- il y a 2 jours
La droite marseillaise à 5 %, un RN à des niveaux jamais vus avec plus de 40 % des voix, et un Benoît Payan qui s'impose enfin en son nom propre après le switch de 2020 avec Michèle Rubirola : La Provence a suivi les candidats au plus près pour décrypter une campagne municipale qui a redistribué toutes les cartes.
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00:00Moi je ne suis pas, je n'ai pas la gauche ponteuse.
00:02Monsieur Le Maire, je vous en prie.
00:04Félicitations Monsieur Le Maire.
00:05Je vous avais dit quoi ?
00:06Merci à vous.
00:07Je pense que c'est à Monsieur Le Maire de Montaïen, c'est le payeur.
00:14Il a trop fait la victoire !
00:15Il a trop fait la victoire !
00:17C'est un gars, bravo !
00:19Qu'est-ce que c'est lui ?
00:20C'est l'envière !
00:23Martine Vassal, 5,33%.
00:28Vous qui vous êtes battus, vous qui n'avez rien lâché.
00:31Vous passez au rassemblement national.
00:32Je me passera à gueule !
00:34C'est dans le plus fort !
00:35Vous qui avez fait mentir les prédictions de celles et ceux qui prévoyaient que cette ville bascule au rassemblement national.
00:49Donc, on a dit que j'ai mis le rassemblement.
00:52Le Maire est déjà assuré !
00:55Chez moi ?
00:55Une déclaration félésive ?
00:56Non, il n'y aura pas de déclare !
00:58Junot Pajan sera maire,
01:00et je serai le leader de l'opposition.
01:13Je suis une femme d'honneur,
01:15je suis une femme de conviction,
01:16Je n'ai jamais trahi, je n'ai jamais famille et les mères le sable.
01:21Je ne serai pas candidate à la présidence de la métropole.
01:58C'est la 10 000ème affiche que j'ai.
02:01Enfin pas 10 000ème, mais moins la 5 000ème que j'ai pas faite.
02:04Marseille, je t'aime et je serai candidate à la présidence de la musique du sport.
02:10Plus, un nouveau débat prochain.
02:15Avant l'élection de mars 2026, Martine Vassal, candidate de la droite et du centre,
02:20héritière politique de Jean-Claude Gaudin, maire de la ville pendant 25 ans,
02:24s'impose comme une personnalité incontournable de la vie politique locale et marseillaise.
02:30Et pour cause, elle est à la tête de la métropole et du département des Bouches-du-Rhône,
02:35deux institutions majeures qui cumulent à elle seule plus de 8 milliards d'euros de budget.
02:39En 2020, elle est déjà candidate, mais va perdre de justesse la ville.
02:44Après une campagne 2020 quasi imperdable, c'est ce que disaient beaucoup les observateurs,
02:49et disait aussi son camp politique, puisqu'elle était candidate à la succession de Jean-Claude Gaudin.
02:55Et à l'époque, tout le monde estimait que sa candidature était naturelle,
02:59mais c'était surtout une campagne imperdable.
03:03Et on se rendra compte en 2020 qu'elle va perdre cette élection face au printemps marseillais.
03:11Elle se lance rassemblée en septembre 2025 avec une équipe aussi large que possible.
03:18Battue par le printemps marseillais en 2020,
03:21elle n'a pas oublié ce qui lui avait fait défaut il y a 6 ans.
03:24Le baron de la droite locale, Bruno Gilles, longtemps prophète,
03:28dans le 4e et 5e arrondissement de la ville,
03:30lui avait volé de précieuses voies pour accéder à la mairie.
03:33Ce qui fait basculer le scrutin, c'est l'entêtement d'un candidat sans envergure,
03:39qui a souhaité se maintenir.
03:41Dans cette campagne différente, Martine Vassal est la candidat du bloc central,
03:47issu de LR, additionne à peu près toutes les étiquettes,
03:52et moi je la soutiens en tant que président de son comité de soutien,
03:55avec une très grande détermination et sans aucune faille.
03:57Et je me permets de rappeler que chaque fois qu'on s'est divisé,
04:00c'est toujours la même histoire, on est divisé au pair.
04:02Sur le papier, le calcul politique semble tenir pour remporter la 2e ville de France.
04:07D'ailleurs, les premiers sondages placent Martine Vassal au coude à coude
04:10avec Benoît Payan et Franck Alizio.
04:13Mais assez vite, la campagne de Martine Vassal peine à convaincre.
04:17Elle tente alors de rattraper la dynamique du Rassemblement national
04:20qui, dans les sondages, lui passe progressivement devant.
04:24Pour cela, elle propose des mesures qu'un élu RN n'aurait pas reniées.
04:29La fin des subventions à SOS Méditerranée si elle est élu maire,
04:32ou encore une surenchère sécuritaire,
04:35qui pourtant ne lui permet pas de rattraper le candidat d'extrême droite.
04:38La sécurité est vraiment la thématique
04:41qui interpelle le plus les Marseillaises et les Marseillaises.
04:45Prêt d'habiller l'ordre d'un public, un partout, 24h sur la nuit.
04:48Mais moi ce que je souhaite faire, c'est un état-major contre la délinquance.
04:52Je crois que le Rassemblement national a fait une espèce d'OPA
04:56sur des préoccupations de tous les Marseillais.
04:59C'est-à-dire qu'au fil du temps, ils ont réussi à nous faire croire,
05:02ou à faire croire à beaucoup de Marseillais,
05:03qu'ils étaient les seuls à pouvoir parler de sécurité,
05:05à pouvoir parler d'amour du drapeau,
05:07à pouvoir parler d'immigration légale ou illégale.
05:09C'est faux.
05:10Quand certains de mes amis me disent
05:12« Oui, mais vous faites une campagne à droite, vous parlez de sécurité ».
05:15Oui, on parle de sécurité.
05:16On parle de sécurité parce que tous les Marseillais l'attendent.
05:18Et c'est justement parce qu'on a trop longtemps laissé aux extrêmes,
05:22aux héritiers de Jean-Marie Le Pen, aux héritiers de Vichy,
05:26on leur a laissé le champ libre pour parler de sujets qui intéressaient tout le monde.
05:30On va arrêter de se foutre de la gueule du monde.
05:38Le 19 février, Martine Vassal va avoir une occasion en or.
05:42Un débat diffusé à la télévision entre les quatre principaux candidats à la mairie.
05:48Organisé par BFM TV et La Provence,
05:51c'est pour chacun une chance de dérouler son programme,
05:53prendre l'ascendant sur ses rivaux,
05:55et ainsi convaincre le plus d'électeurs marseillais.
06:03C'est juste qu'une facette.
06:09Ils sont taponnés.
06:10Je vous le dis, je le sais.
06:18On y va ?
06:23Ça va bien là ?
06:24C'est bon pour la Provence ?
06:27Franck Alizio, Benoît Payan et Sébastien Delogu, eux,
06:31s'appuient sur leur dynamique et ne commettent pas d'impair.
06:34Mais l'exercice tourne à l'accident industriel pour la candidate,
06:38avec à la clé cette séquence, désormais connue à l'échelle nationale.
06:44Mais moi, figurez-vous que mes valeurs, elles n'ont jamais changé.
06:48C'est le mérite, le travail, la famille, la patrie.
06:54Et effectivement aussi, ce qui me différencie de M. Alizio,
06:59c'est l'humanité et aussi la solidarité qui va à la personne qui va le mieux.
07:05Et c'est là que tout bascule.
07:07Elles parlent de mérite, de travail, de famille et de patrie.
07:13Travail, famille, patrie, sur le plateau, ça interpelle tout de suite.
07:18Parce qu'on se rappelle tous de la devise du pétainisme, de Philippe Pétain.
07:24Ça nous renvoie immédiatement aux années 40.
07:27Alors que les lumières s'éteignent,
07:32alors que chacun est en train de quitter sa loge,
07:35la loge de Martine Vassal,
07:37entourée de son directeur de la communication,
07:40de ses plus proches,
07:43elle aura dans la voiture un coup de fil de Renaud Muselier
07:48qui lui dira réellement ce qu'il pense.
07:50Oui, elle peut faire une erreur.
07:52Oui, elle peut se mélanger les pinceaux.
07:55Oui, elle peut être prise de fatigue, de trac, de lassitude.
07:59Mais alors même qu'elle est relancée par Benoît Payan sur le sujet,
08:03elle ne peut pas commettre cette nouvelle erreur.
08:06Et ça, on sait que Renaud Muselier est très en colère.
08:09Je vous ai connus quand même beaucoup plus.
08:13Cette erreur s'ajoute à une campagne qui ne décolle pas
08:16et à un flou entretenu concernant le ralliement avec le Rassemblement National
08:20sur les antennes de Sud Radio en décembre.
08:23Martine Vassal va finir par perdre une partie de son électorat
08:26qui s'étire à l'origine de la droite du eurocentre.
08:29Dans une partie de son électorat, macroniste, centriste,
08:33on s'est dit choqués par cette course à l'échalote,
08:36par cette course derrière le Rassemblement National.
08:40Pour les macronistes, pour les centristes,
08:42les gens modérés, pour l'électeur modéré,
08:44ça ne pouvait pas être compatible avec la campagne,
08:48le programme de Martine Vassal.
08:51Même ce matin, je t'ai dit que tu sors un tract,
08:53mais les gens réagissent tout de suite.
08:56C'est l'enthousiasme, c'est allez, ne lâchez rien,
08:59on y croit, ça va le faire.
09:01L'électorat de la droite et du centre n'est pas le seul à fuir.
09:05Un véritable exode des élus de droite vers l'extrême droite s'opère.
09:09Le parti à la flamme parvient à recruter une vingtaine d'élus
09:13issus du camp de Martine Vassal.
09:15Parmi les plus illustres, Jean-Baptiste Rivoiland et Olivier Rioux,
09:19tous deux anciens proches de Vassal,
09:21désormais adhérents à l'UDR pour le premier
09:23et au Rassemblement National pour le second depuis 2024.
09:28Olivier Rioux est même devenu l'architecte de ce passage à l'extrême droite
09:31en orchestrant un véritable mercato politique.
09:34Il y a des politiques aujourd'hui qui considèrent que les convictions,
09:38que l'engagement, ce n'est pas l'alpha et l'oméga de la politique,
09:40qu'il faut survivre.
09:42Combien de fois, monsieur, combien de fois j'ai entendu ce mot
09:45autour de Martine Vassal de
09:46« Nous sommes des survivants de la politique ».
09:49Eh bien, moi, c'est tout ce que je déteste.
09:50Nous, les gens, on les a convaincus de venir avec nous.
09:53Vous parlez de Jean-Baptiste Rivoiland.
09:55On les a convaincus, en réalité, par notre sincérité,
09:57par notre volonté de changer les choses,
09:59par notre volonté de rassembler.
10:00Franck Alizio, par sa personnalité,
10:02au Rassemblement National,
10:04alors qu'hier, effectivement,
10:05le Rassemblement National, par ceux qui l'incarnaient,
10:08pouvait, quelque part, cliver.
10:10Eh bien, Franck Alizio, par sa personnalité,
10:12par son tempérament rassembleur,
10:14parce que c'est quelqu'un qui est solide,
10:16parce que c'est quelqu'un qui est cultivé,
10:17parce que c'est quelqu'un qui a une vision
10:18pour la prochaine génération
10:20et pas pour la prochaine élection,
10:21eh bien, je peux vous garantir
10:22qu'à chaque fois qu'on a rencontré un de ses élus,
10:25ils se sont laissés convaincre.
10:28Une tendance classique de la vie politique,
10:30c'est-à-dire que lorsque vous n'avez pas
10:33la place qui est la vôtre
10:34et que vous êtes, finalement,
10:36sans colonne vertébrale
10:37et que vous êtes capable de passer
10:38d'une crèmerie à l'autre,
10:40finalement, vous allez chercher la place ailleurs.
10:42Et donc, il n'y a rien d'exceptionnel.
10:44Déjà, dans les années 80 et 90,
10:46vous aviez des gens du RPRA et de l'UDF
10:48qui passaient au Front National de Jean-Marie Le Pen.
10:50C'est exactement la même chose.
10:51À ce tableau déjà bien sombre
10:53pour l'élu de la droite,
10:54le duel paillant-alizio
10:56prend de l'épaisseur,
10:57sondage après sondage.
10:59D'autant plus que le maire sortant
11:01n'hésite pas,
11:02dès le début de sa campagne,
11:03à installer un véritable match
11:05entre l'extrême droite
11:07et sa liste de gauche.
11:09On a voulu, dès le départ,
11:12instaurer un duel.
11:14Paillant-alizio.
11:15Et Paillant l'a instauré aussi.
11:17Il n'y a pas d'autre ville
11:18en France
11:20qui va, de cette ampleur-là,
11:23qui va vivre
11:23le combat que nous allons devoir mener
11:25contre le rassemblement national.
11:31Je viens vous saluer.
11:33Je viens vous faire une visite
11:34de l'Ontroisie.
11:35Je suis votre député.
11:36Et Olivier Riou,
11:38le candidat du rassemblement national
11:40pour le secteur avec Franck Alizio.
11:41Face au danger du Front National,
11:43plus personne n'aura le choix.
11:44Ça sera, nous, le cas où.
11:45Ils portent en eux une forme de haine.
11:47La haine, ça marche.
11:48La haine des musulmans,
11:49la haine des arabes, en fait.
11:50On se dit des choses,
11:50on peut être cash, en fait.
11:51Moi, ça suffit.
11:52Tout va bien ?
11:53Tout va bien.
11:53Dès juin 2025,
11:55le candidat du rassemblement national
11:57proche de Marine Le Pen
11:58entre en campagne.
12:00L'objectif de l'ancien sarkoziste
12:03est clair,
12:04rassembler le plus largement possible
12:05autour de lui
12:06pour concurrencer la candidate
12:07de la droite et du centre
12:09et imposer un face-à-face
12:11avec Benoît Payan.
12:12Franck Alizio,
12:13c'est un élu
12:15et une personnalité
12:17du rassemblement national,
12:18mais c'est surtout
12:19un homme de droite
12:19puisqu'il a été
12:21à l'UMP,
12:23il a été sarkoziste,
12:25il a incarné
12:26les jeunes
12:27et la génération
12:28jeune
12:29de Nicolas Sarkozy
12:31avant de rejoindre,
12:33comme beaucoup
12:34de relais
12:35de la droite,
12:36le rassemblement national,
12:38de se rapprocher
12:38de Stéphane Ravier
12:40à Marseille
12:42avant de quitter
12:43le conseil municipal
12:45pour être député
12:46et de revenir
12:47en 2026.
12:49après le retrait
12:51de Stéphane Ravier
12:53de la course
12:53au municipal.
12:56Mais il a pour lui
12:56d'être
12:58cette essence même
12:59de la droite
12:59qui a rejoint
13:00le rassemblement national
13:02et qui illustre
13:03assez bien
13:03ce qui se passe
13:04sur le terrain
13:05partout en France,
13:06c'est-à-dire
13:06une droite
13:07qui se mélange
13:09au rassemblement national
13:10pour porter
13:11un discours de droite,
13:13ce qu'on appelle
13:14la dédiabolisation.
13:15La dédiabolisation
13:16du RN
13:17à l'échelle nationale
13:18profite pleinement
13:19aux députés
13:20de la 12e circonscription
13:21des Bouches-du-Rhône.
13:23Mais s'il est aussi
13:24régulièrement donné
13:25au coude à coude
13:25avec Benoît Payan
13:26dans les sondages,
13:27c'est aussi parce qu'il
13:28soigne son image,
13:29notamment auprès
13:30de la communauté juive
13:31de Marseille,
13:32la 3e d'Europe
13:33forte de 80 000 personnes
13:35derrière Londres et Paris.
13:37En septembre 2025,
13:39il participe
13:39au dîner du CRIF local
13:40par l'intermédiaire
13:42de Michael Salfati,
13:43restaurateur marseillais
13:44et 29e sur la liste
13:46du RN.
13:46Une présence
13:47qui aurait été impensable
13:49il y a encore 10 ans
13:50lorsque Louis Alliot,
13:52alors vice-président
13:53du parti,
13:54revendiquait l'honneur
13:56de ne pas participer
13:57à ce dîner mondain.
14:00Symbole de cette évolution,
14:02la présence
14:03en 5e position
14:04sur la liste
14:04de Samuel Benhamou,
14:06ancien vice-président
14:07du CRIF Marseille-Provence.
14:09Si vous faites état
14:10de certains propos
14:11qui ont été tenus
14:13ou du caractère radical
14:18du Front National,
14:20j'en suis conscient,
14:22je le connais.
14:23En revanche,
14:25depuis le 7 octobre 2023,
14:28ce que je constate,
14:30c'est que l'antisémitisme
14:31vient plutôt de la gauche.
14:33Le RN a eu un soutien
14:36sans faille
14:36des Juifs de France.
14:38Ça, c'est une certitude.
14:40Ce que je regarde,
14:41c'est aussi la possibilité
14:42d'agrégation à LFI.
14:44Donc, le seul parti
14:46où je suis sûr
14:47qu'on ne va pas s'agréger
14:48avec LFI,
14:49c'est le Rassemblement National.
14:51Je constate qu'après
14:52l'annonce de mon aliment
14:54dans le journal
14:54La Provence,
14:56j'ai eu
14:57plus de 600 messages.
15:00J'ai eu que deux messages
15:02des alliés.
15:03Si une partie
15:04de la communauté
15:05juive est séduite,
15:06d'autres prennent
15:07leur distance.
15:08À la veille du second tour,
15:09une tribune publiée
15:10dans Le Monde
15:11par des membres
15:11de la société civile
15:13marseillaise
15:13affirme clairement
15:14que le RN
15:15ne sera jamais
15:17leur allié.
15:18Dans le même temps,
15:19une partie
15:20des chefs d'entreprise
15:21voit en franca lision
15:22un candidat crédible.
15:23Selon un sondage
15:24interne du MEDEF,
15:25réalisé début février
15:27et révélé
15:27par nos confrères
15:28de Challenge,
15:2930% des patrons
15:30se disent prêts
15:31à voter pour le candidat
15:32du parti fondé
15:33par Jean-Marie Le Pen.
15:34Un niveau bien plus élevé
15:36que dans des villes voisines
15:37comme Aix-en-Provence
15:38ou La Ciotat.
15:39Je pense que
15:41la sécurité
15:42est un poste essentiel
15:44pour les entreprises
15:46dans la ville de Marseille.
15:47Et la sécurité
15:49est portée
15:51au niveau national
15:52actuellement
15:53par le Rassemblement National.
15:55Ce n'est pas
15:56un scoop
15:57de dire
15:57que Marseille
15:58est compliquée.
15:59Marseille
16:00est une ville
16:00compliquée
16:01au niveau de la sécurité.
16:02Les entreprises
16:03ont peur.
16:04Il y a énormément
16:05de vols
16:06sur les chantiers.
16:07Il y a énormément
16:08d'insécurité
16:10au centre-ville.
16:11Et donc tout ça,
16:12ça fait peur,
16:13je pense.
16:14Addition !
16:15Addition !
16:19Addition !
16:19Addition !
16:20Addition !
16:21Addition !
16:22Addition !
16:23Addition !
16:25Addition !
16:26Addition !
16:27Addition !
16:28Addition !
16:29Addition !
16:30Addition !
16:31Addition !
16:32Si la stratégie
16:33du Rassemblement National
16:34fonctionne auprès
16:35d'un électorat
16:36traditionnellement acquis
16:37à la droite,
16:38Franck Alizio
16:39et ses alliés
16:39restent un repoussoir
16:41pour une large partie
16:41de la ville
16:42comme le montre
16:42l'accueil hostile
16:43de ses étudiants
16:44pour le candidat
16:45et ses alliés
16:46venus rencontrer
16:47les habitants
16:48près de la porte d'Aix.
16:49On est à l'école ici.
16:50Tu es à l'école ?
16:51Le soir,
16:51tu rentres chez toi.
16:52Vous êtes des équipes
16:53des bourgeois.
16:53Non, mais arrête !
16:54C'est ça qui te parle
16:55des bourgeois.
16:56Moi, je suis un fils d'ouvrier.
16:57Tu vois ?
16:57Oui, bah oui !
16:58Oui, oui, je suis un fils d'ouvrier.
17:01Moi, je suis bourgeois !
17:02Moi, je suis bourgeois !
17:04C'est pas même mieux.
17:04Mettez des cyborgs de déjeuner,
17:05vous avez des vaincus.
17:06Et à Lyon ?
17:07On n'a pas vu des vidéos ?
17:09On n'a pas vu des vidéos ?
17:10Je te parle pas, par exemple.
17:11Les filles pognent derrière vous.
17:13Oh, bon hop.
17:15Ils habitent pas là
17:16et ils pensent qu'ils vont réguler
17:17les problèmes à l'événé.
17:19C'est le petit théâtre
17:20en qui fait fils.
17:22On va mettre ce que vous voulez
17:24tuer, les filles.
17:26Moi, j'ai dit que je voulais
17:27tuer les filles.
17:28Un poli, un poli, un c'est noir,
17:29c'est une boine URL.
17:33Allez, Foyan !
17:34Oui, il va gagner !
17:35C'est cet électorat de gauche
17:38et au-delà que Benoît Payan
17:39cherchait à mobiliser
17:40tout au long de sa campagne.
17:41En parallèle,
17:42il s'engage auprès de ses soutiens.
17:44Aucune alliance avec Sébastien Delogu,
17:47candidat de la France Insoumise
17:49qui, pendant toute la campagne,
17:51n'a cessé de critiquer
17:52celle du maire sortant
17:53et son bilan.
17:54Cet homme est l'inventeur
17:56de la liste municipale
17:57Pochette Surprise.
18:00Vous prenez la pochette,
18:03il est marqué dessus
18:04Pochette Rubirola,
18:05vous ouvrez.
18:06Coucou, Payan !
18:10Tenez, prenez ça.
18:11Qu'est-ce que c'est ?
18:12Déjà, ça, c'est les infractions
18:14au code électoral
18:15durant cette campagne
18:16et c'est fait par vos équipes.
18:18Donc après, vous en prendrez acte
18:19demain matin dans le journal
18:20et vous verrez que c'est un système
18:22qui, malheureusement,
18:23aujourd'hui, est illégal.
18:24Sébastien Delogu,
18:25c'est un député,
18:26un député des Bouges-du-Rhône,
18:30député LFiste,
18:31proche de Jean-Luc Mélenchon.
18:33Il passe sa campagne
18:34à taper, clairement,
18:38on ne peut pas dire autre chose,
18:39sur le Parti Socialiste
18:40et sur Benoît Payan.
18:41C'est son ennemi.
18:42Pas une intervention,
18:44pas un meeting,
18:44pas une réunion,
18:46pas une déclaration
18:49sans égratigner,
18:50fissurer Benoît Payan,
18:52sa politique
18:53et son bilan.
18:55Et en cela,
18:57la campagne sera forcément tendue.
19:00Malgré de nombreuses critiques
19:02venues de sa gauche,
19:03le maire sortant
19:04reste le seul rempart crédible
19:06face à l'extrême droite.
19:07L'ancien proche
19:08de Jean-Noël Guérini
19:10défend son bilan
19:11depuis le switch
19:12de décembre 2020
19:13avec Michel Rubirola.
19:15C'est un homme
19:16qui a fait toutes ses classes
19:17au Parti Socialiste,
19:18il a gravi
19:19tous les échelons
19:21et en 2020,
19:22il est le binôme
19:24de Michel Rubirola,
19:26issu d'Europe Écologie Les Verts.
19:28Et il est son binôme,
19:29premier adjoint,
19:30tout simplement.
19:31Ils vont faire campagne ensemble
19:33et ils vont gagner ensemble
19:34jusqu'à cette date importante
19:36de décembre 2020
19:37où il y a ce qu'on appelle
19:39le fameux switch.
19:40J'ai pris la décision
19:41de quitter mes fonctions
19:43de maire de Marseille.
19:44C'est-à-dire que
19:44Benoît Payan
19:45prend la place
19:47de Michel Rubirola.
19:49Ce switch,
19:50évidemment,
19:51sera très très commenté
19:52en 2020,
19:54bien sûr,
19:55par les oppositions,
19:56mais de 2020
19:57à 2026,
19:58tout au long
19:58de la campagne
19:59des municipales
20:00et d'ailleurs,
20:01la droite notamment
20:02et le Rassemblement National
20:04rappelleront très souvent
20:05à Benoît Payan
20:06qu'il a pris la place.
20:08Et on sait que c'est un sujet
20:09qui agace profondément
20:12Benoît Payan.
20:12En 2026,
20:13il entend bien
20:14fermer cette histoire.
20:17Pourtant,
20:18en interne,
20:19certains élus
20:19comme Christine Juste
20:21dénoncent une gouvernance
20:22excluante
20:23de Benoît Payan.
20:24L'ancienne adjointe
20:25en charge de l'environnement,
20:27issue des écologistes,
20:28a dit découvrir
20:29son éjection
20:30de la liste municipale
20:31du printemps marseillais
20:32lors de son dépôt.
20:35Sa version,
20:36Benoît Payan,
20:36coupe les têtes
20:37qui dépassent,
20:38notamment celle
20:38qui désigne
20:39le switch de 2020
20:40comme d'une victoire volée
20:42dans une lettre
20:44destinée à la direction
20:45du parti écologiste
20:46dévoilée par le Figaro
20:47en juin 2025.
20:49En fait,
20:50il faudrait
20:51ne pas élever la voix,
20:53ne pas dénoncer
20:54des choses
20:54qui sont inacceptables.
20:56Cette tribune
20:57que nous adrécions
20:58à notre secrétaire national,
20:58cet appel au secours,
21:00il n'avait pas vocation
21:01à fuiter.
21:02Il a fuité.
21:03Donc en fait,
21:04juin 2025
21:05se paie en mars 2026.
21:08Vous parlez de cette lettre ?
21:13J'aurais dû enregistrer le maire.
21:15Samy Benfer,
21:16adjoint en charge des taxis
21:18durant le premier mandat
21:19de Benoît Payan,
21:20dit même découvrir
21:21un environnement délétère
21:22autour du maire.
21:23J'ai eu au tout début
21:24des bons rapports
21:25avec le maire
21:25que je voyais assez souvent.
21:27J'ai eu le cabinet jamais
21:29parce que c'est
21:31la guerre des égaux,
21:32c'est Game of Thrones.
21:34En politique,
21:34un truc que j'ai découvert,
21:36je connaissais le racisme
21:38ethnique.
21:39Moi, je le connaissais.
21:41Je suis né avec.
21:43J'ai connu,
21:44après en grandissant
21:45et en conscience religieuse,
21:47j'ai connu
21:48le racisme religieux.
21:50Mais je crois
21:51qu'il y a un racisme
21:52hyper violent,
21:53c'est le racisme social.
21:56Voilà ce que j'ai découvert
21:57en politique.
21:58Tout le monde s'aime bien
21:59parce qu'ils ont fait
22:00des études.
22:01Mais moi,
22:01je ne rentre pas
22:03dans une famille politique
22:04en disant
22:05fermez-la,
22:05je sais tout.
22:06Mais eux,
22:07avec le vocabulaire
22:08qui est le leur,
22:09avec les mécanismes
22:11qui sont les leurs,
22:13ils se cooptent
22:14même dans une réunion
22:15dans leur manière
22:16de penser,
22:17ils se cooptent.
22:18Des fois,
22:19vous vous dites
22:19« Mais qu'est-ce qui se passe là ? »
22:20Je suis dans la quatrième dimension.
22:22Et cette caste-là,
22:24cette nouvelle caste,
22:25mais qui se renouvelle,
22:26qui se régénère,
22:27oui,
22:27parce que,
22:28attention,
22:28les places,
22:29elles sont bonnes,
22:30elles sont très bien.
22:31La caste des politiques,
22:34que j'ai pu découvrir
22:35au printemps aussi,
22:35moi.
22:36C'est quoi,
22:36c'est quoi la cour de l'U14 ?
22:38Je n'ai pas compris.
22:39On est en démocratie, là ?
22:40Si les méthodes
22:41de Benoît Payan
22:42et de ses proches
22:43créent des déceptions en interne,
22:44elles permettent aussi
22:45à la France insoumise
22:46de tirer parti de la situation.
22:49Ainsi,
22:49sur la liste
22:50de Sébastien Delogu,
22:52LFI récupère Sébastien Barle,
22:54adjoint à la transition écologique
22:55pendant six ans
22:56du maire sortant.
22:57Mais je n'ai pas été écouté,
22:58oui, oui,
22:58ça c'est certain
22:59que je n'ai pas été entendu
23:01et qu'on a manqué
23:03collectivement
23:04les écologistes
23:05d'ambition
23:06et de créer
23:08un rapport de force
23:09pour être entendu.
23:10ça c'est évident.
23:11Je me suis heurté
23:11à des blocages
23:12au niveau budgétaire
23:14sur le fait
23:15qu'on n'ait pas pu
23:16en fait transformer
23:17parce que la question
23:19de l'urgence écologique
23:19elle n'est pas enfermée
23:21dans son couloir.
23:22Je ne préfère même pas
23:22parler de M. Barle.
23:24Vraiment.
23:25Je veux vraiment.
23:26M. Barle
23:27est tout ce qu'on ne doit plus
23:29être en politique.
23:30M. Barle a eu
23:30toute l'attitude
23:31pour travailler.
23:32Il n'a pas travaillé
23:33pendant cinq ans.
23:34Il a juste essayé
23:35de survivre politiquement
23:36finalement.
23:37Moi qui connais
23:38Benoît Payan
23:39depuis 25 ans
23:42je ne connais pas
23:43un dirigeant en France
23:45qui laisse autant
23:45d'attitude
23:46à ses élus
23:46et à ses collaborateurs.
23:47Il n'y en a pas
23:48un seul en France
23:49qui fait autant confiance.
23:51Je n'ai pas d'exemple
23:52où un adjoint
23:53a été contre-arbitré
23:54par le maire.
23:55On vote pour l'huile
23:55sans plus.
23:56C'est une pête de travace.
23:58On a le potentiel
23:59pour faire quelque chose
24:00de bien.
24:00La vérité,
24:00elle est là.
24:01Moi, j'en suis convaincu.
24:06On a le potentiel
24:07pour faire quelque chose
24:08de bien.
24:08La vérité, elle est là.
24:17Moi, j'en suis convaincu.
24:48Pour l'instant, il y a 10% des bureaux dépouillés.
24:51Non, mais bien sûr, c'est venu des bons.
25:02Payant !
25:09Le choc, Dauphine, on pensait la vie de choc.
25:11Oui, je me suis dit que ça parait une fois.
25:15Nous, on prédisait depuis des mois, aidez-moi le choc,
25:18parce qu'on était au contact avec le terrain.
25:19Nous appelons avec la plus grande force, Benoît Payant,
25:23pour faire un front antifasciste.
25:25Vous m'avez parlé de main tendue.
25:28Vous savez, cette main-là, elle m'a donné des coups de poing
25:34pendant des mois et des mois.
25:41Dans l'entre-de-tours, il prend une décision forte.
25:45Il refuse l'alliance avec LFI.
25:49qui le lui propose.
25:51Sébastien Delogu, tout au long de la campagne, va considérer que,
25:54si le danger, c'est l'extrême-droite,
25:57la gauche doit se réunir au soir du premier tour.
25:59Benoît Payant a la ligne claire, déjà.
26:02Il dit à l'électeur, pas de tambouille, pas de cuisine, j'y vais seul.
26:07Et si LFI veut se maintenir, ça sera de sa responsabilité.
26:14Nous n'avons eu que de la violence, qui consiste à dire,
26:18maintenant, ça y est, on s'aime, alors ça y est, je ne suis plus l'ennemi.
26:22Ça, c'est tacticien, ça, c'est politique, c'est politiciens,
26:25parce que, dans beaucoup de villes en France,
26:28où LFI et l'EPS se sont alliés,
26:32face au macroniste, face à la droite,
26:35cette même alliance a perdu.
26:37Nous prenons la décision de retirer notre liste
26:42et de ne pas participer au pari inconséquent de Benoît Payant.
26:56Je n'ai jamais pensé à un seul moment à jeter l'éponge.
26:59Se maintenir, c'est prendre le risque,
27:02voire souhaiter au fond d'elle la victoire de la gauche et de l'extrême-gauche.
27:08...
27:29Benoît Payant remporte largement la mairie de Marseille
27:33avec 54,34% des voix
27:36devant Franck Alizio à 40,29%,
27:40le conseil municipal est désormais acquis au maire réélu
27:43avec 73 conseillers municipaux fidèles.
27:47Pourtant, l'élection de la métropole,
27:49prévue deux semaines après le scrutin municipal,
27:51peut avoir un impact considérable sur la politique
27:54que le printemps marseillais entend mener
27:57si aucun accord n'est trouvé,
27:59avec la droite incarnée par Nicolas Isnard.
28:02...
28:07...
28:09...
28:09...
28:09...
28:42...
28:42...
28:43de la gauche marseillaise.
28:44...
28:45...
28:46...
28:47...
28:48...
29:18...
29:26...
29:27...
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