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  • il y a 20 heures
Retrouvez le replay du débat de l'Équipe du Soir du 26/04/2026.

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Sport
Transcription
00:10C'est l'équipe du soir, bonsoir, ravi de vous retrouver à un programme magnifique.
00:15Ce soir on va parler de la deuxième place de Paul Sexas à Liège-Bastogne-Liège, la doyenne des classiques.
00:20Il s'est incliné face à Tadej Bogacar, le champion du monde.
00:24On reviendra sur l'exploit du français et puis on parlera de Paul Sexas autour de France, oui ou non.
00:28On aura Thomas Perrotto qui est à la cellule cyclisme du journal L'Équipe.
00:32Et on reviendra également sur l'Olympique de Marseille qui a accueilli ce soir l'OGC Nice 2, Claude Puel.
00:37Un match déterminant pour la relégation pour les Niçois et pour la qualification en Ligue des champions pour l'Olympique
00:43de Marseille.
00:44Pour m'accompagner ce soir, le président Raymond Domenech.
00:47Bonsoir.
00:48Ça va Raymond ?
00:48Ça va bien.
00:49Vous regardez un peu en bas parce qu'en fait le match n'est pas totalement terminé.
00:51Ça y est, il est terminé.
00:52C'est terminé, donc match nul un partout entre l'Olympique de Marseille et l'OGC Nice.
00:57On va voir les images dans quelques instants avec Tanguy Le Sévillé, mais l'IWI, il a du courage.
01:02Pour m'accompagner également et pour vous accompagner Raymond Domenech, Sébastien Tarrago, Pierre Roland, Claire Bricogne et Régis Bouard.
01:09Bonsoir.
01:20Bonsoir.
01:20C'est l'excellent Tanguy Le Sévillé.
01:22Bonsoir Tanguy.
01:23Merci de jouer à lui.
01:24Vous n'êtes pas seulement excellent, vous êtes généreux.
01:26Vous allez offrir de l'argent à nos téléspectateurs et téléspectatrices.
01:29C'est la messe chaque semaine.
01:30C'est ma mission hebdomadaire.
01:31C'est ma mission hebdomadaire.
01:31Il faut bien vous payer, on est d'après.
01:33C'est ma mission hebdomadaire, effectivement.
01:35La question de ce dimanche 26 avril, quel est le nouveau record du monde du marathon ?
01:39On verra les images tout à l'heure dans le Minuit Info.
01:42Eh bien, est-ce que réponse 1, c'est en 1h59 et 30 secondes ?
01:46Réponse 2 en 6h59 et 30 secondes, 1000 euros à gagner.
01:50Tirage au sort ce lundi 27 avril.
01:52Vous envoyez 1 ou 2 au 7, 10, 21.
01:55Bonne chance à vous.
01:55Une nouvelle fois, une question extrêmement difficile.
01:58On a commencé à en parler.
01:59Raymond, il sait tout d'ailleurs.
02:00Il a dit comment c'est possible de faire une question pareille.
02:02On vient d'en parler, la magnifique deuxième place de Paul Sexas aujourd'hui sur le monument de Liège-Bastogne
02:08-Liège.
02:08Les images avec vous Tanguy.
02:10Oui, un combat de quasiment 6 heures entre Paul Sexas et Tadej Pogacar.
02:14À 30 kilomètres de l'arrivée, vous allez le voir dans la redoute.
02:19Le Slovène a essayé de tourner la page.
02:21Seul Paul Sexas arrive à suivre.
02:24Ça grimace un peu pour le Français, mais ça tient.
02:2615 kilomètres plus loin dans la côte de la Roche-aux-Faucons.
02:29C'est là où Pogacar s'envole et termine seul.
02:31Sexas ne le reverra plus.
02:32Nouvelle victoire du Slovène.
02:33Le Français termine 43 secondes derrière.
02:36Et puis le podium, finalement complété par Remco Evenpool, qui règle le peloton au sprint sur ces images.
02:43Plus en plus précis, Tanguy, avec le vélo.
02:46C'est incroyable.
02:46Vous aussi, vous êtes contaminé par la Paul Sexas.
02:49Exactement.
02:50Exactement.
02:51Bon, Pierre, Claire, vous faites partie de la cellule cyclisme de la chaîne L'Équipe.
02:57Évidemment, vous pouvez parler.
02:58Non pas que Seb, Régis et Raymond soient moins spécialistes de vélo.
03:02Oui, oui, oui.
03:02Mais peut-être un peu.
03:03Non, on l'a regardé quand même.
03:06Mais je ne dis pas le contraire.
03:07J'ai vu les 80 derniers qui l'ont fait en direct.
03:09Je pense qu'il n'est pas totalement impossible que je puisse plus parler de vélo que Pierre Roland de
03:12football.
03:13Ah ben ça, je ne sais pas.
03:14Parce que la différence entre lui et moi, c'est que j'ai regardé le vélo.
03:16Ah oui, exactement.
03:18Mais Pierre aussi a regardé le vélo.
03:20Ça, on ne sait pas.
03:22Cette question.
03:23Est-ce que Paul Sexas a dépassé vos attentes ?
03:26Habillage à ce que vous voulez, en régie et en réponse sur le plateau.
03:30Seb ?
03:30Non.
03:32Non, Pierre ?
03:32Non.
03:33Claire ?
03:33Non.
03:34Oula.
03:35Régis ?
03:36Ne me dites pas, vous n'aviez pas d'attente.
03:39Si.
03:41Tu n'as pas la réponse sur l'écran.
03:43Non, non.
03:43Il n'y a pas de duel, vous inquiétez pas.
03:45Il n'y a pas de duel ?
03:45Non.
03:45Bah oui.
03:46Bah oui, alors.
03:48Président ?
03:48Ah, moi, j'attendais mieux.
03:50Ah, carrément.
03:51Donc, il n'a pas dépassé vos attentes.
03:52Mais non, tout le monde l'annonçait comme...
03:55Il allait battre Pogacar.
03:57D'accord.
03:57Voilà.
03:57Si on commence par tout le monde.
03:59C'est ça.
04:00Pierre, pourquoi il n'a pas dépassé vos attentes ?
04:03Il est là où on l'imaginait.
04:05C'est-à-dire qu'on l'imaginait être capable de suivre Pogacar dans la redoute,
04:11mais pas battre Pogacar, parce que Pogacar, il va également vite au sprint.
04:17Il y avait, après la redoute, il y avait encore la roche au faucon.
04:21D'ailleurs, c'est là qu'il a été lâché.
04:22Pour moi, il est exactement là où on l'imaginait.
04:25C'est-à-dire capable d'aller plus loin que tous les autres, quand même.
04:28Parce que quand ça a démarré dans la redoute, que le réel, il a élargi.
04:33On a vu l'écart avec les autres et il y a clairement une planète.
04:38Notamment avec Remco Evenpool, ça, c'était assez impressionnant, tout de même.
04:40Oui, et avec tous les autres, en fait.
04:41Il y avait les deux.
04:42Ils étaient seuls au monde, presque.
04:44Ils étaient tous les deux.
04:44Ils calmosent eux un peu au milieu et puis ensuite, le reste.
04:46C'était incroyable.
04:47Et il se fait lâcher par le Slovène.
04:50Donc, c'est pour ça, non.
04:51Il l'a accroché plus que les autres.
04:53Mais quand même, Pogacar reste au-dessus.
04:56Claire, vous aussi, vous l'attendiez à cette place-là, ce que nous disait Pierre.
05:00Vous ne l'imaginiez pas battre Tadej Pogacar, contrairement à Raymond ?
05:04C'est vrai qu'il y a peut-être un moment, pendant la course,
05:07où on se dit « Ah, ça serait incroyable qu'ils arrivent ensemble ».
05:09En fait, c'est parce qu'il réalise ça, Paul Sexas, qu'on se met à rêver.
05:12Pogacar l'a confié, dans sa tête, il se disait « Ça va peut-être se terminer au sprint ».
05:15Exactement.
05:15Donc, c'est-à-dire que lui aussi, finalement, il y a pensé.
05:19Non, en fait, par rapport à tout ce qu'il a montré depuis le début de la saison,
05:21Paul Sexas, il est exactement là où on l'attend.
05:24Ça, c'est sûr.
05:26Est-ce qu'il a dépassé les attentes ?
05:28Non, parce qu'il n'y a pas de surprise, en fait,
05:30vu ce qu'il a montré sur le Tour de Pays Basque, notamment.
05:32Enfin, franchement, je pense qu'on a tous senti la frénésie qu'il y a autour de Paul Sexas
05:37qui monte au fur et à mesure.
05:37Oui, mais là, ça se concrétise, c'est fort.
05:39Bien sûr.
05:41Mais ça veut dire aussi qu'on sent que ça arrive.
05:44Et que, voilà, c'est presque…
05:46Il est à sa place, en fait.
05:48Seb, est-ce que cette deuxième place, du coup,
05:50vu qu'il est à la place juste derrière Pogacar,
05:53est-ce qu'il y a un petit goût de victoire pour vous ?
05:55Non.
05:55Non ?
05:56En sport, la victoire, c'est la victoire.
05:59Moi, ce n'est pas qu'il y a l'air.
06:00Il, on ne monte pas au podium.
06:01Mais sur le podium, ils sont trois sur le podium.
06:03Oui, il est deuxième.
06:04Il est de podium.
06:05Donc, non, franchement, mais sans ironie,
06:07il y a trop de respect pour ce qu'il est en train de réaliser, ce garçon.
06:10Et aussi cette petite musique dont parle Claire,
06:13qui nous amène à comprendre qu'a priori,
06:17ce n'est pas non plus totalement inattendu qu'il soit là.
06:19Donc, il y a trop de respect pour le champion qu'il est en train de devenir
06:22pour dire non, c'est une victoire.
06:23Non, aujourd'hui, il est en train de construire une hype,
06:28comme le sous-entendait Claire autour de lui.
06:32Je suis un peu moins moderne pour utiliser ce mot.
06:34Ça, oui, ça, c'est très fort.
06:37Mais non, pour moi, ce n'est pas une victoire.
06:39J'ai une petite question au spécialiste.
06:41Raymond, vous êtes chez vous, allez-y.
06:42Vas-y, Raymond, dis-moi.
06:43Quand ils sont partis tous les deux.
06:44Non, il a pris les relais, en fait.
06:46C'est du panache.
06:47Je disais bravo.
06:48Mais il n'aurait pas dû rester derrière pour pouvoir aller au bout,
06:51au moins en sprint, avoir une chance.
06:52Et là, il s'est comporté en champion.
06:55Il s'est comporté en champion comme un champion.
06:58Parce qu'on ne peut pas, pour Paul Sexas,
07:00avec le statut qu'il a désormais aujourd'hui,
07:02enfin déjà, rester dans la roue de Pogacar,
07:05attendre la dernière ascension,
07:07faire un peu le rat,
07:09ne pas avoir de panache, ne pas avoir de classe,
07:11ça ne colle pas.
07:12Faire le Vingegaard.
07:13Ça ne marche pas.
07:14Non, mais c'est exactement ça.
07:16Donc, il a pris des relais.
07:18Et c'est même au moment où il prenait des relais très intenses,
07:22un petit peu moins quand même que Pogacar,
07:24mais on va dire qu'on était sur un 60-40, pas plus.
07:28C'est à ce moment-là qu'on s'envoyait des messages,
07:30nous, dans la bulle vélo de l'équipe.
07:34On a dit, mais quand même,
07:35il prend des relais dans la roche au faucon,
07:38il ne va pas le lâcher.
07:39Et il a fait une petite erreur,
07:41c'est le dernier relais au pied de la roche au faucon.
07:44Là, il aurait peut-être dû poser un petit peu,
07:46dire, ok, tu es le champion du monde,
07:48tu es le grand, le cannibale,
07:51le sloven qui gagne tout.
07:53Bon, les deux minutes avant la roche au faucon,
07:55là où il se fait lâcher,
07:55il aurait dû le laisser rouler.
07:57Mais avant, c'est normal qu'il collabore,
07:59parce que son image, elle est parfaite.
08:02Imaginez que pendant 30 kilomètres,
08:03il reste dans la roue de Pogacar.
08:05On va dire, c'est que ça,
08:06s'il est ceci, il est cela,
08:07il n'a pas de panache, il n'a pas de courage
08:09de relayer le sloven.
08:11Donc, il s'est comporté comme un champion
08:13à l'âge de 19 ans.
08:15Et surtout, lui, il est comme ça, en fait.
08:17Dans sa personnalité, oui.
08:19Si vous le lisez, vous l'écoutez,
08:21lui, il n'est pas là comme un dauphin.
08:24Après, bien sûr, il accepte la défaite
08:25face au champion, etc.
08:26C'est normal.
08:27Mais il ne court pas comme un dauphin.
08:29Il ne court pas autrement que pour gagner.
08:31C'est ce qu'il a dit, d'ailleurs,
08:32après la flèche wallonne.
08:33Il a dit, c'est bien, j'ai gagné,
08:35mais maintenant, objectif, liège.
08:37Est-ce qu'il y a de l'illusion derrière
08:39pour battre Pogacar ?
08:40Peut-être, mais ce n'est pas la question.
08:42Il est là comme ça,
08:43il est avec sa personnalité.
08:45Et c'est ça qui fera que peut-être
08:46il succédera Bernard Hino un jour
08:49au palmarès.
08:50Il a le même panache.
08:52Avant d'accueillir Thomas Perotto,
08:55qui était sur la course aujourd'hui
08:56pour le journal L'Équipe,
08:58juste clair sur la personnalité du coureur.
09:00C'est vrai que moi, personnellement,
09:02j'ai beaucoup de respect pour Pogacar
09:03parce qu'il est toujours très actif,
09:04même si c'est le plus fort dans sa manière de courir.
09:07Il y a un peu ça chez Paul Sexas aussi,
09:09vous trouvez ?
09:09Oui, il y a complètement ça.
09:11Et puis en plus, c'est vrai que ça crée
09:12complètement, alors j'allais dire personnage,
09:13mais ce n'est pas le bon mot
09:14parce que pour moi, il n'y a rien de fake.
09:16Il est comme ça, ce que disait Seb.
09:18Et puis, il y a ça.
09:19Et il y a aussi tout le côté
09:21intelligence de course.
09:22Alors peut-être que ce relais,
09:23en effet, il ne doit pas le prendre.
09:24Mais en tout cas, c'est quelque chose
09:25qu'on voit vraiment sur toutes les courses
09:27où on a vu.
09:28Et la grande majeure partie du temps,
09:30il ne fait quasiment pas d'erreurs.
09:31On va lui pardonner s'il fait des petites erreurs.
09:32Paul Sexas, aujourd'hui,
09:33on rappelle qu'il a 19 ans quand même.
09:34Donc il y a aussi ça qui rentre en ligne de compte.
09:37Et on sent que le fait d'être,
09:41même dans le recul, en fait,
09:42on sent toujours beaucoup d'intelligence
09:44dans son analyse, dans les choses.
09:45Donc ça, ça va forcément l'aider.
09:47Et je pense que ça va aussi contribuer
09:50à ces moments-là, justement.
09:51Parce que pour moi, c'est de l'intelligence, en effet.
09:53Le fait qu'il passe avec Pogacar,
09:55ça fait partie de l'intelligence de tout ça.
09:58Extrêmement intelligent.
09:58Paul Sexas, Thomas Perrotto,
10:00de la cellule cyclisme du journal L'Équipe.
10:02Merci beaucoup d'être avec nous
10:04dans l'équipe du soir.
10:05Bon, déjà, vous avez de la chance.
10:06Vous avez vécu ça sur place.
10:08Cette course absolument magnifique.
10:10Racontez-nous comment était l'atmosphère,
10:12l'émotion autour de ce duel
10:14entre Tadej Pogacar et Paul Sexas.
10:17Bon, bonsoir à tous.
10:19Effectivement, il y avait une grande émotion
10:21à l'arrivée, mais elle était presque partagée.
10:24Je vais dire, cette émotion entre Tadej Pogacar
10:26et Paul Sexas.
10:27On a vu Pogacar qui attendait.
10:30Paul Sexas, il savait qu'il était deuxième.
10:32Il a bu sa petite bouteille d'eau
10:34à côté de Sexas.
10:36Il a un peu lui donné la collade.
10:38Il lui a dit quelques mots sympas.
10:41Il y avait dans cette image
10:43une espèce d'adoubement
10:44en gros du grand, grand champion
10:47qui voit qu'il a quelqu'un
10:49pour jouer avec lui aujourd'hui.
10:51Parce qu'on peut presque parler de jeu.
10:52Quand on voit deux coureurs comme ça
10:55partir dans la redoute d'Ai Pogacar,
10:58jamais personne n'avait pris sa roue.
11:00Il n'avait gardé sa roue dans la redoute
11:01à Liège-Bastogne-Liège
11:02ces dernières années
11:03lors de ses trois succès.
11:04Et là, aujourd'hui, il a vu que derrière lui,
11:06il y avait un gamin de 19 ans
11:07qui arrivait à faire cette performance.
11:09Donc, ça a vraiment donné
11:11une tonalité incroyable à cette journée
11:13parce que la course aussi,
11:15elle a été folle.
11:16On a parlé beaucoup de Paul Sexas,
11:17mais même Pogacar, en fait,
11:19si on prend du recul
11:20et qu'on voit sa campagne de classique,
11:23sa campagne printanière,
11:24il a fait cinq courses,
11:25quatre victoires,
11:25dont deux monuments.
11:27Donc, tout ça fait que c'était quand même
11:28un dimanche très particulier à Liège.
11:30Une deuxième place quand même
11:31sur Paris-Roubaix.
11:33Deux participations à Roubaix,
11:34deux fois deuxième,
11:35la première fois derrière Mathieu Van Der Poel
11:36et cette saison derrière Wout Van Aert.
11:39Sur le côté,
11:40parce qu'on en parle,
11:41Raymond le disait de manière un peu ironique,
11:43un peu, voilà,
11:44il est taquin, Raymond,
11:45mais toute cette musique
11:47autour de Paul Sexas,
11:48est-ce qu'il va battre Tadej Pogacar ?
11:50Est-ce qu'il peut, dès maintenant,
11:52être le rival du Slovène ?
11:54Est-ce que vous pensez
11:55que ça n'a pas un peu chauffé
11:56Tadej Pogacar ?
11:57Tout ce qu'on peut entendre
11:58autour du français ?
12:02Clairement, en entendant ça,
12:04Pogacar s'est dit
12:04oulala, mais ça commence à bien faire.
12:07Vous me parlez beaucoup de Paul Sexas
12:09et non plus des autres adversaires.
12:11Je crois qu'il l'a dit
12:12à mon confrère Julien Chenet,
12:14c'est Pavel Silakoff
12:15qui l'avait eu dans la semaine.
12:16Il lui avait dit,
12:17voilà, oui, oui,
12:18je sens que ça l'excite un petit peu
12:20d'avoir Paul Sexas
12:23qui débarque dans son vélo,
12:25dans ses pédales en ce moment.
12:27Et donc, du coup,
12:28ça renforce le duel.
12:30Et je pense qu'aujourd'hui,
12:30Pogacar, même s'il ne l'a pas dit comme ça,
12:33il avait aussi envie
12:34de remettre quelque part
12:35les pendules à l'heure
12:36en disant, oui, oui,
12:37certes, t'es un immense champion.
12:39Et d'ailleurs, il l'a dit,
12:39qu'il avait été complètement impressionné
12:41par Paul Sexas.
12:43Mais c'est quand même lui qui a gagné.
12:44Il a décidé de partir
12:46dans la roche au faucon
12:47pour dire, voilà,
12:48le numéro un,
12:49t'es gentil, Paul,
12:49mais c'est encore moi.
12:50Avant de retourner voir le plateau,
12:53vous restez avec nous, Thomas.
12:54J'ai juste une dernière question
12:55sur l'impression visuelle
12:57que vous a laissé Paul Sexas.
13:00C'est vrai que nous,
13:00devant la télé,
13:01on a souffert avec lui.
13:02On voulait qu'il s'accroche
13:03dans la roue de Tadej Pogacar.
13:05Qu'est-ce que vous,
13:06vous avez ressenti
13:06sur La Redoute, notamment ?
13:10On a sorti notre chronomètre
13:11quand on était dans la voiture
13:12avec Julien Chenet et Alex Ross
13:14pour calculer exactement
13:17la durée de l'attaque
13:18de Pogacar dans La Redoute.
13:20Et c'est une minute dix
13:21d'une violence extrême.
13:23Et Paul Sexas,
13:24s'il n'a jamais décroché,
13:25il y a un petit moment,
13:26où on se dit,
13:26ah tiens,
13:27là, il va peut-être décrocher
13:29de la roue.
13:29Et en fait, pas du tout.
13:31Donc non,
13:31c'est vraiment quelque chose
13:33d'impressionnant.
13:34Et les images
13:35dans La Redoute,
13:35moi, je vais les garder
13:37longtemps en mémoire
13:38de voir ce petit Français
13:39de 19 ans
13:40accrocher la roue
13:41d'un mec
13:41qui a le maillot blanc
13:42de champion du monde.
13:43C'est quelque chose
13:44d'assez exceptionnel.
13:45Merci beaucoup, Thomas.
13:46Vous restez avec nous.
13:47J'aime bien l'attaque
13:48d'une violence inouïe.
13:49C'est vrai qu'à la télé,
13:50ça écrase un peu.
13:51On ne se rend pas compte
13:51de ce que c'est.
13:52C'est une déclaration
13:53d'ailleurs, Tanguy
13:54de Paul Sexas.
13:54Il dit, il m'en a manqué
13:55un peu.
13:56Oui, pas beaucoup.
13:57C'est ce qu'il dit
13:58au micro de France Télé
13:59aujourd'hui.
14:00C'était mon premier liège.
14:00Je voulais tout donner.
14:01C'est ce que j'ai fait
14:02à Tadej Pogacar.
14:03J'étais le plus fort.
14:04J'étais déjà au rupteur
14:05au sommet de La Redoute.
14:06J'ai été super bien
14:07placé toute la journée
14:08par mon équipe.
14:09La preuve, au pied de la côte,
14:10je suis dans la roue
14:11de Tadej.
14:12Et c'est ce qui me permet
14:12de tenir jusqu'au bout.
14:14Je voyais flou.
14:15Forcément, après,
14:16je l'ai relayé.
14:17Il a de nouveau attaqué
14:18dans la roche au faucon.
14:19Il m'en manquait un peu
14:19pour basculer avec lui.
14:21J'ai réussi à finir
14:22comme je pouvais
14:22pour aller chercher
14:23cette deuxième place.
14:24Pierre, vous n'avez pas été
14:26dans la roue de Pogacar
14:27comme lui,
14:27mais vous avez connu
14:28ces moments-là.
14:30C'est vrai que visuellement,
14:32la télé,
14:32ça ne rend pas toujours service.
14:33Mais à quel point
14:34c'était d'une violence
14:35comme nous l'a dit Thomas ?
14:36C'était d'une violence
14:38inouïe,
14:38l'attaque de Pogacar.
14:40On sentait que ça faisait
14:41un moment qu'il avait envie
14:43de lui en mettre une à Sexas
14:44parce que je pense
14:45qu'il en a plein les oreilles
14:46de Paul Sexas.
14:47Je ne sais pas clair
14:48ce que tu en penses,
14:49mais j'ai rarement vu
14:52Pogacar attaqué
14:52avec autant de hargne
14:54et de détermination.
14:56Et après la redoute,
14:58on a même vu Pogacar
15:01le toiser un peu du regard,
15:02venir prendre de l'information
15:04et dire que tu es encore là.
15:05Normalement,
15:06il n'y a plus personne.
15:07Normalement,
15:07ils sont tous morts.
15:09Et là, il était surpris.
15:10Il était clairement surpris.
15:12et Pogacar,
15:13Sexas,
15:13il n'a pas fini d'entendre parler.
15:15Je pourrais dire un moment
15:16que je m'en ai dit
15:16parce que je n'allais pas
15:17venir me voir.
15:18Si, si,
15:19si, j'allais venir
15:20sur l'émotion.
15:20Je ne partage pas.
15:21J'ai un totalement différent.
15:22Mais allez-y, Régis.
15:23On m'a demandé
15:24de regarder la course
15:25et je l'ai regardé
15:26parce que j'ai pris
15:26beaucoup de plaisir
15:27à la regarder.
15:27C'est vrai
15:28parce que j'ai découvert
15:28des choses
15:29que je ne connaissais pas.
15:30Mais je vous écoute
15:32et il m'a surpris,
15:33ce jeune homme.
15:34Tout le monde n'est pas surpris.
15:36Je vous écoute
15:41de la redoute.
15:43Moi, je suis à la télé
15:44et je vois que c'est violent
15:46et que...
15:46C'est intense, oui.
15:47C'est intense
15:47et qu'il se met en danseuse
15:49pour essayer de le suivre.
15:52Mais entre l'attente
15:53et la réalisation,
15:54je trouve que...
15:55C'est exceptionnel.
15:56C'est exceptionnel.
15:57Je veux dire,
15:58pour moi,
15:58ça a été une surprise
15:59parce qu'en fait,
16:00je ne savais pas
16:01qu'il était capable
16:02de pouvoir répondre
16:03avec autant de panache
16:04et autant de talent.
16:06Je ne connaissais pas.
16:07J'ai découvert
16:10et moi,
16:10j'ai été surpris
16:11devant ma télé.
16:11Je veux dire,
16:13je...
16:13Ça a suscité de l'émotion
16:14chez vous, Régis ?
16:15Ah oui, quelque part.
16:16Oui, oui.
16:16Parce qu'en fait,
16:17c'était une vraie découverte
16:18pour moi.
16:19Alors, j'ai lu
16:20parce que ce jeune homme
16:22est pétri de talent
16:23et il a une personnalité,
16:25paraît-il,
16:26très à part
16:26avec beaucoup de personnalités
16:28en fait,
16:28beaucoup de...
16:30Et c'est pour ça
16:32que j'ai été surpris.
16:33Moi, j'ai répondu
16:33à votre question
16:34au contraire de tout le monde
16:35mais j'ai été surpris
16:36parce qu'entre l'attente
16:36et la réalisation
16:37parfois des choses,
16:38parfois,
16:39quand vous êtes jeune,
16:40tout le monde l'attendait
16:41et de répondre aussi
16:43avec autant de panache
16:44et autant de classe
16:45parce qu'il y a eu
16:46de la classe
16:46dans cette montée,
16:48dans un kilomètre deux,
16:49un truc comme ça.
16:51Je trouvais ça...
16:52Moi, j'ai trouvé ça
16:53redoutable en fait.
16:55Ça a été un vrai plaisir
16:56pour moi de télé
16:57en fait,
16:58de regarder une course
16:58et de voir un jeune homme
16:59comme ça.
17:01Maintenant,
17:01l'avenir,
17:02on ne sait pas
17:02parce que l'autre,
17:03il a tout gagné.
17:04C'est sûr que sur le palmarès,
17:06pour le moment,
17:06il y a un écart.
17:08Mais la réalisation...
17:09Par rapport à ça,
17:10Seb,
17:11parce que vous disiez,
17:12il est là où on l'attend,
17:14sur le fait de concrétiser...
17:15Non mais...
17:17Bien sûr,
17:17mais sur le fait
17:18de concrétiser
17:19quand il y a
17:19beaucoup d'attente,
17:20beaucoup d'espoir,
17:21en plus,
17:22on en parlera
17:23dans quelques instants
17:23avec Thomas Perrotto,
17:25notamment,
17:25c'est vrai que
17:26plane un suspense
17:28autour de sa présence
17:29au nom
17:29sur le Tour de France,
17:30c'était la course
17:30qu'il devait valider,
17:31savoir comment il allait
17:32encaisser cette séquence
17:34qu'il a eue
17:34avec la flèche Wallonne,
17:36le Tour du Pays Basque.
17:37Le fait de le concrétiser
17:38comme ça,
17:39est-ce que ça le marque ?
17:41En fait,
17:41c'est le gars
17:42qui peut challenger
17:43Pogacar.
17:44Et là,
17:44il n'y a plus de doute.
17:45Il y a toujours un doute.
17:47Mais en fait,
17:48vous savez,
17:48le problème
17:49et l'avantage aussi
17:50quand on vieillit,
17:51c'est que les champions
17:52on les a entendus.
17:53Oui.
17:53Et il n'y a jamais
17:54de surprise à ce niveau-là.
17:55Les champions,
17:56ils sont faits différemment
17:57et ils sont capables
17:59d'annoncer
18:00avec certitude
18:00certaines choses
18:02qui se réalisent
18:03parce qu'ils sont
18:04tellement sûrs d'eux.
18:05Donc ça,
18:06vous le mettez
18:06dans cette catégorie-là
18:07de champions ?
18:08Mbappé,
18:09Wenbanyama ?
18:09Il peut se blesser,
18:11il peut se chuter.
18:13Mais oui,
18:14vous parlez de Mbappé,
18:16Wenbanyama,
18:17tous ces gens-là
18:17à 17 ans,
18:1918 ans,
18:19ils parlent comme ça.
18:20Ils sont sûrs
18:21qu'ils vont avoir
18:22un destin.
18:24Lui,
18:24sans prétention
18:25absolue,
18:27il acquiesce.
18:29Sans prétention
18:31absolue,
18:31ça a l'air très naturel
18:32en fait.
18:33C'est parce que
18:33ces gens-là
18:34sont nés comme ça
18:36et ils s'épanouissent
18:38comme ça.
18:39Il n'y a pas
18:39de prétention
18:40derrière,
18:41même s'il y a
18:41un égo évident
18:42chez tous les champions.
18:44Et donc,
18:44oui,
18:44tu n'as pas de surprise.
18:45Après,
18:46jusqu'où ça les mènera ?
18:47On ne sait jamais.
18:48Après,
18:48tu sais très bien,
18:49les joueurs de foot,
18:51après de connaître
18:52la gloire,
18:54comment il va
18:55se comporter
18:55par rapport à tout ça ?
18:56L'attente qu'il va y avoir ?
18:57Mais ce n'est pas le foot.
18:59C'est un moment
19:00différent.
19:00Justement,
19:01Claire,
19:01vous êtes au plus près
19:03des coureurs,
19:04vous suivez le vélo
19:05pour la chaîne L'Équipe.
19:06Ça fait longtemps
19:07dans le milieu du cyclisme
19:08qu'on annonce
19:08Paul Sexas
19:09sur sa personnalité.
19:10Vous,
19:11qu'est-ce que vous percevez ?
19:14Dans les grandes lignes
19:16qu'en effet,
19:18tout glisse.
19:19Paul Sexas,
19:20il est là,
19:21c'est normal.
19:22Il n'y a pas de pression.
19:24Je ne sais même pas,
19:25on aura peut-être
19:26cette interrogation,
19:27mais je ne sais même pas
19:27si demain,
19:28il fait le Tour de France,
19:29s'il aura de la pression
19:29en étant au départ
19:30ou si en tout cas,
19:31on la sentira.
19:31Ne t'inquiétez pas,
19:32on va en parler du Tour de France.
19:33J'imagine bien.
19:34Il y a des gens
19:34qui ne veulent pas dire le Passeur.
19:35C'est très étonnant
19:36qu'on ne passe pas.
19:38Il y a ce côté-là
19:39qui fait que du coup,
19:40on sent qu'il est à sa place.
19:42dans tout ça.
19:44Ensuite,
19:46quand je dis qu'il est intelligent,
19:49c'est qu'on sent vraiment
19:50qu'il sait comment faire,
19:53où aller,
19:54que mettre en place,
19:55etc.
19:55Et en fait,
19:56tout s'imbrique.
19:57Tout est très bien structuré.
19:58Oui, c'est ça.
20:00Et puis le troisième truc,
20:00c'est que j'ai l'impression
20:01qu'il est vraiment bien entouré.
20:04Je l'ai peut-être déjà raconté
20:06sur ce plateau,
20:06mais je vais le redire.
20:07Quand il fait
20:08le troisième du championnat d'Europe,
20:10la course en ligne
20:11l'année dernière,
20:12c'est une des premières fois
20:13où on se dit
20:14qu'il y a vraiment quelque chose.
20:16Il y a un phénom.
20:16Il y a vraiment quelque chose.
20:18Moi,
20:18je rencontre son père,
20:19Emmanuel,
20:20derrière.
20:20La première question
20:21que je lui pose,
20:22c'est qu'est-ce que vous allez dire
20:22à votre fils derrière ?
20:23Il vient de signer
20:24un exploit absolument incroyable.
20:25Et il me dit
20:26qu'il range sa chambre.
20:28Et j'ai trouvé ça,
20:30au-delà de la blague,
20:32j'ai trouvé ça intéressant
20:35dans le rapport
20:39de garder la tête sur les épaules.
20:41C'est important
20:41de voir ce qui se passe.
20:42C'est important
20:43d'avoir un peu d'humour,
20:44etc.
20:44Et j'ai trouvé ça
20:45assez intelligent.
20:47Là où les footeux ont raison,
20:51c'est que c'est encore tôt.
20:53C'est-à-dire que l'humour,
20:54il est là.
20:54OK, très bien.
20:55Mais quand,
20:56s'il devient
20:58le grand champion
20:59qui...
21:00Allez,
21:01cette année,
21:01il participe au Tour de France
21:02parce qu'il n'écoute pas
21:03certains consultants.
21:04Il finit deuxième.
21:06Pierre Roland,
21:06il est content d'être venu
21:07dans l'équipe du soir.
21:08Ça, il fait plaisir de dire
21:09que tout à l'heure.
21:10Ça fait six mois,
21:11je ne vais pas changer maintenant.
21:12Et il finit deuxième cette année.
21:15Et puis,
21:15l'année d'après,
21:16il finit premier.
21:17Et puis,
21:17ça devient une star,
21:19vraiment.
21:19Quelqu'un qui dépasse
21:20le cadre du sport
21:21comme Van Bagnama,
21:22comme Bappé.
21:23Là, c'est dur.
21:23Et là,
21:24c'est là qu'on sait
21:24comment on peut le gérer ou pas.
21:25Parce que là,
21:26c'est dur.
21:26On a le droit d'évoluer aussi.
21:27Bien sûr, bien sûr.
21:29On parle de l'instant T,
21:31de ce qui se passe en ce moment.
21:32Et ça reste quand même
21:32le pied,
21:33ça reste les racines
21:34en ce moment
21:34qui sont toujours...
21:35Et n'hésitez pas,
21:36Claire,
21:36si vous êtes en contact
21:37avec la famille,
21:38il est le bienvenu
21:38sur la chaîne l'équipe
21:39quand il veut,
21:40Paul.
21:40Ça veut dire gérer
21:42pour un sportif.
21:43Le mec,
21:43s'il est champion,
21:44t'as plus à le gérer.
21:46Il y a les à-côtés quand même,
21:47Raymond.
21:47Les à-côtés,
21:55qui est prétentieux,
21:56il s'y gagne.
21:58Notamment,
21:59tout ce qui est communication
22:00et tout ce qui est aussi
22:02marketing
22:02qui est important
22:03et qui peut bouffer
22:04certains champions.
22:05Non, non, non.
22:05S'il gagne,
22:06il n'aura pas besoin de ça.
22:07Non, mais Raymond.
22:07Bien sûr.
22:08Tu crois qu'ils ne vont pas
22:09des pubs, les gars.
22:10Juste parce qu'on va penser
22:11que c'est parce qu'il n'aurait pas...
22:12Non, vous êtes en train
22:12de parler de son évolution.
22:14Comment il va évoluer
22:16son caractère
22:16par rapport à la gloire ?
22:18Ça, oui.
22:19Mais on s'en fout.
22:20Mais c'est pas la question.
22:21Mais s'il gagne le Tour de France...
22:22Tu n'as pas écouté, Raymond.
22:23Le problème, c'est que tu écoutes ça, Claire.
22:25Claire, elle a expliqué...
22:26Elle a dit qu'il était bien enraciné,
22:27qu'il était claire rosé.
22:28Claire a expliqué
22:28que comme il avait
22:29un entourage merveilleux,
22:31tout allait bien se passer.
22:32Moi, je dis juste
22:33que l'entourage...
22:33Toi, tu as mis un doute.
22:34Non, non, non.
22:35L'entourage,
22:36il est vraiment testé
22:38quand on devient
22:39une superstar.
22:40C'est là qu'il est testé.
22:41J'ai pas dit
22:41entourage merveilleux,
22:42j'ai pas dit
22:42que tout allait bien se passer.
22:43Non, non.
22:44Non, non, non.
22:45Non, mais il a un super ancrage.
22:47Après, c'est vrai
22:48que nous, dans le monde du foot,
22:49on est un peu traumatisés
22:50parce qu'il y a certaines personnes
22:51qui ont la tête qui tournent
22:52parce qu'il y a de la célébrité
22:53et qu'il y a de l'argent.
22:54Et là, je rejoins Seb.
22:55L'argent et la célébrité,
22:56ça complique beaucoup de choses
22:57dans la vie.
22:57Non, non, mais quand il gagne,
22:59il peut l'avoir...
22:59Je sais pas, Giovanni.
23:01Je sais pas tes relations
23:02avec les sportifs
23:03de haut niveau.
23:04Moi, j'en ai pas.
23:05Je suis un modeste journaliste
23:07qui parle à personne.
23:08On lui demande pas ça.
23:09On travaille.
23:10Tant qu'il va gagner des courses,
23:11et il peut avoir un sale...
23:13Comment il était ino ?
23:14Il fait semblant de pas.
23:14Comment il était ino ?
23:16Arrêtez !
23:17Il est incroyable.
23:18Il est en train de m'emmène
23:20à chaque fois.
23:20Thomas Perrotto,
23:22mettez un peu d'ordre
23:22sur le plateau
23:23de l'équipe du soir.
23:25Claire nous parlait
23:26de son entourage,
23:27de la manière dont il est vous
23:28qui êtes au plus proche
23:29également du monde du cycliste,
23:30peut-être au plus proche
23:31de Paul Sexas.
23:33Comment vous trouvez
23:33sa personnalité ?
23:37C'est une personnalité
23:38quand même un peu à part.
23:41La pression glisse sur lui
23:42pour l'instant,
23:43mais il faut aussi lier ça
23:44je pense à l'insouciance
23:45de son âge.
23:47En fait, il a 19 ans,
23:48il découvre encore
23:49plein de choses.
23:51Je pense qu'il est formaté
23:52depuis quelques années
23:54à potentiellement devenir
23:56ce champion un jour.
23:58Donc pour l'instant,
23:58on va dire qu'il n'y a pas
23:59de souci.
24:00Et puis, il a un peu tête
24:02en l'air,
24:02il a un petit peu la tête
24:04dans les nuages parfois.
24:05Et je pense que c'est
24:05ce qui lui permet
24:06d'avoir un tel détachement
24:08par rapport à tout ce
24:10qui l'entoure en ce moment,
24:10par rapport à l'engouement,
24:12la pression que les spectateurs
24:14vont lui mettre,
24:14la pression que nous,
24:15les médias,
24:15on va lui mettre
24:16parce qu'on attend
24:18un grand corps français
24:20comme ça depuis très longtemps.
24:22Mais pour l'instant,
24:22il arrive à se détacher de ça
24:24et c'est quelque chose
24:25qui fait partie
24:25de sa personnalité.
24:27Il faut que ça reste
24:29le plus longtemps possible.
24:30Après, encore une fois,
24:31il n'a que 19 ans.
24:33Il va se passer encore
24:34beaucoup de choses
24:34pour lui dans les semaines,
24:36dans les mois,
24:36dans les années à venir.
24:38Donc voilà,
24:39il faudra regarder
24:40comment lui,
24:41il évolue
24:41comme n'importe quel humain
24:42évolue
24:43une fois passé 20 ans,
24:4425 ans.
24:47Exactement,
24:47c'est l'histoire de la vie.
24:48Régis,
24:48une question pour le plateau aussi.
24:51Si j'ai bien compris,
24:51dans le cycliste,
24:52il y a une équipe.
24:54Oui.
24:54Il y a des leaders.
24:56Comment ça va se passer
24:57autour de lui ?
24:58Est-ce qu'aujourd'hui,
25:00il est dans une bonne équipe,
25:02bien entouré,
25:02bien entouré ?
25:04Est-ce que ses entraîneurs
25:06demandent tout ça ?
25:07Est-ce qu'il a la place
25:08pour être un leader
25:10d'équipe ?
25:11Est-ce qu'il y a des gens
25:12qui vont l'entourer,
25:13qui vont l'accompagner
25:14pendant les courses ?
25:15Parce que là,
25:15vous passez à un autre stade,
25:17vous êtes différent.
25:19C'est un jeune coureur
25:20avec plein de talents.
25:21Mais si l'équipe décide
25:23qu'il soit un leader,
25:24ça va se passer comment ?
25:25Pierre,
25:26allez-y après ça.
25:27On va annoncer
25:27que c'est le leader de l'équipe.
25:28Tout le projet
25:29est autour de lui.
25:30C'est l'équipe Décathlon
25:32qui a été renforcée
25:33par CMA-CGM
25:34en tant que co-sponsor
25:36qui arrive avec beaucoup de moyens
25:37autour du projet Paul Sexas.
25:39Le projet,
25:40c'est de faire gagner
25:41le Tour de France
25:42à Paul Sexas
25:43dans les...
25:43Avant 2030,
25:44ils avaient annoncé ça.
25:45On rappelle que son contrat
25:46expire en juin 2027.
25:48Oui.
25:49Enfin, novembre 2027.
25:50Oui, ça va aller très vite.
25:51Ça va aller très vite.
25:52Donc là,
25:52il y a déjà,
25:53on parle d'argent.
25:54On n'est pas encore dans le foot
25:56au niveau du foot,
25:56mais je pense que Paul Sexas,
25:58on va peut-être être
25:58sur le plus gros contrat
25:59de l'histoire du cyclisme
26:01dans quelques mois
26:02parce que tellement
26:03son talent est énorme.
26:05Tout le projet
26:05est autour de lui.
26:07D'un point de vue personnel,
26:09je pense qu'il faut
26:09qu'on se renforce
26:11un petit peu en montagne
26:12avec un ou deux équipiers
26:14capables de l'accompagner
26:15très, très, très loin
26:16en montagne.
26:17Donc, il faut un coureur
26:19capable de terminer
26:19entre 5 et 10
26:21de toutes les étapes de montagne
26:22pour aller très loin avec lui.
26:23Comme ULU a fait,
26:24en fait.
26:24C'est-à-dire des coureurs
26:25qui sont capables
26:25d'aller gagner
26:26d'autres courses importantes
26:27à la place de Paul Sexas
26:28mais pas pour l'EUF.
26:30Voilà, c'est ça.
26:30Et de les mettre
26:31à son service.
26:32C'est lui qui propose
26:33des noms
26:33ou c'est son directeur sportif ?
26:35Lui peut proposer des noms,
26:37les managers,
26:38les agents.
26:39Enfin, voilà,
26:39il y a tout un tas
26:41de paramètres
26:42mais il faut se renforcer
26:44un petit peu
26:44pour pouvoir l'accompagner
26:45du mieux possible.
26:45J'ai vu qu'il avait déclaré
26:46qu'il avait manqué
26:47de puissance cet après-midi.
26:48Il avait manqué
26:49de Cannes à un moment.
26:50C'est sa déclaration à lui.
26:51Oui, oui, il a manqué.
26:52Il lui a manqué.
26:53Il a manqué de force à un moment.
26:54Il lui a manqué un petit peu
26:55pour pouvoir l'accompagner.
26:56C'est une évidence.
26:57Après, ça,
26:58ça s'explique
26:58de par son inexpérience,
27:00de par son premier
27:02lèche-bastonniège,
27:04270 kilomètres,
27:056 heures d'effort,
27:07entre un coureur
27:07qui a déjà participé
27:09à plusieurs tours de France,
27:11à plusieurs grandes classiques,
27:12à la caisse,
27:13entre guillemets,
27:13pour ça,
27:14quand on rentre
27:15dans la sixième heure,
27:16ça devient presque
27:17un autre sport
27:18au niveau des fibres musculaires
27:19et de la fatigue.
27:21Claire, est-ce que,
27:21parce que c'est un peu la question,
27:23le contrat de 2027,
27:25on voit QAE,
27:26il y a deux, trois déclarations,
27:27parfois, on se dit
27:28« Oh non, il ne faut pas
27:28qu'il y aille ».
27:29Est-ce que Decathlon,
27:31CMACGM,
27:31ils peuvent le garder ?
27:32Moi, j'ai l'impression
27:33qu'ils ont la capacité financière,
27:34en tout cas.
27:35Oui.
27:37Ils partent de partir en Suisse aussi.
27:39Donc, ça peut potentiellement
27:41les aider à effacer
27:44quelques charges sociales.
27:45Oula !
27:46Ah oui !
27:47Dire qu'on paye beaucoup
27:48d'impôts en France,
27:49je ne sais pas.
27:50un salaire de Paul Sextas
27:51chargé,
27:52ça doit faire mal.
27:52Ça doit faire mal.
27:54Si on va à l'hôpital,
27:55ça peut aider
27:55de payer des charges.
27:57Oui, oui.
27:57En tout cas,
27:59ce qui est sûr,
28:00c'est qu'ils font tout
28:00pour le garde.
28:02Et en effet,
28:03c'est quand même
28:03l'année dernière
28:04qu'ils ont annoncé
28:05que ce projet
28:05autour de la victoire
28:07sur le Tour de France
28:08autour de Paul Sextas,
28:09l'année dernière,
28:10alors qu'on n'avait
28:10encore rien vu
28:11chez les professionnels
28:13de Paul Sextas.
28:14Donc, en fait,
28:15ils le suivent
28:15depuis qu'il est
28:17en KD2, je crois.
28:18Donc, depuis un moment déjà,
28:20ils ont vu un petit peu
28:21ce qui s'est passé
28:22depuis trois ans.
28:23Ils savent en fait
28:23ce qui se passe
28:24en termes de données,
28:24etc.
28:25Donc, son évolution
28:26est dans cette équipe
28:27depuis un moment.
28:30Depuis longtemps.
28:31On va voir, Tanguy,
28:32ce qui s'est passé
28:32pour Liège-Bastogne-Liège,
28:34mais côté féminin.
28:35Oui, avec la victoire
28:36aujourd'hui
28:37pour Demi-Gollering,
28:38son troisième titre
28:39sur cette épreuve
28:40après 2022 et 2023.
28:42Comme Tadej Pogacar,
28:44elle avait choisi
28:44de tenter sa chance
28:45dans le col de la redoute.
28:46Ses concurrentes,
28:47elles n'ont pas pu suivre.
28:48Au contraire de Paul Sextas
28:50chez les garçons,
28:50elle va terminer en solo.
28:51Le podium est complété
28:52par Puck Peters
28:53et Kata Rzina,
28:55Niu,
28:56Yadonvar.
28:57Deux Français,
28:58néanmoins,
28:58dans le top 10,
28:59Juliette Berthet
29:00qui termine 9e
29:01et Axel Dubot-Prévot,
29:0210e.
29:0210e.
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