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  • il y a 4 mois
Dans “Touche Pas à Mon Poste”, Michel Drucker partage plusieurs anecdotes marquantes sur Johnny Hallyday. Une séquence riche en souvenirs qui met en lumière leur relation et les moments forts vécus ensemble à la télévision.

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Musique
Transcription
00:00Alors moi j'ai demandé une seule fois dans ma vie un autographe à quelqu'un, toute ma vie, du
00:04haut de mes 31 ans, c'est à Michel, c'est à Michel parce que j'ai une relation particulière
00:10avec mon grand-père qui vous regardait tous les week-ends, vous étiez dans le Salmon, dans la famille et
00:17c'est à vous que j'ai demandé un autographe pour lui et c'est le seul et ce sera
00:20le seul et vous êtes dans mon cœur, dans ma famille.
00:25– Comme dirait Johnny, ça me touche, tu sais que sur scène je parle beaucoup de Johnny aussi, il m
00:31'a fait beaucoup rire Johnny, un jour il me disait, parce que j'imite Johnny mal mais j'adore l
00:36'imiter mal.
00:37– Mais tu l'imites pas si mal, tu l'imites comme Laurent l'imite, tu imites Laurent, pourquoi tout
00:43le monde imite le chanteur et jamais le parleur, pourquoi tu n'imiterais pas le parleur, alors il m'a
00:47donné des cours et sur scène je raconte des anecdotes avec Johnny,
00:51tu sais que Johnny il m'appelait la nuit, toujours à 4h du matin, jet lag et il rentrait tard
00:56et en 98, avant son premier stade de France, mythique puisque c'était deux mois après la victoire de Zidane
01:04en Coupe du Monde, il m'appelait à 4h du matin,
01:06« Alors c'est Johnny, qu'est-ce que tu fais ? » Il dit « Je dors, mais réveille
01:09-toi. Est-ce que tu as vu Apocalypse-là ? » Francis Ford Coppola, alors comme tu es pilote d
01:15'hélicoptère, pour mon salle de France on va arriver en formation cathélico comme dans Apocalypse-là et tu vas me
01:19larguer sur la fule, bonne nuit.
01:22Je me réveillais, je dis « Mais j'ai fait un cauchemar, cette photo-là, c'est un cauchemar. »
01:28J'ai rêvé que j'arrive au-dessus du stade de France, je larguerai Johnny sur la foule.
01:33Je me rendors, c'est un cauchemar, 15 jours, il ne m'a pas lâché pendant des mois, 4h du
01:36matin, alors c'est Johnny, qu'est-ce que tu fais ?
01:39Je dis « Je dors, mais tu dors-tu le temps ? » Ils sont prêts les hélicos ? J
01:43'ai dit « Johnny, on ne peut pas survoler une foule en hélicos sauf le SAMU. »
01:46Le jour J, il le fait, 4 mois de préparation, on décolle, j'étais copilote, il y avait un pilote
01:55plus chevronné que moi, sauveteur en montagne qui était là,
01:58et on va au-dessus du stade de France et on va donc le déposer, il chante 4 minutes et
02:03demie après, c'est un document hallucinant que je monte sur scène,
02:06et on arrive au-dessus de la défense, il hurle, 6 mois de boulot, il hurle dans le cadre «
02:11Arrête ça tout de suite, j'ai le vertige ! »
02:14J'ai le vertige et je crois que j'ai gerbé sur la défense. Il n'a pas gerbé sur
02:22la défense, il l'a fait. Et je le montre sur scène.
02:25On l'a, on l'a, regarde, on l'a rendu.
02:26Et il l'a fait.
02:27Les champions du monde, le lieu est magique, il est mythique, c'est le stade des champions du monde.
02:32Je n'étais que le modeste artisan de cette arrivée.
02:36Johnny, il y a quelques mois, tu tenais vraiment arrivé par la voie des airs. Maintenant, tu ne peux plus
02:40reculer.
02:41Tourner le temps à l'orage, revenir à l'éclat en base, porter les forces, les barrages, sortir le loup
02:53de sa cage, c'est virage, il est un rêve.
02:58C'est fort, quoi.
03:00Mais tu sais, Maurice Chevalier lui avait dit, Maurice Chevalier l'avait vu, Johnny avait 17 ans sur scène, lui
03:06a dit, tu sais, bonhomme, si tu veux réussir un spectacle, tu arrives avec une chanson canon, un décor, une
03:11mise en scène incroyable.
03:13Deux heures après, tu termines avec une chanson du répertoire. Il a chanté Lydne Malamour, il a chanté Beko, Brel,
03:17etc. Et au milieu, tu te démerdes.
03:19Il n'a jamais oublié ça et tous ses débuts de spectacle sont incroyables.
03:23Et un jour, il me dit, tu sais, je vais arriver dans un point.
03:27Il y a un bras métallique et au bout, il y a le point, le point se dérira et il
03:32y aura Johnny dedans.
03:33Alors, 15 jours se passent, je vais dire, comment ça se passe ? Il y a une couille à l
03:36'image, il y a.
03:37Je dis pourquoi, le point, il ne s'est pas ouvert.
03:40Il restait combien de temps ? Un quart d'heure.
03:42C'est long.
03:43C'est long.
03:44Et alors, les gens, ils se doutaient que j'étais dans le point. Il y en a qui disaient, hey
03:48Johnny, tu dors à point fermé.
03:50Ça ne m'a pas fait rire du plus.
03:53Qu'est-ce qui n'a pu me faire rire, Johnny ?
03:55Et tu sais, Johnny, c'est extraordinaire parce que quand il venait faire les émissions sur la Gabrielle, tu connais
04:01Benji, ou dans les galas, j'allais le voir.
04:04On était toujours devant la table de maquillage et il me disait toujours, comment ça se fait ?
04:10On a pratiquement tout à fait le même âge et tu n'as pas tout à fait la même gueule
04:15que moi.
04:15Tu ne fais pas encore tout à fait vieux et moi, je ne suis plus du tout jeune.
04:19Alors, je disais, mais Johnny, tu connais ma vie.
04:22Je bosse, je me couche tôt, je ne bois pas, je ne fume pas, je vois des médecins, je fais
04:28du sport, je suis très organisé.
04:32Je ne bois pas d'alcool, etc.
04:33J'ai la même femme depuis 40 ans, il me disait, quelle vie de con.
04:37Voilà.
04:39Ça terminait toujours comme ça.
04:41Il me manque beaucoup, Johnny.
04:43Comment, quand même ?
04:43Il me manque beaucoup.
04:44J'ai eu des souvenirs avec lui absolument incroyables.
04:48Sous-titrage Société Radio-Canada
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