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  • il y a 7 heures
Après une première grossesse marquée par le deuil de sa mère, Maïlys devient à nouveau maman sept ans plus tard. Mais ce second post-partum, en 2025, la fait basculer dans une dépression sévère, jusqu’à nécessiter une hospitalisation. Elle raconte ce qu’elle n’avait pas vu venir et le chemin, lent mais possible, pour retrouver le lien avec son bébé.

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Transcription
00:00Alors la dépression du postpartum, je n'y ai pas pensé toute seule.
00:02Pour moi, j'étais loin de ça, c'était juste dur.
00:06Le contexte de ma première grossesse était un peu particulier
00:08puisque j'ai perdu ma maman quatre jours avant d'apprendre que j'étais enceinte.
00:12On a décidé d'avoir un deuxième enfant sept ans plus tard.
00:14L'accouchement en lui-même s'est bien passé et les premiers jours se sont bien passés.
00:19Mon mari était là, on se partageait bien les tâches et puis c'était dur quand même.
00:23Malgré le soutien que je pouvais avoir, je n'étais pas très heureuse.
00:26Toutes les nuits, c'était moi qui retrouvais mon bébé deux à trois fois par nuit.
00:30Avec l'anticipation que ça provoquait, j'avais beaucoup de mal à me lier à mon bébé.
00:35Alors la dépression du postpartum, je n'y ai pas pensé toute seule.
00:37Pour moi, j'étais loin de ça, c'était juste dur.
00:41Est arrivé le rendez-vous des un mois de mon bébé.
00:44La généraliste qui nous a reçus me dit « comment allez-vous ? »
00:48Et là, je me mets à pleurer.
00:50« Ça va pas trop ? »
00:51Et elle m'a dit « mais madame, c'est probablement une dépression du postpartum.
00:55Et c'est pas grave parce que c'est chimique, c'est pas votre faute et on va vous aider
01:00et ça va aller mieux.
01:02Il fallait qu'on m'aide. »
01:03Et du coup, j'appelle les urgences psy et j'ai décrit la situation deux minutes et elle m'a
01:08dit « oui, madame, venez, dès que possible. »
01:10J'arrive dans une chambre.
01:12Déjà, on me prend toutes mes affaires.
01:14On m'a expliqué qu'un problème de santé mentale, finalement, à l'hôpital, en tout cas en urgence, c
01:19'est traité comme si j'avais cassé ma jambe.
01:21Donc il y a des médicaments, il y a un traitement, mais on n'est pas là forcément pour régler
01:25le problème de fond.
01:26On est là pour régler l'urgence.
01:28Dans l'unité où j'étais, ils avaient un système de permission qui permettait de se confronter au climat qui
01:34nous avait amenés là.
01:35Ça ne faisait pas encore une semaine et on m'annonce « tu vas pouvoir rentrer chez toi pour une
01:39journée, une nuit et tu rentreras le lendemain. »
01:42La première journée se passe bien, je gère le petit et là, la lumière du jour s'en va et
01:47l'angoisse arrive.
01:49Malgré moi, la boule au ventre, la gorge serrée, je me disais « ça va aller ».
01:55Je me rappelle, j'étais « ça va aller ».
01:59Je fais la nuit, mais c'est dur.
02:01J'étais dans l'attente qui se réveillait.
02:02Spoiler alert, ça ne s'est pas bien passé.
02:05Les journées se succèdent et puis le psychiatre me dit « on va refaire une autre permission chez vous ».
02:09L'angoisse était un petit peu présente, mais gérable.
02:14Cette permission se passe et je rentre.
02:17Donc je vois l'équipe de psychiatres et ils m'ont dit « on va pouvoir vous laisser sortir ».
02:21Une des choses qui m'a fait réaliser que j'étais sortie de la mauvaise période, on va dire, c
02:25'est le lien avec mon bébé.
02:27J'ai arrêté de le voir comme une chose dont je devais m'occuper et aujourd'hui, il a quatre
02:34mois.
02:36Et j'adore.
02:39Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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