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  • il y a 21 heures
Transcription
00:00L'armée israélienne ne veut pas qu'on filme et qu'on raconte ce qui se passe sur place, parce
00:05que, quelque part, les reporters palestiniens n'avaient pas besoin de notre aide,
00:10mais ils ont documenté, ils ont tout montré, ils ont tout filmé, et ils ont fait un travail hors norme.
00:16Sauf que la réalité, c'est que pour que ça ait un impact fort dans les médias occidentaux, on l
00:22'a vu en Ukraine, il y a 2000 reporters qui sont arrivés tout de suite au début de la guerre,
00:26ça a eu un impact énorme sur l'Union européenne et sa mobilisation, et aujourd'hui, c'est pareil, le
00:32Liban est beaucoup plus couvert,
00:34on arrive à beaucoup plus raconter les crimes de guerre de l'armée israélienne sur place, parce qu'il y
00:38a beaucoup de reporters qui sont présents là-bas.
00:40Donc oui, ils nous voient comme une arme, et clairement, parce qu'en plus, ce qui se passe au Liban
00:48est extrêmement grave,
00:49mais ce n'est pas non plus la même ampleur que ce qui se passait à Gaza, s'il y
00:55avait eu des dizaines de reporters dans les services d'urgence,
00:57en pédiatrie, dans les hôpitaux de guerre de la bande de Gaza, avec des enfants à même le sol, en
01:03train d'hurler,
01:03qu'on ne peut pas opérer parce qu'il n'y a pas d'anesthésique, il n'y a pas
01:06de lit pour les installer confortablement,
01:09je suis persuadé que ça aurait changé beaucoup, beaucoup de choses.
01:13Et ça, l'armée israélienne le savait aussi.
01:16Et du coup, ça rentre aussi dans une difficulté qu'il y a eu pour toi, Jiménie.
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