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  • il y a 2 jours
Elon Musk, Javier Milei et Margaret Thatcher font partie de son panthéon. Guillaume Kasbarian se définit comme un "libéral intégral". Nommé ministre à deux reprises, il siège aujourd'hui au sein du groupe Ensemble pour la République.

Pourquoi s'engage-t-on en politique ? Comment tombe-t-on dans le grand chaudron de l'Assemblée ?
Chaque jour, Clément Méric, dans un entretien en tête à tête de 13 minutes, interroge un parlementaire sur les personnalités, les évènements - historiques ou personnels - qui l'ont conduit à choisir la vie publique.
Car on ne naît pas politique, on le devient !

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Transcription
00:00Elon Musk, Javier Milley et Margaret Thatcher font partie de son panthéon.
00:04Mon invité se définit comme un libéral intégral, nommé à deux reprises au gouvernement.
00:09Il siège aujourd'hui au sein du groupe Ensemble pour la République à l'Assemblée.
00:27Bonjour Guillaume Casbarian.
00:28Bonjour.
00:28Alors les syndicats ne sont pas prêts d'oublier votre nomination comme ministre de la fonction publique.
00:33Parce qu'à peine installé dans votre bureau, vous avez lancé un grand plan de lutte contre l'absentéisme des
00:37fonctionnaires,
00:38avec comme principale mesure le passage de 1 à 3 jours de carence en cas d'arrêt maladie.
00:44Et alors là ça a suscité...
00:45Et la baisse de remboursement des arrêts maladie aussi.
00:47Les deux à la fois.
00:48Et ça a suscité une levée de bouclier à gauche, ça a donné lieu à une séance de questions au
00:53gouvernement assez mouvementée à l'Assemblée.
00:55On va avoir ça en image, c'était au mois d'octobre 2024.
00:58Ma question s'adresse à monsieur le ministre de la fonction publique, ou plutôt dirais-je, de la liquidation de
01:06la fonction publique.
01:07Vous inventez des abus là où il y a vulnérabilité, souffrance, épuisement.
01:11Pour vous les agents malades ne sont pas des gens responsables.
01:14Ce sont des feignants et des tricheurs.
01:17C'est obscène monsieur le ministre, c'est obscène.
01:19Vous détestez les fonctionnaires, c'est ça la réalité.
01:22Alors on vient de voir les députés LFI Béranger-Cernon, du groupe écologiste Alexis Corbière, du parti socialiste Mélanie Thomas.
01:30Et alors tous, unanimement, vous ont accusé de considérer que les fonctionnaires abusaient d'arrêts de travail injustifiés.
01:38C'était le fond de votre pensée ?
01:40Bon, là c'était du théâtre, ce qu'on vient de regarder.
01:42La réalité, c'est que quand j'arrive au ministère, je vois qu'il y a une dérive des arrêts
01:46maladie, avec un coût qui est très important pour les finances publiques.
01:4915 milliards d'euros.
01:50Je ne dis pas que toute personne qui est en arrêt maladie fait un abus, ce n'est pas du
01:54tout ce que je dis.
01:54Ce que je dis, c'est qu'il peut y avoir des abus.
01:56Ça a été travesti et caricaturé par la gauche, comme à l'habitude, j'allais dire.
02:00Mais j'assume parfaitement, moi, d'avoir fait des économies et de ne pas m'être défaussé sur Bercy.
02:05Vous savez, quand vous êtes ministre, vous avez tendance à vous défausser sur les uns et les autres en expliquant
02:09que vous ne voulez pas faire de mesures difficiles
02:11et que c'est à cause de méchants Bercy que vous devez faire certaines mesures.
02:14Moi, je n'ai pas fait ce choix-là.
02:15Vous assumez totalement vos idées, on va en parler.
02:18J'assume mes idées et je n'ai pas besoin de...
02:20Moi, ce qui m'intéresse, c'est que quand je regardais un peu votre histoire familiale, j'ai vu que
02:24vos deux parents étaient fonctionnaires dans l'éducation nationale.
02:27Ils en ont pensé quoi de vos idées, de vos propositions ?
02:31Alors, vous avez raison, ma mère était prof de musique et mon père était inspecteur de l'éducation nationale.
02:35Donc, mes deux parents sont fonctionnaires issus de l'éducation nationale.
02:39J'en suis très fier.
02:40Ça a suscité des débats avec eux ?
02:41Mais pas du tout, parce qu'en réalité, eux-mêmes savent très bien qu'il y a des dérives.
02:44Avant d'être ministre, vous avez aussi fait voter en tant que député une loi pour expulser plus facilement les
02:50squatteurs.
02:50Tout à fait.
02:51Vous avez aussi été ministre du logement et là, vous avez plaidé pour la fin du logement social à vie.
02:55Tout à fait.
02:56À chaque fois, votre ligne, elle est claire.
02:58C'est celle d'un libéralisme qui est parfaitement assumé, décomplexé, on peut dire.
03:03La confiance dans l'individu.
03:05La base du libéralisme, c'est de faire confiance à vous, à moi, à tous les Français qui vous regardent,
03:09qui nous regardent,
03:10et de leur dire que vous êtes libres de mener votre propre vie comme vous l'entendez.
03:13Et alors, elles vous viennent d'où, ces convictions libérales ?
03:15Comment est-ce que vous vous les êtes forgées ?
03:17Écoutez, peut-être, je ne sais pas, à travers mon éducation, à travers le fait que j'ai beaucoup voyagé
03:23dans ma vie, au fait que j'ai été au contact aussi du monde économique, parce que j'ai passé
03:27huit ans dans le privé, à gagner ma vie dans le privé.
03:32Quelques semaines, je crois, après la séance qu'on a vue à l'Assemblée de questions au gouvernement,
03:36Elon Musk a été nommé par Donald Trump pour démanteler la bureaucratie et s'abrer dans les dépenses publiques aux
03:42Etats-Unis.
03:43Et alors, à ce moment-là, vous lui avez envoyé un message sur son réseau social, X, un message en
03:47anglais, en lui disant
03:48« J'ai hâte de partager avec vous les meilleures pratiques pour lutter contre l'excès de bureaucratie ».
03:53C'était sincère ou c'était un peu de la provoque ?
03:55Il y avait un peu des deux.
03:56Il y avait un côté clin d'œil, parce que j'étais ministre de la fonction publique et de la
03:59simplification.
04:00Et lui venait d'être nommé ministre, en fait, pas ministre, mais en charge de la simplification administrative.
04:06Mais quand vous avez vu les méthodes qu'il a mises en œuvre de licenciement sans préavis de fonctionnaire...
04:10Quand je fais ce tweet-là, il n'a pas encore dérivé à la fois sur sa façon de faire,
04:16mais aussi sur les soutiens qu'il a pu avoir après à des régimes totalement illibéraux et des partis totalement
04:20illibéraux en Europe.
04:21Vous avez changé d'opinion sur lui ?
04:23Moi, ce que je reconnais, c'est que c'est un homme d'affaires brillant, visionnaire,
04:27qui a fait beaucoup de choses dans le privé avec de belles réalisations technologiques et de belles innovations.
04:32Ce que je reconnais, c'est qu'il a eu la volonté de s'attaquer à la bureaucratie et à
04:36débureaucratiser à tous les étages.
04:38Et donc, il y avait une volonté de simplification, je pense, sincère au départ.
04:41Et ce que je reconnais de façon objective, c'est que les objectifs qui s'étaient fixés n'ont pas
04:45été atteints au cours de sa mission dans l'administration Trump.
04:49Et ce que je reconnais aussi, c'est qu'il a dérivé progressivement sur autre chose que de la simplification
04:54administrative.
04:55Je fais ce tweet-là, mais sans savoir ce qu'il va faire après.
04:57– Alors, est-ce que c'est le cas, au-delà d'Elon Musk aussi, de Javier Milley, par exemple
05:01?
05:01– Très différent.
05:01– Ou de Margaret Thatcher ? Parce que c'est vrai que vous les citez tous les trois régulièrement.
05:05– Alors, c'est très différent. Je cite aussi beaucoup de Français, parce que vous savez que le libéralisme, c
05:08'est une valeur française, c'est une idéologie française.
05:10Il y a Frédéric Bastia, qui a d'ailleurs siégé à l'Assemblée nationale, il fut un temps, qui était
05:13un penseur libéral français.
05:15C'est un des pères du libéralisme à la française.
05:17Mais Javier Milley, c'est pas du tout la même chose qu'Elon Musk ou que d'autres.
05:21Lui, il a une vraie pensée libérale de bout en bout. C'est un libéral intégral.
05:24– Même un libertarien ?
05:25– Il est plutôt tendance libertarienne.
05:27C'est-à-dire, il considère que l'individu a tout loisir de choisir ce qu'il veut faire de
05:31sa vie sur les questions économiques,
05:32mais aussi sur les questions de société.
05:34Et là aussi, si je suis objectif, le seul élément sur lequel il a une forme de conservatisme, c'est
05:38la question de l'IVG,
05:39pour des questions peut-être religieuses, je ne sais pas, mais qui fait qu'il est conservateur sur la question
05:43de l'IVG.
05:44Mais en revanche, si vous l'écoutez…
05:44– Mais tout le reste ?
05:45– Sur tout le reste, vous l'écoutez même pendant sa campagne à l'époque en Argentine, il parle même
05:49de la liberté de faire ce que l'on veut de son corps,
05:53y compris de commercer certains éléments qui pourraient choquer dans le débat public.
05:57Donc je veux dire, il va très très loin dans…
05:58– Mais ça vous convient ?
05:59– Je trouve qu'en tout cas, il y a une cohérence idéologique à remettre l'individu au cœur.
06:04Et je trouve que c'est intéressant parce que beaucoup en France ont tendance à retenir du libéralisme que les
06:09questions économiques.
06:10– Votre cohérence idéologique à vous, vous a amené à créer votre propre parti politique, le parti de la liberté.
06:17Est-ce que ça veut dire que la prochaine étape, ce sera une candidature à la présidentielle ?
06:20Parce qu'en général, ça commence comme ça et après…
06:21– Non, j'ai d'ailleurs très clairement répondu à cette question quand j'ai créé le parti de la
06:25liberté.
06:26L'objectif du parti de la liberté, c'est de défendre la liberté à tous les étages, économiques, sociales, politiques,
06:30et remettre l'individu au cœur du dispositif.
06:33Et l'objectif, c'est à l'inverse de s'opposer à des visions très étatistes, dirigistes, socialistes de la
06:39politique
06:39que l'on voit depuis des décennies dans les débats politiques français.
06:42Voilà, moi je veux refaire confiance à l'individu et ça m'amènera à faire des propositions dans le cadre
06:47des débats qui viendront,
06:48qui seront probablement un peu chocs, un peu polémiques,
06:51parce que je n'ai pas peur de secouer le cocotier, si vous me permettez l'expression,
06:55et j'ai envie, sur le modèle social qui est en train de dériver complètement,
06:58sur les retraites, sur la fonction publique, sur le logement qui est complètement...
07:02D'avancer des propositions concrètes.
07:02D'avancer des propositions pour dire qu'il faut renverser la table.
07:04Qui nourrissent le débat en vue de cette campagne présidentielle.
07:06Et ensuite que les uns et les autres se l'approprient dans le débat public, je serai le plus heureux
07:09du monde.
07:09Vous évoquiez le fait que pour vous, le libéralisme, il ne se décline pas que dans le champ politique et
07:13économique,
07:14mais aussi dans le champ sociétal, c'est ça qui fait que vous n'êtes pas engagé à droite ?
07:18Exactement. Vous l'avez bien résumé, c'est que j'ai toujours considéré que le prisme gauche-droite n'était
07:22pas vraiment adapté,
07:23que je ne m'y reconnaissais personnellement pas.
07:25Moi, je suis libéral sur les questions économiques, donc c'est vrai qu'il y a beaucoup de personnes qui
07:28sont libérales à droite sur les questions économiques,
07:30mais pas tous. Vous avez aussi des étatistes à droite, il ne faut pas l'oublier.
07:33Des interventionnistes, gaullistes, très dirigistes.
07:37Et puis, par contre, sur les questions de société, la droite est souvent très conservatrice et a tendance à ne
07:40pas faire confiance à l'individu.
07:41Est-ce que c'est pour ça que quand vous étiez ministre, vous avez choisi de faire une interview, un
07:46entretien dans Paris Match
07:48pour révéler que vous vivez votre vie avec un autre homme depuis des années et de l'assumer publiquement comme
07:53ça ?
07:54En réalité, je l'ai toujours assumé, je n'ai jamais caché qui j'étais, j'ai toujours été sincère,
07:57les gens dans ma circonscription savent.
07:59Paris Match me propose de faire une interview personnelle, un portrait.
08:03Je leur dis, écoutez, bienvenue, est-ce qu'on peut venir chez vous ? Bienvenue, j'ouvre les portes de
08:07ma maison.
08:07Il y a mon compagnon, on est ensemble dans notre maison, dans notre village.
08:11C'est cette idée que le libéralisme, c'est aussi faire ce qu'on veut de sa vie.
08:14Mais exactement, bien sûr, je le revendique totalement.
08:17Je n'en fais pas un argument politique particulier, je l'assume qui je suis, je ne cache rien.
08:22Ceux qui comprennent, tant mieux.
08:25Ceux qui n'aiment pas ça et jugent, tant pis pour eux.
08:27Votre engagement politique pour Emmanuel Macron, il s'est fait le jour même de la création d'En Marche, vous
08:32n'avez pas perdu de temps, en 2016.
08:34Alors, vous expliquez que pour vous, ce n'était pas un engagement politique, mais plutôt, je cite, une aventure entreprenariale.
08:39C'est-à-dire quoi ?
08:40Il y avait un petit côté start-up à l'époque de la création d'En Marche en avril.
08:44Vous vouliez développer la start-up, mais pas forcément aller au-delà ?
08:47Non, parce que j'appréciais chez Emmanuel Macron, déjà, c'est ce qu'il avait fait à Bercy,
08:50parce qu'il avait porté une loi de libération de l'économie où il cassait un certain nombre de rangs
08:53de situation.
08:54Sur les taxis, sur les bus, sur plein de secteurs qui étaient très sclérosés, où on empêchait des nouveaux entrants
09:00d'arriver.
09:01Mais je trouvais intéressant, d'un point de vue libéral, de débloquer certains secteurs avec une loi de modernisation de
09:06l'économie.
09:06Et alors, quand vous avez été élu député, vous avez abandonné votre métier, qui était consultant stratégique d'entreprise.
09:12Mais alors, vous expliquez que vous avez appliqué vos méthodes de consultant dans votre pratique du mandat de député.
09:17C'est-à-dire qu'il y a des points communs entre les deux, pour vous ?
09:19Alors, à l'époque, j'essaye de tenir des tableaux, du reporting, de faire les choses de façon organisée.
09:25Les méthodes de l'entreprise déclinaient dans la politique.
09:27Mais évidemment, je ne vois pas pourquoi...
09:28Mais ça marche, ça ?
09:28En fait, je ne vois pas pourquoi la politique serait coupée de ce qui se passe dans le monde.
09:31Vous avez été rapidement identifié parmi les autres députés, avec vos idées libérales, assumé, décomplexé.
09:37Mais il y a autre chose aussi qui vous permet d'être identifié.
09:39On va le voir en images.
09:40J'ai pris une photo de vous, 2017, et une photo de vous, aujourd'hui.
09:43Il y a un petit changement.
09:44Ça vous fait rire ?
09:46Vous avez radicalement changé de look.
09:50Moustache guidon, j'ai découvert le nom, c'est ça ?
09:53Cirée.
09:55Cascette béret ?
09:56Non, c'est drôle de voir des anciennes photos.
09:57On vieillit en 9 ans.
10:00C'est quoi ? Il y a une stratégie de communication ?
10:02Non, en fait, je vous explique qu'il y a deux choses.
10:03La casquette, déjà, que vous voyez, d'ailleurs, que j'ai toujours avec moi, elle est là.
10:07En fait, j'ai commencé à mettre des casquettes parce qu'il y a eu une reprise de boîte française
10:10de chapellerie
10:11par des Français qui ont décidé de faire revivre la chapellerie.
10:13Je trouvais ça marrant à l'époque où je parlais beaucoup de Made in France.
10:16Et donc, j'en ai acheté plusieurs.
10:17Les gens commençaient à en parler.
10:18Je me suis dit, tiens, je vais les garder et en faire aussi un objet personnel qui m'identifie.
10:22Mais c'est aussi un peu votre signature, on va dire.
10:24C'est un peu une signature.
10:24Et puis, la moustache, écoutez, de façon très, très simple, j'ai commencé à laisser pousser un peu la barbe.
10:29Ma barbière m'a dit, mais tu devrais laisser pousser la moustache un peu plus long.
10:32J'ai commencé à le faire.
10:34C'était sympa et ça marchait bien.
10:35Et donc, effectivement, tous les matins, je le cire pendant 10 minutes.
10:37Mais vous en avez même fait une signature visuelle pendant votre campagne de 2024.
10:40C'est tout à fait, c'est tout à fait vrai.
10:41Je ne sais pas si on peut...
10:42Casse-bas 2024, la petite moustache sur le A, la casquette bérée, le look picky blinders, disent certains.
10:48C'est-à-dire qu'en politique, il faut se distinguer, pas que dans les idées, mais aussi par son
10:53image.
10:53La base de la politique, c'est quand même les idées et le fond.
10:56Oui, mais c'est du marketing politique, c'est ce que vous avez appris en école de commerce.
10:59Après, ce qui est sûr, c'est quand on a des éléments qui vous permettent de vous identifier, de vous
11:03distinguer.
11:03Si ça permet à la fin de faire passer des idées, de retenir l'attention et de se dire, tiens,
11:08il y a quelque chose qui m'intéresse chez ce monsieur ou chez cette dame en l'occurrence.
11:13Voilà, enfin, je veux dire, c'est important de le faire en politique.
11:15Quand j'ai dit à ma femme que j'allais vous recevoir, elle a dit, ah oui, c'est celui
11:18à la moustache.
11:18Voilà, mais oui, mais je trouve que les hommes et les femmes politiques ont intérêt à utiliser un certain nombre
11:25d'éléments différenciants
11:26pour que les gens retiennent qui ils sont, mais surtout qu'ils retiennent leurs idées.
11:30Et donc, si ça permet à la fin de faire progresser les idées des femmes et des hommes politiques, je
11:33trouve que c'est intéressant.
11:34On va conclure l'émission avec notre quiz, le quiz de la politique.
11:37Et moi, je vais vous proposer des phrases que vous allez devoir compléter.
11:41On y va.
11:41Mon dernier barbecue à l'Assemblée.
11:43À l'époque où j'étais président de la commission des affaires économiques...
11:46Vous faisiez vraiment des barbecues à l'Assemblée.
11:47Oui, il ne faut pas le dire trop fort, parce que je ne suis pas sûr que j'avais totalement
11:50le droit de le faire.
11:50Mais effectivement, dans une cour intérieure cachée, j'avais un Weber et je faisais griller.
11:55Et c'était un très beau moment de négociation, parce que quand vous négociez autour d'un barbecue,
11:58y compris avec des députés de l'opposition, ça se passe généralement le mieux.
12:01Vous n'êtes pas avec Sandrine Rousseau.
12:03Vous savez, on peut faire du végétal.
12:05Je n'ai aucun problème à faire des barbecues végétaux.
12:07J'en ai pour tous les goûts.
12:08Quand je joue du violon, ça vous arrive encore souvent ?
12:10Oui, avec ma mère qui fait du piano.
12:12Elle m'accompagne régulièrement, comme elle était prof de musique.
12:16On continue à jouer ensemble et tout à fait, on continue à le faire.
12:19On vous voit d'ailleurs là, je ne sais pas où.
12:20Alors ça, c'était lors du salon des associations de Maintenon.
12:24Et il se trouve qu'il y avait des musiciens.
12:26J'ai dit, tiens, tu as un violon, donne-moi ton violon et on va jouer un petit peu.
12:29Enfin, de ma vie au Kenya, j'ai gardé, parce que vous avez passé quelques années au Kenya,
12:33quand vous étiez plus jeune.
12:35Tout à fait.
12:35J'ai gardé de très beaux souvenirs.
12:38J'ai gardé quelques potes et camarades de promotion.
12:42On voit là, pour tout le cas.
12:44J'ai gardé l'ouverture aux autres.
12:46J'ai gardé l'ouverture à un esprit anglo-saxon qui était assez fort au Kenya.
12:51J'ai gardé le goût du voyage.
12:52J'ai gardé le goût de l'entreprise.
12:54J'ai gardé aussi l'humanisme.
12:56La conscience de la pauvreté.
12:58Et puis, la conscience qu'on a beaucoup de chances de vivre en France.
13:02Et que dans beaucoup de pays du monde,
13:03beaucoup de personnes rêvent de pouvoir venir en France
13:05parce qu'ils voient bien la difficulté dans laquelle ils sont.
13:08Merci, Guillaume Casbarian, d'être venu dans La Politique et moi.
13:10Merci à vous.
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