- il y a 2 jours
Au sommaire, découverte d'une discipline très spectaculaire, le Trial, et un invité, Claude Turini, commissaire et traceur de parcours pour la FFM. En deuxième partie d’émission nous retrouvons un personnage incontournable de la moto en France, Philippe Monneret, lui même issu d'une des plus grandes familles de pilotes moto. Son père, Georges Monneret, a obtenu 499 victoires, 19 titres de champion de France et battu 183 records du monde. Philippe de son côté a été vice champion du monde d'endurance et vainqueur des 24 Heures du Mans, et n'a pas la langue dans sa poche !
Catégorie
🥇
SportTranscription
00:01Bonjour, ravi de vous retrouver pour ce nouveau numéro de PowerSport News.
00:04Vous l'avez constaté, on est de retour en studio, mais on ne change pas nos bonnes habitudes
00:09puisque je suis toujours accompagné de Pascal Tomecq.
00:11Salut Pascal !
00:12Bonjour Eric !
00:12Ça va ?
00:13Très bien !
00:13Bon, alors PowerSport News, le menu du jour, qu'est-ce que tu nous as concocté ?
00:18On dit souvent dans PowerSport News, un métier, une histoire.
00:21Donc là, on va raconter celle d'un commissaire de zone pour une discipline un peu particulière qu'est le
00:25trial.
00:26Oui, effectivement, le trial, une catégorie spectaculaire, mais qui n'est pas forcément reconnue à sa juste valeur, je dirais.
00:33Ils ne sont pas très nombreux à pratiquer, mais très spectaculaires.
00:36Bon, on va découvrir tout ça. Et puis, une histoire, une histoire symbolisée par un homme, j'imagine ?
00:42Oui, un homme, un nom, Monneray, une histoire de troisième génération, du sport, de l'engagement avec les jeunes,
00:50de la formation et de la formation d'artistes, qui en ont fait de lui un artiste également.
00:54Voilà, Philippe Monneray, donc sa vie, son œuvre, le pilote et puis aujourd'hui, le formateur.
01:00Voilà, vous avez le programme de ce PowerSport News.
01:03Tout simplement, ce que je vous propose maintenant, c'est de rentrer dans le vif du sujet.
01:23Alors voilà, on va rentrer dans le vif du sujet de ce nouveau numéro de PowerSport News,
01:27avec une discipline que certains d'entre vous ne connaissent peut-être pas forcément.
01:31Pourtant, c'est une discipline excessivement spectaculaire et qui demande énormément de concentration.
01:36On va parler de trial, Pascal, avec notre invité, Claude Turini.
01:41Bonjour, Claude.
01:42Bonjour.
01:42Ravi de te recevoir. On va se tutoyer un petit peu.
01:46Je le disais, une discipline qui est excessivement spectaculaire.
01:50Et toi, tu es, on va dire, de l'autre côté de la barrière, tout en étant pilote,
01:55puisque tu fais à la fois bénévole pour être commissaire et traceur de zone de trial.
02:01Tout à fait.
02:02Alors, j'ai commencé assez tard cette discipline.
02:06J'ai commencé à 22 ans lorsque j'ai pu m'acheter ma première moto.
02:10et j'ai commencé à être bénévole et commissaire à 35 ans.
02:16Et en étant connu, j'ai été appelé sur des manches de championnat de France, d'Europe, de championnat du
02:23monde.
02:24Alors, on voit les images qui défilent derrière toi.
02:27Commissaire, il faut donc imposer au pilote de respecter certaines règles.
02:32Quelles sont ces règles justement pour les personnes qui ne sont pas forcément familières au trial ?
02:37Comment ça se passe sur une zone ?
02:39C'est ce qu'on appelle la zone d'évolution, donc sur cette zone.
02:42Comment ça se passe ?
02:43Alors, une zone, c'est un emplacement où il y a des difficultés avec une entrée et une sortie.
02:51Il y a une minute et demie d'un parti pour réaliser ce parcours.
02:55Et après, il y a des pénalités.
02:57Des pénalités de points.
02:59Donc, c'est des pieds.
03:02Si la personne, le pilote passe sans faire d'erreur, c'est zéro.
03:07Et un pied, un point.
03:11Un pied au sol, un point.
03:13Deux pieds au sol, deux points.
03:15Trois pieds et plus, toujours trois points s'il n'y a pas d'arrêt de progression.
03:20Et le cinq, c'est la pénalité maximum.
03:23Donc, l'échec, la chute, le calage avec pied au sol et le dépassement de temps de la minute et
03:30demie.
03:31D'accord.
03:32Oui, donc, il y a quand même un peu de pression, Pascal.
03:35C'est une discipline principalement de franchissement.
03:38C'est une discipline de franchissement.
03:42Et là où il faut faire attention, c'est tous ces petits points qui peuvent être mis par les pilotes
03:52qui ne sont pas forcément visibles.
03:55Un appui sur un arbre, une reprise d'équilibre avec la pointe des pieds au sol détachée du repose-pied.
04:05Ce n'est pas d'un compliqué.
04:06Moi, l'avantage que j'ai, c'est que je pratique aussi bien du vintage que du moderne.
04:15Alors, la différence, c'est quoi justement entre vintage et moderne ?
04:17Alors, le vintage, la règle de progression est pénalisée.
04:22Le déplacement de la roue avant et de la roue arrière est pénalisé aussi.
04:25L'arrière, c'est un 5, donc la pénalité maxi.
04:30Et l'avant, c'est un pied.
04:32Et il n'y a pas de pénalité de temps parce qu'on, vu qu'on ne peut pas s
04:35'arrêter,
04:35on ne doit pas se franchir entre le départ et la sortie la zone sans s'arrêter.
04:41Le moderne, le bonheur, c'est complètement différent.
04:45L'arrêt de progression est autorisé, donc la reprise d'équilibre.
04:50Et il y a une pénalité de temps au bout d'une minute et demie.
04:53C'est ce que tu expliquais tout à l'heure.
04:55J'imagine aussi, quand on dit vintage et moderne, que ça correspond aussi aux années de production des motos.
05:00L'année de production et puis aussi le niveau des zones est complètement différent.
05:04On ne peut pas...
05:07Des techniques de pilotage de l'ancienne ne s'adaptent pas au moderne.
05:12Et viser à ça.
05:14Pascal, on dit vintage, alors le prend pas mal.
05:18Tu disais que toi, tu as connu ça à 14 ans, etc.
05:22Il y avait déjà des personnalités, des champions qui t'inspiraient hors ton patron qui t'a donné ce goût
05:28?
05:29Il y avait Eddie Lejeune, qui a été, je dirais, un pilote en plus sur une moto 4 temps.
05:37Qui était une Honda HRC, déjà à l'époque, qui est devenu un grand pilote Honda.
05:42Thierry Michaud, plein de gens, Gilles Burga, Charles Coutard.
05:48Coutard, c'était des noms qui, moi, quand j'étais gamin, étaient vénérés par tous les marchands de motos de
05:54trial.
05:55Alors Claude, tu disais que tu pratiquais aussi.
05:59C'est ce que je disais quand on t'a présenté.
06:02Tu fais aussi les zones, tu traces les zones.
06:05Quand tu es pilote, c'est plus facile de tracer, de trouver les subtilités du terrain, d'aller les chercher.
06:12Pour, je dirais, donner une certaine difficulté, un certain caractère aux zones.
06:16C'est beaucoup plus facile que, par exemple, si moi, je me disais, tiens, ici, on va tracer quelque chose.
06:21Sans être de la discipline, oui, je pense que c'est compliqué.
06:25Le fait de pratiquer, c'est un avantage, puisqu'on sait ce qu'on est capable de faire, au moins
06:31à son niveau.
06:32Ce qu'on est capable de tracer au niveau parcours.
06:37Sur les images, on voit, évidemment, beaucoup de progressions, etc.
06:40On a l'impression qu'il y a des blocs de pierre qui sont aussi disposés un petit peu sciemment
06:45à certains endroits.
06:46Vous modifiez le naturel de la zone ou, globalement, vous restez sur l'aspect tel qu'il est quand vous
06:53le découvrez ?
06:54On a l'avantage d'être dans une région où c'est l'entrée de la forêt de Fontainebleau, les
07:00rochers de la forêt de Fontainebleau, et on n'a pas besoin de modifier.
07:04D'accord.
07:04On en modifie quelques-unes pour le spectacle et les spectateurs, pour que ça soit beaucoup plus dynamique.
07:13Mais le naturel en sud-île-de-France est suffisant pour tracer une épreuve même de mondiale.
07:20Quand on regarde les pneumatiques d'une moto de trial, ils ne sont pas dévastateurs.
07:25On regarde les pneus sont souples, ces petits crampons, on n'habite rien avec une moto de trial.
07:32On peut en faire à côté de chez soi, dans des tas d'endroits.
07:37Les motos ne font pas de bruit.
07:39Elles ont cette facilité de pouvoir se déplacer au même endroit et d'embêter personne pendant tout le temps où
07:44elles sont à pratiquer.
07:47Et puis, je veux dire que du plus petit, même au plus ancien, il y a toujours une possibilité de
07:52prendre un grand plaisir.
07:54Qu'est-ce qui est le plus difficile ? Parce que quand on voit ces images, on se dit finalement,
07:57c'est le franchissement le plus difficile.
07:59Mais il y a aussi cette notion d'équilibre.
08:00Qu'est-ce qui est le plus compliqué ? C'est garder l'équilibre pour justement préparer son franchissement ou
08:07la technique du franchissement en elle-même ?
08:09En trial, si on n'a pas la technique, une marche même de 50 cm ou 1 mètre, on ne
08:15la monte pas.
08:15Je confirme.
08:18Une fois une moto de trial, je me suis mis dans la marche.
08:20C'est pour ça que le trial a des difficultés pour recruter des jeunes pilotes.
08:27C'est que le plaisir n'arrive pas immédiatement.
08:31On commence à prendre du plaisir une fois qu'on a progressé et surtout avec des années de pratique.
08:39Justement, par rapport à toute cette difficulté, ça permet aussi certainement à certains pilotes, je pense par exemple aux pilotes
08:48de vitesse, moto GP par exemple, d'acquérir aussi certains réflexes.
08:52Ça peut aussi les aider dans leur préparation parce que cette technicité, une fois qu'on l'acquiert, on est
08:57capable de tout conduire.
08:59Le trial, pour moi, c'est la base.
09:01Un bon pilote de trial peut mener une autre moto avec sécurité et confort.
09:09On le voit, Quartararo, à Andorre, à une moto de trial.
09:13Il y a beaucoup de pilotes de GP qui font, pendant la période hivernale, du trial.
09:19On peut commencer à quel âge le trial ?
09:236-7 ans.
09:24On peut commencer très jeune.
09:26À l'identique du motocross, Pascal, où on a des fois des gamins qui, même aux Etats-Unis, à 3
09:31-4 ans, sont déjà sur une moto de trial.
09:33On peut le faire aussi sur une moto de trial ?
09:35Il y a des petites motos, alors c'est bien souvent des motos électriques, O7, EM, Neutra, sortent des petites
09:42motos pour les jeunes.
09:45On peut commencer l'équilibre, les notions de trial, de franchissement très jeunes.
09:51On a deux écoles qui fonctionnent bien en Ile-de-France, l'école de trial de Marcoussi, qui est dans
09:58le 91, et en Seine-les-Marnes, à Larchand,
10:02où ils font un effort formidable sur l'éducation à la pratique de la moto.
10:10Ces grands champions, ces gens qui sont capables de franchir les obstacles qu'ils arrivent à franchir, ils ont tous
10:16un assistant.
10:18On voit souvent dans les zones, en indoor, mais même en outdoor, ils ont un suiveur.
10:24Ils ont toujours ce type qui est collé à ce qu'ils font, soit pour les rattraper en cas de
10:29glissade un peu extrême, et qui les guide.
10:32C'est vrai qu'ils ont cette aide qu'on n'a pas dans les autres disciplines, en moto.
10:37On n'a pas aidé en enduro, en franchissement, forcément, encore moins en motocross, et puis en vitesse, on n
10:43'en parle même pas.
10:44Mais en trial, il y a cette particularité d'avoir ce...
10:47C'est très intéressant ce que tu dis, Pascal, parce qu'à l'heure actuelle, il y a une grosse
10:52réflexion au niveau de la FIM à Genève,
10:55pour supprimer, justement, ces suiveurs.
10:59Dans le règlement 2027-2028, certaines catégories n'auront plus de suiveurs, pour revenir à l'essence même du trial,
11:07où le pilote faisait front sur l'obstacle, sur la zone, seul, avec sa moto.
11:16Voilà, on arrive au terme de cette séquence consacrée à cette discipline ô combien spectaculaire.
11:21J'espère que derrière vos écrans, vous avez pu découvrir ce qu'était le trial, grâce aux éclaircissements de Claude.
11:27Encore une fois, mille merci, Claude.
11:29Je vous remercie, et puis ça me fait plaisir que vous découvriez le trial,
11:34et que vous diffusiez des émissions de trial sur votre chaîne.
11:37Alors, justement, avant d'en terminer complètement, tu nous parlais tout à l'heure du championnat de France à Metz.
11:44Avec Pascal Tomek et Éric Communier, le réalisateur de l'émission, on y était.
11:49On a pu découvrir sur site in situ, on va dire, ce qu'est une manche de championnat de France
11:56que je vous propose.
11:57Eh bien, c'est tout de suite de découvrir ce que représente une manche de championnat de France de trial.
12:08Aujourd'hui, nous sommes sur la commune de Metz, en Essonne, pour l'ouverture du championnat de France de trial
12:132026.
12:19Le trial est arrivé en France en venant d'Angleterre, puisque c'est un sport qui a été créé par
12:24les Anglais, après la guerre, voilà.
12:26Et depuis les années 50, nous avons un championnat de France.
12:36Le championnat de France se déroulera cette année sur cinq épreuves, sur deux jours, du jeune, à partir de six
12:43ans, jusqu'à 13, 14, 15 ans.
12:46C'est toutes les catégories seniors, du pilote national jusqu'au pilote élite.
12:54Nous avons neuf pilotes aujourd'hui présents pour l'ouverture du championnat de France, dont des pilotes étrangers,
13:00ce qui est très bien pour la notoriété de notre championnat.
13:13Et mon rôle, en fait, est d'assister le pilote, comme son nom l'indique, c'est de lui donner
13:17le temps dans les zones,
13:19les placements de sa roue arrière ou avant.
13:26De l'assurer en cas de risque majeur.
13:35Après, on assiste au niveau de la pression du pneu avant de rentrer dans la zone, etc.
13:39Si il y a souci mécanique, on part à l'élément et puis voilà.
13:55Il y a un premier commissaire à l'entrée de la zone, il lance le concurrent dans la zone et
14:00il déclenche le chronomètre.
14:01Et le concurrent à 1 minute 30 pour parcourir la zone, quel que soit le niveau de difficulté.
14:07Dans la zone, on est répartis en 4 commissaires et un seul commissaire, le commissaire principal, est décisionnaire de la
14:14pénalité finale.
14:15Zéro point pour un passage sans faute.
14:25Dans le cas échéant, cette jeune pilote a fait un échec parce qu'elle n'a pas réussi à passer
14:30à l'obstacle.
14:31Je saisis le score qui va être de 5 points.
14:34Elle me présente son badge et je valide le score qui est directement transmis au PC Course pour avoir le
14:41résultat en direct du concurrent.
14:50Montezaranda, on a une équipe à peu près d'une vingtaine de pilotes.
14:53Donc je suis le représentant en Montezaranda France, justement.
14:57Je suis le distributeur pour toute la France.
15:00Je suis aussi pilote et je m'occupe du team ici en France.
15:04On a les mécaniciens, on a tout ce qu'il faut pour pouvoir dépanner et accompagner nos pilotes sur des
15:08épreuves comme celle-ci.
15:10Allez, il y a Alexandre Ferrer qui a fait une super tour aujourd'hui.
15:13C'est rapant là !
15:15Il y a une petite erreur pour la France, mais sinon, c'est un petit mot de trial.
15:29Une moto de trial, c'est une machine extrêmement légère.
15:32Ça fait entre 70 et 73 kilos.
15:35Pour celle-ci, c'est un moteur 4 temps.
15:37Nous, on est à la recherche de beaucoup de couples, en fait.
15:39Elles ont cinq rapports.
15:41Et le point pour nous le plus important, ça va être l'embrayage.
15:43L'embrayage, c'est ce qui va nous donner énormément de précision.
15:46Et c'est là qu'on va faire toutes nos relances entre chaque obstacle.
15:48Et on ne travaille pas au centimètre, mais c'est presque ça.
15:51Parce que des fois, avec une moindre arrête de 2-3 centimètres,
15:54on va réussir à prendre de l'adhérence et relancer dans un caillot.
16:02Je participe au championnat du monde à un trial GP Omen.
16:04Donc c'est la catégorie reine.
16:06J'ai fini l'année dernière septième.
16:08Je me suis engagée aussi sur le championnat d'Europe,
16:10où j'ai fini deuxième chez les filles.
16:12Donc un résultat extraordinaire.
16:13Alors, j'ai débuté le trial à l'âge de 3 ans,
16:16parce que mon papa en faisait.
16:17Et mon grand-père aussi.
16:19Donc j'étais baignée.
16:26J'ai eu quelques blessures de fracture au poignet.
16:29Après, j'ai eu un traumatisme crânien aussi.
16:32Mais ce n'est pas des grosses blessures.
16:33Je considère ça comme des petites blessures.
16:35Donc ça ne m'a pas démotivée pour continuer la moto.
16:38Non, au contraire.
16:52Allez, on poursuit notre émission Power Sport News
16:54avec un invité dont le nom vous est forcément familier,
16:58puisqu'on a le plaisir de recevoir Philippe Monneray.
17:00Salut Philippe.
17:01Bonjour Eric.
17:02Ça va ?
17:02Et bonjour Pascal aussi.
17:04Bonjour Philippe.
17:04Pascal m'accompagne sur toutes ces émissions.
17:08Pascal, Philippe Monneray,
17:10on ne va peut-être pas forcément parler aujourd'hui
17:12entre guillemets du pilote,
17:13mais plus ce que ça représente
17:14et sur la transmission.
17:16Parce que ton papa t'a transmis cette passion de la moto
17:19et aujourd'hui tu es l'un des référents
17:22sur la transmission du savoir de la moto
17:25au travers des jeunes, au travers de tes écoles
17:27et de tes différentes expériences.
17:28C'est un peu comme ça qu'on peut présenter Philippe aujourd'hui Pascal.
17:31Oui, je pense que c'est Philippe Monneray.
17:34Je pense que les gens aiment.
17:36On aime Philippe Monneray par rapport...
17:38Surtout toi tu m'aimes.
17:38Oui, surtout moi.
17:41Mais quand on parle de Philippe Monneray,
17:43c'est mieux qu'un journaliste,
17:45c'est mieux qu'une bande-annonce.
17:47On arrive à refléter tout le monde du sport,
17:50motocycliste et l'apprentissage.
17:52Il apprend facilement aux jeunes à faire de la moto
17:55avec ses mots à lui, son langage,
17:57pour que les jeunes comprennent bien
17:59ce qu'il faut faire et ce qu'il ne faut surtout pas faire.
18:01Tu as la personnalité, évidemment.
18:05J'allais dire, cette transmission,
18:07tu l'as eu de ton père,
18:08mais finalement, est-ce que c'était un passage obligé
18:12de partir sur la moto
18:14quand on a un papa qui a été multiple champion de France,
18:17qui a des records à n'en plus finir ?
18:20Ça aurait été presque une faute professionnelle
18:22que Philippe ne continue pas dans la moto ?
18:24Ça a été assez compliqué.
18:26J'ai eu le doute aussi à un moment donné
18:29parce que déjà avec mon père,
18:30on avait 50 ans d'écart.
18:32Donc, c'était énorme.
18:35Ça a peut-être été plus facile justement
18:37parce que j'avais un peu moins la pression
18:38qu'ont eu mes demi-frères,
18:40ou Pierre d'ailleurs,
18:41qui a été le premier vainqueur en rempris.
18:44Mais ma femme m'appelle l'obélix de la moto.
18:46J'ai toujours été dans la moto
18:47et après, j'ai choisi de faire ça.
18:49Mais à un moment donné,
18:50ce n'était pas si facile pour moi.
18:52Comme dans la vie de tout le monde,
18:54il y a des hauts et des bas.
18:55Et je me suis dit,
18:57je ne vais pas y arriver.
18:58J'avais des doutes.
18:59Et d'un seul coup,
19:00après, ça s'est mis à…
19:02Et je ne regrette absolument pas
19:03la vie que j'ai eue dans la moto.
19:06Et je respire toujours la moto
19:09à bientôt 68 ans.
19:11On voit les images qui défilent derrière toi.
19:13Très jeune, tu as été impliqué.
19:15Tu étais dans une espèce de carriole
19:17derrière tes parents
19:18qui ont fait un trajet incroyable.
19:22Là, il y a des trucs
19:22qui seraient impossibles.
19:24À réaliser aujourd'hui.
19:25Il y a des émissions
19:26que vous faites
19:26sur le Touristrophie
19:27où c'est sorti
19:28du championnat du monde
19:29parce que ça ne serait plus possible.
19:31Ce n'est plus dans l'air du temps.
19:33Ça, à deux ans et demi,
19:34être dans une petite remorque
19:35pour faire Dunkerque,
19:36Monte-Carl,
19:37derrière un 50 cm3
19:38avec ma mère derrière,
19:39moi dans la remorque
19:40avec les gaz d'échappement,
19:42ce qui peut expliquer des trous.
19:43Certaines choses.
19:46Mais plus,
19:47premier avitaillement
19:48quand même d'essence,
19:50il n'y avait pas pensé,
19:51mais j'avais de l'eau jusque là
19:52parce que la roue arrière
19:53avait rempli la remorque d'eau.
19:55Donc après,
19:55il te séchait,
19:56il s'en foutait un peu
19:57comme ça,
19:57il te séchait,
19:58il perçait des trous
19:59dans la remorque
19:59pour après,
20:00quand tu reprenais de l'eau.
20:01Mais voilà,
20:02c'était des expériences.
20:03On voit d'ailleurs la photo,
20:04regarde derrière toi.
20:07Mais bon,
20:07je ne m'en souviens plus vraiment.
20:09Mais voilà,
20:10tu vois,
20:10donc comme quoi.
20:11Donc,
20:11tout ce passé
20:13entre guillemets
20:14de pilote
20:14parce que tu as eu
20:15une première carrière
20:16de pilote.
20:17Aujourd'hui,
20:18on te connaît
20:18comme formateur,
20:19comme je dirais
20:21figure du show business
20:23star system
20:23parce que j'ai pris des notes.
20:26Il y a un nombre
20:27incalculable de personnalités
20:28du petit et du grand écran
20:30ou même de la variété
20:32qui sont passées
20:32dans tes écoles
20:33pour passer le permis moto.
20:35C'est toi qui donne envie
20:37à ces gens-là
20:37de passer le permis moto.
20:38quelque part.
20:39Je ne sais pas
20:40parce que
20:44ces gens-là
20:45aiment bien être rassurés
20:46et puis c'est un peu
20:47un clan quand même.
20:49Ils sont entre eux.
20:50Donc,
20:51il suffit qu'il y en ait
20:51un,
20:52deux,
20:52trois
20:52et après,
20:53tu as les potes,
20:53des potes,
20:54des potes.
20:55Ça représente quoi,
20:56Philippe Monneret,
20:56pour toi, Pascal ?
20:58Il y a cette partie-là
20:59et puis après,
20:59on l'a connu
21:00comme commentateur
21:00en Grand Prix
21:01à l'époque
21:02où effectivement,
21:03c'était Eurosport
21:04avec le couple
21:06rémiticier,
21:07le couple
21:08juste pour commenter.
21:09Sportivement,
21:10on va dire,
21:10pour commenter.
21:12On va rester somme
21:13sur ce sujet.
21:14Mais d'après ce que j'ai su,
21:14il aurait bien aimé.
21:15Mais bon,
21:16ça n'a pas été possible.
21:18Dieu seul le sait encore,
21:19il n'a rien vu.
21:20donc je m'appuyais
21:22sur pas mal
21:22de connaissances
21:23et pour les commentaires,
21:25c'est essentiel
21:26d'avoir des pilotes
21:27que je connaissais bien.
21:29Bon,
21:30j'avais roulé
21:31en 500,
21:3294,
21:3295
21:33au Grand Prix de France.
21:34Donc,
21:34j'avais des repères
21:36comme ça,
21:37ça m'a beaucoup servi.
21:38Et puis après,
21:39il faut évoluer
21:39parce que ça court derrière.
21:41On évite à se bine
21:42dans le sport mécanique.
21:44Il ne faut pas
21:46vouloir
21:47trop en faire.
21:48Le commentaire des Grand Prix,
21:49ça a été vraiment
21:50une période de ma vie
21:52vraiment sympa.
21:53Et puis,
21:54j'ai eu la chance
21:55quand même
21:55de côtoyer
21:56des pilotes
21:58incroyables
21:58comme Valentin de Rossi.
21:59On a fait presque
22:00toute la carrière
22:00de Valentin de Rossi
22:01en commentaire.
22:03Le titre de Olivier Jacques ?
22:04Le titre de Olivier Jacques
22:05à l'inspiration
22:06à Philippe Haïlande.
22:07Quand tu es sur ta moto,
22:08tu as beaucoup d'émotion.
22:09Mais quand on descend
22:10et que tu es investi
22:13à commenter une course,
22:14tu as aussi
22:15beaucoup d'émotion.
22:16Sans trahir trop
22:17de secrets,
22:18parmi toutes les personnalités,
22:20j'ai eu une liste
22:21assez impressionnante.
22:22Quel est celui
22:23qui a été peut-être
22:23le plus habile
22:26tout de suite
22:26et puis celui
22:27qui a eu peut-être
22:28le plus de difficultés
22:29pour réussir
22:30son examen ?
22:32Sans trop dévoiler
22:34de choses,
22:34mais il y a des connexions
22:36qui ont été
22:37peut-être plus ou moins faciles.
22:38Le pire du pire,
22:39c'était Tiki Elgado.
22:40Alors lui,
22:40il était infernal.
22:41Mais c'était mon pote.
22:43Et l'époque,
22:44il a fait des films
22:44où il était gendarme
22:45de la police.
22:46Alors Scatta.
22:47Et alors lui,
22:48il venait,
22:49il était avec Darman.
22:49C'était pour le film
22:50pourvu que ça dure.
22:51Donc ils arrivaient,
22:52ils devaient arriver
22:52à 10h normalement.
22:53Ils arrivaient à 11h,
22:5411h30.
22:55Il me disait,
22:56on ne roulera pas déjeuner,
22:57on va bouffer.
22:58Donc on allait bouffer.
22:59Après,
23:00il revenait,
23:01on faisait un peu
23:02de moto,
23:03mais bon,
23:06il n'était pas très à droit.
23:08Et du coup,
23:10avant le film,
23:10ils n'étaient pas du tout
23:11prêts les deux mecs.
23:12Donc ils m'ont dit,
23:13tu vas venir
23:15sur le film
23:17comme consultant moto.
23:18Je dis,
23:19ça me fait chier.
23:20Et du coup,
23:21j'ai fait 15 jours
23:22ou 3 semaines
23:22de tournage avec eux
23:23tous les jours
23:24pour les coacher sur place.
23:26Et l'ambiance était énorme.
23:28Alors lui,
23:29pour répondre à ta question,
23:30lui,
23:30c'était le pire du pire.
23:32Mais il était incroyable.
23:35Et puis,
23:36des doués,
23:37il y en a des passionnés,
23:39mais Kasowitz,
23:40mais qui est souvent
23:41au-dessus de ses pompes.
23:43Il s'est fait mal d'ailleurs.
23:43Il s'est fait mal,
23:44mais il fait des conneries.
23:45Il coupe les chicanes,
23:46il fait des petites bêtises
23:47comme ça.
23:48Parce que la moto,
23:50il faut être précis,
23:51il faut écouter les moniteurs.
23:53Et si on croit
23:55qu'on est meilleur
23:57que ce qu'on est réellement,
23:58c'est là où les problèmes arrivent.
23:59Les gènes ne trahissent pas,
24:01un record,
24:02300 combien sur la Kawasaki ?
24:05357.
24:05Mais ça,
24:06c'était un coup comme ça.
24:09Parce qu'on a dit,
24:10moi,
24:10je ne faisais que les essais People
24:12parce que je ne suis pas journaliste.
24:13Donc,
24:13je faisais ces essais
24:15avec...
24:16Avec des invités.
24:17On vous met dans le contexte.
24:18Avec des invités.
24:19Du showbiz, etc.
24:20J'ai invité du schmol
24:21et il me racontait
24:24ce qu'il aimait,
24:25pourquoi il faisait de la moto.
24:26Et parallèlement à ça,
24:28on en profitait pour essayer
24:29un nouveau modèle.
24:30On avait les deux mêmes motos.
24:32Très sympa aussi à faire
24:33parce que...
24:34Il n'y en a qu'un
24:35que j'ai vouvoyé
24:36dans ces essais-là,
24:37c'était Patrick Poivre d'Arvor.
24:40Parce qu'il y avait
24:40une certaine...
24:41Mais tous les autres,
24:42on était en Marcy.
24:46Lui aussi,
24:46il est venu passer le permis,
24:48etc.
24:48Mais bon,
24:49tout se passait bien.
24:50Mais on en était où là ?
24:51Parce que j'ai perdu le fil.
24:52357 kilomètres.
24:53357.
24:54Oui.
24:55Donc, on doit essayer...
24:56Les vapeurs,
24:56effectivement,
24:56les vapeurs d'essence.
24:59C'est les deux temps.
25:00Les deux temps d'époque.
25:03Et on ne savait pas.
25:04Et donc,
25:04cette Kawasaki,
25:05il ne savait même pas vraiment...
25:07Et le premier tour,
25:09je pars
25:10et on fait 244,
25:12mais...
25:13344, pardon.
25:15344,
25:16donc,
25:17comme ça.
25:17Sans forcer.
25:18Sans forcer.
25:19Donc, je me dis,
25:19là, on va bien.
25:20Et du coup,
25:21après,
25:21on est allé au rupteur.
25:22Voilà.
25:23Et pour l'émission,
25:23ça fait...
25:25Et tu vois,
25:26tu peux faire un truc
25:27assez simple à faire
25:28parce que c'est accélérer
25:29dans une ligne droite.
25:30Il faut juste sortir un peu vite
25:32et puis accélérer
25:33et freiner un peu tard.
25:34Mais c'est tout.
25:35Au Ricard,
25:36il y a quand même
25:36une ligne droite
25:36d'un kilomètre 8.
25:37Mais tu arrives,
25:38tu es au péage,
25:39tu vois le truc
25:40de la magie de la télé.
25:43Tu as l'ananas du péage
25:44qui se fait
25:44bravo pour votre encore.
25:45Bravo.
25:45Tu vois,
25:46tu te dis,
25:46putain, là, quand même,
25:47non.
25:48Mais qu'est-ce que tu veux faire ?
25:50Voilà.
25:50C'est ça.
25:51Mais la moto,
25:52si tu regardes
25:54elle plaît beaucoup.
25:55C'est ça le paradoxe
25:56de la moto.
25:57C'est que la moto,
25:57elle est populaire,
25:58elle plaît,
25:59mais du côté des politiques,
26:01ça les emmerde.
26:02Et ils font tout
26:03pour nous barrer le truc.
26:04Et c'est ça que je ne comprends pas
26:06et je n'ai jamais compris
26:07d'ailleurs pourquoi.
26:08Alors, justement,
26:09au niveau du sport,
26:10tu n'as pas de projet
26:12d'écurie,
26:13de pilote,
26:14d'amener des jeunes
26:16à aimer ce que toi,
26:17tu aimes le plus aujourd'hui.
26:19Et tu n'as pas un projet sportif
26:22des jeunes
26:23dans ce domaine.
26:24Je pense que je ne serais pas bon
26:25dans la gestion
26:26d'une écurie,
26:27dans un truc comme ça.
26:29J'ai déjà mes écoles.
26:31Mais en revanche,
26:32j'ai le projet
26:33avec des nouveaux pilotes
26:35à développer vraiment
26:37l'école de pilotage
26:40qui...
26:41il faut être assez particulier.
26:43Quand je vois Hervé Moineau faire,
26:46lui,
26:46tu vois qu'il a
26:47un œil
26:48que je n'ai pas forcément
26:50sur certaines choses.
26:52Et toi,
26:52moi,
26:53ça va être plus global.
26:54Lui,
26:55il va bien analyser.
26:58En tout cas,
26:58nous,
26:58on va vraiment développer
27:00notre école
27:01au niveau du sport moto,
27:02aller à l'étranger.
27:04Parce qu'on a
27:06quelqu'un qui est avec nous
27:07depuis des années
27:07qui va vraisemblablement
27:09à un moment donné
27:10avoir un peu plus de temps
27:11s'est rendu de Pugnay.
27:12Donc lui,
27:13il est avec nous.
27:14Loris Basse
27:15qui nous rejoint
27:15parce qu'il a un peu plus de temps.
27:17Et puis,
27:18voilà,
27:19il y a tout un truc
27:20où on va
27:21dans le sens
27:21du sport moto
27:22dans notre école.
27:23On va le développer.
27:24On a des beaux endroits.
27:25On a le Paul Ricard,
27:26bien sûr.
27:27Mais,
27:29il faut une équipe
27:30pour faire les choses.
27:31Et là,
27:31je ne l'avais pas suffisamment
27:32cette équipe.
27:34Toi,
27:34ce que tu expliques,
27:35c'est que
27:36tu n'es pas en recherche
27:37de talent.
27:38Tu es juste
27:40amené à des gens
27:41à qui tu as
27:42permis d'avoir
27:44le graal
27:45de piloter une moto
27:46sur route,
27:47de s'essayer
27:48sur une piste
27:49pour mieux comprendre
27:50le sport motocycliste.
27:51C'est compliqué
27:52quand même
27:52de dire
27:53maintenant,
27:54je vais trouver un talent
27:55parce que j'en vois
27:58qui roule bien.
27:59Mais après,
28:00il faut les emmener.
28:02Il ne va pas comme ça.
28:04C'est cher.
28:07Et je ne suis pas sûr
28:08que moi,
28:10contrairement à mon père
28:11qui, lui,
28:12était bien meilleur
28:14que ça
28:14pour faire ça.
28:16Il a beaucoup aidé
28:17Jean-Pierre Beltoise
28:19qui a été 11 fois
28:20champion de France
28:20de moto.
28:23plus vieux,
28:24vous ne connaissez pas
28:24le nom,
28:24mais Jean Bérat
28:25qui a été pilote
28:27chez Ferrari
28:27de voiture,
28:28mais avant champion
28:29de France de moto,
28:30extrêmement doué,
28:31niçois d'ailleurs.
28:33c'est d'actualité.
28:34Et voilà,
28:36Olivier Chevalier
28:37qui l'a sorti,
28:38qui l'a aidé.
28:40Il a aidé
28:42beaucoup,
28:42beaucoup de jeunes.
28:44Alors lui,
28:45forcément,
28:46il était à un moment donné
28:47un portateur triomphe
28:48BSA.
28:48Donc quand
28:49ils se sont mis
28:50au bol d'or,
28:51etc.,
28:51il disait,
28:51tiens,
28:52on va prendre
28:52des Français,
28:54Jean-Paul Passet,
28:55je ne sais pas si
28:55vous voyez
28:56qui sait,
28:57qui est tombé
28:59à Rouen,
28:59qui se fait couper la main,
29:00mais qui était
29:00un pilote
29:01qui s'est retrouvé
29:03sur une moto d'usine
29:04pour le bol d'or,
29:05donc,
29:06etc.,
29:06etc.
29:07C'est le créneau
29:10que tu prends.
29:11Moi,
29:11je n'ai pas pris ce créneau
29:12et c'est trop tard
29:13pour que je le prenne.
29:14Et en plus,
29:15je ne pense pas
29:16que j'aurais été
29:16très, très bon.
29:18Une dernière question
29:19un peu pour revenir
29:19dans ce que disait
29:21Pascal tout à l'heure.
29:23Quel regard
29:23tu portes aujourd'hui
29:24justement pour rester
29:25un peu dans
29:26cet univers compétition
29:27sur la France
29:29en compétition moto
29:30parce qu'on a aujourd'hui
29:31Johan Zarco
29:32et Fabio Quartararo
29:33qui sont nos fers de lance.
29:35Mais derrière ?
29:36C'est ça le problème.
29:38C'est que quand on parlait
29:38tout à l'heure
29:39des commentaires
29:40de Grand Prix,
29:42on avait des Français
29:43dans toutes les catégories.
29:47La moto a changé
29:49au niveau des catégories.
29:50C'est-à-dire que
29:51à l'époque,
29:52il y a 40 ans,
29:54les pilotes
29:55faisaient plusieurs catégories.
29:58Tu avais
29:58Dieto
29:59qui était
29:59un énorme champion
30:00qui était
30:01plutôt dans
30:01les petites cylindrées.
30:04Maintenant,
30:04c'est une évolution.
30:05Tu as
30:05Moto3,
30:06Moto2,
30:07MotoGP.
30:08C'est la suite logique
30:09de la progression
30:09des pilotes.
30:11C'est là où
30:11tu t'aperçois
30:12qu'il y a un petit creux
30:13en ce moment.
30:15On ne sait pas
30:15qui va remplacer.
30:19Quartaro a 27 ans
30:20donc il a encore
30:22de belles années devant lui.
30:24Johan,
30:24il est plutôt
30:25en fin de parcours.
30:27Mais on a eu la chance
30:28quand même
30:28d'avoir
30:31deux pilotes
30:33en même temps.
30:34Il y a eu
30:34à un moment donné
30:34Saron et Roche
30:35qu'on pourrait
30:36comparer
30:37cette période
30:38où on avait
30:39vraiment
30:40deux tops
30:41dans la catégorie
30:43Rennes.
30:43mais autrement
30:46ça va être compliqué
30:47d'avoir
30:48des pilotes
30:49comme ça
30:50de ce talent.
30:53Et puis aussi
30:54ce qui a évolué
30:55quand même
30:55c'est
30:56les motos d'usine
30:58et pas les motos d'usine.
30:59Avant il y avait
30:59un monde
30:59entre une moto d'usine
31:00et une moto.
31:01Là
31:02on voit
31:03qu'il n'y a rien.
31:04Il n'y a pas
31:05beaucoup d'écarts.
31:05Il n'y a que dalle.
31:06Donc
31:07tu peux
31:08quand même
31:09briller
31:09etc.
31:10Là quand tu finissais
31:12à un tour
31:12parce que
31:13tu n'avais pas
31:14donc
31:15ça a changé
31:16et puis en plus
31:17là
31:18ce n'est plus du tout
31:18pareil
31:19c'est un
31:2022 grand prix
31:22voilà
31:22c'est un monde différent
31:24et en France
31:25on rejoint
31:26un peu
31:26ce qu'on a dit
31:27tout à l'heure
31:28c'est que
31:29il faudrait
31:30qu'on ait plus
31:32d'entrepreneurs
31:33de gens passionnés
31:35parce qu'à un moment donné
31:35on avait les cigarettiers
31:36qui ont aidé beaucoup
31:38on a eu
31:39les pétroliers
31:42voilà
31:42il y a des sponsors
31:44qui
31:45qui ne s'intéressent
31:46plus forcément
31:47à la moto
31:47puisque
31:47l'économie
31:48est peut-être
31:49plus difficile
31:50et puis
31:51les prix sont aussi
31:52beaucoup plus importants
31:54donc
31:55je pense qu'il vaut mieux
31:56être espagnol
31:57ou italien
31:57ou français
32:00affaire à suivre
32:01ou brésilien
32:01même maintenant
32:02brésilien maintenant
32:02effectivement
32:03mais bon
32:03en tout cas merci
32:05Philippe de tous
32:06ces bons moments
32:07ces bons souvenirs
32:07également
32:08et puis
32:09moi j'ai juste
32:10une dernière chose
32:10à dire
32:11parce que j'ai appris
32:11un truc
32:12sur ton casque
32:13il y a un tigre
32:13et en fait
32:14c'est en référence
32:15à la formule de promotion
32:16qu'avait créé ton père
32:18les jeunes tigres
32:18c'est ça
32:19bien sûr
32:19ouais c'est pour ça
32:19je ne sais pas si tu connaissais
32:21l'anecdote Pascal
32:22non je voyais le stéphère
32:23mais on ne le voit pas
32:25mais on le voit sur une autre
32:25une autre image
32:27ça c'est voilà
32:28souvent on cherche
32:29la signification des casques
32:30parce que
32:31l'opération jeune tigre
32:33qui a été créée
32:33avec les mondiales modernais
32:34en 1966
32:35j'ouvrais les courses
32:38tu vois
32:39avec mon monquet
32:40et mon tigre
32:41et je faisais un tour
32:41comme ça
32:42et je me rappelle
32:43qu'à pour te dire
32:45un peu comment
32:45à Manicourt
32:46j'avais le droit
32:47de faire un tour
32:48et je devais rentrer
32:48moi je me suis dit
32:49je vais faire deux tours
32:50j'avais 7 ans
32:51et mais
32:52ils ont donné le départ
32:54quand même
32:54quand je suis pas
32:55donc d'un seul coup
32:56je me suis retrouvé
32:56avec les mecs
32:57qui arrivaient
32:57j'entendais
32:58donc je me suis mis
32:58sur le côté
32:59et le temps
33:00que je me retourne
33:01je mette la roue avant
33:01j'étais dans l'herbe
33:03j'ai fait un tonneau
33:03par l'avant
33:04machin
33:05sous la tente
33:06à oxygène
33:06à Manicourt
33:08et moi je pleurais
33:09parce que je me suis dit
33:09mon père va me punir
33:10je ne pourrais plus
33:11faire de moto
33:12elle pensait que j'avais mal
33:13mais du tout mal
33:14je m'en foutais
33:15sauf que
33:15on a dû nous
33:17ma mère qui n'aimait pas
33:18trop la moto
33:18d'ailleurs
33:19mais qui a quand même
33:19été avec 25 ans
33:21avec mon père
33:21et 27 ans
33:22avec Jack Finlay
33:22pour quelqu'un
33:23qui n'aime pas la moto
33:24elle est incroyable
33:25et bien on a été
33:26exfiltré du circuit
33:27parce que
33:27les bonnes femmes
33:28tapaient sur la voiture
33:29en disant
33:30c'est un scandale
33:30de faire tourner
33:33un enfant
33:33de 7 ans
33:35voilà
33:35une de mes
33:37premiers souvenirs
33:38un de mes premiers souvenirs
33:39à Manicourt
33:39voilà
33:40c'est sur
33:41ce fait d'arme
33:42de Philippe Modré
33:43qu'on va mettre
33:46un terme
33:46à notre émission
33:47Power Sport
33:48pour ce mois-ci
33:49et encore un chute
33:51sur la tête
33:52plus les gaz échappants
33:52vous l'avez compris
33:53il y a encore
33:54quelques séquelles
33:54en tout cas
33:55merci Philippe
33:55d'avoir répondu
33:56c'est quand même
33:56des circonstances atténuantes
33:58il faut le dire aux gens
34:00on va le dire comme ça
34:02en tout cas
34:02merci d'avoir
34:05accepté notre invitation
34:06Philippe Pascal
34:06merci beaucoup
34:07pour ta présence
34:08et ton support
34:09et puis on se retrouve
34:10le mois prochain
34:10pas de problème
34:11c'est parti
34:13Sous-titres par Jérémy Diaz
34:19– Sous-titrage FR 2021
Commentaires