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  • il y a 2 jours
Confronté à la tentative de suicide de sa fille, Georges Bilello découvre que cet acte fait suite à plusieurs semaines d'échanges sur Snapchat avec un homme de 36 ans, incluant des messages inquiétants et l'envoi de photos intimes. Face à l'urgence, ce papa décide de mener sa propre enquête pour tenter de le retrouver. Durant plusieurs semaines, il remonte la piste du suspect grâce à des indices numériques et à la géolocalisation. Ces informations ont ensuite permis aux gendarmes d'interpeller l'homme, qui a été jugé en mars dernier.
Invité également : Maître Jean Sannier, avocat de Georges Billelo, également avocat de la 'Team Moore' (groupe de citoyens activistes anti-pédocriminalité).

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Transcription
00:00Aujourd'hui, Georges est notre invité. Bonjour Georges.
00:02Bonjour.
00:02Merci beaucoup d'être avec nous. Je parle de vous comme un papa justicier.
00:06Ça vous va comme description ?
00:08Justicier, je ne sais pas, mais comme un papa tout court, oui.
00:11Un papa tout court. Et évidemment, on va se reconnaître dans toutes vos réactions.
00:15Votre histoire m'a énormément touchée à vos côtés.
00:17Je voudrais qu'on accueille tout de suite Maître Jean Seignier. Bonjour Maître.
00:21Oui, bonjour Francine.
00:21Merci d'être là. Vous êtes l'avocat de Georges et de sa fille,
00:24mais également l'avocat de l'association engagée dans la traque des pédocriminels sur Internet.
00:29Cette association s'appelle Team Moore.
00:31On va en parler et évidemment, c'est aussi une clé qu'on va donner à tous nos auditeurs.
00:35Avant qu'on raconte votre histoire, l'histoire de votre fille,
00:38j'ai déjà envie, Georges, de vous demander comment elle va.
00:41Ben, aujourd'hui, ça va mieux, mais elle reste quand même fragile, quoi.
00:45Oui.
00:46Donc...
00:47Et on va comprendre en effet que le désespoir au moment où elle-même est tombée
00:51dans ce piège qui lui a été tendu.
00:53Vous êtes donc le papa de jumeaux, une fille et un garçon.
00:56Aujourd'hui, ils ont 14 ans, vos jumeaux.
00:59Et donc, vous allez nous parler de votre fille.
01:01Quel genre de pré-adolescente était-elle à 12 ans ?
01:08Fragile, déjà, parce que vous avez perdu votre...
01:10Elle a perdu sa maman.
01:11Fragile, très émotive.
01:12Oui.
01:16Elle aime lire, elle aime les mangas, une ado normale, quoi.
01:20Une ado tout à fait classique.
01:22Alors, concrètement, est-ce qu'il y avait des règles autour de l'utilisation du portable ?
01:26Elle avait déjà un portable à 12 ans ?
01:28Alors, c'est leur mère qui leur avait fourni le portable.
01:30D'accord.
01:31Quand leur maman est décédée et que j'ai récupéré mes enfants, ils n'avaient plus de ligne.
01:35Donc, moi, j'ai pris une ligne à chacun, en fait, pour que quand ils aillent au collège,
01:39qu'ils puissent me prévenir qu'ils sont bien arrivés.
01:42Normal.
01:43Classique.
01:44Voilà.
01:44Ils avaient accès aux réseaux sociaux ?
01:46Non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, moi, les réseaux sociaux, c
01:50'est non.
01:51C'était radical.
01:52Ah oui, non, non, c'était radical, oui, clairement.
01:54Avant, quand ils avaient le téléphone de leur maman, là, ils avaient accès aux réseaux sociaux ?
01:58Ben oui, parce que c'est leur mère qui leur avait fait le profil Snapchat.
02:03D'accord, puisque nous allons parler de Snapchat, évidemment.
02:05Évidemment, sans me consulter.
02:07Mais vous, vous avez tout coupé.
02:09Est-ce qu'un jour, vous allez décider de fouiller son téléphone ?
02:13Est-ce que vous le faisiez régulièrement ?
02:14Alors, quand je dis fouiller, j'aime pas le terme, parce qu'il y a un côté, on cherche quelque
02:17chose.
02:17Non, non, non, mais on peut le dire.
02:18Surveiller.
02:20Au moins deux ou trois fois par semaine, je leur demandais le téléphone pour contrôler.
02:25D'accord.
02:26Et vous contrôliez quoi, concrètement ?
02:28Les messages qu'ils envoyaient ?
02:29Les groupes WhatsApp, entre copains ?
02:32Non, les messages avec les copains, c'est encore...
02:36C'est pas problématique.
02:39Justement, qu'il n'y avait pas de réseaux sociaux,
02:40qu'il n'y avait pas de trucs qui ne soient pas normaux, en fait.
02:44Vous aviez peur de quoi, vous ?
02:45Avant de découvrir ce que vous allez nous raconter ?
02:47Vous, qu'est-ce qui vous faisait peur, comme papa lambda ?
02:50Sur les réseaux sociaux, comme sur Internet, on trouve de tout.
02:53Ils peuvent voir des choses qu'ils ne devraient pas avoir accès.
02:58La pornographie et autres.
02:59Exactement.
03:00Donc, un jour comme les autres, finalement, une semaine comme les autres,
03:02vous prenez le téléphone de votre fille, vous l'ouvrez.
03:05Qu'est-ce que vous découvrez, Georges ?
03:06Alors, ça faisait déjà quelques jours que je n'avais pas surveillé le téléphone, en fait.
03:10Oui.
03:10Et en me réveillant, je me suis dit, mince, il faut quand même que je contrôle, là,
03:15parce que ça fait un petit moment que je ne l'ai pas fait.
03:18Donc, j'ai pris le téléphone.
03:20Je me suis levé.
03:20La première chose que j'ai fait, c'est que j'ai pris le téléphone, j'ai ouvert.
03:24Et j'ai commencé à regarder.
03:25Bon, ben là, tout allait bien.
03:27Au moment où j'arrive à un petit dossier, que j'ai ouvert,
03:31et j'ai glissé parce qu'il y avait des applications dedans,
03:34et je suis tombé sur Snapchat.
03:35Et c'est à ce moment-là que j'ai ouvert Snapchat.
03:37Bon, j'ai vu des contacts que je connaissais,
03:39mais d'autres que je ne connaissais pas.
03:40Donc, j'en ai pris un, au hasard.
03:43J'ai ouvert.
03:44Et en remontant la conversation,
03:48j'ai vu de quoi ça parlait, quoi, en fait.
03:51C'est-à-dire, il y avait combien de conversations
03:54qui vous ont inquiété au démarrage ?
03:56Pardon ?
03:56Elle avait combien de conversations avec combien de criminels ?
04:00Trois individus.
04:02Donc, trois individus.
04:03Qu'est-ce que, concrètement, vous pouvez me dire qu'il lui demandait
04:05ou qu'est-ce qu'il lui disait ?
04:07Ah ben, ça a été des compliments.
04:12Après, ça a été des demandes de photos ou demandes de vidéos.
04:18À caractère pornographique.
04:19Bien sûr.
04:21Comment réagissait votre fille dans les messages ?
04:25Comment elle réagissait ?
04:26Est-ce qu'elle les éloignait ?
04:28Est-ce qu'elle a pu envoyer, elle, des photos et des vidéos ?
04:30Oui.
04:31Oui.
04:32Donc, évidemment, vous tombez sur ce contenu.
04:35Ah ben oui, là, ça fait un tour.
04:36Oui.
04:37Qu'est-ce que vous ressentez à ce moment-là, vous ?
04:39C'est le monde qui s'écroule ?
04:42Qu'est-ce qu'on ressent ?
04:44D'abord, on n'en revient pas, quoi, en fait.
04:49On se dit, c'est pas possible.
04:51Je suis en train de rêver, là.
04:55Du coup, après, bon, le téléphone s'est fini, on fait une croix dessus.
05:00Et j'ai dit, maintenant, direction de commissariat, on va déposer plainte.
05:04Alors, vous allez aller la voir, votre fille, vous allez me raconter ça.
05:06Mais d'abord, Maître, je voudrais vous faire réagir quand même à un chiffre qui va être absolument édifiant.
05:10Pour ceux qui nous écoutent, il y aurait plus de 2 600 000 prédateurs
05:14qui seraient connectés, attention, en permanence dans le monde.
05:19En France, on ne peut pas mesurer le nombre de pédocriminels en ligne.
05:23J'allais dire en France, c'est con ce que je dis, parce qu'en effet, ils sont connectés partout
05:26dans le monde.
05:27C'est un chiffre qui est en hausse permanente ?
05:28Alors, aujourd'hui, effectivement, c'est 2 600 000 personnes en permanence branchées sur des sites de recherche de pédocriminalité.
05:37Mais le phénomène est extrêmement important.
05:40Il commence à être mesuré.
05:41Je crois que la semaine dernière, il y a eu une étude australienne.
05:45qui amène le chiffre de 1 homme sur 10.
05:48C'est énorme.
05:491 homme sur 10 aurait des tendances pédocriminelles ou pédophiles.
05:53La différence entre le pédophile, c'est celui qui accepte de se faire soigner.
05:56Le pédocriminel, c'est le pédophile qui passe à l'acte.
05:59Aujourd'hui, d'après cette étude australienne, cela concernerait 1 homme sur 10.
06:03Ce que l'on sait en France, c'est qu'il y a 160 000 enfants par an victimes d
06:10'agressions sexuelles ou de viols.
06:13Donc, il faut arrêter de parler d'abus sexuels.
06:15Ce mot, il est tout à fait inapproprié.
06:17On abuse de l'alcool, on abuse des bonnes choses, mais on n'abuse pas d'un enfant.
06:20Un enfant, on l'agresse, on le viole.
06:22D'accord.
06:23Évidemment.
06:23Alors, vous allez confronter votre fille, vous allez lui parler, vous allez aller au commissariat,
06:28et puis vous allez vous lancer vous-même dans une quête, la quête d'un père qui va vouloir retrouver.
06:34À travers lui, on donne la parole à sa fille qui a été victime d'un plédo criminel sur le
06:38réseau social Snapchat.
06:39Elle n'avait que 12 ans.
06:41Et donc, Georges nous expliquait qu'il a découvert un jour en allumant son portable qu'elle avait des conversations
06:45éminemment dangereuses avec trois prédateurs.
06:49Maître Jean Sagné, l'avocat de Georges et sa fille, est également avec nous.
06:53On a un message de Paul qui nous écrit au 74 900 et qui nous demande si vous aviez mis
06:57en place un contrôle parental.
06:59Oui, il y avait le contrôle parental.
07:00Par contre, quand j'ai pris les lignes, justement, j'ai dit au vendeur de la boutique qu'il me
07:05l'installe directement.
07:07C'est hyper compliqué.
07:09C'est chiant.
07:09Je me suis lancé là-dedans.
07:11C'est hyper compliqué.
07:11Et le truc, c'est qu'il ne m'a pas expliqué comment fonctionnait l'application.
07:14Donc, je l'ai découverte au fur et à mesure que je l'utilisais.
07:17C'est-à-dire qu'il l'a mis en place et après il vous a dit c'est bon,
07:20vous êtes en sécurité, vous avez fait confiance.
07:21C'est exactement ça.
07:22C'est ça.
07:22Alors, il faut mettre un jour, il faut vérifier.
07:25Donc, par expérience maintenant, même qu'il y a le contrôle parental, la meilleure des protections, en fait, c'est
07:30de prendre le téléphone et le contrôler soi-même.
07:32Quand je dis le contrôler, c'est tout contrôler, historique, internet, la totale, quoi.
07:36Oui, le faire soi-même.
07:37Vous avez été voir votre fille après avoir découvert ça.
07:41Quelle réaction elle a eue ? Elle a dû être absolument mortifiée.
07:45Alors, oui, donc après avoir vu ça, je suis allé les réveiller.
07:49Je leur ai dit qu'ils avaient très peu de temps, en fait, pour déjeuner, se préparer, parce qu'on
07:55partait au commissariat.
07:56Vous dites « ils » parce que c'était son frère jumeau ?
08:00Vous dites « ils ».
08:00Ben oui.
08:01Vous avez réveillé les deux ?
08:02Non, mais parce que c'était votre fille.
08:04Oui, oui, mais j'ai réveillé les deux, je n'allais pas laisser mon fils.
08:06Non, non, non, mais c'était ma question.
08:08Non, non, non, non, donc du coup...
08:10Et vous étiez dans quel état d'esprit ? Vous étiez évidemment inquiet, mais en colère ?
08:14Oui, oui, j'étais en colère.
08:16Je ne peux pas dire le contraire.
08:18Pas vraiment contre ma fille, surtout contre les demandes que j'ai vues, quoi.
08:23Oui.
08:25Donc...
08:25Donc vous êtes allé au commissariat ?
08:26Chez le commissariat, pour aller déposer plainte.
08:30Je le rappelle pour ceux qui nous écoutent, vous avez trouvé des conversations à caractère pédocriminel avec des hommes qui
08:36demandaient des photos à votre fille, des photos, des vidéos, et votre fille en avait envoyé.
08:40Vous avez donc été tout de suite au commissariat ?
08:42Donc j'étais au commissariat, j'arrive au commissariat, je m'enregistre, tout, et on me dit que je ne
08:47peux faire qu'un signalement.
08:48C'était un samedi.
08:50Excusez-moi.
08:51Je vous en prie.
08:53C'était un samedi.
08:54Pas porté plainte.
08:54Pas porté plainte.
08:56Parce que, il faut préciser une chose, c'est que la police nationale est sinistrée, en fait.
09:01Il y a tellement un manque de personnel que les pauvres ne peuvent pas tout faire, en fait.
09:06Donc on m'a invité le mercredi à venir déposer plainte.
09:09Ce que j'ai fait, donc j'ai été déposé plainte.
09:13Vous avez déposé plainte, clairement.
09:15Comment s'est senti votre fille les jours suivants, Georges ?
09:18Ah ben, ça n'a pas traîné, en fait.
09:20J'ai déposé plainte le mercredi.
09:24Jeudi matin, j'avais l'impression que ma fille, ça allait.
09:27Elle était souriante.
09:29Tout va bien, quoi.
09:30Et l'après-midi, ma fille s'est pendue.
09:34Alors, je le dis tout de suite pour ceux qui nous écoutent.
09:35Vous avez pu la sauver, votre fille.
09:37Elle va bien aujourd'hui.
09:38C'est pour ça qu'on a commencé cette émission.
09:40Oui, tout à fait.
09:40En tout cas, elle a eu ce geste absolument désespéré.
09:43Elle a laissé un mot ce jour-là ?
09:45Oui, elle a laissé un mot, effectivement, me disant que sa mère lui manquait.
09:52Et aussi, elle a fait ça parce qu'elle avait peur que je ne l'aimais plus, par rapport à
09:56ce que j'ai découvert, en fait.
09:57Elle avait honte, votre fille ?
09:58Oui.
09:59Évidemment, on a eu.
09:59Ben oui, c'est un petit peu normal.
10:01Et tous les ados qui sont dans ce désespoir-là, évidemment, ça fait froid dans le dos.
10:06Vous avez pu la sauver ce jour-là.
10:08Elle a été hospitalisée.
10:09C'est ça.
10:10La parole a été ouverte entre vous ?
10:12Vous avez commencé à parler après son geste ?
10:14Alors, j'ai essayé d'en parler, mais elle ne m'en parle pas.
10:18Elle ne veut pas en parler.
10:20Donc, je n'insiste pas.
10:21Parce que bon, moi, je ne suis pas psychologue, ni pédopsychiatre.
10:26Donc, je ne voudrais pas dire des choses qu'il ne faut pas dire.
10:30Vous êtes extrêmement touchant, Georges.
10:31Parce que vraiment, je vous vois et on sent que vous êtes entre l'amour infini pour vos enfants,
10:37l'inquiétude du père, comme on peut tous l'être face à tout ce à quoi sont confrontés nos ados.
10:44Cette jeune fille, votre fille, qui a perdu sa maman, qui est dans un état de fragilité.
10:49Et puis, je sens dans vos yeux une vraie colère, quoi, qui doit être aussi difficile à contrôler.
10:56Parce que ces hommes, ils ont potentiellement votre âge, ils ont potentiellement votre profil.
11:00Ça doit être insupportable pour un père.
11:03C'est-à-dire que là, c'est épidermique, quoi.
11:04C'est ça.
11:09Donc, après, vous avez décidé quoi ?
11:11Donc, la plainte a été déposée.
11:12Votre fille sort de l'hôpital.
11:13La plainte a été déposée.
11:14Oui, voilà, c'est ça.
11:15Donc, j'appelle le commissariat à savoir un petit peu où on en est.
11:18Donc, rien.
11:20Au point mort.
11:21La première semaine.
11:22Je rappelle la semaine d'après, toujours rien.
11:26Et je fais, là, non.
11:28Là, ça ne va pas.
11:29Donc, c'est bon.
11:30Je vais chercher moi-même, en fait.
11:31Je voudrais qu'on revienne sur ce honte.
11:33Cette honte, maître, qui, évidemment, est une double peine pour ces enfants.
11:37C'est quelque chose que vous observez beaucoup.
11:39Ces jeunes filles, ou ces garçons d'ailleurs, qui ont envoyé des photos, qui n'ont pas compris la gravité.
11:44Et derrière, s'enferment dans un mutisme.
11:46Oui, il faut bien imaginer ce que c'est qu'un enfant de 12 ans, qui se trouve dans une
11:52situation de fragilité particulière.
11:54Elle a accompagné sa maman sur le chemin de la mort.
11:56Et au bout de ce chemin, effectivement, sa maman va décéder.
11:59Elle se retrouve dans une situation qui est une situation de fragilité.
12:04Et elle a accès à Internet.
12:05Et comme il y a quelques années, vous aviez des hommes qui emmenaient les enfants derrière les buissons pour se
12:10livrer à des agressions sexuelles.
12:12De la même manière, aujourd'hui, sur Internet, vous avez des prédateurs qui sont en chasse permanente.
12:17Partout où il y a un enfant, il y a un prédateur qui guette.
12:19Partout.
12:20Et donc, ces prédateurs vont imaginer immédiatement s'emparer du corps de cette jeune fille.
12:25Il n'y en a pas un, il n'y en a pas deux, il y en a trois.
12:27Trois, rapidement, qui, en quelques minutes, vont amener cet enfant sur un chemin dont elle ne réalise pas qu'au
12:35bout de ce chemin, il y a pour elle une honte qu'elle ne peut pas dépasser.
12:39Et elle n'est pas psychologiquement structurée, en plus, pour faire face non seulement à ses agressions sexuelles, mais à
12:44toutes les conséquences derrière, le regard de son père.
12:46C'est ça aussi, l'engrenage infernal.
12:49Ce qui est extraordinaire chez ces prédateurs, c'est leur capacité à identifier la fragilité des enfants.
12:55C'est vraiment quelque chose qui est caractéristique.
12:57Ils arrivent à déceler.
12:59Quand on s'aperçoit qu'un jeune est, par exemple, intéressé par les pompiers,
13:05eh bien, le prédateur, et j'ai eu ce type de dossier, va arriver à avoir l'adresse de l
13:09'enfant pour lui envoyer d'abord un casque de pompier.
13:12Et puis, c'est parce qu'il enverra un costume en cuir de pompier chez cet enfant que les parents
13:17vont s'en occuper.
13:18Oui, vraiment, il y a une capacité des prédateurs à identifier la fragilité.
13:23Il y a une étude américaine très intéressante qui a fait un panel de femmes,
13:29alors ce n'est pas des enfants, c'est des femmes, et parmi ce panel de 10 femmes, il y
13:32en avait une seule qui avait été violée.
13:35Eh bien, tous les agresseurs qui sont passés devant ont identifié immédiatement laquelle avait été violée.
13:41Il y a, chez ces prédateurs, une acuité toute particulière que l'on ne retrouve que chez eux.
13:48Dès qu'ils arrivent à détecter la faille, ils s'engouffrent dedans et tout va bien.
13:53Là, on parlait de casque de pompier et de tenue de pompier, mais ça peut être aussi des compliments comme
13:59il y a eu pour ma fille.
14:00Oui, ils l'ont complimentée, ils ont fait en sorte qu'elle soit valorisée, ils l'ont rassurée pour mieux
14:06après.
14:07C'est ça, c'est ça, c'est exactement ça.
14:08Comment vous vous y êtes pris ? Alors, vous vous êtes dit, je vais le trouver moi-même.
14:11Vous avez commencé par quoi ? Comment on fait ?
14:13Eh bien, déjà, je me suis mis sur tous les réseaux sociaux.
14:15Oui.
14:17Et avec les infos que j'avais, j'ai commencé à chercher, à éplucher les réseaux sociaux.
14:24Vous aviez quoi comme information ? Vous aviez un profil ?
14:26Alors, j'ai été aidé par la Team Moore.
14:28Oui, j'avais son nom, son prénom et même l'endroit où il travaillait.
14:33Alors, c'est quoi la Team Moore ?
14:35Alors, la Team Moore, ce sont des citoyens qui, pour des raisons personnelles, ont décidé de se mettre à la
14:44chasse des pédocriminels en créant des profils d'enfants virtuels.
14:48Donc, ils créent des enfants sur Internet et ces enfants suivent un protocole très particulier, c'est-à-dire qu
14:54'ils refusent toujours le contact.
14:55On va d'abord contacter l'enfant, il va répondre, je ne te connais pas, qui tu es.
14:59La personne va essayer d'entrer en relation, il va toujours y avoir une sorte de refus.
15:03Jusqu'à ce que finalement, l'enfant adopte une certaine passivité et c'est en l'espace de quelques minutes
15:08que l'enfant va recevoir une photo de sexe en érection ou au contraire une demande pour aller sur une
15:16intimité qui n'est pas de circonstance.
15:18Donc, c'est une association qui est à la disposition des victimes pour les aider.
15:22Donc, vous les avez contactés, vous avez été mis en relation.
15:25Comment ils vous ont aidé à identifier ? Parce que vous aviez quoi ? Vous aviez une photo, vous aviez
15:30un nom ?
15:30Oui, j'avais une photo.
15:33En fait, j'ai repiqué une photo qu'il avait envoyée à ma fille.
15:36De son visage, par exemple, cette question ?
15:38Oui, oui, c'est ça.
15:39Donc, une vraie photo ?
15:39Une vraie photo, à plus vraie que nature.
15:43Oui, oui.
15:43Donc, vous aviez le visage de ce prédateur ?
15:45Oui, donc déjà, j'avais un visuel.
15:49Je savais où il travaillait.
15:51Comment vous avez su aussi ?
15:53C'est Tim Moore qui me l'a dit.
15:55En fait, il travaillait dans un ESAT.
15:57Un ESAT est un institut où il y a des personnes qui ont des déficiences mentales.
16:02En situation de handicap, il était loin de chez vous ?
16:04C'est ça.
16:05Il était dans l'ISER.
16:07Qu'est-ce qu'on ressent quand on a le nom, la photo et là où il travaille ?
16:12Enfin, on parle de justicier.
16:13Je suis maman d'une petite fille de 12 ans.
16:16Ça fait peur, en fait.
16:18On peut avoir peur de sa propre réaction.
16:20Honnêtement, j'ai été tenté d'appeler justement l'ESAT pour qu'il me donne son adresse.
16:25Je comprends.
16:25En fait, je comprends.
16:26Évidemment, si on n'incite pas à faire ça.
16:28J'avais déjà constitué mon équipe pour aller le chercher.
16:31Oui, je comprends.
16:32Encore une fois, il ne faut absolument pas le faire.
16:34Absolument.
16:34Et d'ailleurs, vous ne l'avez pas fait.
16:34Ah non, non, je le déconseille.
16:36Je le déconseille parce qu'après, ça va se retourner contre soi.
16:40Oui, oui, mais c'est pour ça.
16:41Mais là, on parle de l'instinct de père
16:43qui, évidemment, est allé dans cette direction-là.
16:46Ah ben, l'instinct, c'était d'aller le chercher et l'accrocher, quoi.
16:48Clairement, je vous le dis.
16:49Évidemment.
16:51Donc, vous avez retrouvé cet homme.
16:53Qu'est-ce que vous avez fait de ces informations ?
16:56Vous avez pu le géolocaliser ?
16:58Alors, il y a Arthur Descudé qui était venu à la maison de BFM pour faire une interview.
17:03Un journaliste, oui.
17:04Oui.
17:04Et au moment où il est parti, j'ai cliqué sur la carte de Snapchat, en fait.
17:10Et là, il est apparu.
17:11Alors, en fait, c'est-à-dire que, comment vous...
17:14Alors, est-ce que vous pouvez m'expliquer comment ça marche, Snapchat, qui est donc ce réseau social,
17:17qui vous a permis de voir où est-ce qu'il était cet homme ?
17:19Alors, Snapchat, on peut dialoguer, on peut s'envoyer tout un tas de trucs, en fait.
17:25Il y a aussi une carte où on peut géolocaliser les personnes.
17:28Donc, lui, il avait désactivé sa géolocalisation, puisque je ne l'avais pas.
17:31Pour garder son anonymat.
17:32Voilà.
17:32Et à partir du moment où il a dû la réactiver, c'est sûrement par erreur, parce que...
17:38Vous, vous alliez régulièrement vous connecter pour voir si il se localisait.
17:40Ah oui, oui, tous les jours, je serviais.
17:41Tous les jours, tous les jours, tous les jours, tous les jours.
17:43Et un jour, vous vous connectez au réseau social et paf, vous voyez là où il est.
17:45Au moment où Arthur partait, en fait, j'ai cliqué dessus, comme ça.
17:51Et là, il est apparu.
17:52Alors, dans ce cas-là, qu'est-ce que j'ai fait ?
17:54J'ai pris mon téléphone et j'ai repris en photo le téléphone de ma fille.
17:56Donc là, vous saviez où il était ?
17:58J'ai agrandi un petit peu.
18:00Au niveau de la carte, j'ai zoomé, en fait.
18:03J'ai repris une autre photo, j'en ai fait trois, comme ça.
18:05En zoomant encore un peu plus.
18:08Après, les captures d'écran, je les ai mises sur un ordinateur.
18:11Et sur l'autre, je me suis mis...
18:12J'avais dit ma pi, mais en fait, c'est Google Maps.
18:16Parce que je n'avais pas les noms des rues, en fait.
18:19Et sur la carte de Google Maps, j'ai lu en des rues.
18:22Et vous avez comparé, et vous avez fini par voir où est-ce qu'il habitait.
18:25Vous habitez loin de l'Isère ?
18:26Pardon ?
18:27Vous habitez loin de l'Isère ? Vous habitez en Isère, vous ?
18:294 heures de route.
18:31600 kilomètres, quoi.
18:33Ouais, 4 heures de route.
18:34J'avais mis 4 heures pour aller à Vienne.
18:37Alors, mettez-vous à la place de Georges.
18:384 heures de route, ça va vite.
18:39Ouais, c'est pour ça.
18:40Non, mais je vois bien, quand vous me dites 4 heures de route, ce que ça sous-entend.
18:42Et je le comprends parfaitement.
18:44On va s'arrêter une seconde.
18:45Mettez-vous à la place, à la maison.
18:47Vous fouillez le téléphone de votre fille, de votre fils.
18:49Vous tombez sur ce prédateur, vous voyez sa photo, vous savez où il est.
18:52Qu'est-ce que vous faites ?
18:53Georges a eu, en effet, un bon instinct.
18:55Oui, Georges ?
18:56Et là, je voulais m'adresser aux parents.
18:57N'ayez pas de scrupules à regarder le téléphone.
18:59Oui, bien sûr.
19:00C'est surtout pour les protéger, parce que le danger n'est pas que dans la rue,
19:03il est aussi dans la poche de nos enfants.
19:04Décidez de le traquer lui-même, le faire arrêter.
19:07Enfin, le faire arrêter, le traquer.
19:08Il y a deux secondes, vous m'expliquez que vous aviez trouvé, Georges, sa localisation.
19:12Vous avez son visage, vous avez son métier.
19:14Maître Jean Sagné, qui est l'avocat, votre avocat, Georges, et celui de votre fille,
19:18est également avec nous.
19:19Une fois que vous avez toutes ces informations, à 4 heures de route,
19:22il est à 4 heures de route de chez vous, vous retournez à la police ?
19:26Donc, j'appelle l'OPJ, officier de police judiciaire,
19:30parce que j'avais son portable, directement,
19:33sans passer par numéro 17 ou autre chose.
19:37Et je lui dis que c'est bon, je l'ai trouvé,
19:40que j'ai son adresse, j'ai tout, en fait.
19:43Vous l'avez en ligne, vous ? Vous l'appelez ?
19:45Non, j'appelle l'OPJ, oui.
19:46Ah oui, vous appelez le policier.
19:47Oui, pardon, excusez-moi, j'ai cru que vous aviez appelé directement le prédateur.
19:50Donc, vous appelez le policier, vous dites, ça y est, j'ai trouvé le criminel.
19:53Ça y est, je l'ai trouvé.
19:54D'ailleurs, elle s'appelle Estelle, que je salue si elle m'entend.
19:57D'accord.
19:58Du coup, on me demande de donner les infos à, comment ça s'appelle, à l'accueil du commissariat.
20:05Je dis non, non, non, non, je viens, je les remets en main propre.
20:08Donc, j'ai tout remis en main propre.
20:10Et là, la procédure est partie.
20:11Alors, c'est quoi la procédure ? Qu'est-ce qu'ils ont fait ?
20:13Est-ce qu'ils ont pu l'arrêter, cet homme ?
20:14Ah ben, oui, oui.
20:16Oui, il a été interpellé, il est allé en garde à vue.
20:19Il y a eu une expertise qui a été faite disant qu'il est totalement responsable de ses actes
20:25et qu'il n'y a pas d'altération du discernement.
20:28Ça, je tiens à le souligner.
20:31Et de là, il y a eu une date d'audience au tribunal correctionnel de Vienne.
20:36Il a été condamné ?
20:37Oui, il a été condamné, oui.
20:40Quelle a été sa peine, Georges ?
20:41Un an de prison avec sursis.
20:43C'est tout.
20:44Donc, là, je vais être honnête avec vous.
20:49Vu que l'État cautionne ça, vu que les tribunaux cautionnent ça
20:52et que les magistrats cautionnent ça,
20:54pour moi, ils sont complices de tous ces gens-là.
20:56Clairement, il faut le dire.
20:57Je sens votre colère.
20:58Il encourait jusqu'à 10 ans de prison, cet homme-là ?
21:01C'est ça.
21:01C'est-à-dire que le législateur a considéré que ce type d'infraction était particulièrement grave
21:06et que c'était une peine de 10 ans de prison qu'il fallait prévoir.
21:09Tout à fait.
21:09Pour autant, cet homme, je vais le répéter quand même,
21:12cet homme n'en était pas à son coup d'essai.
21:14Il était en récidive, même s'il dit à l'audience
21:17« Pour le premier viol, je n'ai pas été condamné. »
21:22On entend le premier viol.
21:24Ce qu'il laisse entendre, il y en a d'autres derrière.
21:25On pense qu'il y en a donc eu un deuxième.
21:27Et pour cette troisième affaire, il a effectivement l'onction du tribunal,
21:32un an avec sursis.
21:34Comment vous expliquez ça ? Il a une obligation de soins, juste, avec ?
21:38Oui, il a une obligation de soins.
21:40Effectivement, oui.
21:41Comment vous expliquez cette peine ?
21:42Je pense qu'aujourd'hui, le regard posé par la société ou la justice sur l'enfant
21:48est un regard qui ne protège pas l'enfant.
21:51On le voit avec les affaires du périscolaire parisien
21:54ou dans les autres dossiers de pédocriminalité.
21:57Et on se heurte toujours à une incompréhension de la part de nos juges.
22:01Mais c'est complètement, en effet, désarmant et accablant.
22:04Les deux autres hommes, parce qu'elle avait été agressée par deux autres hommes,
22:07l'enquête est en cours.
22:08Vous avez essayé de les trouver ?
22:10Vous avez essayé de les trouver ?
22:10J'essaye, j'en ai retrouvé un deuxième.
22:12Donc, ça a été le même protocole ?
22:14Vous l'avez redonné ses coordonnées à la police ?
22:16Il a été jugé ?
22:17Oui.
22:18Alors là, j'ai utilisé deux techniques.
22:21Oui, mais j'ai tout redonné à l'OPJ.
22:25Et la procédure est partie.
22:27Maintenant, j'attends les suites.
22:28C'est quoi le profil de ces hommes ?
22:30Alors, il n'y a pas de profil.
22:31Parce que, lui, effectivement, il a été licencié parce qu'il était impliqué dans un viol.
22:38Le deuxième profil, il n'est pas fiché.
22:41Il n'est pas connu des services de police, en fait.
22:44Et justement, ces personnes-là, il n'y a pas de profil.
22:46Ça peut être un médecin, ça peut être le simple mécano, un balayeur.
22:51Le premier, il avait quel âge, celui qui était arrivé ?
22:5336 ans.
22:55Lui, il a 30 ans.
22:57Est-ce qu'ils sont mariés avec des enfants ?
22:58Qui, ça ?
22:59Est-ce qu'ils sont mariés avec des enfants ?
23:01Non.
23:01Non, non, non.
23:03Mais ils pourraient.
23:04Ça aurait pu, oui.
23:05Oui, oui.
23:06Est-ce qu'on a vu que, récemment, les réseaux sociaux ont été interdits aux moins de 15 ans ?
23:11Vous en pensez quoi, de cette mesure, maître ?
23:13C'est indispensable, mais ce n'est pas suffisant.
23:16C'est totalement indispensable.
23:18Il y a vraiment un danger.
23:19Le plus grand danger aujourd'hui pour un enfant, il se trouve dans sa chambre.
23:23C'est quand même le lieu où ont eu lieu la majorité des infractions.
23:27Il faut savoir que la majorité des infractions sexuelles sont commises au sein de la famille.
23:31Mais là, si ce n'est pas au sein de la famille, c'est par l'intermédiaire des réseaux sociaux.
23:35Et c'est effectivement un endroit très dangereux que le téléphone d'un enfant.
23:41Alors, interdit aux moins de 15 ans, moi, je veux bien.
23:44D'ailleurs, quand j'avais fait un duplex, je l'avais dit à Emmanuel Macron que sa proposition, là, c
23:49'est de la poudre de parlin-pain-pain, comme il dit.
23:50Je me mets à sa hauteur, au moins il comprend.
23:52D'ailleurs, j'espère qu'il m'entend.
23:55Avec la députée Christelle D'Antorni, j'ai participé à une proposition de loi qui me paraît quand même un
24:01peu plus complète.
24:02Qu'est-ce que vous préconisez, vous, Georges ?
24:05Alors, déjà, le contrôle de l'identité, pardon.
24:10Le scroll limité à 10-15 minutes, pas plus, après ça bloque.
24:16D'ailleurs, TikTok, le pratique en Chine ou au Japon, chez eux, ça, il n'y a pas de souci,
24:23le font chez eux.
24:26Limiter l'accès aux réseaux sociaux, évidemment, une sécurité, parce qu'il faut pouvoir vraiment vérifier l'identité des enfants,
24:32que ce ne soit pas juste une date de naissance qu'il faut rentrer, il faut vraiment faire des choses.
24:34C'est ça, c'est exactement ça, non, pour une pièce d'identité, oui.
24:38Ensuite, pour les plateformes qui ne se plient pas, toutes plateformes confondues, Snapchat, Facebook, j'en passe, c'est des
24:44meilleurs.
24:46Une peine d'emprisonnement de 5 ans et 500 000 euros d'amende.
24:50Ce qui serait bien, c'est que s'ils venaient à payer ça, ces 500 000 euros soient dispatchés entre
24:54police stationnelle et gendarmerie,
24:56pour leur donner un peu plus de moyens.
24:58Et surtout, qu'on débride les OPJ.
25:02C'est-à-dire qu'un exemple...
25:05Les officiers de police judiciaire, pour qu'ils puissent aller au bout de leur enquête, en effet...
25:08Admettons, ils sont sur un individu, sur réquisition du procureur, auprès de la plateforme,
25:16que la plateforme envoie un lien par mail à l'OPJ.
25:20Lui, il n'a plus qu'à cliquer et sa géolocalisation en temps réel, comme je l'avais moi, en
25:24fait.
25:24Pour faire tout le travail, finalement, que vous avez dû faire vous-même.
25:27Alors, valable 30 jours, renouvelable une fois.
25:32Comment vous me disiez tout à l'heure, votre fille, elle est encore fragile.
25:34Aujourd'hui, elle a accès à quoi ?
25:36À rien du tout, c'est moi qui ai son téléphone. Elle n'a plus, pour le moment.
25:40Elle vous demande ?
25:41Non, ça ne lui manque même pas, en fait. Elle s'en fout.
25:44Et votre fils, est-ce qu'il a le même rapport aux réseaux sociaux ? Est-ce que vous êtes
25:47tout aussi inquiet ?
25:48Mon fils, son téléphone est totalement bloqué.
25:52Pourquoi ?
25:53Parce que c'est vous qui l'avez bloqué.
25:54Oui, c'est moi qui l'ai bloqué.
25:55Ah oui, d'accord, ok, dans le français qu'il y avait eu.
25:56La seule chose qu'il peut faire, c'est m'appeler.
25:58D'accord.
25:58M'appeler, recevoir les appels.
26:00Et jusqu'à quel âge vous vous dites que vous allez maintenir cette politique-là ?
26:05Alors, moi, j'étais très clair. Les réseaux sociaux, s'ils veulent y aller, ils pourront y aller.
26:08Mais quand ils auront 18 ans ?
26:10Avant, vous pensez qu'aujourd'hui, ça reste extrêmement important.
26:12Non, non, non, non, ils ne sont pas suffisamment responsables.
26:15Ils ne sont pas suffisamment responsables, il y a trop de détraqués.
26:18Donc, c'est bon, j'ai expérimenté une fois, pas deux.
26:24Merci beaucoup de nous avoir aujourd'hui raconté cette histoire qui, évidemment, nous accable, nous ouvre les yeux.
26:32N'hésitez pas à vous rapprocher de cette association Team Moore qui peut venir, qui peut vous expliquer toutes les
26:37démarches à faire.
26:38Merci beaucoup, Maître, d'avoir été avec nous.
26:40On est un peu sidérés, on est un peu stupéfaits après votre histoire, mais on voit à quel point c
26:45'est extrêmement important de mettre des mots dessus.
26:47Merci, Georges.
26:47C'est ça.
26:47On pense très fort à vos enfants, évidemment.
26:49C'est ça, en espérant que les lois changent, c'est surtout ça.
26:53Et c'est aussi pour ça que vous êtes là, pour essayer justement de faire avancer les choses.
26:56C'est exactement ça, oui.
26:56Et ouvrir cette réflexion commune.
26:58Merci, Georges.
26:59Merci à tous d'être fidèles à RTL.
27:01On se retrouve...
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