00:00Voilà pour ce que pensent les Français, Michel, de ces aides qui sont un peu saupoudrées dans une mesure budgétaire
00:05assez limitée et contrainte.
00:07Qu'est-ce que ça vous inspire, encore une fois ?
00:09Ça m'inspire que le chef de l'État est incapable de mener une politique étrangère digne de ce nom.
00:13Parce que ce qui se passe à la pompe, ça suppose qu'on remonte en amont.
00:17Et en amont, c'est les endroits où on produit du pétrole, c'est les endroits où on fait surkiller
00:21le pétrole,
00:22c'est les endroits où on a la possibilité de faire passer ou pas de faire passer les bateaux.
00:24C'est-à-dire que quand Emmanuel Macron nous dit qu'en gros, ça n'est pas notre guerre,
00:29qu'il refuse le survol du territoire aérien aux avions américains sous prétexte qu'ils auraient du matériel pour Israël,
00:35eh bien il a choisi son camp.
00:37Donc il a choisi de faire de telle sorte que le prix de l'essence augmente.
00:40Donc si les gens ont des problèmes quand ils sont à la pompe,
00:43c'est parce qu'Emmanuel Macron a décidé de faire une guerre sans la faire tout en la faisant,
00:47c'est-à-dire en faisant le jeu d'un certain nombre d'autres individus.
00:49Quand on ne choisit pas son camp...
00:50En tout cas, lui, il dit qu'il ne l'a pas choisi, personne ne l'a prévenu de cette
00:53guerre.
00:54Il l'a dit depuis le début, notre programme ne l'a pas appelé et il n'est pas impliqué.
00:56Et alors, il n'avait qu'à prendre la décision lui-même avant,
00:58plutôt que de dire, ah ben il n'est pas gentil, ils auraient dû me le dire,
01:01ils auraient dû me donner un coup de fil.
01:03On a entendu d'autres individus, je ne vais pas les impliquer,
01:06nous faire savoir que la configuration stratégique est telle
01:09que ce qui a eu lieu ne pouvait pas se faire sans qu'Emmanuel Macron ne soit véritablement au courant.
01:15Donc il y a lui qui nous dit qu'il n'est pas au courant
01:17et d'autres qui nous disent que pas du tout avec le dispositif tel qu'il a fonctionné,
01:21il était évidemment au courant.
01:23Alors évidemment, il peut toujours dire, il y a toujours le désir de ne pas blesser un certain nombre d
01:29'électorats
01:29aujourd'hui en France chez Emmanuel Macron.
01:31Donc on ne choisit pas le camp des États-Unis puisque c'est celui d'Israël
01:35et qu'Israël c'est le fascisme, c'est génocidaire, c'est tout ce qu'on raconte du côté de
01:39la France insoumise
01:40et des partis de gauche qui se trouvent associés à cela
01:43et des partis de droite qui se trouvent associés aux partis de gauche qui se trouvent associés à Mélenchon.
01:47Donc soit on fait de la politique et on est un grand chef d'État et on fait de l
01:52'économie en sachant que l'économie est planétaire.
01:54Ce qui se passe là-bas, ça produit des effets ici, le fameux battement d'aile ici qui produit un
01:59tsunami ailleurs.
02:00Donc quand Trump dit qu'il faut absolument laisser circuler les bateaux dans le Détroit,
02:05Macron dit que ce n'est pas mon affaire.
02:07Si, c'est son affaire puisque c'est la nôtre.
02:09Et du coup, Trump bloque le Détroit.
02:11Ben oui, mais il dit en plus de ça, il ne nous demande rien.
02:14Et quand il demande quelque chose, il dit non.
02:15C'est un petit garçon qui dit vous n'aviez qu'à me demander d'abord.
02:18Vous m'auriez demandé d'abord, peut-être que j'aurais dit oui, mais peut-être que j'aurais dit
02:20non aussi.
02:21Maintenant, on va se venger.
02:22Donc vous n'allez pas pouvoir survoler le territoire aérien français
02:25parce que vous allez donner des armes ou du matériel aux Israéliens.
02:28Qu'est-ce que c'est que cette politique qui consiste à reconnaître l'État palestinien,
02:32qui consiste à donner des leçons à Israël,
02:34qui consiste à faire savoir que ce qui se passe dans le sud de Liban, ce n'est pas bien,
02:37ce n'est pas gentil.
02:38Mais ce qui n'est pas gentil, c'est ce que le Hezbollah fait en partant du sud de Liban
02:43pour envoyer des missiles, des bombes, tous les jours, depuis des années et en permanence.
02:48Donc il y a une politique qui n'est pas trouble parce que finalement, quand on regarde,
02:52elle n'est pas pro-israélienne, ça c'est sûr.
02:55Et elle est pro-arabe, ça c'est certain.
02:57Alors il l'amène cette politique s'il le souhaite, s'il le veut, s'il pense que la France
03:00est derrière lui.
03:01Mais je ne suis pas sûr que la France soit derrière lui.
03:03Quand on fait de la politique étrangère, on doit aussi solliciter,
03:06pas seulement le gouvernement, mais le peuple français.
03:08Est-ce que vous avez envie ? Oui ou non, on peut faire ce genre de choses.
03:11Ça s'appelle un référendum.
03:12Mais comme il sait très bien que...
03:14Tout le monde a peur des référendums, vous savez.
03:15Mais surtout lui, il sait très bien que s'il fait un référendum, c'est un plébiscite.
03:18Si tu as un plébiscite, il est pour ou il est pour, il est contre.
03:21Et donc, de toute façon, il resterait.
03:22À chaque fois qu'il a perdu des élections, et il les a toutes perdues, sauf les deux présidentielles, il
03:26est resté.
03:27Et il a fait savoir que puisqu'il les avait perdues, c'est donc bien la preuve qu'il les
03:29avait gagnées.
03:30Mais on voit bien avec ces gens à la pompe que les décisions qu'il prend de ne pas intervenir,
03:35de ne pas être aux côtés des Etats-Unis, de ne pas être du côté d'Israël,
03:38produisent, ces décisions produisent des effets réels dans le concret des gens.
03:42C'est bon.