00:00Et j'ai hésité, et je ne l'ai pas fait. J'ai là le contrat dans la poche que
00:04je n'ai pas signé.
00:05Si vous voulez, je peux vous le montrer. Tiens, je vous le montre.
00:08Mais c'est sur un iPhone, non ?
00:09Ah non, c'est pas sur... Ah non, c'est un contrat fini.
00:11C'est la beauté du livre, c'est que c'est toujours sur papier, vous voyez.
00:15Contrat d'édition... Attends, il faut que je fasse gaffe, parce qu'il y a quand même mon adresse.
00:18Voilà. Contrat d'édition de Brasset, ben voilà.
00:21Vous savez quoi ? Je le déchire. Voilà. Je le déchire devant vous.
00:24Pourquoi je le déchire ? Parce que c'est furieux ce qui se passe.
00:28C'est pas grave, c'est du moment où il n'y a pas les problèmes.
00:30Pourquoi vous le déchirez ?
00:31Pourquoi je déchire ? Parce que je ne peux pas accepter qu'un milliardaire d'extrême droite impose sa pensée.
00:41Et ce serait, ça n'existe pas, un milliardaire d'extrême gauche, je ferais la même chose.
00:45Je veux dire, le danger, c'est le monopole. Le monopole des idées.
00:49On ne peut pas accepter. Il y avait encore une lueur d'espoir, on parlera tout à l'heure,
00:53peut-être de la naïveté des uns et des autres. Il y avait peut-être une lueur d'espoir.
00:56Cette lueur d'espoir a disparu. Aujourd'hui, c'est très clair, en décapitant Grasset...
01:01Moi, je ne vais pas défendre Olivier Nora en tant que patron, enfin, patron, bon...
01:05C'est un bon patron.
01:07Ouais, ouais. C'était un bon éditeur, surtout.
01:09Absolument.
01:10C'était un éditeur.
01:11Ce que fait Bolloré, c'est qu'il met en place des maisons d'édition sans éditeur.
01:16C'est ça qu'il est en train de faire.
01:18C'est-à-dire du commerce et de l'idéologie.
01:21Pas du tout de la littérature, pas du tout des essais, etc.
01:24Donc, oui, vous voyez, excusez-moi, je suis en colère, quoi.
01:29Je vois.
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