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News
Transcription
00:08Générique
00:19Mesdames, Messieurs, bonjour.
00:21Ravi de vous retrouver pour cette nouvelle édition du 7 Actu.
00:25Au sommaire, un virus détecté dans l'Ouest ivoirien
00:28menace le manioc et impose des restrictions
00:30aux producteurs, lequel la réponse
00:32dans quelques instants. Insécurité,
00:34vie difficile et confiance en institution
00:36que révèle l'ivoire maître 2025.
00:39Plus de détails à suivre.
00:40Et du côté de l'actualité internationale,
00:43en République démocratique
00:44du Congo, une nouvelle attaque des ADF
00:46à Mambassa a semé
00:48la panique. Ouvrons ce journal
00:50par de l'agriculture. Une alerte
00:52menace le manioc en Côte d'Ivoire.
00:54Le 28 mars 2026, la direction
00:56générale des productions et de la
00:58sécurité alimentaire a détecté
01:00un virus très agressif pour les cultures.
01:02C'est la mosaïque du manioc
01:04souche ougandaise. Elle se propage par
01:06les boutures contaminées
01:08et certaines pratiques agricoles.
01:10En 1990, ce virus avait
01:12fait chuter la production ougandaise
01:14de 3,5 millions à
01:160,5 millions de tonnes
01:18causant 36 milliards de francs CFA
01:20de pertes. Aujourd'hui, il est localisé
01:22dans l'Ouest ivoirien. Aucun traitement
01:24curatif n'existe. La prévention
01:26est donc impérative. Les
01:28transports et les échanges de boutures
01:30depuis les zones infectées sont donc interdits.
01:33Dans un autre registre,
01:34une question tout aussi inquiétante.
01:36Les résultats de l'ivoire maître
01:382025 ont été présentés à Abidjan.
01:40Réalisé par Civis Côte d'Ivoire,
01:42l'enquête a sondé les populations
01:44d'Abobo et Yopougon. Sécurité,
01:46conditions de vie difficiles,
01:48manque de confiance envers certaines institutions.
01:50Les habitants font part de leurs inquiétudes.
01:52Le reportage de Constant Abidjan est commenté
01:55par Carmel Yao.
01:56Les résultats de l'étude
01:58Ivoire maître, une enquête d'opinion,
02:01ont été présentés lors d'un atelier
02:03réunissant différentes parties prenantes.
02:06Réalisé par Civis Côte d'Ivoire
02:08dans les communes d'Abobo
02:09et de Yopougon, cette étude révèle
02:11que les populations expriment
02:13un besoin prioritaire, le renforcement
02:15de la sécurité et l'amélioration
02:17de leurs conditions de vie.
02:19Ces travaux réalisés s'inscrivent dans
02:21une dynamique de consolidation,
02:22de la démocratie et de la paix.
02:24Ils attendent que ce gouvernement
02:27produise de la richesse.
02:29Ils attendent que cette richesse-là
02:31soit inclusive,
02:34c'est-à-dire que touche tout le monde
02:35et que tous les citoyens ivoiriens
02:37puissent bénéficier de l'argent produit.
02:40Les citoyens ivoiriens veulent
02:42de l'accès à l'emploi.
02:46Deuxième point, ils veulent que les emplois
02:49qui sont donnés en Côte d'Ivoire
02:51soient suffisants pour que le chômage baisse.
02:55Les citoyens ivoiriens,
02:57comme les citoyens du monde entier,
02:59veulent de la sécurité.
03:01Ils entendent tout ce qui se passe autour de nous,
03:03les diadistes dans le nord,
03:05donc ils attendent que la sécurité soit renforcée.
03:07Des résultats qui visent à éclairer
03:09les politiques publiques,
03:11renforcer la gouvernance démocratique
03:13et favoriser le dialogue entre les institutions.
03:16Une initiative saluée par les représentants présents.
03:20Les résultats qui ont sorti sont intéressants
03:23et nous avons, en tant que Sénat,
03:26nous avons demandé que cette étude
03:28s'étame sur l'ensemble de la Côte d'Ivoire,
03:32de manière à ce qu'on ait une vision
03:33plus réelle du pays.
03:36Nous partons réconfortés
03:38de savoir que beaucoup d'autres études
03:41ont rélevé ce que nous avons entendu aujourd'hui,
03:47mais surtout en matière de presse.
03:50Le ministère avait commandé une étude
03:53qui est allée à la même conclusion.
03:56C'est cette étude qui a mené à la conception
03:58de l'outil en ligne tous responsables
04:01que nous voyons tous les jours
04:03sur les écrans de la télévision nationale.
04:05C'est-à-dire que les Ivoiriens croient encore beaucoup
04:08et croient sérieusement
04:10à la crédibilité de la presse traditionnelle.
04:14Les journaux, la presse,
04:15donc les journaux, la télévision.
04:18Mais que le digital est en train de faire du chemin,
04:22le digital est en train de prendre de la place.
04:24Beaucoup de sites d'information
04:26ont de la crédibilité,
04:30mais il y a beaucoup d'efforts à faire encore
04:33au niveau des entreprises de presse.
04:35Et c'est les recommandations que nous notons
04:37et que nous allons donc transmettre
04:39pour que bon usage soit fait.
04:41Menée au cours du mois d'octobre 2025,
04:44ces études se veulent un véritable outil de plaidoyer
04:47auprès des autorités en charge
04:49des politiques publiques.
04:50Sur nos routes à présent,
04:52le poste de pillage de Montdoukou
04:53sur l'autoroute Grand Bassam
04:55a signé désormais opérationnel.
04:57Inauguré par les autorités,
04:59il permettra un meilleur entretien des routes
05:01et soutiendra le développement du corridor.
05:03Le compte-rendu de Drissa Diané
05:05est commenté par Karidja Sidibé.
05:07Barrière levée,
05:08le véhicule du ministre des infrastructures
05:11qui franchit timidement le péage.
05:13Sur cette route stratégique du littoral ivoirien,
05:17le péage entre en service
05:18dans une circulation en confluide.
05:21Inauguré le mardi 7 avril 2026
05:24par Yacouba Yensier,
05:25ce poste de péage
05:27s'inscrit dans la politique
05:29de financement et d'entretien
05:30du réseau routier.
05:32Toutes ces politiques
05:33ont nécessité sûrement,
05:34vous vous en doutez,
05:36d'un investissement très important
05:37de la part de l'État.
05:38C'est très important
05:39de la part de l'État
05:40et c'est des milliers de milliards
05:43qui ont été consentis
05:44par le président de la République
05:45qui sont des silences
05:46à la Sainte-Ouattara
05:46pour faciliter les conditions
05:48de mobilité inter-urbanne
05:50et de mobilité
05:51dans le Grand Abidjan notamment.
05:53Ces investissements
05:54sont importants
05:55en phase initiale
05:57et ils seront aussi
05:58en phase d'exploitation
05:59en termes de ressources
06:01de charge pour l'exploitation,
06:03pour l'entretien
06:04et d'investissement
06:05et de réhabilitation.
06:06Pour le plus grand montant,
06:08pour l'essentiel
06:10de ces ressources,
06:11l'État évidemment,
06:12l'État y pourra.
06:13Les péages sont
06:14des contributions citoyennes,
06:16des contributions citoyennes
06:18pour le maintien
06:19pour le maintien
06:20de la qualité des services
06:21sur nos voies.
06:22Les tarifs appliqués
06:23sont identiques
06:24à ceux du péage
06:25de Grand Bassam.
06:261000 francs CFA
06:27pour les véhicules légers,
06:291500 francs CFA
06:30pour les véhicules
06:31les intermédiaires,
06:33jusqu'à 3500 francs CFA
06:35pour les poids lourds.
06:36Cette autoroute
06:37est un projet majeur
06:38en Côte d'Ivoire
06:39prolongeant l'axe
06:41Abidjan-Bassam
06:42en deux fois deux
06:43voies sur environ
06:4530 kilomètres.
06:46Ce tronçon stratégique
06:47permet de relier
06:48Assini à Grand Bassam
06:50en moins de 30 minutes.
06:51Le poste de péage
06:52de Mondoukou
06:53a coûté environ
06:546 milliards de francs CFA.
06:56Et les réactions
06:57ne se font pas attendre.
06:59Les transporteurs
06:59directement concernés
07:01saluent l'initiative
07:02mais formulent aussi
07:03certaines attentes.
07:04Les détails avec
07:04Pierre Chébier
07:05et Denis Quadjou.
07:06Situé sur l'axe
07:08très fréquenté
07:08Abidjan-Assini,
07:10le poste de péage
07:11de Mondoukou
07:12est désormais opérationnel.
07:13Après plusieurs mois
07:15de passage à blanc
07:16entamés en décembre
07:172025,
07:18les usagers
07:19sont désormais
07:20soumis au paiement
07:20effectif du péage.
07:22Cette phase transitoire
07:24a permis aux conducteurs
07:25de se familiariser
07:26avec le dispositif
07:27avant son entrée
07:28officielle
07:29en exploitation.
07:30Pour les acteurs
07:31du secteur
07:32des transports,
07:33cette infrastructure
07:34représente
07:35un outil stratégique
07:36pour l'entretien
07:36et la durabilité
07:38du réseau routier.
07:39Avec ces routes
07:42qui sont en bon état,
07:44on roule
07:45sans aucun problème
07:46et on fait
07:47plusieurs rotations.
07:48Donc la recette
07:49évidemment
07:50va augmenter.
07:52Et la bonne chose
07:54même,
07:54c'est qu'avec
07:56une bonne route,
07:59les coupeurs
08:00de routes
08:01sont mis
08:02en déroute
08:02parce que
08:04c'est quand
08:05la route est dégradée
08:06qu'ils profitent
08:07pour pérer.
08:07Au-delà
08:08de la mobilisation
08:09des ressources,
08:10les responsables
08:11mettent un accent
08:12particulier
08:13sur la sécurité
08:14routière,
08:15appelant les conducteurs
08:16à adopter
08:17les comportements
08:18responsables
08:18sur les routes.
08:20Je demande
08:20à tous les conducteurs
08:23professionnels
08:23de Côte d'Ivoire
08:26de respecter
08:27le code de la route.
08:28Une fois que
08:29le code de la route
08:29est respecté,
08:31ça veut dire
08:31que tout le monde
08:32est en sécurité.
08:33Mais tant qu'on
08:34ne respecte pas
08:34le code de la route,
08:36tout le monde
08:36est en insécurité.
08:38Donc,
08:39chers camarades,
08:40c'est vrai,
08:41il y a beaucoup
08:42d'engouement,
08:43il y a beaucoup
08:43de passagers,
08:44on veut aller vite,
08:45on veut beaucoup
08:46d'argent,
08:46on veut économiser,
08:47mais il faut être en vie
08:48pour avoir l'argent,
08:50pour économiser,
08:50pour pouvoir jouir.
08:51Si on est mort,
08:53cet argent-là,
08:54c'est fini,
08:54c'est quelqu'un de lui
08:55qui va hériter de ça.
08:56Donc,
08:57allons doucement,
08:58faisons,
08:59respectons le code
09:00de la route,
09:01Dieu,
09:02ce qu'il a promis,
09:03il va toujours donner.
09:04La mise en service
09:06du péage de Mondoukou
09:07marque une étape supplémentaire
09:09dans la modernisation
09:10des infrastructures routières
09:11en Côte d'Ivoire.
09:12Ici,
09:13le droit de passage
09:14va de 1 000 francs
09:15à 3 500 francs
09:17selon le type de véhicule.
09:19Focus sur la coopération
09:21sous-régionale.
09:22Les États ouest-africains
09:23et leurs partenaires
09:24se réunissent
09:24pour renforcer
09:25la gouvernance des frontières.
09:27Au cœur des échanges,
09:28mieux sécuriser
09:29les zones frontalières
09:30et stimuler le commerce.
09:31Un reportage
09:32de Pierre Tchébi.
09:33La plateforme d'échange
09:35et de coordination
09:35de la gestion
09:36des espaces frontaliers
09:38en abrégé PECOGEF
09:40tient en Assemblée générale
09:41ordinaire
09:42dans un contexte
09:43marqué par une volonté accrue
09:44de renforcer
09:45la gouvernance
09:46des frontières
09:47en Afrique de l'Ouest.
09:50À la fin de cette
09:51Assemblée générale,
09:53nous serons capables
09:54de pouvoir définir
09:57une stratégie
09:59qui nous permet
09:59de pouvoir mobiliser
10:01des ressources,
10:02adopter des tests
10:03qui vont nous permettre
10:05de pouvoir fonctionner
10:06d'une manière opérationnelle
10:08et aussi avoir
10:09un plan d'action
10:10qui nous permet
10:11de savoir
10:11là où on va,
10:12ce que nous devons faire
10:13exactement.
10:15Cette rencontre
10:17de haut niveau
10:17s'inscrit dans
10:18une dynamique régionale
10:19visant à consolider,
10:21harmoniser
10:21et légitimer
10:22les mécanismes
10:23de gestion
10:24des espaces frontaliers.
10:25Elle intervient
10:26après plusieurs avancées
10:27majeures,
10:28notamment les engagements
10:29pris lors de la réunion
10:31annuelle de Cotonou
10:32en août 2025.
10:33Ce que nous faisons
10:34aujourd'hui
10:35est décisif.
10:38Nous ne validons
10:39pas seulement
10:39des textes,
10:41nous posons
10:42les fondations
10:44d'une architecture
10:44régionale.
10:46C'est pourquoi
10:47j'en appelle
10:47aujourd'hui
10:48aux États membres,
10:51aux institutions
10:52régionales,
10:54aux partenaires
10:55techniques et financiers,
10:57à faire
10:58de la PECOGEF
11:00une priorité
11:01stratégique
11:02régionale.
11:04Car
11:05investir
11:06dans les frontières,
11:08ce n'est pas
11:08investir
11:09en périphérie,
11:12c'est investir
11:13au cœur
11:14même
11:14de la stabilité
11:15de nos États.
11:16Au cœur
11:17des échanges,
11:18l'adoption
11:18d'une nouvelle
11:19feuille de route
11:20stratégique,
11:21la révision
11:21des textes fondateurs
11:22ainsi que la recomposition
11:24de l'équipe dirigeante.
11:26Des décisions
11:27qui traduisent
11:27une ambition claire,
11:29repositionner
11:29le PECOGEF
11:30comme un véritable
11:31outil opérationnel
11:32de coordination régionale.
11:34Évidemment,
11:35comme vous l'indiquez,
11:36comme l'a dit
11:36l'allage,
11:37l'union faisant la force.
11:38Nous pensons que ce n'est pas
11:39une gestion concertée
11:40de nos frontières.
11:41Effectivement,
11:41les questions
11:43relatives aux menaces
11:44sécuritaires,
11:44à la mobilité,
11:45également au commerce,
11:47que nous pouvons
11:48en arriver
11:49également à une gestion,
11:50j'aurais dit,
11:51très efficiente,
11:52à des résultats propres
11:53pour la gestion
11:54de nos frontières
11:54et pour une intégration
11:55beaucoup plus réussie
11:56de notre continent.
12:13Que se passe-t-il
12:14en dehors de nos frontières ?
12:15La réponse tout de suite.
12:23Nouvelle attaque
12:24dans l'est de la RDC
12:25Dans la nuit du 5 au 6 avril,
12:27le groupe djihadiste
12:28des ADF
12:28est entré
12:29à Mambassa Centre.
12:30Maisons incendiées,
12:31commerces pillées
12:32et plusieurs civils
12:33pris en otage.
12:34C'est la sixième attaque
12:35en huit jours
12:36dans cette cité.
12:37Le lundi 6 avril,
12:38la ville était à l'arrêt.
12:39Les forces armées
12:40congolaises
12:41affirment avoir répliqué
12:42et neutralisé
12:43cinq combattants.
12:44Selon les experts,
12:45les ADF profitent
12:46de l'absence de sécurité
12:47pour étendre
12:48leur influence,
12:49une situation
12:50qui inquiète
12:51fortement Kinshasa.
12:52Direction le Rwanda.
12:5332 ans déjà,
12:54c'est en avril 1994
12:56que l'horreur
12:57a frappé le pays
12:58des mille collines.
12:59Le génocide des Tutsis
13:01a laissé
13:01des cicatrices profondes.
13:03Aujourd'hui,
13:03le travail de mémoire
13:04reste essentiel.
13:05Mangei revient
13:06sur les racines
13:07de ce drame
13:07et ses conséquences
13:09durables.
13:10Ce 7 avril,
13:11le monde se souvient.
13:1332 ans après
13:14le génocide
13:14des Tutsis au Rwanda,
13:16le dernier massacre
13:17du XXe siècle
13:18continue de hanter
13:19les mémoires.
13:20Tout commence
13:21le 6 avril 1994.
13:24L'avion du président
13:25juvénal
13:26Abiyarimana,
13:27extrémiste
13:28Hutu,
13:28hostile aux Tutsis,
13:29de retour
13:30d'un sommet régional
13:31à Dar es Sala
13:32met abattu.
13:33Cet événement
13:34déclenche
13:34un chaos meurtrier.
13:36La nuit même,
13:37le génocide commence.
13:38Il ne s'agit pas
13:39d'un hasard.
13:42Historiquement
13:42et génétiquement,
13:44Hutu et Tutsis
13:44forment un même peuple,
13:46même langue,
13:46même tradition,
13:48même origine bantoue.
13:49Les distinctions existantes
13:51étaient d'ordre social
13:52et économique.
13:53Les Hutus,
13:54majoritairement paysans
13:55et les Tutsis,
13:56souvent éleveurs
13:57et aristocrates.
13:58Mais les colonisateurs
14:00belges
14:00transforment
14:01ces catégories sociales
14:02en barrières rigides.
14:03Ils imposent
14:04les cartes
14:05d'identité
14:05précisant l'ethnie,
14:07organisent
14:07des recensements,
14:09favorisent les Tutsis
14:10dans l'administration
14:11et l'éducation
14:11et marginalisent
14:13les Hutus.
14:14Ce cloisonnement
14:15officiel fondé
14:16sur des théories
14:17raciales infondées
14:18installent
14:19un ressentiment
14:20et une méfiance
14:20qui s'ancrent
14:21profondément
14:22dans la société.
14:23Des actions
14:24qui permettront
14:25de débuter
14:26un génocide.
14:27En 100 jours,
14:28près d'un million
14:29de Tutsis
14:29sont massacrés.
14:30Chaque jour,
14:31environ 10 000 vies
14:32sont fauchées,
14:33planifiées,
14:35systématiques.
14:36Ce qui rend
14:37ce génocide unique,
14:38c'est sa proximité.
14:39Ce ne sont pas
14:40des armées étrangères
14:41qui tuent.
14:42Ce ne sont pas
14:43des inconnus
14:43derrière des écrans.
14:45Ce sont des voisins,
14:46des amis,
14:46des collègues,
14:48des membres
14:48de la même communauté,
14:50des frères et sœurs
14:51qui se retournent
14:52les uns contre les autres.
14:54On parle
14:55d'un génocide
14:55de proximité.
14:57La haine
14:57prend racine
14:58là où l'on partageait
14:59la même maison,
15:00le même marché,
15:02le même repas.
15:03Rêverien,
15:04roroganois,
15:05rescapé
15:05ayant perdu
15:06toute sa famille,
15:07raconte dans le livre
15:08Génocidé
15:09paru en 2006
15:10« Ils m'ont tué ».
15:12Ces mots disent
15:13l'essentiel.
15:14Le génocide
15:15n'a pas été
15:16une abstraction.
15:17Il a été
15:17la trahison
15:18de la confiance,
15:19la proximité
15:20transformée en armes,
15:22la vie broyée
15:22par ceux
15:23qu'on croyait proches.
15:24À Niamata,
15:25entre le 11 avril
15:26et le 14 mai
15:271994,
15:29près de 50 000 Tutsis
15:30sur une population
15:31d'environ 59 000
15:33sont exterminés
15:34jour après jour
15:35par des miliciens
15:37et leurs voisins.
15:38Chaque massacre
15:39était minuté,
15:40méthodique.
15:41Pour les tueurs,
15:42c'était des jours de travail,
15:43un rituel de mort
15:44qui broyait
15:45des familles entières.
15:46Ce 7 avril
15:47n'est pas seulement
15:48une date historique,
15:49c'est un devoir de mémoire.
15:51Et dans ce contexte
15:53de commémoration,
15:54le président rwandais
15:55Paul Kagame
15:56appelle la communauté
15:56internationale
15:57à lutter
15:58contre les idéologies
15:59extrémistes
16:00qui est les discours de haine.
16:01Pour Kigali,
16:02la mémoire du génocide
16:03doit rester une leçon
16:04pour le monde.
16:05C'est la fin
16:06de cette édition.
16:07Merci de nous avoir suivis.
16:08Bonne suite de programme
16:09sur cette info
16:10et sur cette info.ci.
16:11Sous-titrage Société Radio-Canada
16:14Sous-titrage Société Radio-Canada
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