mer Méditerranée avec Marina
00:15dans un instant.
00:16Mais d'abord un nom, un nom qui sent le papier, qui sent les livres, mais aussi il faut bien
00:21le dire la page qui se tourne.
00:22Jiber, le groupe de libraires, traverse une très mauvaise passe.
00:25Il est placé en redressement judiciaire, victime du déclin du marché des livres neufs.
00:29Tout cela, Isabelle Saporta, à la grande surprise des clients de ces boutiques sur le boulevard Saint-Michel à Paris,
00:35très attachée à cette enseigne.
00:37Et revoilà le cœur des pleureuses, nous tous, dévastés que l'enseigne Jiber ferme.
00:43Quelle tristesse, c'était tellement bien d'acheter des livres là-bas.
00:47Les conseils étaient toujours géniaux, oui ?
00:49N'empêche qu'on préférait acheter sur Amazon.
00:51Ah, c'est tellement plus pratique que de se bouger jusque-là, hein ?
00:54Évidemment, on est tous des tartuffes.
00:56On pleure, on pleure, nos boutiques de quartier qui ferment, nos marques emblématiques qui disparaissent.
01:01On a bien pleuré aussi sur les faillites de Brant, les redressements en série de naf-naf.
01:06Oh oui, c'était super, la marque des petits cochons et du grand méchant look.
01:09Ou de coucaille.
01:10Et ce petit commerce de quartier tellement formidable.
01:13Où on achetait des jeux de société et cette quincaillerie si pratique.
01:16Bien sûr, mais on n'y allait que pour leur demander conseil.
01:19Et après ? Après, on commandait sur Amazon ou sur une autre enseigne en ligne.
01:23Pareil pour les fringues.
01:24On les essaie en boutique, puis on traque les bonnes affaires sur Internet.
01:27On fait tout ça.
01:28Puis on se lamente.
01:29On hurle à la désindustrialisation, à la fermeture des commerces en centre-ville.
01:34On exige un geste de l'État.
01:36Enfin, quand même, l'État pourrait se porter garant, trouver des repreneurs, mais que fait l'État ?
01:39Et nous, qu'est-ce qu'on fait, nous ?
01:40On se comporte en consommateur, pas en citoyen.
01:43Et moi, comme les autres.
01:44Puis après, on pleure sur notre sort.
01:46On se demande comment on va financer notre système de retraite, notre système de santé.
01:49Avec toutes ces boîtes qui ferment.
01:51Forcément.
01:52Mais bon, on aura acheté nos verres, notre robe, nos robes, quelques euros moins chers.
01:56Ou juste, on n'aura pas eu à bouger nos fesses de notre canapé pour acheter nos bouquins.
01:59Parce que pour le livre, c'est le même prix partout.
02:01Alors, j'entends que beaucoup d'entre nous sont à 2 euros près.
02:05Mais si tous ceux qui ne le sont pas arrêtaient de penser comme des consommateurs
02:08pour se comporter comme des citoyens, et sans même parler de prix.
02:11Si on arrêtait de se dire que c'est toujours plus facile de se faire livrer que d'aller en
02:14boutique,
02:15on n'en serait pas à pleurnicher une énième fois devant la faillite d'un commerce emblématique.
02:20Allons dans les magasins.
02:21Le message d'Isabelle.
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