Les astronautes américains Reid Wiseman, Christina Koch et Victor Glover, et leur coéquipier canadien Jeremy Hansen, ont amerri vendredi soir à l’heure exacte prévue au large de la Californie après un aller-retour de dix jours autour de la Lune. Leur vaisseau Orion a traversé l’atmosphère de la Terre à plus de 38.000 km/h, le frottement générant des températures de plus de 2700°C, et a amerri sans encombre dans le Pacifique, ralenti par de grands parachutes, comme au temps d’Apollo.
La mission Artemis 2 était un test pour confirmer à la Nasa que sa fusée, Space Launch System (SLS), Orion et ses systèmes sont prêts pour le retour des Américains sur la surface lunaire, avant de futures missions vers Mars.
La Nasa prévoit une nouvelle mission en 2027 qui ne s’aventurera pas jusqu’à la Lune, avant d’envoyer des astronautes sur la surface lunaire en 2028 lors de la 4e mission Artemis, durant la dernière année du mandat de Donald Trump... et théoriquement avant la Chine, qui prévoit d’envoyer ses taïkonautes sur la Lune en 2030. Mais les experts doutent que les alunisseurs, développés par les entreprises des milliardaires américains Elon Musk et Jeff Bezos, soient prêts pour 2028.
Un Japonais puis un Allemand étaient censés voyager à bord de futures missions Artemis, mais ces places ne semblent plus assurées depuis que la Nasa a changé tout le programme Artemis, et l’Agence spatiale européenne a reconnu devoir négocier pour les maintenir. Le chef de la Nasa, lui, a répété vendredi soir que les partenaires étrangers restaient indispensables à la suite du programme.
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