00:02RTL, Le Monde en Marche
00:03Le Monde en Marche avec William Galibert, bonjour William.
00:06Bonjour.
00:06Et ce matin, Donald Trump qui finalement prolonge la trêve avec l'Iran,
00:11on en a parlé dans les journaux, c'est un nouveau revirement.
00:13Et les Américains s'interrogent toujours davantage, William, sur le comportement de leur président.
00:19Oui, agacé, instable et totalement incapable de se concentrer,
00:23pour reprendre les mots du Wall Street Journal,
00:25il arrive, lit-on, que le président perde le fil de ses préoccupations,
00:30que quand on lui parle d'Iran, il demande à changer de sujet.
00:33Ce n'est pas du Trump bashing, c'est simplement son quotidien raconté par ceux qui le vivent auprès de
00:38lui.
00:39Et en ce moment, Donald Trump est complètement obsédé, d'après ses récits,
00:43non par l'Iran, mais par la salle de balle qu'il veut faire construire à la Maison Blanche.
00:48Il réclame plusieurs réunions par semaine sur le sujet.
00:51Dans Air Force One, son avion, il déroule les plans d'architectes pour les montrer à tout le monde,
00:56même aux militaires, qui sont obligés de l'écouter sans broncher.
00:59Il commente l'avancement, le budget, l'architecture de sa salle de balle.
01:04Il dit, c'est dingue tout ce qu'on pourra mettre en dessous, ce qu'on va creuser sous le
01:08sol.
01:08Il est émerveillé par cette idée de creuser dans le sol.
01:12Ce sont les mots du journal.
01:13C'est presque maniaque, comme si dans sa tête, le vrai chantier, c'était la salle de balle,
01:18et pas le détroit d'Hormuz ou la fin de la guerre.
01:20Et parfois, William, le président américain est volontairement tenu à l'écart de certaines réunions.
01:26Oui, il y a 15 jours, quand un avion est abattu, et quand il faut aller secourir les pilotes sur
01:30le sol iranien,
01:31une réunion de crise est organisée pour suivre ce sauvetage minute par minute,
01:35et Donald Trump n'est pas dans la salle, pas dans la pièce.
01:39Il reçoit des nouvelles par téléphone, pendant que ses conseillers gèrent sans lui,
01:43pas parce que ce n'est pas de son niveau, mais parce qu'ils estiment, à ce moment-là, je
01:47cite,
01:48que son impatience serait contre-productive.
01:51En clair qu'il risquerait de gêner l'opération, de tout faire foirer.
01:55Et derrière la posture du chef imprévisible,
01:59le Wall Street Journal décrit aussi un homme inquiet,
02:01inquiet des pertes américaines, du coup politique,
02:04inquiet d'un enlisement qu'il avait promis d'éviter,
02:06lui qui disait lors de son premier mandat
02:09qu'il n'y avait rien à trouver dans cette région du monde,
02:12à part du sang et du sable.
02:15Dernière précision Céline,
02:16si on peut documenter comme ça les sautes d'humeur du locataire de la Maison Blanche,
02:21c'est parce que le système américain permet ce contre-pouvoir de la presse et de l'information.
02:27A l'inverse, le silence assourdissant qui pèse sur Téhéran
02:31est le signe d'une déliquescence encore plus grave,
02:34un régime opaque, décapité.
02:36On voudrait aussi vous raconter le chaos qui y règne,
02:39mais bien souvent, on n'a pas les sources pour le faire.
02:41Le monde en marche, raconté comme chaque matin par William Galibert.
02:46Merci William, chronique à retrouver évidemment sur la plièreté.
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