00:00Alors la dépression du postpartum, je n'y ai pas pensé toute seule.
00:02Pour moi, j'étais loin de ça, c'était juste dur.
00:06Le contexte de ma première grossesse était un peu particulier
00:08puisque j'ai perdu ma maman quatre jours avant d'apprendre que j'étais enceinte.
00:12On a décidé d'avoir un deuxième enfant sept ans plus tard.
00:14L'accouchement en lui-même s'est bien passé et les premiers jours se sont bien passés.
00:19Mon mari était là, on se partageait bien les tâches et puis c'était dur quand même.
00:23Malgré le soutien que je pouvais avoir, je n'étais pas très heureuse.
00:26Toutes les nuits, c'était moi qui retrouvais mon bébé deux à trois fois par nuit.
00:30Avec l'anticipation que ça provoquait, j'avais beaucoup de mal à me lier à mon bébé.
00:35Alors la dépression du postpartum, je n'y ai pas pensé toute seule.
00:37Pour moi, j'étais loin de ça, c'était juste dur.
00:41Est arrivé le rendez-vous des un mois de mon bébé.
00:44La généraliste qui nous a reçus me dit « comment allez-vous ? »
00:48Et là, je me mets à pleurer.
00:50« Ça va pas trop ? »
00:51Et elle m'a dit « mais madame, c'est probablement une dépression du postpartum.
00:55Et c'est pas grave parce que c'est chimique, c'est pas votre faute et on va vous aider
01:00et ça va aller mieux.
01:02Il fallait qu'on m'aide. »
01:03Et du coup, j'appelle les urgences psy et j'ai décrit la situation deux minutes et elle m'a
01:08dit « oui, madame, venez, dès que possible. »
01:10J'arrive dans une chambre.
01:12Déjà, on me prend toutes mes affaires.
01:14On m'a expliqué qu'un problème de santé mentale, finalement, à l'hôpital, en tout cas en urgence, c
01:19'est traité comme si j'avais cassé ma jambe.
01:21Donc il y a des médicaments, il y a un traitement, mais on n'est pas là forcément pour régler
01:25le problème de fond.
01:26On est là pour régler l'urgence.
01:28Dans l'unité où j'étais, ils avaient un système de permission qui permettait de se confronter au climat qui
01:34nous avait amenés là.
01:35Ça ne faisait pas encore une semaine et on m'annonce « tu vas pouvoir rentrer chez toi pour une
01:39journée, une nuit et tu rentreras le lendemain. »
01:42La première journée se passe bien, je gère le petit et là, la lumière du jour s'en va et
01:47l'angoisse arrive.
01:49Malgré moi, la boule au ventre, la gorge serrée, je me disais « ça va aller ».
01:55Je me rappelle, j'étais « ça va aller ».
01:59Je fais la nuit, mais c'est dur.
02:01J'étais dans l'attente qui se réveillait.
02:02Spoiler alert, ça ne s'est pas bien passé.
02:05Les journées se succèdent et puis le psychiatre me dit « on va refaire une autre permission chez vous ».
02:09L'angoisse était un petit peu présente, mais gérable.
02:14Cette permission se passe et je rentre.
02:17Donc je vois l'équipe de psychiatres et ils m'ont dit « on va pouvoir vous laisser sortir ».
02:21Une des choses qui m'a fait réaliser que j'étais sortie de la mauvaise période, on va dire, c
02:25'est le lien avec mon bébé.
02:27J'ai arrêté de le voir comme une chose dont je devais m'occuper et aujourd'hui, il a quatre
02:34mois.
02:36Et j'adore.
02:39Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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