00:00Très simplement, le père du meurtrier était travaillé dans les grandes propriétés vinicole de Nîmes.
00:07Le meurtrier de Nicolas, il est arrivé en France à deux ans.
00:10Son père était en général ivre.
00:13Vous voyez, viticole donc.
00:14Voilà, il était ivre toute la journée, il battait son épouse.
00:20Ce gamin a vécu dans la violence.
00:22Il a été formé par la violence, il a vécu dans la violence.
00:25Ce n'est pas une circonstance, comme vous dites, ni atténuante, ni même éclairante,
00:28mais c'était une circonstance, c'était une...
00:30Moi, je ne suis pas devenu criminologue parce que j'étais déjà médecin et que je faisais beaucoup de psychos,
00:34mais ce gamin était construit par la violence.
00:38Et actuellement, regardez, on a esthétisé la violence, le moindre film.
00:43Il y a des très beaux combats, moi qui aime les sports de combat.
00:46Les combats sont magnifiques, le sang qui gicle, la courbe est très belle, on la filme.
00:52On esthétise la violence, on la banalise finalement.
00:54Quand on parlait de la banalité du mal de Mme Arendt, grande philosophe,
00:58c'est ça, c'est qu'avant, l'histoire de cow-boy et d'indien, il y avait d'abord
01:03une morale,
01:04il y avait le bon et le méchant, on savait tout de suite qui était le bon et le méchant.
01:07Et puis c'était souvent le bon qui gagnait à la fin.
01:09En rigolant, je dis que Terminator 1, le méchant, c'est Sarseneguet en robot,
01:16et à la fin, c'est le gentil.
01:18Et regardez, dans le film, il y a une femme qui devient une robot qui est méchante,
01:21et il y a même un policier à un moment.
01:23On a enlevé des critères simples pour des gamins.
01:28Un gamin qui est construit dans la violence, c'est son quotidien.
01:31Donc ce n'est pas une excuse, c'est une explication.
01:34Mais je n'excuse pas le bacille de coque quand il redonne la tuberculose,
01:38mais si je peux savoir comment il fait et quel type d'antibio je vais utiliser,
01:42je vais faire une guérison.
01:44C'est un peu plus, c'est un peu plus.
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