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00:00:28Transcription by CastingWords
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00:01:59Dombey et Fils
00:02:02Ces trois mots exprimaient l'unique idée de la vie de M.Dombé.
00:02:06La terre était faite pour Dombey et Fils pour qu'ils y fassent du commerce.
00:02:09Les fleuves et les mers existaient pour porter leur navire, le soleil et la lune pour les éclairer.
00:02:16Dombey et Fils
00:02:17Les étoiles et les planètes assuraient la pérennité d'un système dont ils étaient le centre.
00:02:22Dombey et Fils.
00:02:23M.Dombé s'était élevé comme son père avant lui, du rang de fils au rang de Dombey.
00:02:29Et pendant près de vingt ans, il avait été le seul représentant de la maison.
00:02:33Car M.Dombé avait subi une contrariété, une seule, mais d'importance.
00:02:37Voilà dix ans qu'il était marié et jusqu'à ce jour, il n'avait pas eu d'enfant.
00:02:42Enfin, pas d'enfant qui valut la peine qu'on en parle.
00:02:48Florence, tu peux aller voir ton frère si tu en as envie.
00:02:51Mais ne t'approche pas toi.
00:02:58Ma chérie.
00:03:00Maman.
00:03:03On peut voir ma merveille ?
00:03:08Oh, mon cher Charles, c'est un vrai Dombey, un vrai Dombey.
00:03:15Excuse-moi, mais c'est un Dombey si parfait.
00:03:20Je n'ai jamais rien vu de pareil de toute ma vie.
00:03:24Accompagne-moi, veux-tu ?
00:03:25Il faut absolument que j'amène quelque chose, sinon je sens que je vais me trouver mal.
00:03:29Et Cécile, comment vas-y, ça ?
00:03:34Notre chère amie a absolument tenu à venir.
00:03:37Elle ne pouvait pas rater un tel événement, tu imagines ?
00:03:40Et regarde à quoi elle a pensé.
00:03:42N'est-ce pas adorable ?
00:03:43Vous m'excuserez d'avoir pris une telle liberté ?
00:03:46Si j'avais pu prévoir, c'est bienvenue au petit Dombey que j'aurais eu plus de plaisir à écrire.
00:03:54Et Mme Dombey ?
00:03:55Ce n'est rien du tout. Rien du tout.
00:03:58Elle est très fatiguée, bien sûr, mais c'est un passage.
00:04:01Il faut qu'elle fasse un effort pour se reprendre, c'est tout.
00:04:03Et je suis sûre qu'elle le fera.
00:04:09Ma chère amie, vous devriez aller déposer votre présent dans la chambre de notre ange chéri.
00:04:15Vous allez voir, c'est un authentique chérubin.
00:04:20Vraiment, cette chère Lucrèce est admirable de dévou.
00:04:23Tu n'es pas d'accord ?
00:04:24Effectivement, elle est très aimable.
00:04:26C'est une personne rare.
00:04:28Dès qu'il s'agit de notre famille, elle est toujours prête à se mettre en quatre.
00:04:34J'ai pensé que, peut-être, il y aurait une manière de montrer à notre chère amie que nous avons
00:04:40remarqué son amabilité.
00:04:41Et comment donc ?
00:04:43Eh bien, je sais que d'habitude, on choisit pour parrain des gens importants, pour les relations, l'influence.
00:04:49Je ne vois pas en quoi mon fils a besoin de rien de semblable.
00:04:51C'est tout à fait évident.
00:04:53Et c'est justement pour cette raison que je me suis dit que, peut-être, tu pourrais permettre à Lucrèce
00:05:00de...
00:05:00Louise ne va pas t'imaginer.
00:05:02Non, mais mon cher Charles, c'est évident, mais ne me fais pas dire ce que je n'ai pas
00:05:05dit.
00:05:05Louise, ce que je veux dire.
00:05:06Charles, je n'ai jamais imaginé une chose pareille.
00:05:08Enfin, Louise...
00:05:09Charles, je te dis que je n'y ai pas pensé.
00:05:12Et je te le redirai, même si ça devait être mes dernières paroles.
00:05:15Louise, ce que je veux dire, c'est qu'en la circonstance, il y aurait beaucoup de personnes qui pourraient
00:05:19avoir les droits supérieurs à celui de ton amie.
00:05:21Mais justement, je...
00:05:22Mais ma situation me permet de dédaigner le genre d'appui qu'on recherche d'habitude pour ses enfants.
00:05:26De plus, je ne souhaite pas qu'on vienne s'interposer entre mon fils et moi.
00:05:30Je préfère de beaucoup reconnaître l'obligence d'une personne méritante comme ton amie, qu'il soit fait comme tu
00:05:35le désires.
00:05:37Excusez-moi, il faudrait...
00:05:39Mais enfin, qu'est-ce qui se passe ?
00:05:40C'est votre...
00:05:43Monsieur, madame est au plus mal.
00:05:47Non, écoute, mon cher Charles, ne va pas croire cela.
00:05:50Si tu as la moindre confiance en mon expérience, tu peux être sûre qu'il suffit d'un effort de
00:05:54la part de Cécile.
00:05:55Et cet effort, il faut qu'on l'encourage.
00:05:57Et peut-être même qu'on l'oblige à le faire.
00:06:01Vous ne pensez pas que...
00:06:06Ma chère Cécile...
00:06:15Ma chère Cécile, Monsieur Dombey est là pour vous voir.
00:06:21Vous n'avez rien à lui dire ?
00:06:24On va mettre au lit votre petit garçon.
00:06:29Votre bébé, Cécile.
00:06:31C'est tout juste si vous l'avez vu.
00:06:36On ne peut pas l'emmener avant que vous ne vous soyez réveillée un peu ?
00:06:52Qu'est-ce que vous dites, Cécile ? Je n'entends pas.
00:06:56Allons, allons, voyons, ma chère Cécile.
00:06:59Je vais être obligée de me fâcher si vous n'y mettez pas du vôtre.
00:07:02Il faut que vous fassiez un effort.
00:07:05C'est peut-être un effort très grand et très pénible, que vous n'avez pas envie de faire.
00:07:10Mais nous vivons dans un monde d'efforts, Cécile.
00:07:13Et nous ne devons jamais céder.
00:07:16Allons, allons.
00:07:17Essayez.
00:07:18Ou sans cela, il me faudra vous gronder.
00:07:26Allons, allez, venez.
00:07:53Maman !
00:07:55Maman !
00:07:56Maman !
00:07:58Maman !
00:08:02Maman !
00:08:03Maman !
00:08:03Maman !
00:08:04Maman !
00:08:08Maman !
00:08:17Let's go.
00:09:09Un calme, presque professionnel, un regret d'homme bien élevé et maître de soi.
00:09:39Espiritu Sancti Sancti.
00:09:51Un calme, un calme, un calme.
00:10:31Un calme, un calme.
00:10:40Un calme, un calme.
00:10:43Un calme, un calme.
00:10:52Un calme, un calme.
00:10:53Un calme, un calme.
00:10:56Un calme, un calme.
00:11:08Les sentiments de M. Tombé envers sa fille depuis qu'elle était née avaient été simplement négatifs.
00:11:16Il n'avait même pas conçu d'inversions pour elle.
00:11:19Cela n'en valait pas la peine.
00:11:30Qu'est-ce qu'une fille pour Dombe et fils ?
00:11:34Qu'était-ce qu'une fille pour Dombe et fils ?
00:11:34Dans le capital que constituait la raison sociale et la réputation de la maison, une enfant de cette espèce n
00:11:39'était qu'une pièce de monnaie impossible à écouler.
00:11:42Un faux garçon, un faux garçon.
00:12:13Je ne suis même pas sûre que s'il croisait sa fille dans la rue, il la reconnaîtrait.
00:12:15Je ne suis même pas sûre qui sait qu'elle existe.
00:12:17D'accord, d'accord. Pas la peine de vous mettre en colère comme ça.
00:12:20Oui, c'est facile de rester maîtresse de soi, de parler calmement quand on fait cap votre enfant comme d
00:12:25'un prince.
00:12:26Chargez-vous donc de l'éducation de M. Paul et moi, je m'occuperai de Mademoiselle Flo, comme je l
00:12:30'ai toujours fait.
00:12:35Comment on va mon fils ?
00:12:37Mais, c'est que...
00:12:40C'est que quoi ? Est-ce qu'il se porte bien ?
00:12:42Parfaitement, monsieur.
00:12:50Il y en a l'air.
00:12:53J'espère que vous avez tout ce qu'il faut.
00:12:55Oh oui, tout ce qu'il faut.
00:12:57On peut dire ça comme ça.
00:12:59Alors, à mon avis, pour rendre les enfants gays et éveillés, rien ne vaut d'en avoir d'autres pour
00:13:06jouer avec.
00:13:23Suzanne, si vous croyez vraiment qu'une compagnie serait bonne pour l'enfant, pourquoi ne joue-t-il pas avec
00:13:27Mlle Florence ?
00:13:29Ah, mais oui, vous avez raison, monsieur.
00:13:32Il n'y aurait rien de mieux que la présence de Mlle Florence.
00:13:35Alors, dites qu'on permet à Mlle Florence d'être avec Paul tant qu'elle voudra.
00:13:39Que les enfants soient ensemble tant qu'il faudra.
00:13:48Coucou.
00:13:50Coucou.
00:13:53Coucou.
00:13:56Coucou.
00:14:01Coucou.
00:14:03Coucou.
00:14:06Coucou.
00:14:07Coucou.
00:14:09Est-ce que vous savez où est Paul ?
00:14:11Dans le petit salon, monsieur.
00:14:14Coucou.
00:14:17Coucou.
00:14:19Coucou.
00:14:22Coucou.
00:14:23Coucou.
00:14:24Coucou.
00:14:24Coucou.
00:14:25Coucou.
00:14:26Coucou.
00:14:27Coucou.
00:14:34Je vais remettre de l'ordre, je vous prie.
00:14:36Oui.
00:14:38Vous porterez M.
00:14:39Paul dans sa chambre.
00:14:42M.
00:14:43Dombe ne savait pas à quel point sa fille l'aimait.
00:14:47She was very young and having no mother, she had not learned to express her love that she brought her.
00:14:58Florence said that, in force of perseverance, she would have found the path that led to her heart.
00:15:06It was the only goal of her life.
00:15:27Monsieur !
00:15:32Bonjour Monsieur, excusez-moi de vous déranger, mais est-ce que vous pouvez me dire où est-ce que vous
00:15:37avez acheté votre chapeau ?
00:15:39Qu'est-ce que tu fais dans la rue à cette heure-ci ma petite ?
00:15:44Tu sais quelle heure il est ?
00:15:50Mademoiselle Florence !
00:15:53Mademoiselle Florence !
00:15:58Mademoiselle Florence !
00:16:01Mademoiselle Tourbet !
00:16:03Mademoiselle Florence !
00:16:04Mademoiselle Florence !
00:16:06C'est une catastrophe !
00:16:08Oui, c'est très regrettable.
00:16:10Même si je reste persuadé que Mademoiselle Donbet n'a pas pu aller bien loin.
00:16:14Mademoiselle Donbet !
00:16:14Regardez !
00:16:16Regardez ce que j'ai trouvé sous son lit !
00:16:19Et si on appelait la police ?
00:16:20La police ?
00:16:21Mademoiselle Donbet !
00:16:22For the whole city of Coran.
00:16:25Yes, it would be a catastrophe.
00:16:27What's going on?
00:16:31It's Mrs. Mrs.
00:16:33She disappeared.
00:16:34Well, find her.
00:16:36She's a 7-year-old girl.
00:16:37She doesn't disappear like that.
00:16:43Explore!
00:16:45Explore!
00:16:47Explore!
00:16:48Explore!
00:16:50Explore!
00:16:56Explore!
00:16:59Explore!
00:17:02Explore!
00:17:03Explore!
00:17:05Explore!
00:17:06Explore!
00:17:06Hey!
00:17:08Je cherche quelque chose?
00:17:11Oui, s'il vous plaît.
00:17:12Je cherche une boutique roulement des chapeaux.
00:17:15La demoiselle dit qu'elle veut acheter un chapeau.
00:17:17Vous savez pas, on pourrait trouver ça?
00:17:19Moi, je vois bien une boutique où on peut m'acheter des tas de galures.
00:17:22C'est pas très loin d'ici.
00:17:24Mais là où ça coince, c'est qu'ils vont pas t'en vendre.
00:17:27Pourquoi?
00:17:30T'es trop petite.
00:17:32Je peux quand même essayer, j'ai de l'argent.
00:17:37Euh, ils s'en foutent. Ils ont pas le droit de vendre des gamins.
00:17:41À la Régard avec Irma, ça pourrait peut-être passer.
00:17:43S'il vous plaît.
00:17:45Ça collera pas non plus.
00:17:46C'est un magasin de tout ce qu'il y a de plus classe.
00:17:49Fabi est comme elle et Irma, elle franchit même pas le seuil.
00:17:53Bon.
00:17:54Il y a peut-être une solution.
00:17:55Il faut que je sois d'accord.
00:17:56C'est parti.
00:19:27Florence, Dombey.
00:19:29Mademoiselle Dombey, si vous voulez bien me suivre.
00:19:37Vous n'avez plus rien à craindre.
00:19:40Vous êtes sous ma protection, mademoiselle.
00:19:47Tout le personnel de notre théâtre est heureux de vous accueillir, mademoiselle Dombey.
00:19:58Les illustres acteurs de cette grande maison sont tous ravis de venir saluer mademoiselle Dombey.
00:20:03« Sachez, genre de dame, que je dépose ma rapière à vos pieds et que je jure de vous défendre
00:20:14contre vilains et brigands. »
00:20:20« Fois de Robert le dire, si je n'ai pas devant moi la plus jolie des sirènes que la
00:20:24mère a porté, je veux bien être pendu à la grande vergue. »
00:20:29« Nous échangerions bien contre les trois vaches de mon étame. »
00:20:32« Ah, bien que ça me déchirait de cœur de me séparer de la roussette. »
00:20:37« Ah. Enfin un sourire. »
00:20:43« Pas plus tard que février. Mars au maximum. En tout cas, avant le printemps. Ils vont revenir en masse.
00:20:53Tu peux me faire confiance, je connais mon public.
00:20:5740 ans d'expérience, ça vaut quelque chose. »
00:21:00« Quelle expérience ? Ah, parlons-en de ton expérience. »
00:21:05« L'expérience de 40 ans de naufrage. Est-ce que ça fait un bon marin ? »
00:21:11« Mademoiselle Dombay nous fait l'honneur de nous rendre visite. »
00:21:19« Ah, bien c'est parfait. On allait justement passer à table. »
00:21:31« Vous avez raison, mademoiselle, d'être étonnée. »
00:21:34« Est-ce que vous savez que le trône sur lequel vous êtes assise a appartenu successivement à Isabelle la
00:21:41Crayon ? »
00:21:41« Marie de Médicis et Elisabeth d'Angleterre. »
00:21:45« Ah, ne l'écoutez pas, mademoiselle. »
00:21:48« Monsieur oublie de vous dire combien de fois il a essayé de le vendre, ce fameux trône, pour se
00:21:53payer un repas convenable. »
00:21:56« Malgré la liste impressionnante des propriétaires, personne ne l'a jamais acheté. »
00:22:02« Ah, par contre, ça, mademoiselle, c'est du vrai argent. »
00:22:07« Qu'est-ce qu'il y a ? »
00:22:11« Est-ce qu'il est possible de prévenir mon père ? »
00:22:14« Je suis sûre qu'il est très inquiet. »
00:22:16« Mais bien sûr. Et où est-ce qu'il habite, monsieur votre père ? »
00:22:19« Chez nous, une grande maison. Avenue des Saules. »
00:22:23« Oui. Avenue des Saules ? »
00:22:26« Oui, une grande maison. Avec des arbres en cours. »
00:22:31« Juste à côté du covent des Sœurs Augustine. »
00:22:38« S'il vous plaît, c'est parce qu'on m'a pris mes vêtements. »
00:22:43« Ce n'est pas les miens que je porte. »
00:22:45« Je suis Florence Tombay. »
00:22:47« J'habite à Avenue des Saules. »
00:22:49« Avec mon papa et Paul, c'est mon petit frère. »
00:22:53« Je suis un sœur unique. »
00:22:54« Et c'est la vérité. »
00:22:59« S'il vous plaît, c'est parce que j'ai bu le chapeau de papa. »
00:23:05« Vous comprenez ? »
00:23:07« Mon magasin n'a pas voulu me laisser entrer. »
00:23:10« Parce que je suis trop petite. »
00:23:12« J'ai rencontré des amis. »
00:23:14« Ils ont voulu m'aider. »
00:23:16« Mais ils ont dû se perdre aussi. »
00:23:18« Et mon papa est sans nouvelles de moi. »
00:23:20« Eh oui, la première chose à faire, c'est de rassurer votre père. »
00:23:24« Oui, c'est évident. »
00:23:25« Ah mais, notre moussaillon va se faire un plaisir d'aller le trouver. »
00:23:30« Avenue des Saules ? »
00:23:31« C'est comme si c'était fait. »
00:23:33« Et voilà. »
00:23:34« Votre père aura de vos nouvelles avant même que vous ayez fini de dîner. »
00:23:40« Allez, allez. »
00:23:55« Vous désirez ? »
00:23:57« Excusez-moi, je dois faire erreur. »
00:23:59« Vous venez pour Florence ? Vous avez des nouvelles ? »
00:24:02« Oui, elle va très bien. Elle est au théâtre. »
00:24:04« Quoi ? »
00:24:05« Enfin, à la maison, je veux dire. »
00:24:06« C'est vrai ? Vous l'avez retrouvée, elle va bien. »
00:24:11« Venez, allez. »
00:24:16« Elle est retrouvée. »
00:24:19« Florence est retrouvée. »
00:24:21« Elle est retrouvée. »
00:24:26« C'est grâce à son homme. »
00:24:29« Je ne sais pas, il ne m'a pas tout de suite. »
00:24:33« Monsieur ! »
00:24:35« Monsieur, mademoiselle est retrouvée. »
00:24:37« Je vous l'avais bien dit, Louise, que nous finirions obligatoirement par la retrouver. »
00:24:41« C'est grâce à ce garçon, monsieur. »
00:24:46« C'est donc vous qui avez retrouvée ma fille ? »
00:24:48« Je ne l'ai pas exactement retrouvée. »
00:24:50« On peut plutôt dire que j'ai été mise sur son chemin. »
00:24:53« Comment ça, vous avez été mise sur son chemin ? »
00:24:55« Où est-elle en ce moment ? Essayez d'être claire et cohérent. »
00:24:58« Bien, monsieur. »
00:25:00« C'est-à-dire que... »
00:25:02« Elle est chez moi avec mes oncles. »
00:25:03« Elle dîne au théâtre. »
00:25:05« Enfin, c'est un théâtre, mais il n'y a plus de spectacle. »
00:25:08« Mais sinon, elle va vraiment très bien. »
00:25:10« Enfin, elle s'est fait attaquer par des gamins, qui lui ont volé ses vêtements, mais rien de grave.
00:25:17»
00:25:17« Venez, jeune homme. »
00:25:28« Vous avez bien agi, mon garçon, et vous serez récompensé pour ça. »
00:25:31« Ah, mais non. »
00:25:33« Moi, je ne suis pas venu chercher une récompense. »
00:25:35« Ah non, ne faites pas l'enfant et ne gâchez pas un beau geste par un comportement déplacé. »
00:25:39« Veillez à ce que ce jeune homme reçoive ce qu'il mérite. »
00:25:46« Je dirais que ce qui caractérise M. Dombé en toute occasion, c'est son sens de l'équité. »
00:25:54« Vous avez été le messager d'une très bonne nouvelle. »
00:25:57« Il tient à rétribuer votre action à la hauteur de son mérite. »
00:26:00« Grâce à vous, Mlle Florence va rentrer chez elle, et cette désagréable parenthèse sera enfin refermée. »
00:26:06« Est-ce que vous comprenez ? »
00:26:08« Je n'ai pas besoin de préciser que pour vous, un aussi extraordinaire concours de circonstances ne peut avoir
00:26:13d'autres conséquences que d'obtenir cette récompense. »
00:26:16« C'est pourquoi M. Dombé insiste pour qu'il vous soit payé votre dû, et que les comptes soient
00:26:23définitivement clos. »
00:26:29« Laissez-moi faire. Je vais arranger ça. »
00:26:40« Non, c'est clair que cet enfant n'est pas une petite mendiante. »
00:26:47« Regarde ses mains. Regarde ses petits pieds. »
00:26:51« Ils n'ont sûrement pas à repenter les routes. »
00:26:55« Et puis cette façon de parler, c'est pas du français. »
00:26:58« Mais si, c'est marrant. C'est du bon français. »
00:27:02« Non, non, non. Elle a un accent. Tu l'as entendu comme moi. »
00:27:05« C'est une étrangère. »
00:27:08« Elle ne connaît pas la ville. Elle vient à peine d'arriver. »
00:27:12« Elle débarque à peine d'un bateau. »
00:27:14« Et vu son déguisement, il est évident qu'elle a cherché à s'enfuir. »
00:27:19« Pourquoi, qu'est-ce que tu vas chercher, M. Dombé ? »
00:27:22« Simplement que cet enfant est la fille d'un personnage important dont le bateau a été attaqué par des
00:27:29pirates. »
00:27:30« Mais arrête de délirer une minute, s'il te plaît. Sois un peu logique pour une fois. »
00:27:35« D'accord. Elle s'exprime incroyablement bien pour une petite fille. »
00:27:40« Mais tu as vu aussi qu'elle a une imagination dépendante. »
00:27:44« Et ses cheveux. »
00:27:45« Tu as vu ses boucles ? »
00:27:47« C'est l'art d'un grand perruquier, crois-moi. »
00:27:50« Tu vois pas ce que ça signifie ? »
00:27:53« Non. Non, je ne vois pas. »
00:27:56« Tu as devant toi la fille d'une grande comédienne. »
00:28:01« À mon avis, la fille cachée d'un homme d'état est une diva de premier plan. »
00:28:07« Peut-être même, on l'a abandonnée. »
00:28:26« C'est une princesse perdue. »
00:28:31« Et c'est notre Arthur qui l'a retrouvée. »
00:28:34« Dans les cours étrangères, il n'est pas rare qu'en récompense de tels exploits, »
00:28:40« on offre la main de la princesse au héros. »
00:28:44« Un mariage ? »
00:28:46« Eh. »
00:28:47« Quand même. »
00:28:49« C'est presque un bébé. »
00:28:51« Mais quand Arthur aura 25 ans, elle en aura presque 16. »
00:28:55« C'est pile la bonne différence. »
00:28:58« Tiens. »
00:28:59« Qu'est-ce que c'est que ça ? »
00:29:22« Bonsoir, monsieur. »
00:29:23« Elle dort. »
00:29:24« Tu peux aller la réveiller, s'il te plaît, je te rejoins. »
00:29:31« C'est de la part de monsieur Dombey. »
00:29:34« Il aime tout ce qui touche aux arts. »
00:29:37« Et c'est un honneur pour lui de vous remettre cette petite contribution. »
00:29:42« Merci, madame. »
00:29:46« Ah, bravo ! Bravo, mademoiselle ! »
00:29:49« Disparaître comme ça, sans prévenir ? »
00:29:52« Je suis peut-être la dernière roue du carrosse dans cette maison, »
00:29:54« mais vous auriez pu me prévenir de votre expédition. »
00:29:56« Je suis furieuse. »
00:29:57« Furieuse ! »
00:29:58« Encore un coup comme ça et je rends mon tablier. »
00:30:01« Oh, là, là, là, là, puis regardez dans quel état vous vous êtes mise. »
00:30:05« Oh, quelle horreur. »
00:30:06« Bon, allez, retirez-moi tout ça. »
00:30:12« Oh, là, là, là, là, là. »
00:30:44You've seen how they were nice, Susan.
00:30:49They saved me life.
00:30:53I promised to come back to see them often.
00:31:00When will we come back?
00:31:02I don't think it would be a pleasure to your father.
00:31:05Why?
00:31:06Because it reminds me of bad memories.
00:31:10You don't have to realize that you have made a lot of pain.
00:31:14Your disappearance turned out.
00:31:17That means I could not hold my promise?
00:31:22If you have promised them, you will see it.
00:31:25It's not worth talking about your father.
00:31:27You mean we're going to lie to Papa?
00:31:30Who says he to lie to lie?
00:31:32We're going to leave, right?
00:31:34If your father asks if you have seen your friends,
00:31:36you will tell you the truth.
00:31:37But if you don't ask anything,
00:31:40why would you worry about all these stories?
00:31:43...
00:31:53The years passed.
00:31:55The little Florence has grown but she has taken words.
00:32:01She has never had to admit, because as promised Suzanne, her father never asked her questions.
00:32:07At the same time, Florence could not be able to feel guilty.
00:32:15It was still the only way she allowed.
00:32:19The most clear of her time, she passed away from her brother Paul.
00:32:24It must be said that despite all the strength and patience,
00:32:28Paul was not a child well-ported.
00:32:33And for a long time, he was only occupied by the opportunity to get rid of her hands
00:32:39to meet the mother who had lost her.
00:32:47Redress the dos, and right.
00:32:50And the two, you put well on the right hand.
00:32:54You put well on the right hand.
00:32:56Yes, very good, like the legs of the moineau.
00:33:07I can't stop now, I'm starting to have crampes on the right hand.
00:33:17I can't stop now.
00:33:19It is necessary to make sure that no one of his sins was ever given to Mr. Dombey.
00:33:27This was not surprising, because no one in the house, not even his sister Louise,
00:33:31had never osed to suggest to Mr. Dombey that there was perhaps some reason
00:33:35to be inquiet about the little Paul.
00:33:42By the time, Paul was enough young and a player.
00:33:46His character was no longer morose.
00:33:54But at other times, he had a strange way,
00:33:58vieillot, dépensif, de rester assis à méditer.
00:34:07Paul ressemblait alors à l'un de ces petits êtres de contes de fées,
00:34:11qui, âgés de 150 ou de 200 ans,
00:34:14sont les remplaçants fantastiques des enfants auxquels on les a substitués.
00:34:22Papa, c'est quoi l'argent ?
00:34:28Eh bien, comment dire ?
00:34:31Tout d'abord, il faut que tu comprennes que le mot argent,
00:34:34c'est un terme général qu'on emploie pour parler de choses différentes,
00:34:40comme les pièces de monnaie, les billets, l'or.
00:34:43Oui, d'accord.
00:34:46Mais qu'est-ce qu'on peut faire avec l'argent ?
00:34:52Avec l'argent.
00:34:54Avec l'argent, on peut faire n'importe quoi.
00:34:56Alors, si l'argent peut faire n'importe quoi,
00:34:59pourquoi est-ce qu'il n'a pas sauvé maman ?
00:35:02Est-ce que l'argent est méchant ?
00:35:07Paul, l'argent est très puissant.
00:35:11Hélas, il ne veut pas conserver en vie les gens pour qui l'heure de mourir est venu.
00:35:16Il n'empêche l'argent en celui qui le possède respecté, craint et honoré.
00:35:25Et souvent, il permet d'écarter la mort pendant longtemps.
00:35:27Il permet d'avoir les meilleurs médecins, d'avoir les meilleurs soins.
00:35:33Il permet...
00:35:34Enfin bref, il peut faire tout ce qui peut être fait.
00:35:39Donc, l'argent ne peut pas me rendre plus fort et mieux portant.
00:35:44Mais tu l'es, fort et bien portant, non ?
00:35:48Oh, Florence, elle est plus grande que moi.
00:35:51Mais je le vois bien que je ne suis pas aussi bien portant qu'elle.
00:35:56Moi, je n'arrive pas à jouer longtemps, c'est moins fatigué.
00:36:01Et puis, parfois, je suis tellement fatigué.
00:36:05Tellement fatigué que j'en ai mal aux os.
00:36:09Bien sûr que tu es fatigué.
00:36:11C'est le soir.
00:36:14Tous les petits sont fatigués le soir.
00:36:17Ça les fait bien dormir.
00:36:19Ce n'est pas seulement le soir.
00:36:22Même le jour.
00:36:27Il est temps de vous coucher, Monsieur Paul.
00:36:29Où est Florence ?
00:36:30Je ne sais pas.
00:36:31Je veux que ce soit Florence qui me couche.
00:36:34Mais Monsieur Paul...
00:36:36Allez la chercher tout de suite.
00:36:44Souviens-toi
00:36:48De ce rêve de l'oiseau
00:36:54Nanana, l'oiseau d'or
00:36:59Souviens-toi
00:37:09De ce rêve de l'oiseau
00:37:16Nanana, l'oiseau d'or
00:37:22J'aimerais que vous me parliez sans détour.
00:37:27C'est à propos de Paul.
00:37:30Comment dire ?
00:37:34Je trouve qu'il n'est pas en aussi bonne santé qu'on pourrait le souhaiter.
00:37:38Et j'aimerais avoir votre avis sans réserve.
00:37:45Eh bien...
00:37:47Je crois que tu te fais du soucis pour rien.
00:37:50Paul est un garçon remarquable.
00:37:53C'est juste qu'il est très en avance pour son âge.
00:37:56Un peu comme si son esprit était trop grand pour son corps.
00:38:00C'est vrai qu'il est étonnant.
00:38:02Il a une façon de parler vraiment...
00:38:06Surprenante.
00:38:07Pour un enfant.
00:38:08Justement.
00:38:10J'aimerais bien savoir qui l'entretient de certains sujets.
00:38:15Pas plus tard qu'hier, il m'a parlé de ses os, comme il dit.
00:38:19De ses os.
00:38:21Enfin, c'était pas un squelette vivant tout de même.
00:38:24Mon dieu, non.
00:38:25Il s'en faut.
00:38:28Paul a peut-être une faiblesse passagère de constitution.
00:38:32Et ce ne serait pas le premier enfant de son âge
00:38:35à perdre temporairement l'usage de ses...
00:38:42De ses...
00:38:43De ses...
00:38:46Membres inférieurs.
00:38:47Voilà. De ses membres inférieurs.
00:38:49Comment ça va ?
00:38:50Il n'y a pas lieu de s'inquiéter.
00:38:52J'en ai discuté avec notre médecin de famille.
00:38:55Évidemment, il m'a sorti l'éternel couplet
00:38:57sur les bienfaits de l'air de la mère et tout ce qui s'ensuit.
00:39:01L'air de la mère.
00:39:02Non mais n'écoute pas ces bêtises, Charles.
00:39:05C'est aussi ce qu'on avait recommandé à mes deux garçons
00:39:07lorsqu'ils avaient le même âge que Paul.
00:39:10Et à quoi ça leur a servi ?
00:39:13Est-ce que ça leur a seulement fait du bien ?
00:39:18L'air de la mère.
00:39:23Tu sais comment sont les gens ?
00:39:25Ils veulent suivre la mode.
00:39:28On leur dit qu'il y a à Trouville, un établissement qui forme l'élite de l'élite.
00:39:33Même les enfants de la noblesse se bousculent pour y avoir une place.
00:39:41Tu entends bien ma voix, là ?
00:39:43Oui, et moi, tu m'entends ?
00:39:45C'est pas la peine de crier.
00:39:47Tu peux parler normalement ?
00:39:49Mademoiselle, préparez-vous à faire vos bagages, vous partez à la mer.
00:39:52Moi ?
00:39:53Pourquoi ?
00:39:54La petite souris.
00:39:57Qu'est-ce que c'est que cette histoire ?
00:39:58C'est une histoire de votre tante et de sa très chère amie.
00:40:02De la dentelle.
00:40:03Elles sont en train d'enfoncer dans le crâne de votre père qu'il faut envoyer Paul
00:40:06dans une espèce de pension au bord de je sais quel océan.
00:40:09Une pension ?
00:40:09Soi-disant pour leur mettre sur pied et en faire un grand savant.
00:40:13Elles ne voudront jamais que je l'accompagne ?
00:40:16Ça veut dire que je ne vais plus voir Paul ?
00:40:19Et à quoi je sers, moi, alors ?
00:40:21Qu'est-ce qu'il se passe, Florence ?
00:40:22Mais qu'est-ce que tu veux faire ?
00:40:23Je vais rester des mois sans le voir.
00:40:25Mais faites-moi confiance.
00:40:26Je ne suis peut-être pas un puits de science, mais je ne suis pas non plus tombé de la
00:40:29dernière pluie.
00:40:31Alors quoi ? Tu joues ou tu ne joues plus ?
00:40:33Je joue, mon chéri. Je joue, excuse-moi.
00:41:10Bonjour, madame. Je suis M. Dombey et voici mon fils, Paul.
00:41:15M. Imbert nous attend, je suppose.
00:41:17Oui, monsieur. Si vous voulez me suivre...
00:41:40J'ai cru comprendre qu'avec votre fils, nous étions en quelque sorte en terrain vierge.
00:41:46Oui, mis à part quelques rudiments appris à la maison, on peut dire que Paul a tout à apprendre.
00:41:51Et il est très désiré de se mettre à étudier.
00:41:56Pardonnez-moi.
00:42:01Ah, maintenant, je te vois, mon petit ami. Comment est-ce que tu te sens ?
00:42:04Bien, monsieur.
00:42:05Alors, mon petit ami, est-ce que tu veux qu'on fasse de toi un homme ?
00:42:12Tu entends, Paul ?
00:42:15J'aimerais mieux être un enfant.
00:42:17Vraiment, et pourquoi ?
00:42:30Qu'est-ce que ça veut dire, Paul ?
00:42:35Je ne comprends pas cette réponse.
00:42:37Ce n'est rien, ce n'est rien. Nous substituerons rapidement de nouvelles occupations et de nouvelles impressions qui chasseront
00:42:43ces nuages, monsieur Dombey.
00:42:45Vous souhaitez donc que notre petit ami acquière tout ce qu'on peut acquérir, s'il vous plaît.
00:42:50C'est bien ça. Nous communiquerons à notre petit ami une grande variété de connaissances.
00:42:55Et nous lui ferons faire, j'ose le dire, de rapides progrès.
00:42:59Virgile, Ovid, Terence, Cicéron.
00:43:03Il sera ici en excellente compagnie.
00:43:10L'établissement du docteur Humbert était une vaste serre dont le but était de forcer tous les élèves à fleurir
00:43:16avant l'heure.
00:43:18On produisait des petits pois mentaux avant la Noël et des asperges intellectuelles toute l'année.
00:43:24Les plus ingrates pousses d'enfants fournissaient toutes les espèces de légumes grecs et latins dans les expositions les plus
00:43:31classiales.
00:43:32Madame Pipla, préparez quelques livres pour notre nouvel ami.
00:43:37Le système du docteur Humbert était fort plaisant et ingénieux.
00:43:42Mais le forçage avait ses inconvénients habituels.
00:43:48Les fruits précoces n'avaient pas bon goût et ne se gardaient pas.
00:43:53Votre chambre est au premier étage et votre nom sur la porte.
00:44:00C'est parti.
00:44:02C'est parti.
00:44:13C'est parti.
00:44:16C'est parti.
00:44:19C'est parti.
00:44:30C'est parti.
00:44:31C'est parti.
00:44:58C'est parti.
00:44:59C'est parti.
00:45:01C'est parti.
00:45:09C'est parti.
00:45:14C'est parti.
00:45:22C'est parti.
00:46:02C'est parti.
00:46:07C'est parti.
00:46:15C'est parti.
00:46:17C'est parti.
00:46:30C'est parti.
00:46:34C'est parti.
00:46:34C'est parti.
00:46:35C'est parti.
00:47:04C'est parti.
00:47:06C'est parti.
00:47:07C'est parti.
00:47:08C'est parti.
00:47:37C'est parti.
00:47:42C'est parti.
00:47:53C'est parti.
00:47:55C'est parti.
00:47:57C'est parti.
00:48:11C'est parti.
00:48:32C'est parti.
00:48:33Il est l'heure d'aller te coucher, mon petit.
00:48:35Tu seras beaucoup mieux dans ton une pourrait vie qu'ici.
00:48:40Qu'est-ce qui ne va pas ?
00:48:41C'est pas ma maison.
00:48:44Je veux m'en aller.
00:48:46Qu'est-ce qu'il y a ?
00:48:51Pourquoi tu m'en regardes comme ça ?
00:48:53Je me demande de quel âge vous avez ?
00:48:55On ne pose pas des questions comme ça !
00:48:58Why?
00:48:59Because it's not funny.
00:49:04You seem to love him.
00:49:07He's called Diogène.
00:49:09He loves it.
00:49:11Why?
00:49:13Why?
00:49:14Why?
00:49:16Why do you love your sister?
00:49:18Because she's very good.
00:49:20No one is like Florence.
00:49:22Well, no one is like me.
00:49:25Really?
00:49:26No one is like me.
00:49:31It's a good thing.
00:49:45Hey!
00:49:48Do you like the gilets?
00:49:51Yes, sir.
00:49:55Yes, sir.
00:49:57Yes, sir.
00:50:13Yes, sir.
00:50:17Oh, yes, sir.
00:50:22Let's go.
00:50:22Oh, yes.
00:50:23There's no one.
00:50:26Ah, les cartes, ça tombe bien.
00:50:30Je ne sais pas comment Paul va faire.
00:50:32On en dit qu'il doit avoir étudié la géographie de tout le bassin méditerranéen.
00:50:40Je ne parviens pas à situer le détroit de Messines.
00:50:45Vous savez, vous ?
00:50:47Je suis désolé, je ne sais même pas qui est Messines.
00:50:55Bon. Excusez-moi, mais je ne peux pas rester.
00:51:06Arthur ! Arthur, vous revenez bientôt.
00:51:17Comprenant que Paul risquait d'être proprement étouffé par la masse des connaissances qu'il devait incurgiter,
00:51:22Florence avait décidé de suivre ses pas dans les sentiers épineux du savoir.
00:51:29Attentive et attentionnée, elle était un merveilleux professeur pour l'enfant.
00:51:38Grâce à elle, tout ce qui était si dur devint facile,
00:51:41tout ce qui était si obscur devint simple et clair.
00:52:00Alors, qu'est-ce que vous faisiez ?
00:52:03Maintenant, on risque d'être en retard.
00:52:05Regarde tout ce que nous avons !
00:52:07Les Moralia, de Plutarque, de la Providence, de Sénèque.
00:52:11Et l'œuvre complète de Ripide en grec ancien.
00:52:14C'est beau de comprendre.
00:52:16C'est beau aussi de ne pas comprendre.
00:52:19Je ne sais pas lequel est le plus beau des deux.
00:52:22Enfin, moi, il faudrait quand même qu'on m'explique en quoi un petit garçon de 7 ans a besoin
00:52:26de connaître le grec ancien.
00:52:29Mais qu'est-ce que vous faites, là ?
00:52:32Je ne veux pas continuer à fermer les yeux sur tout ce que vous faites pour nous.
00:52:35Je vous assure que ça n'est pas la peine.
00:52:37Si papa savait à quel point j'abuse de votre gentillesse, il serait furieux contre moi.
00:52:42Suzanne a raison.
00:52:43Vous avez de longues heures de route devant vous.
00:52:50Bon.
00:52:51Alors, c'est à votre tour de fermer les yeux.
00:52:55Fermez les yeux, s'il vous plaît.
00:53:14Notre neveu, Arthur, je te présente M. Dubreuil.
00:53:20Mais Salomon ne voulait pas t'en parler, mais on a un petit problème.
00:53:24Bon, c'est pas grave.
00:53:26A tout problème, il y a une solution.
00:53:28C'est juste un petit retard de paiement sur un emprunt légal.
00:53:32Un peu plus de 60 000 francs.
00:53:34C'est moi qui m'en occupe.
00:53:36Combien ?
00:53:37Ah oui, ça, c'est beaucoup d'argent.
00:53:39Mais rassure-toi, tout va s'arranger.
00:53:42M. Dubreuil vient de nous conseiller de voir certaines de nos connaissances et de leur en parler.
00:53:48Évidemment.
00:53:49Le nom de M. Dombé est à lui seul une garantie.
00:53:53Oui, si vous dites qu'il est prêt à vous avancer la somme.
00:53:58M. Dombé ?
00:53:59Sa fille, que vous avez dû croiser, est comme notre propre enfant.
00:54:03C'est presque une affaire de famille.
00:54:06Nous sommes en quelque sorte des parents éloignés de M. Dombé.
00:54:10Non, éloignés, éloignés, pour l'instant.
00:54:13Non, non, non, mais il n'en est pas question.
00:54:14Il n'est pas question qu'on demande quoi que ce soit à M. Dombé.
00:54:17Et pourquoi pas ?
00:54:20Vous ne savez pas qui est M. Dombé.
00:54:23Moi, je l'ai rencontré.
00:54:24Je peux vous dire qu'en aucun cas, il n'accédera à une telle demande.
00:54:26Au contraire, c'est un grand amateur d'art.
00:54:28Il a déjà fait un don conséquent à notre terrain.
00:54:31Et Florence n'arrête pas de nous parler de sa grande générosité.
00:54:35Ce n'est pas vrai, peut-être.
00:54:37Non, non, non, non, c'est absolument impossible.
00:54:40En ce cas, je ne vois pas comment éviter la saisie.
00:54:44Hein ?
00:54:45La saisie.
00:54:48Il doit y avoir une autre solution.
00:54:51Il faut la trouver.
00:54:53Je suis sûr qu'il y a une autre solution.
00:55:00Mieux vaut peu que rien.
00:55:02Même s'il n'y a que des miettes.
00:55:04En voici quelques-unes.
00:55:05Ah, j'ai aussi une range de 1000 francs par an.
00:55:08Je suis prêt à la transférer.
00:55:11Imaginez-vous.
00:55:13Pour un simple retard de paiement,
00:55:15mon frère est si présent
00:55:17et sur le point de perdre tout son bien.
00:55:20Il est absolument désespéré.
00:55:22Mais qui sont ces messieurs ?
00:55:25Excusez-moi, mais nous n'avons pas très bien compris votre nom.
00:55:27Mais nous sommes les oncles d'Arthur.
00:55:30C'est ce jeune homme qui avait retrouvé
00:55:31Mademoiselle Florence quand elle était petite.
00:55:34Je ne comprends rien à toutes ces histoires.
00:55:38Il ne faut rien faire ici.
00:55:41Florence.
00:55:48Qu'est-ce que veulent ces messieurs, papa ?
00:55:51Ils veulent de l'argent.
00:55:56Messieurs.
00:56:01Vous disiez avoir besoin de...
00:56:0360 000 francs or.
00:56:05Ce prêt, M. Tombé,
00:56:07considérait notre dernier recours avant le désastre.
00:56:11Puis-je connaître la nature de cette dette ?
00:56:13Le seul tort de mon frère,
00:56:14c'est d'avoir fait confiance à un coquin.
00:56:16Un entrepreneur
00:56:17qui devait rénover notre théâtre.
00:56:20Il s'est enfui avec l'argent.
00:56:24Si tu avais de l'argent maintenant, Paul,
00:56:26je veux dire assez d'argent pour aider ces messieurs,
00:56:28qu'est-ce que tu prêts ?
00:56:29Je donnerais l'argent aux messieurs.
00:56:32Tu le leur prêterais.
00:56:33Très bien.
00:56:35Quand tu auras l'âge, tu sais,
00:56:37tu auras ta part de mon argent
00:56:39et nous nous en servirons ensemble.
00:56:42Ton béé-fils ?
00:56:43Ton béé-fils, exactement.
00:56:46Est-ce que tu voudrais commencer
00:56:47à être ton béé-fils maintenant
00:56:48et prêter cet argent ?
00:56:50S'il vous plaît, papa.
00:56:52Et Florence le voudrait aussi.
00:56:54Les filles n'ont rien à voir avec ton béé-fils.
00:56:56Toi, est-ce que tu le ferais ?
00:57:02Et papa ?
00:57:03Tu vois, Paul, comme l'argent est puissant
00:57:05et comme les gens souhaitent en avoir.
00:57:07Ces messieurs sont venus de loin pour en demander
00:57:08et toi, qui es un personnage très important,
00:57:11parce que tu en as,
00:57:13tu vas leur en donner.
00:57:16Vous recevrez ces messieurs au bureau dès demain
00:57:18et vous leur établirez un chèque au porteur.
00:57:21C'est infiniment aimable à vous, monsieur Tonbé.
00:57:23Vos remerciements doivent aller à mon fils, Paul.
00:57:26Je lui ai expliqué la situation
00:57:27et il a décidé de vous aider.
00:57:29Merci, monsieur Paul.
00:57:31Maintenant, nous en avons assez entendu sur cette affaire.
00:57:35Je crois qu'ils oublient quelque chose.
00:57:37Vraiment ?
00:57:37Oui, le monsieur a l'instrument à laisser sur la table.
00:57:41Messieurs !
00:57:42Messieurs !
00:57:46Messieurs !
00:57:47Voyez-vous l'obligeance d'emporter ça, je vous prie ?
00:57:50Vraiment ? Vous ne voulez pas...
00:57:51S'il vous plaît.
00:57:52Arrachez-vous.
00:57:52Tu reprends.
00:58:11Décidément, tu ne seras jamais une dombe,
00:58:13ma pauvre Florence.
00:58:26Regarde, c'est le camarade qui va avoir du poids, hein ?
00:58:29Allez !
00:58:30Allez !
00:58:39Alors, Édouard, on a retrouvé des amis.
00:58:42Permettez-moi de vous présenter
00:58:44l'oncle de ce chanapan, Joseph Sagotte,
00:58:48le commandant Joe S., un vieux soldat.
00:58:50Très honoré.
00:58:52Comment tapais-tu, mon garçon ?
00:58:53Paul Dombé.
00:58:54Ah ! C'est toi, le fameux petit bonhomme
00:58:57dont mon neveu me parle sans arrêt.
00:58:59Je suis rudement content de te rencontrer, enfin !
00:59:03Ah, j'avoue que j'envie le père d'un tel fils.
00:59:06Vous devez me trouver très enthousiaste,
00:59:08mais la vieille bête commandante que je suis
00:59:10n'a pas peur d'encourir la réprobation d'un homme
00:59:13comme M. Dombé, car c'est bien à M. Dombé
00:59:15que j'ai l'honneur de parler, n'est-ce pas ?
00:59:17Ah, votre enfant, M. Dombé,
00:59:21vivra dans l'histoire.
00:59:22Cet enfant-là n'est pas un enfant ordinaire.
00:59:24Ayez soin de lui, M. Dombé.
00:59:26Tenez, prenez ce jeune homme, par exemple.
00:59:27Je vais voir ici.
00:59:28Voilà, regardez bien.
00:59:29Vous voyez ?
00:59:30Eh bien, celui-là, il n'y a pas de doute possible.
00:59:32C'est un imbécile parfait.
00:59:34Vraiment ?
00:59:35Oui, un imbécile de naissance, oui.
00:59:38Je suppose que vous destinez votre fils
00:59:40à une grande école Saint-Cyr, peut-être ?
00:59:44Je n'ai pas encore décidé.
00:59:45C'est que mon fils est un peu fragile.
00:59:48Ah, oui, oui, oui.
00:59:49Oui, alors il vaut mieux oublier, oui, oui.
00:59:51Moi-même, j'ai fait une école militaire
00:59:52et là-bas, seuls les tueurs à cuire survivaient.
00:59:56Vous séjournez ici, M. Dombé ?
00:59:59Nous sommes au Royal Palace.
01:00:01Ah, très bien.
01:00:03Oui, d'habitude, Joseph Sacotte n'est pas du genre
01:00:06à faire des visites, mais le nom de Dombé
01:00:08n'est pas un nom ordinaire.
01:00:10Et j'aurai plaisir à passer vous voir prochainement.
01:00:14Au revoir, mon petit garçon.
01:00:16Au revoir, mademoiselle.
01:00:17Allez, hop !
01:00:19Je suis sûr qu'avant peu, les yeux de cette jeune fille
01:00:22tourmenteront les garçons.
01:00:23Oh, diable, hein !
01:00:35Est-ce que ça va ?
01:00:38Oui, très bien, merci.
01:00:42Et...
01:00:43Comment ça va ?
01:00:45Tout va très bien.
01:00:49Et...
01:00:49À quoi est-ce que vous pensez ?
01:00:52Oh...
01:00:52À bien des choses.
01:00:55La nuit dernière,
01:00:57je me suis levée
01:00:59et je me suis mise à la fenêtre.
01:01:02C'était une très belle nuit.
01:01:04Il y avait un bateau là-bas,
01:01:06en plein dans la lumière de la lune.
01:01:10Oh, c'était peut-être des douaniers.
01:01:12Ou alors des contrebandiers.
01:01:14Si vous te fiez mourir,
01:01:17est-ce que vous ne trouveriez pas préférable
01:01:19de mourir par une nuit de clair de lune,
01:01:22comme hier ?
01:01:25Le bateau avait une voile.
01:01:27La voile est partie au loin
01:01:29et avec le mouvement des vagues,
01:01:32il m'aurait dit qu'elle me faisait des signes.
01:01:35Comme si elle me demandait
01:01:36de la rejoindre.
01:01:38La voilà !
01:01:39La voilà !
01:01:40Regardez, là !
01:01:41C'est Florence, c'est ma soeur !
01:01:42Oh !
01:01:55Je voudrais savoir ce qu'elle dit.
01:01:58Qui ça ?
01:01:59La mer.
01:02:01Qu'est-ce qu'elle dit tout le temps ?
01:02:03C'est le bruit que font les vagues en roulant.
01:02:05Bien entendu, mais...
01:02:07Je suis sûre qu'elles sont en train
01:02:08de dire quelque chose.
01:02:10Toujours la même chose.
01:02:29Si les progrès scolaires de Paul
01:02:31s'amélioraient au fil des semaines,
01:02:33il devenait tous les jours
01:02:35plus réservé et plus pensif.
01:02:39Son seul ami était M. Toupin,
01:02:41qu'il avait pris, sans que l'on sache pourquoi,
01:02:43sous sa protection.
01:02:44Pourtant, sous le toit du Dr. Imbert,
01:02:46Paul était un objet d'intérêt général.
01:02:48Un petit jouet fragile qu'ils aimaient tous
01:02:51et qu'aucun n'aurait songé à traiter durement.
01:02:54Mais il ne pouvait changer son étrange nature.
01:02:56Et donc, tous s'accordaient à dire de Dombey
01:03:00qu'il était définitivement vieillot.
01:03:03J'ai entre les mains l'analyse de votre travail
01:03:06et je compte l'envoyer dès demain à votre père.
01:03:12Merci, monsieur.
01:03:13Est-ce que vous comprenez ce que je veux dire ?
01:03:16Non, monsieur.
01:03:18Dombey, si vous ne comprenez pas quelque chose,
01:03:20pourquoi est-ce que vous ne posez pas de questions ?
01:03:22Analyse du caractère de Paul Dombey.
01:03:25Vous voyez ce que je veux dire par analyse, Dombey ?
01:03:28Non, monsieur.
01:03:30Selon ta cite, il s'agit de la résolution d'un objet
01:03:33qui se descend sous de l'esprit
01:03:35en ses éléments primordiaux.
01:03:38À présent, vous savez ce que c'est que l'analyse, Dombey.
01:03:41Analyse du caractère de Paul Dombey, donc.
01:03:44Je trouve la disposition de Dombey excellente.
01:03:47Et on peut considérer que son penchant pour l'étude
01:03:50est en rapport avec ses dispositions.
01:03:53Si le chiffre 8 représente le maximum,
01:03:58les dites qualités chez Dombey
01:04:00seront cotées 6-3 quarts.
01:04:04Violence, 2.
01:04:06Égoïsme, 2.
01:04:08Bonne tenue mondaine, 4.
01:04:10En progrès avec le temps.
01:04:11Et maintenant, ce sur quoi je voudrais attirer votre attention, Dombey,
01:04:14c'est l'observation qui conclut cette analyse.
01:04:18D'une façon générale, on peut dire de Dombey
01:04:20que ses capacités et ses dispositions sont bonnes
01:04:23et qu'il a fait autant de progrès qu'on pouvait en attendre de lui
01:04:26vu la situation.
01:04:29Mais ce qui est fort regrettable chez ce jeune homme,
01:04:31c'est la bizarrerie de son tempérament et de sa conduite.
01:04:35Et le fait que sans qu'il y ait ni dans l'un, ni dans l'autre
01:04:38rien qui mérite une véritable réprobation,
01:04:41il est souvent très différent de ce que sont les autres jeunes gens
01:04:46de son âge et de sa condition sociale.
01:04:49Je vais envoyer cette analyse à votre père
01:04:52en même temps que l'invitation à la fête de fin d'année.
01:04:55Et j'espère que M. Dombey ne sera pas trop contrarié d'apprendre
01:04:58que son petit garçon a des problèmes de conduite et de caractère.
01:05:04C'est évidemment très pénible,
01:05:06parce que par là même, il nous est impossible de vous aimer
01:05:10autant que nous le souhaiterions.
01:05:13Je...
01:05:14Moi, j'aime tout le monde à la pension.
01:05:17Et je serais vraiment navrée qu'il y ait quelqu'un à qui je déplaise.
01:05:28Et voilà.
01:05:29J'en étais sûre.
01:05:32À quoi ça sert, on se travaille comme un forçat ?
01:05:34De toute façon, je suis nulle, c'est marqué là.
01:05:37Et en plus, je suis...
01:05:40Qu'est-ce que c'est que ça ?
01:05:43Oh mon gaufret !
01:05:45Oh moi, si...
01:05:46Oh moi, si.
01:05:47Il y a quatre ans, j'avais ça dans mon analyse.
01:05:50Oligophrénie caractérisée.
01:06:06Oh oui, on se
01:06:11Let's go.
01:06:42Let's go.
01:07:39Let's go.
01:07:42Monsieur et madame de la Vallière.
01:07:52Est-ce que vous les voyez ?
01:07:55Non, pas encore.
01:07:57Monsieur et madame Beaumont.
01:07:59Dites, monsieur Dombey.
01:08:02Je les laisse ouverts ou je les ferme ?
01:08:05Moi, je les ai ouverts ou fermés.
01:08:08Monsieur Dombey et sa famille.
01:08:20Monsieur et madame de la Roche-Foucault.
01:08:24Qu'est-ce que tu as, Flo ?
01:08:28Je suis tellement heureuse que tu reviennes enfin à la maison.
01:08:31Tu vas voir, je vais bien m'occuper de toi.
01:08:35Dis-moi, Flo, est-ce que tu trouves que je suis devenue trop vieux pour mon âge ?
01:08:40Pardon ?
01:08:43Je ne comprends pas.
01:08:44C'est ce qu'on dit de moi.
01:08:46Et je voudrais bien savoir ce que ça veut dire.
01:08:50Mademoiselle, s'il vous plaît, j'étais là le premier.
01:08:54Mademoiselle Dombey,
01:08:55si vous vouliez me faire l'honneur de m'accorder cette danse.
01:08:59C'est très aimable à vous,
01:09:00mais pour l'instant, je préférerais rester avec mon frère.
01:09:04Mais non, Flo.
01:09:06Vas-y, amuse-toi.
01:09:08Oh non, je t'assure.
01:09:10S'il te plaît, Flo.
01:09:35Ravissante.
01:09:37Elle a une grâce, vraiment.
01:10:00Tout va bien, mon petit Paul ?
01:10:01Votre tête ne vous fait pas mal.
01:10:04Je suis fort obligée de votre attention,
01:10:06mais je vais très bien.
01:10:12Est-ce que tout se passe bien ?
01:10:13Vous ne vous sentez pas trop mal ?
01:10:15Non, non.
01:10:16Je me porte très bien.
01:10:18C'était beau à voir, hein ?
01:10:19Oh, je fais un l'heure terrible.
01:10:21Je vais m'en aller souffler du clairon
01:10:23quand vous avez perdu vos deux bras et caboulés, hein ?
01:10:27Heureusement, le vieux jour était là.
01:10:29Oh, je lui ai flanqué le clairon dans la bouche, là.
01:10:45Florence fait un véritable triomphe, mon cher.
01:10:49Tout le monde n'a Dieu que pour elle.
01:10:56Elle pourrait d'ailleurs avoir un peu plus de retenue.
01:10:58Après tout, c'est la fête de l'école.
01:10:59Et ce sont les élèves qui devraient être au centre de tous les intérêts.
01:11:03Et alors, c'est bien ce qui se passe.
01:11:05Vous ne voyez pas à quel point les gens sont attentifs à Paul ?
01:11:09Vous avez parfaitement raison.
01:11:11Votre fils est un peu mieux entouré.
01:11:14Tout le monde a l'air de l'adorer.
01:11:26Tu as beaucoup dansé, non ?
01:11:27Tu ne veux pas te reposer un peu ?
01:11:29Si, papa.
01:11:43Quelle bombe de sagouin !
01:11:45Pour une fois que la pauvre petite a l'occasion de s'amuser.
01:11:47Eh ben non !
01:11:48Moi, je te ferai un grand sac, avec tous les lucresses, les chicots, les tombés et compagnie.
01:11:52Puis, je te jetterai tout ça à la mer.
01:11:54Ça ne traînerait pas, tiens.
01:11:58Merci, mais je n'ai pas très faim.
01:12:00Oh, vraiment ? Vous êtes sûre ?
01:12:03Bravo, mademoiselle, vous dansez à merveille.
01:12:06Et encore ? Vous ne l'avez pas entendu chanter ?
01:12:09Oh, mais je meurs d'envie d'avoir ce plaisir.
01:12:12Oh, si vous pouviez nous accorder à tous cet honneur, mademoiselle.
01:12:15C'est que je n'ai pas l'habitude de chanter devant tant de gens.
01:12:19Allons, allons, ne soyez pas si timides.
01:12:21Monsieur Dombay.
01:12:26Flo, je t'en prie.
01:12:33Mesdames, messieurs, mademoiselle Dombay va chanter.
01:13:04Sous-titrage Société Radio-Canada
01:13:22Sous-titrage Société Radio-Canada
01:13:48Sous-titrage Société Radio-Canada
01:14:18Sous-titrage Société Radio-Canada
01:14:48Sous-titrage Société Radio-Canada
01:14:51Sous-titrage Société Radio-Canada
01:15:05Sous-titrage Société Radio-Canada
01:15:18Quelque chose n'en va pas ?
01:15:19Tout va bien.
01:15:20Je crois qu'il est temps de rentrer.
01:15:22Paul commence à se sentir fatigué.
01:15:25Et voilà.
01:15:25Il a fait trop d'efforts.
01:15:27Je l'avais bien dit.
01:15:27Trop d'efforts.
01:15:56Allons-titrage Société Radio-Canada
01:15:58Let's go!
01:16:00Let's go!
01:16:01Come on!
01:16:03Come on!
01:16:05Come on!
01:16:08One second!
01:16:10One second!
01:16:11Come on!
01:16:12Come on!
01:16:12Come on!
01:16:14Come on!
01:16:40Come on!
01:16:42Come on!
01:16:43Come on!
01:16:57Ah!
01:17:31Flo ? Qu'est-ce que c'est que ça ?
01:17:37Où donc mon chéri ?
01:17:40Là. Au pied du lit.
01:17:46C'est papa ?
01:17:57Mon petit garçon...
01:18:01Tu ne me reconnais pas.
01:18:24Monsieur ?
01:18:30Nous sommes venus, monsieur Dombey, vous remercier pour votre générosité.
01:18:37Oui. De quoi s'agit-il ?
01:18:41Vous, vous avez peut-être oublié. Nous sommes les oncles d'Arthur.
01:18:46Je n'oublie rien.
01:18:48Voulez-vous passer dans mon bureau, s'il vous plaît.
01:18:57J'ai mal, Florence.
01:19:00J'ai tellement mal à la tête.
01:19:04Est-ce qu'on est encore à Trouvelier ?
01:19:07Non, mon chéri.
01:19:09On est chez nous, à la maison.
01:19:13Alors, pourquoi est-ce qu'on entend toujours les bruits des vagues ?
01:19:18Est-ce que je ne les entends pas toi aussi ?
01:19:28S'il te plaît, va voir ce qui se passe.
01:19:35Qui a-t-il ?
01:19:37Des gardes-missés épidemment !
01:19:43Qu'est-ce qu'il y a ?
01:19:44Oh, le dieu, je n'en ai jamais vu une histoire aussi inouïe !
01:19:48Venir importuner monsieur Dombey, un jour pareil, en plus.
01:19:50Qu'est-ce qui s'est passé ?
01:19:51Heureusement rien, mademoiselle, grâce au vieux Jo qui est toujours là dans les coulures.
01:19:54Je me souviens, particulièrement d'une nuit,
01:19:57sous la pluie patente,
01:19:59alors que le régiment entier avait été décimé par la dysenterie,
01:20:02Jo Sacotte, armé d'une vulgaire baïonnette,
01:20:04s'est retrouvé face au pire des ennemis.
01:20:06Bonjour, monsieur.
01:20:06Monsieur, c'est pas ici.
01:20:19Ne t'inquiète pas.
01:20:22Je me sens beaucoup mieux.
01:20:28Tu le diras à papa.
01:20:45Je voudrais parler à mademoiselle Florence Dombey.
01:20:48Malheureusement, c'est impossible.
01:20:50Écoutez, c'est extrêmement important.
01:20:52Absolument impossible.
01:20:53Puisque je vous dis que c'est extrêmement important,
01:20:54de quel droit est-ce que vous...
01:20:55N'utile d'insister, monsieur. C'est non.
01:20:57Ah, Suzanne !
01:20:59Suzanne, s'il vous plaît, faites venir Florence.
01:21:00Je dois lui parler.
01:21:01C'est ça, elle a porté d'essai, vite !
01:21:02Désolé, Arthur, mais...
01:21:03Attendez, ne partez pas !
01:21:04Je ne suis pour rien dans la démarche de maison.
01:21:06Je ne savais même pas qu'ils allaient venir.
01:21:07Ah, voilà le troisième marron.
01:21:09T'en as pas tardé, hein !
01:21:11Monsieur, s'il vous plaît, faites venir Florence.
01:21:13Vraiment une seconde.
01:21:14Pour une seconde, je vais tout lui expliquer.
01:21:15Pourquoi est-ce qu'elle ne veut pas me voir ?
01:21:17Jeune homme, vous avez voulu avaler une truffe plus grosse que votre bouche.
01:21:20Mais on vous a démasqué, mon lascar.
01:21:22Elle est partie immédiatement.
01:21:23Sinon, vous allez découvrir de quoi un sacote en rage est capable !
01:21:26Laissez-moi vous expliquer...
01:21:28Allez !
01:21:43...
01:21:49...
01:21:52...
01:21:53...
01:22:00...
01:22:48Il vous plaît, mesdames, messieurs, quelques démonstrations de force, de jonglerie, d'acrobatie.
01:22:52...
01:23:22...
01:23:25...
01:23:35...
01:23:36...
01:23:37...
01:23:37...
01:23:38...
01:23:41...
01:24:08...
01:24:14...
01:24:15...
01:24:15...
01:24:15...
01:24:45...
01:24:46...
01:25:15...
01:25:16...
01:25:16...
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