00:00Non, moi je crois qu'il y a un constat qui est clair et les deux finalement parlent la même
00:04langue et on essaye de créer des clivages là où il n'y en a pas.
00:07Jean-François Copé, que dit-il ? Il dit qu'en effet, il y a un problème avec le voile
00:11dans certains cas, notamment par rapport aux mineurs.
00:14Et je crois qu'on sera nombreux sur le plateau à être d'accord pour dire qu'il faut sanctuariser
00:18et protéger les mineurs du port du voile, notamment dans les écoles.
00:22Il le dit à un autre moment dans le message de la telle.
00:24Il dit qu'il y a du sens qu'il y ait un débat.
00:26Quand on entend un LR dire « il peut y avoir un débat », ça veut dire qu'il ne
00:30sera pas présent au moment du vote.
00:31Il ne dit pas « je suis pour une loi qui va interdire le port du voile par les fillettes
00:35».
00:35C'est la position des Républicains. Les Républicains défendent en effet une sacralisation.
00:39Mais vous avez des maires de droite qui prennent des décisions différentes.
00:41Gilles Platré, il interdit le voile dans son conseil municipal.
00:43Jean-François Copé, il l'autorise. Donc c'est des décisions différentes de maires de droite.
00:47Parce que liberté est laissée effectivement aux maires.
00:49Moi, ma position à titre personnel, c'est en effet de sacraliser les conseils municipaux.
00:54Je suis, moi, dans un conseil municipal à Paris.
00:57Et je vois bien en effet à quel point ça peut être instrumentalisé.
01:00Il y a des voiles dans le conseil municipal du 15e ?
01:03Et s'il y en avait, le maire du 15e, il ferait quoi ?
01:05Je ne veux pas parler en son nom, mais je pense qu'il ne l'autoriserait pas.
01:08Je pense qu'il ne l'autoriserait pas, donc c'est pour vous dire...
01:10Vous avez résumé l'affaire. Il n'y a pas de lignes.
01:13Il n'y a pas de lignes. Il y a une ligne qui est claire sur la loi.
01:15Xavier Bertrand, Bruno Rotaillot, il n'y a pas de lignes ?
01:17Xavier Bertrand, il passe son temps à attaquer Bruno Rotaillot.
01:19Jean-François Copé dit lui-même qu'il y a un schisme au sein des Républicains.
01:22Il le dit dans l'interview du Parisien hier.
01:24Ça engage Jean-François Copé seulement.
01:26Sur quoi il y a deux lignes ?
01:27Alors, exemple hyper précis, Bruno Rotaillot ne met pas un signe égal
01:30entre la France Insoumise et le Rassemblement National.
01:32Hier encore, dans le Parisien, Jean-François Copé disait que c'était la même chose.
01:37Le RN et l'FI, qu'ils avaient les mêmes méthodes.
01:39Pour Xavier Bertrand, c'est également la même chose.
01:41Or, il me semble, et on le démontre assez souvent dans 100% Frontières,
01:43que ça n'a rien à voir. Rien à voir.
01:46Il y a un parti qui a des liens avec des islamistes, qui a potentiellement des liens
01:49avec des narcotrafiques, qui a des liens avec la violence,
01:51qui a embauché des fichiers S, qui lui-même avait embauché
01:55les futurs meurtriers probables de Quentin.
01:58Donc, c'est totalement incomparable.
02:01Et pourtant, ils mettent un signe égal entre les deux.
02:03Il y a dans les deux cas un populisme et il y a dans les deux cas des adversaires des
02:07LR.
02:08Maintenant, il y a un président à la tête des Républicains.
02:10C'est lui qui fixe la ligne et il a été élu il n'y a pas si longtemps à
02:12plus de 75%.
02:13C'est Bruno Rotaillot.
02:15Que dit Bruno Rotaillot ?
02:16Il a une ligne claire et on peut au moins lui en tenir rigueur depuis des décennies.
02:20Bruno Rotaillot dit « Mon ennemi principal, c'est la France insoumise »
02:24et « Jamais il n'y aura de marche-pied des Républicains vers la France insoumise ».
02:30Et également, il n'y aura pas d'accord à l'échelle nationale
02:33ou pour faire élire des personnalités du Rassemblement national.
02:38Ça s'est vu notamment au municipal.
02:40Et donc la ligne, elle est très claire.
02:41Oui, la France insoumise est le premier danger qui pèse sur la République française.
02:45Bruno Rotaillot le rappelle régulièrement.
02:47Et oui, il n'y a pas d'accord à l'échelle nationale.
02:50Et si l'union des droites, il doit y avoir, elle doit se faire par le bas.
02:54Et c'est ce qu'a rappelé aussi Jean-François Copé.
02:55On doit parler à tous les électeurs, des déçus du macronisme,
02:58à ceux qui votent pour Marine Le Pen.
03:00Il pense surtout à l'électorat musulman, parce qu'il dit que l'électorat musulman,
03:03c'est un électorat plutôt de droite.
03:04C'est intéressant, j'ai pas beaucoup entendu Bruno Rotaillot dire ce genre de choses.
03:07Il dit qu'il faut parler à tout le monde, et je crois qu'il a raison.
03:10Il ne faut pas pointer du doigt ou stigmatiser les musulmans.
03:14Les musulmans, dans leur grande majorité, ils sont intégrés dans notre pays.
03:17Donc quand Jean-François Copé dit qu'il faut parler aux musulmans,
03:20comme on parle à tous les Français, c'est du bon sens, rien de plus.
03:23Là, on parle du...
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