00:00François Clémenceau, si rien ne bouge rapidement, est-ce qu'on s'oriente vers une reprise des hostilités ?
00:05Le temps est compté. Donc si les Pakistanais ont cru utile de reporter de 24 heures l'expiration du cessez
00:13-le-feu,
00:14qui était prévu plutôt dans la nuit de mardi à mercredi, c'est parce qu'ils en attendent quelque chose
00:18et qu'ils ont probablement, de la part de chacun des deux protagonistes, des réponses favorables.
00:24Sinon à quoi ça sert encore une fois de détendre un cessez-le-feu, de le prolonger,
00:29si c'est pour ne pas négocier ?
00:30Donc ce qui est perturbant, si vous voulez, pour les uns comme pour les autres,
00:35c'est que vous avez un Donald Trump qui vous dit
00:37« Il est improbable que le cessez-le-feu soit prolongé »,
00:40autrement dit, à partir de jeudi et pour une durée inconnue.
00:44« Il ne faut pas se précipiter pour avoir un mauvais accord ».
00:47Ah bon ? Mais en même temps, il n'y aura pas de déblocage du blocus américain sans accord.
00:53Donc on en reste au statu quo.
00:55Et vous avez de l'autre côté les Iraniens, et c'est très intéressant,
00:57parce que pour le coup, ils disent quelque chose qu'ils disent depuis le début.
01:01Rappelez-vous ce que disait le président Pézéchkian hier.
01:04Ils disent « Les incohérences et les contradictions américaines sont porteuses d'une triste réalité.
01:10C'est qu'ils veulent notre rédition. »
01:13Et il est hors de question que les Iraniens se soumettent à la force.
01:16Autrement dit, vous êtes effectivement dans une posture, dans un discours des deux côtés,
01:20qui est assez intransigeante.
01:22Maintenant, est-ce que ça débouche forcément, automatiquement,
01:27de façon quasiment mécanique, vers la reprise de l'utilité ?
01:30Je pense que c'est un peu trop tôt pour le dire.
01:31Je pense que c'est un peu trop tôt pour le dire.
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