Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 13 heures
N'hésitez pas à vous abonner et à partager cette vidéo si elle vous a plu.

Vous pouvez également soutenir mon travail via les liens suivants :

Tipeee : https://fr.tipeee.com/reservoir-vlog

Et me suivre sur les réseaux sociaux :

Facebook : https://m.facebook.com/reservoirvlog

Twitter : https://twitter.com/reservoirvlog

Instagram : https://www.instagram.com/johnny.barthe/

Tik Tok : https://www.tiktok.com/@johnnybarthe

Spotify : https://open.spotify.com/show/6gVyuXZdPXB3TCTpjdUS9s?si=e9da1337f928463f

#Cinema #Film #Hollywood #Movie #Marvel #Popculture #Analyse #Comics #Review
Transcription
00:00La page cinéma de ce dimanche avec la sortie cette semaine d'un film événement, Astérix aux Jeux Olympiques, sort
00:06sur les écrans mercredi.
00:07Le troisième volet est plus qu'ambitieux, 78 millions d'euros de budget à l'affiche.
00:12Clovis Cornillac, Benoît Poulevard, Alain Delon, Gérard Depardieu, José Garcia, mais aussi Jamel Debbouze, Tony Parker, Michael Schumacher.
00:19De l'argent donc, un casting impressionnant, mais un pari financier risqué et comme toujours, c'est la plèbe qui
00:26tranchera.
00:35Les cinq mois de tournage sous une chaleur accablante, le manque d'organisation et le manque de vision auront eu
00:40raison de la santé mentale de Benoît Poulevard, mais aussi du film.
00:44Thomas Langman, fils de Claude Berry, producteur, co-scénariste et co-réalisateur, est celui qui fut à l'origine de
00:50ce désastre artistique.
00:52Ses ambitions pour Astérix aux Jeux Olympiques étaient de combler un égo mal placé en voulant sans doute faire mieux
00:57que son père,
00:58et pour ça l'idée était d'aller séduire le marché européen.
01:01Mais à trop vouloir faire un film international, il a oublié le plus important, la France.
01:05Trop confiant car porté par un matériau de base ultra solide et très populaire, il a oublié de développer une
01:11histoire intéressante et de s'y tenir.
01:13Brutus qui veut tuer son père mais rate le coche à chaque fois, c'est une bonne idée sur le
01:16papier.
01:17Faut-il encore savoir mettre en scène le comique de répétition et préparer la chute de ses gags avec subtilité
01:22?
01:22Tout le monde n'est pas Alain Chabat.
01:23Le film a été pensé comme un rouleau compresseur financier, une entreprise bien huilée qui devait faire la fortune de
01:29ses producteurs.
01:29Mais développer un projet artistique avec un objectif financier aussi précis, c'est s'exposer à échouer.
01:34En interview, Langman ne parle que de chiffres, d'entrées et d'argent.
01:38A aucun moment il n'évoque les forces du film, ce qu'il peut apporter au spectateur.
01:42Il le vend comme on vend un inspirateur à la foire.
01:44S'il y avait eu un réalisateur qui faisait le film seul, il ne peut pas ne pas penser aux
01:49enjeux de production.
01:51C'est un film tellement cher et tellement destiné au public, qui est tellement en lien avec l'économie.
01:57Ce qui agace aussi certains critiques, c'est certainement le côté chronique d'un succès annoncé.
02:03Je peux comprendre que ça énerve.
02:06En même temps, ça sera un succès maintenant.
02:11Quelle taille, on ne le sait pas.
02:13Mais forcément, mathématiquement, c'est vrai que quand vous passez derrière deux films qui ont fait de tels succès,
02:20à moins d'être un film très peu réussi,
02:24et encore, on a vu certains récemment,
02:27que ça ne m'a pas empêché de faire plusieurs millions d'entrées,
02:32même beaucoup de millions d'entrées.
02:34Un de ses associés confirma tout ça en expliquant qu'à quelques mois du début du tournage,
02:38alors que les plans et le scénario étaient complets,
02:40Thomas Langman en voulait quand même plus
02:42et alla embaucher des comédiens étrangers venus de toute l'Europe
02:45afin d'une part de grossir son budget grâce aux investisseurs européens
02:49et aussi faire plus d'entrées dans les autres pays d'Europe grâce à ses stars étrangères.
02:53C'est pour ça qu'on a été chercher des stars locales,
02:56qu'on a une star allemande, Michael Bulliherby,
02:59qui est, si vous voulez, une sorte de gens du jardin allemand,
03:02Santiago Segura, qui est la plus grande star espagnole,
03:06qui fait les torrentes,
03:07les hyènes qui sont une sorte d'Eric Ramsey italien,
03:12et donc, le 30 janvier, on sort sur 6000 cinémas dans toute l'Europe
03:19et il faut qu'on puisse s'adresser à tous ces publics.
03:23Alors sur le papier, c'est pas bête,
03:24mais faire ça à ce stade du projet, ça demande une réécriture drastique
03:27et ça va endommager grandement le scénario qui va se retrouver hypertrophié par un trop grand nombre de personnages,
03:32et donc des scènes moins aérées et donc des sketchs qui n'ont plus rien à voir les uns avec
03:36les autres.
03:37On a un film beaucoup trop compact qui veut caler des choses qui ne sont pas utiles,
03:41qui veut absolument faire rire à voir la scène culte sans comprendre ce que ça veut dire.
03:4478 millions d'euros de budget, la plus grosse somme allouée à un film français,
03:4910 millions allouée au cachet des acteurs,
03:5120 millions pour la campagne de com,
03:52et le reste est gaspillé, purement et simplement.
03:55Poulvord qui baigne dans l'abondance sans comprendre pourquoi.
03:58En Espagne, pour le tournage interminable d'Astérix,
04:00j'avais une villa avec piscine pour moi tout seul,
04:026 chambres, une villa de dealer,
04:03et j'étais tout seul dans un truc immense.
04:05J'ai dit dealer de drogue, je sais, je sais, je sais, je sais, je sais, je sais, je sais,
04:08je sais, je sais, je sais, c'est exactement ça, c'est exactement ça, c'était monsieur, monsieur dealer rock.
04:11Puis il faut payer Zidane, Moresmo, Tony Parker,
04:15pour simplement les faire apparaître dans une scène tellement longue et tellement inutile,
04:19qui nous fait simplement comprendre que le film a les moyens de se payer toutes ses stars,
04:23et encore, c'est même pas la scène finale,
04:25car le film se clôt sur le visage d'Alain Delon selon ses conditions strictes,
04:29et c'est là que je soulève un autre problème du film,
04:31la guerre des gos constante qui règne sur le plateau.
04:34Poulvord qui ne supporte pas d'être loin de chez lui,
04:36Depardieu qui exige un buffet permanent, et de ne pouvoir tourner que l'après-midi.
04:40Langman qui n'est jamais sur le plateau, sauf pour se faire voir sur le making-of,
04:44et prendre quelques rails de coq au passage,
04:46et Delon qui fait la gueule, et qui ne vient que pour tourner ses scènes avant de repartir aussi vite,
04:50sans dire un mot à personne.
04:51Et la relation avec Delon, je sais que ça n'a pas été...
04:53Bon, il n'y en a pas. Alain est gentil.
04:59Il est très très solitaire, donc c'est un homme que c'est très difficile de percer.
05:08Il ne donne pas grand-chose, quoi.
05:11Tu ne sais rien de lui, quoi.
05:13Je ne connais pas plus d'Alain Delon maintenant qu'avant d'avoir tourné avec lui.
05:19Il tourne, il s'en va, il tourne, il s'en va, il tourne, il s'en va.
05:22Je n'ai rien partagé avec lui.
05:24Mais ça m'aidait pour mon rôle, parce que de toute façon, je voulais tuer mon père.
05:27Les seuls qui tentent de sauver les meubles, ce sont Frédéric Forestier,
05:31qui doit partager son travail avec un co-réalisateur qui n'en est pas un,
05:34et Alexandre Astier, qui écrit ses propres dialogues,
05:37et qui me fait dire qu'il aurait dû écrire tout le film.
05:39D'ailleurs, il va falloir songer un jour à donner une adaptation live à ce mec.
05:42Surtout quand on voit de quoi il est capable avec cet univers.
05:45C'est très compliqué, parce qu'effectivement,
05:48Frédéric Forestier et Thomas Langman sollicitaient directement,
05:54ou Benoît ou moi, pour créer des répliques,
05:56pour créer des moments.
05:59Donc effectivement, il y a des choses qui sont...
06:01Il y a une langue commune de temps en temps,
06:03quand je prends la parole dans Astérix avec Kaamelott, c'est sûr.
06:07Quand moi, je regarde le film,
06:10alors après, c'est très difficile de juger soi-même,
06:12je me trouve quelque part un peu décalé vis-à-vis de la naïveté du script,
06:17de la belle naïveté de la romance, des jeux, des épreuves, du cirque et tout ça.
06:22Je suis... J'ai l'impression que c'est un humour un poil plus cynique,
06:27un poil plus... Mais des fois, ça me faisait l'effet dans ce lieu aussi d'Alain Chabat,
06:32où chacun, effectivement, amenait son monde.
06:35Et ce qui est compliqué, c'est d'amener son monde,
06:38et de coller pourtant, et de respecter pourtant,
06:41le monde existant qui est plus naïf que ça,
06:43qui est plus lisible, qui est plus grand public.
06:48Je... Effectivement, on retrouve des choses de Kaamelott.
06:50Moi, j'ai l'impression des fois que ça frotte un peu.
06:53Les gens me disent non, non, c'est... Les gens aiment bien ça.
06:57Je pense que je suis pas à la bonne place pour regarder, en fait.
06:59Mais alors, avec tout ça, que reste-t-il du film ?
07:02Une histoire qui aurait pu être intéressante si elle avait été respectée,
07:05et des décors qui sont certes impressionnants,
07:07mais qui auraient pu être sublimés s'ils n'avaient pas été gavés
07:10par de trop nombreux effets numériques.
07:12Surtout que certains des effets numériques ne sont là que par un manque d'organisation,
07:15par exemple, si on se retrouve avec un public en CGI par moment,
07:18c'est parce que les quelques milliers de figurants prévus pour remplir les gradins n'ont pas pu,
07:22car les acteurs n'étaient tout simplement pas prêts à tourner.
07:24C'est pas possible d'être aussi peu organisé sur un film de cette ampleur.
07:27Mais quand il n'y a pas une vraie personne d'influence pour porter un projet de cette envergure,
07:32ben c'est ce qui se passe.
07:33De deux choses l'une,
07:33où tu te laisses mener et personne ne regarde ce que tu fais,
07:37où tu te débrouilles tout seul.
07:39Et un peu, on était tous liés un peu à nous-mêmes,
07:41on dit, j'allais vérifier moi tous les plans que je faisais.
07:45Poulvord en dépression,
07:47Delon aux abonnés absents,
07:48Depardieu à la cantine,
07:50ou sans doute en train de draguer les stagiaires mineurs,
07:52Forestier dépassé par les événements,
07:54et Langman dans sa loge,
07:55avec des filles de joie qu'il a fait venir tout droit de l'Europe de l'Est.
07:58C'est un bordel !
08:00Maintenant, tout n'est pas à jeter.
08:02L'intro en gole est plutôt cool.
08:03Les comédiens sont globalement bons.
08:05Benoît Poulvord est l'un des seuls qui me fait supporter ce film aujourd'hui.
08:08Astier fait mouche malgré sa présence limitée.
08:10Tout comme Clovis Korniak,
08:11qui fait un très bon Astérix,
08:13mais qui fait de la figuration dans son propre film.
08:15Pareil pour Alain Delon.
08:16L'homme est une diva, certes,
08:18mais l'acteur est grandiose,
08:19et son charisme est plaisant à voir.
08:21Le seul qui m'a un peu déçu,
08:22c'est Stéphane Rousseau,
08:23que pourtant j'adore.
08:24Mais c'est sans doute pas sa faute,
08:25vu l'écriture de son personnage.
08:26Certaines vannes font mouche.
08:28Formation de la tortue d'un point de vue animalier !
08:31D'autres non.
08:34La course de char est globalement pas horrible,
08:37mais ça aurait pu être tellement mieux.
08:38Puis le caméo de Schumacher est le seul réussi du film,
08:40donc on va pas s'en priver.
08:41En plus de ça,
08:42le film est charcuté au montage sous les ordres de pâté,
08:45puisqu'il passe de 2h30 à 1h50.
08:47Bref,
08:47on lui a attribué le terme de film le plus bling bling du cinéma français,
08:51et c'est carrément justifié.
08:52Astérix aux Jeux Olympiques est une vache allée.
08:54Les producteurs ont posé leurs yeux directement sur la ligne d'arrivée
08:57sans prendre en compte le plus important.
08:59L'aspect artistique du film est le plaisir du spectateur.
09:02Ironie du sort,
09:03Thomas Langman qui voulait se différencier de l'humour français du film d'Alain Chabat
09:07pour faire plus d'entrées à l'international,
09:09en fera finalement moins que le film d'Alain Chabat.
09:11J'ai envie de dire le karma, tout simplement.
09:14Alors, tu as vu le film ?
09:15Non.
09:16Non, j'ai autre chose à faire, tu sais.
09:30Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires

Recommandations