00:00C'est rare que Donald Trump n'affiche pas son optimisme, mais c'est vrai que c'est difficile, parce
00:05que la décision même, par exemple, d'envoyer comme chef de délégation J.D. Vance, qui est son vice-président,
00:10et qui, on le sait tous, a été hostile dès le départ à cette guerre, à ses motifs et à
00:16sa durée.
00:17Et donc, l'avoir à la tête des négociations peut être un bon point pour Trump, parce qu'il la
00:22verrouille un peu, en quelque sorte.
00:24Sauf que l'agenda n'est pas forcément le même, donc ça va être un peu contraint.
00:28Deuxièmement, parce que le rapport de force avec l'Iran n'est pas aussi en faveur des États-Unis que
00:32Trump veut bien le croire.
00:34En fait, les Iraniens maîtrisent une bonne partie de l'agenda de cette négociation, parce qu'ils se sentent eux
00:39-mêmes en position de force.
00:40Pourquoi ? Parce qu'ils ont su résister et tenir.
00:43C'est toujours la République islamique d'Iran qui négocie aujourd'hui à Islamabad.
00:48Enfin, parce que sur Hormuz, il n'y a pas d'accord possible tel que le voient les Iraniens.
00:55Les Iraniens veulent le contrôle d'Hormuz.
00:57Donald Trump, aujourd'hui, le revendique également.
01:01Dans les deux cas de figure, c'est totalement contraire au droit international et ça aura des répercussions énormes sur
01:06l'économie.
01:06Et enfin, je termine par là, parce que si jamais ça échoue, dans une semaine ou dans 15 jours, la
01:11guerre reprend.
01:12Et cette guerre qui reprend, elle est au détriment de Donald Trump pour son électorat, pour l'économie mondiale.
01:18Et cette guerre, c'est un défi.
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