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  • il y a 2 jours
Aux dernières élections municipales, La France insoumise s'est imposée dans plusieurs villes clés comme Saint-Denis, Roubaix, La Courneuve, Creil… Leur promesse ? Celle d’une “Nouvelle France”. Mais derrière les discours, à quoi ressemble vraiment cette France qu’ils défendent ? Quelle idéologie guide ces nouveaux maires ? Comment ont-ils conquis ces villes ? Enquête sur le terrain, témoignages, réponses des élus.

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Transcription
00:00C'est un séisme politique qui s'est produit il y a quelques jours.
00:04Nous sommes tous des enfants de Gaza !
00:06Aux dernières élections municipales, la France insoumise s'est imposée dans plusieurs villes clés.
00:12Saint-Denis, Roubaix, la Courneuve ou encore Creil.
00:15Leur promesse, celle d'une nouvelle France.
00:19La nouvelle France est entrée en scène.
00:21A Saint-Denis, la nouvelle France est affirmée.
00:24Elle est partout la nouvelle France.
00:25La nouvelle France est balibagayoko.
00:26C'est tous celles et ceux qui assument pleinement leur double appartenance.
00:30Celles d'appartenir la République, mais surtout les gens qui assument être héritiers de l'immigration.
00:35Des formulations aujourd'hui tolérées, qui reprennent pourtant sous un autre angle
00:39des idées qui suscitaient hier une vive condamnation.
00:42La nouvelle France est le grand emplacement présenté de manière positive.
00:45Mais derrière les discours, à quoi ressemble vraiment cette nouvelle France qu'ils défendent ?
00:50Ça n'est à partir aux Arabes les Noirs.
00:52Est-ce que vous mettez en priorité les lois de l'islam ?
00:56Ou en priorité les lois de la France de la République ?
00:59Les lois de l'islam en priorité.
01:02Pendant plusieurs semaines, nous avons enquêté dans les bastions de la Nouvelle-France.
01:06Quelle idéologie guide leur nouveau maire ?
01:08Le public que je vis, il ne savait même pas c'était quoi le projet.
01:12Il ne dit pas le programme, rien à tirer.
01:13Il dit je vais t'allier.
01:14C'est un vote communautariste.
01:16Défendre les musulmans, en soi il s'en fiche, c'est juste un réservoir de voix.
01:19Comment ont-ils conquis ces villes ?
01:21On voit le mot « gratuité » absolument partout.
01:23Nous allons rentrer dans un processus de désarmement.
01:26Témoignages de citoyens inquiets.
01:28C'est une municipalité qui est anti-police.
01:31L'antisémitisme, elle a beaucoup grandi dans le 93.
01:34Et réponse exclusive des élus LFI aux polémiques.
01:37Au revoir Jean-Claude.
01:39Rappelez-vous tout le mal que vous avez fait.
01:41La polémique autour du maire sortant.
01:43Qui a dû être escorté.
01:44Franchement, c'est pas bien.
01:45Bienvenue dans la Nouvelle-France de LFI.
01:53A Saint-Denis, ce vendredi 20 mars.
01:59Des milliers de musulmans se sont levés tôt pour célébrer l'Aïd El-Fitr.
02:03La fête marquant la fin du mois de Ramadan.
02:08Face à l'affluence, certaines mosquées ont rapidement atteint leur capacité maximale.
02:12Alors, comme chaque année, de nombreux fidèles se sont rassemblés à l'extérieur.
02:16Notamment sur la pelouse du Stade de L'Aune.
02:18A deux pas du Stade de France.
02:28Une célébration en présence d'un invité de marque.
02:31Bali Bagayoko, le tout nouveau maire de Saint-Denis.
02:34Éludé le premier tour.
02:40Le nouvel édile est venu à la rencontre de ses administrés de confession musulmane.
02:45Les deux types de populations qui sont les plus à même de voter la fille,
02:50c'est la jeunesse progressiste de gauche des centres-villes,
02:53et c'est effectivement les Français de confession musulmane.
02:56Donc, évidemment, les candidats à LFI vont choyer particulièrement les Français de confession musulmane,
03:01parce que c'est là où ils réalisent leur plus gros score.
03:04Ce qu'il faut aussi dire, c'est que les populations musulmanes en France sont assez concentrées dans certains lieux,
03:09notamment les banlieues sensibles des grandes villes.
03:12Et donc, faire un all-in dans ces zones, ça permet d'avoir des maires, des sénateurs, des députés,
03:18et un matelas de voix aussi à une élection présidentielle.
03:20Voilà pourquoi ils sont choyés.
03:22C'est pas du tout parce que les responsables insoumis veulent absolument défendre les musulmans.
03:27En soi, ils s'en fichent. C'est juste un réservoir de voix.
03:29Selon un sondage IFOP pour la Croix, 62% des électeurs de confession musulmane
03:34ont voté pour la France insoumise lors des élections européennes de 2024.
03:39Sur place, beaucoup de Dionysiens semblent déjà séduits
03:43par l'arrivée au pouvoir du nouveau maire de la France insoumise.
03:47Alhamdoulilah, félicitations pour lui.
03:48C'est quelqu'un de la communauté,
03:51quelqu'un qui a gardé dans les cidés, donc il sait ce que c'est.
03:53Et là, Alhamdoulilah, il est passé au premier tour.
03:55Très content de voir monsieur le maire.
03:58Il connaît bien la ville depuis une cinquantaine d'années.
04:01Il s'exprime bien.
04:03Vous êtes content qu'il ait été élu ?
04:05Très, très.
04:06Très, très content, oui.
04:08Vous avez voté pour lui ?
04:15Mais tous ne partagent pas cet enthousiasme.
04:18À quelques mètres au-delà,
04:19un habitant tient un discours radicalement opposé.
04:22L'élection de Bali, Bagayoko, pour moi, c'est une mauvaise nouvelle
04:25parce que c'est un vote communautariste.
04:27J'ai vu que les premières images, c'était
04:29« Nous sommes les enfants de Gaza ».
04:31« Nous sommes tous les enfants de Gaza ! »
04:35« S'ils aiment autant Gaza, il faut qu'ils y aillent à Gaza.
04:41Ils se considèrent comme opprimés,
04:43comme le serait le peuple de Gaza, les Palestiniens de Gaza.
04:50Je ne vois pas pourquoi ici, ils se sentiraient opprimés.
04:54Au contraire. »
04:57Installé à Saint-Denis depuis toujours,
04:59il dit avoir vu sa ville se transformer
05:01lors des dernières décennies
05:02et dénonce une montée du communautarisme.
05:04« C'est un vote tourné vers les communautés
05:08et ce n'est pas bon qu'on soit divisé en communautés.
05:14Je pense que LFI drague l'électorat musulman.
05:19Parce que ce sont des minorités
05:21qui peuvent devenir des majorités à certains endroits
05:25qui peuvent leur permettre de prendre le pouvoir.
05:30Ça fait très longtemps que je suis à Saint-Denis
05:32et ça n'était pas comme ça il y a 40 ou 50 ans.
05:37Je sens que je suis un petit peu en résistance
05:40contre le communautarisme musulman. »
05:45Des inquiétudes qui font écho
05:47à certains témoignages recueillis sur place.
05:49« Pourquoi vous préférez Bali ? »
05:50« Parce que... »
05:52« Qu'est-ce qu'il a dans son programme ? »
05:53« Parce que la Saint-Denis,
05:54c'est à partir, comme ils disent,
05:55aux Arabes les Noirs. »
05:57Omar, français d'origine égyptienne,
05:59assume une vision très affirmée de sa foi
06:01qu'il considère comme un repère central dans sa vie,
06:04au-dessus de toute autre référence.
06:07« En tant que français de confession musulmane,
06:09aujourd'hui, est-ce que vous mettez en priorité
06:12les lois de l'islam
06:13ou en priorité les lois de la France, de la République ? »
06:16« Les lois de l'islam en priorité. »
06:19« Vous mettez les lois de l'islam en priorité ? »
06:21« Oui. »
06:22« Parce qu'en fait, notre objectif,
06:24c'est de plaire aux créateurs,
06:25ce n'est pas de plaire aux créatures.
06:26Donc le fait de mettre en avant
06:28les doigts de la France,
06:30ce serait plaire aux créatures
06:32plutôt que plaire aux créateurs. »
06:36Comme de nombreux musulmans de Saint-Denis,
06:38ils se réjouissent de l'élection de Bali Bagayoko.
06:40Mais alors, qui est réellement ce nouveau maire
06:42dont tout le monde parle depuis quelques jours ?
06:44Quelles sont ses convictions profondes ?
06:46« Nous sommes une ville anti-fasciste,
06:48anti-raciste, anti-impérialiste. »
06:51Comment a-t-il réussi à s'imposer
06:52jusqu'à prendre la tête de la ville
06:54la plus peuplée du 93 ?
07:00Fils de parents maliens,
07:02Bali Bagayoko, 52 ans,
07:03agrandi en cité HLM.
07:05Ce cadre à la RATP, fan de basket,
07:08entre en politique en 2001,
07:10connu localement comme conseiller municipal.
07:12Son ancrage dans le quotidien des habitants
07:14est très apprécié des Dionysiens.
07:16« C'est un enfant du coin,
07:18il est issu de l'immigration,
07:19il s'est battu pour en arriver là. »
07:20« C'est quelqu'un qui a grandi ici,
07:22il connaît, il a mangé des pierres comme nous. »
07:26Bali Bagayoko, je le vois dans les quartiers
07:28depuis tout petit.
07:29Il vient, il parle avec nous
07:30quand j'avais 8, 9, 10 ans,
07:32quand je jouais au foot dans les quartiers.
07:33On lui disait qu'il n'y avait pas de filet
07:35dans les cages de foot, etc.
07:36Il disait « je vais voir ce que je peux faire ».
07:38Après, quelques semaines après,
07:39on se retrouve avec des filets
07:40sur les cages de foot.
07:41Il a toujours pris soin de nous,
07:42il a parlé avec nos mamans, nos parents.
07:45Bali Bagayoko, c'est quelqu'un
07:47qui a un CV assez brillant.
07:49Il a été diplômé en géopolitique.
07:51C'est quelqu'un d'enraciné.
07:52Il est connu à Saint-Denis
07:53parce qu'il a eu cette espèce d'aura.
07:56En 2012, il rejoint le front de gauche
07:58de Jean-Luc Mélenchon.
07:59À l'opposé de son leader,
08:00il se fait remarquer par son style,
08:02très calme et toujours souriant.
08:05« Moi, je suis un compétiteur,
08:06je n'ai pas trop le stress,
08:07je n'ai pas trop la pression. »
08:09Mais certaines polémiques
08:10viennent entacher sa réputation.
08:12Ces dernières semaines,
08:13Bali Bagayoko a été accusé
08:15d'entretenir des liens
08:16avec le narcotrafic local.
08:17Selon le calard enchaîné,
08:19certains dealers de la ville
08:20auraient récupéré
08:20les cartes d'identité
08:21de certains jeunes habitants
08:23pour faire de fausses procurations
08:24aux candidats LFI
08:25lors du scrutin municipal.
08:27« Il y a aussi un dealer connu
08:29qui a été interpellé
08:30à la sortie d'un meeting
08:31de Jean-Luc Mélenchon
08:31et de Bali Bagayoko.
08:32C'était en mars dernier.
08:34Ahmed Doumbia,
08:35quelqu'un de très connu
08:35à Saint-Denis.
08:37Un de nos confrères de l'Express
08:38a aussi révélé
08:39que dans la soirée
08:40était à célébrer
08:41la victoire de Bali Bagayoko.
08:43Il y avait certaines têtes connues
08:44qui étaient vraiment
08:44mailles à partir
08:45avec le narcotrafic
08:46au sein de Saint-Denis.
08:48Des accusations
08:49que le nouveau maire
08:49conteste fermement.
08:52Quoi qu'il en soit,
08:53pour sa deuxième candidature,
08:54la liste menée
08:55par Bali Bagayoko,
08:56alliée aux communistes,
08:57s'est imposée très largement
08:58dès le premier tour
08:59avec plus de 50%
09:00des suffrages.
09:01Un succès net,
09:02mais à relativiser.
09:04Il ne repose que
09:05sur 13 506 voix
09:06dans une ville
09:07qui compte près
09:07de 150 000 habitants.
09:13Pour comprendre
09:14comment le nouveau maire
09:15de Saint-Denis
09:16a pris le pouvoir,
09:17nous sommes allés
09:18à la rencontre
09:19de ceux qui l'ont porté
09:20jusqu'à la victoire.
09:21Nous, on a tous voté
09:22pour Bali Bagayoko.
09:23À la terrasse d'un café,
09:25occupé uniquement
09:26par des hommes,
09:26Brahim, Kevin et Ali
09:28acceptent de nous répondre.
09:30Ces Français,
09:31issus de l'immigration
09:32pour certains,
09:33disent se reconnaître
09:34dans cette nouvelle France,
09:35mise en avant
09:36par Bali Bagayoko.
09:37Qu'est-ce qu'ils représentent,
09:38les filles, aujourd'hui ?
09:41La France d'en bas.
09:42Voilà, la France insoumise,
09:43les enfants d'immigrés,
09:44comme il a dit Bali,
09:45les enfants de Gaza.
09:46Il attend le jour au tournant,
09:47mais je pense qu'il va faire
09:47des belles choses.
09:49Un discours
09:49qui trouve aussi
09:50un écho particulier
09:51auprès d'une partie
09:52de la population musulmane
09:53de la ville.
09:54C'était très important
09:55d'avoir quelqu'un
09:56qui nous comprend,
09:57qui nous écoute.
09:58Les filles arrivent à parler
10:00au mieux aux musulmans.
10:01C'est le parti qui nous écoute.
10:02Pourquoi la France insoumise
10:03et Jean-Luc Mélenchon,
10:04ils font des gros scores
10:05dans les banlieues comme ça ?
10:06Parce qu'on est nombreux.
10:08On est nombreux.
10:08La majorité des musulmans,
10:10la majorité des immigrés,
10:12un peu partout.
10:14Mais cette adhésion
10:15n'est pas totale.
10:17Mohamed, par exemple,
10:18exprime une réserve majeure.
10:20Parmi les propositions du maire,
10:21une en particulier,
10:22suscite son rejet.
10:23L'ouverture d'un centre
10:25pour les LGBT de banlieue.
10:26Une initiative
10:27qu'il juge incompatible
10:29avec ses convictions religieuses.
10:32Il a dit dans son programme
10:33qu'il allait aider les LGBT.
10:36Est-ce que c'est bien, ça ?
10:37Là, là, là, c'est pas bien.
10:39Pourquoi ?
10:39Nous, les musulmans,
10:41on n'aime pas ça
10:42parce qu'on est des musulmans,
10:44c'est haram.
10:46Jamais on vit avec des gens
10:48comme ça.
10:50C'est déjà interdit,
10:53normalement, pour nous.
10:54Mais on est en France,
10:55en France, c'est autorisé.
10:56Mais malgré où on est en France,
10:57nous, on fait la religion musulmane.
11:00Au traxe central
11:02du programme du Nouvel Édile,
11:03le désarmement progressif
11:05de la police municipale.
11:06Nous ne sommes pas
11:07pour que la police se comporte
11:08en fouchourieux
11:09et commette des bavures.
11:11Quelques jours seulement
11:12après son élection,
11:13de nouvelles annonces
11:14ont été faites en ce sens.
11:16Nous allons rentrer
11:17dans un processus
11:17de désarmement,
11:18mais ce n'est pas l'urgence.
11:19Quand je parle de désarmement,
11:20c'est d'abord le LBD.
11:21Pour l'instant,
11:21ils vont les garder ?
11:22Nous les gardons
11:23avec un processus
11:23de désarmement.
11:24Nous allons piano, piano.
11:26Des décisions
11:27qui ont provoqué
11:28une onde de choc
11:29au sein des 120 agents
11:30municipaux de Saint-Denis.
11:31Selon nos informations,
11:33des dizaines d'entre eux
11:34auraient déjà demandé
11:35leur mutation.
11:36Une situation
11:36qui ne semble pas inquiéter
11:38le nouveau maire.
11:38Au contraire.
11:40Celles et ceux
11:41qui ne sont pas en phase
11:42avec le projet comptif,
11:42forcément,
11:43ils partiront.
11:44Pour comprendre ce malaise,
11:46nous avons suivi
11:46Pierre et Geoffrey,
11:47anciens policiers
11:48municipaux à Saint-Denis.
11:49Au cours d'une patrouille
11:50en civile,
11:51il nous amène
11:52dans l'un des quartiers
11:52les plus sensibles
11:53de la ville.
11:54Là, on va arriver
11:55sur un quartier assez sensible
11:56sur Saint-Denis.
11:57C'est la cité des Francs-Moisins.
11:59C'est une grosse plaque tournante
12:00au niveau de la vente
12:01de produits stupéfiants.
12:02Ils sont tous là.
12:03Ils sont là.
12:06Là, c'est tous les individus
12:08qui s'adonnent
12:08à la vente de produits stupéfiants.
12:09Comme vous avez pu le voir,
12:10il y avait les guetteurs
12:11qui sont juste devant
12:11et après, ils dirigent
12:12les clients à l'intérieur
12:13de la cité
12:14pour qu'ils puissent
12:14aller acheter
12:15leurs produits stupéfiants.
12:17On sait que là,
12:18il ne faut pas traîner.
12:19Ils décrivent
12:19des conditions de travail
12:20particulièrement tendues.
12:21Dans une des communes
12:22les plus insécures de France,
12:24on recense en moyenne
12:244 agressions
12:25pour 1000 habitants chaque année.
12:26Tous les jours,
12:27on est pris à partie
12:28parce qu'ils ne veulent pas
12:29nous voir dans certains endroits
12:31où ils s'adonnent
12:31à la vente de produits stupéfiants
12:33ou les ventes
12:34de cigarettes de contrebande.
12:37Sur le terrain,
12:38dans des zones marquées
12:39par le trafic de drogue,
12:40ils affirment également
12:42avoir observé
12:42durant la campagne
12:43la présence
12:44de la liste insoumise
12:45venue encourager
12:46certains jeunes à voter.
12:48Les filles,
12:49principalement,
12:49vont dans les quartiers
12:51un petit peu sensibles
12:52et vont chercher
12:55de l'électorat
12:55dans les municipales.
12:56Ils allaient pas mal
12:57dans les quartiers
12:58et qu'ils allaient
12:58parler aux jeunes
13:00en mettant en avant
13:03qu'ils vont retrouver
13:04plus une police de proximité
13:05comme ils disent
13:06en nous désarmant.
13:07Donc c'est avec ces propos-là
13:08qu'ils viennent chercher
13:08des électorats.
13:11Aujourd'hui,
13:12entre les annonces politiques
13:13et la réalité du terrain,
13:14ces agents font part
13:15de leur inquiétude grandissante.
13:17Là, d'aller travailler
13:18dans des circonstances
13:19comme ça,
13:19ça va pas être possible.
13:20On sait désormais
13:22que la collectivité
13:23sera pas avec nous
13:25et sera avec les personnes
13:27qu'il y a en face de nous.
13:28Quand on entend
13:29qu'ils veulent désarmer
13:30la police municipale,
13:31qu'ils veulent retirer
13:32les lanceurs de balles
13:33de défense,
13:34pour moi,
13:35c'est complètement incohérent.
13:36je ne vois mal gérer
13:38une situation
13:39face à des tiers de mortiers
13:41sans pouvoir répondre.
13:43C'est une municipalité
13:45qui, entre guillemets,
13:47est anti-police.
13:49Enfin,
13:50autre engagement fort
13:51du programme
13:51de Bali Bagayoko,
13:52la gratuité
13:53dans de nombreux domaines
13:54du quotidien.
13:56Fournitures scolaires,
13:57cantines,
13:58premier mètre cube d'eau,
13:59transports pour certains élèves
14:02et même un vélo offert
14:03en fin de collège.
14:05De belles promesses
14:06faites aux habitants,
14:07mais reste une question centrale.
14:08La ville aura-t-elle
14:09les moyens de ses ambitions ?
14:12Ce qui est frappant
14:13dans les programmes LFI,
14:14on a l'impression
14:14d'avoir des programmes
14:15de délai des classes de CP.
14:17C'est-à-dire,
14:17ils promettent plus de bonbons
14:19pendant les cours,
14:19moins de travail le soir
14:20et plus de frites
14:21à la cantine.
14:22Très concrètement,
14:23qu'est-ce que je veux dire par là ?
14:24C'est qu'en fait,
14:24on voit le mot « gratuité »
14:26absolument partout
14:27et je crois que c'est
14:28un vrai mensonge
14:28que de faire croire aux gens
14:29que les services
14:31qui sont rendus
14:32par telle ou telle municipalité
14:33sont gratuites.
14:34Ce n'est pas vrai.
14:35En fait,
14:35c'est l'usager
14:36qui effectivement ne paie pas.
14:38En revanche,
14:38c'est le contribuable qui paie.
14:39Et en fait,
14:40dans un système équilibré,
14:42on ne peut pas se permettre
14:43effectivement d'avoir
14:44des dépenses si importantes
14:45et de faire croire aux gens
14:45que tout tombe du ciel.
14:51Roubaix,
14:52au soir du deuxième tour
14:53des municipales.
14:57Comme un symbole revendiqué
14:58de cette nouvelle France,
14:59portée par LFI,
15:01des militants entonnent
15:02la Marseillaise
15:03au son des tam-tams
15:04tout en brandissant
15:04un drapeau palestinien.
15:09Ils sont venus célébrer
15:11la victoire de leur candidat.
15:17David Guiraud,
15:1733 ans,
15:18s'est imposé largement
15:19à Roubaix
15:20avec 53% des suffrages.
15:22Fils d'un ancien
15:22maire socialiste des Lilas,
15:24il a connu une ascension rapide
15:25au sein de la France insoumise.
15:28un parcours
15:29qu'il doit en grande partie
15:30à son sens politique
15:31largement reconnu.
15:33David Guiraud,
15:34c'est quelqu'un
15:34d'extrêmement intelligent,
15:35d'extrêmement calculateur,
15:37qui n'est absolument pas sincère
15:38dans ce qu'il dit
15:38et dans ce qu'il fait.
15:39C'est juste quelqu'un
15:40qui a vraiment
15:40un sens du pouvoir,
15:42un sens de la politique
15:43et qui arrivera toujours
15:43à ses fins
15:44avec des compétences tactiques,
15:46on va dire,
15:46assez hors du commun.
15:48Parmi ses engagements,
15:49une cause revient régulièrement,
15:51la Palestine.
15:52Le soir même de son élection,
15:54il y consacre d'ailleurs
15:55l'une des premières séquences
15:56de son discours.
15:57Dans les mois qui viennent,
15:59je vais relancer
16:00les marques de solidarité
16:01envers les peuples du monde
16:02qui sont opprimés
16:03en ayant une pensée
16:04et une action particulière
16:05pour les peuples du Liban
16:07et de la Palestine.
16:11Un positionnement
16:12qui trouve écho
16:13chez une grande partie
16:14de ses électeurs.
16:15Ce qui me plaît le plus
16:16dans ce programme,
16:17l'axe anti-impérialisme,
16:18l'axe Palestine,
16:19c'est quelque chose
16:19qui me touche
16:21vraiment en plein cœur.
16:21On soutient la Palestine,
16:23on soutient le Liban
16:23qui se font en ce moment bombarder
16:25et je pense que c'est
16:27un bon renouveau
16:27pour la ville de Roubaix.
16:29Reste une interrogation.
16:31Quel lien entre ce combat international
16:32et les enjeux locaux
16:34d'une ville comme Roubaix ?
16:35S'agirait-il d'une stratégie
16:37de la France insoumise ?
16:38Jean-Luc Mélenchon
16:39a pris le virage communautaire à fond.
16:41C'est quelqu'un
16:41qui a parfaitement compris
16:42que derrière ce soutien
16:43à la Palestine,
16:44il y avait une grande partie
16:45de son électorat
16:46plutôt d'obédience musulmane
16:48qui voyait un moyen
16:49d'exciter un petit peu
16:50le côté anti-sionisme
16:51et anti-sémite.
16:52Et c'est Guédien
16:52qui a clairement joué avec ça.
16:54D'autant que le parti
16:55d'extrême-gauche
16:56est régulièrement accusé
16:57de tenir des propos anti-sémites.
16:59Et David Guiraud lui-même
17:00n'a pas échappé aux polémiques
17:02ces dernières années.
17:03David Guiraud,
17:04c'est celui qui,
17:04après le 7 octobre,
17:05a expliqué que le bébé dans le four
17:06et la femme enceinte éventrée,
17:08c'était à cause d'Israël,
17:09c'était pas à cause du Hamas.
17:10Le bébé dans le four,
17:12ça a été fait, en effet,
17:13par Israël.
17:15La maman éventrée,
17:17ça a été fait, c'est vrai,
17:18par Israël.
17:19C'est quelqu'un
17:20qui va avoir des mots
17:21extrêmement durs
17:21contre le sionisme,
17:22qui va créer un duel
17:23entre lui et Méliarabib,
17:25ancien député
17:26des Français de l'étranger
17:28franco-israéliens,
17:28qu'il a notamment insulté.
17:30Ce monsieur est un porc,
17:32il défend un génocide
17:33depuis le début,
17:34c'est un porc.
17:36La Nouvelle-France,
17:37dans l'idée des stratèges
17:39de la fille,
17:40c'est à la fois
17:41une jeunesse urbaine déclassée,
17:44à la fois des habitants
17:46des banlieues populaires,
17:47souvent d'origine
17:47ou de confession musulmane,
17:48qui n'ont pas grand-chose
17:49en commun,
17:50mais qui vont communuer ensemble
17:51dans la haine du facho,
17:54même si le facho est PS,
17:55et dans la haine du sioniste,
17:57en fait,
17:58pour ne pas dire juif.
18:04Pour comprendre l'état d'esprit
18:05des personnes juives
18:06vivant dans ces villes
18:07où LFI a pris le contrôle,
18:09direction Saint-Denis,
18:10où nous attend le rabbin,
18:11Israël Bellinov.
18:12Aujourd'hui,
18:13il faut compter 4000 familles
18:14quand même sur Saint-Denis.
18:16Il y avait beaucoup plus
18:17et que malheureusement,
18:18les gens ont quitté.
18:20Et si ces familles juives
18:21désertent autant Saint-Denis
18:22aujourd'hui,
18:22c'est parce qu'elles ont
18:23de plus en plus peur.
18:24Alors c'est vrai,
18:25l'antisémitisme,
18:26elle a beaucoup grandi en France
18:27et dans le 93,
18:29plus en particulier.
18:29Ça, on ne peut pas le nier.
18:31Il y a des Français
18:31de confession juive
18:32qui sont inquiets,
18:33ce qui est tout à fait normal
18:33avec ce qu'on voit,
18:34avec ce qui se passe.
18:35On arrache des mesouzotes
18:36sur les portes,
18:37on attaque des juifs
18:38qui portent la kippa
18:39et puis bien sûr,
18:41on voit ce qui se passe
18:42dans les différentes parties politiques.
18:45À Saint-Denis,
18:46cet exode ne risque pas
18:47de s'arrêter
18:48avec l'arrivée au pouvoir
18:49d'un maire LFI.
18:51Cette haine,
18:52bien sûr que c'est dangereux,
18:54c'est un jeu dangereux à jouer.
18:55Mais moi,
18:56aujourd'hui,
18:56j'ai envie de dire
18:57que M. Mélenchon,
18:58il n'est pas maire de Saint-Denis
18:59aujourd'hui.
19:00Donc moi,
19:00aujourd'hui,
19:00je juge sur les personnes
19:02qui sont responsables
19:04de notre ville aujourd'hui.
19:05Mais aujourd'hui,
19:06le rabbin de Saint-Denis
19:07tend la main à Balibagayoko,
19:09le nouveau maire de la ville.
19:10Et moi,
19:11je ne le juge pas
19:11en tant que fait partie
19:12de l'Office
19:13et son choix personnel.
19:13Moi,
19:13je le juge
19:14en tant que personnalité lui-même,
19:16en tant que qui il est.
19:17Aujourd'hui,
19:18pour moi,
19:19Balibagayoko
19:19est quelqu'un
19:21qu'on connaît,
19:22qu'on respecte
19:23et bien sûr
19:23qui sera là
19:24pour protéger
19:24la communauté juive
19:25comme il protège
19:26toutes les autres communautés
19:26juives.
19:27L'homme de foi
19:28préfère rester optimiste
19:29pour le futur.
19:30Il faut essayer
19:30de trouver la solution
19:33diplomatiquement,
19:33comment faire,
19:34intelligemment.
19:35Moi,
19:36j'ai de l'espoir
19:36que la France va remonter
19:38et sera un exemple
19:39même pour toute l'Europe.
19:43A quelques kilomètres de là,
19:44bienvenue à la Courneuve,
19:45ville d'un peu moins
19:46de 50 000 habitants,
19:47Limitroff de Saint-Denis.
19:49A l'image
19:50d'autres communes populaires
19:51de banlieues parisiennes,
19:52ce nouveau bastion
19:53de la France insoumise
19:54est marqué
19:55par plusieurs caractéristiques.
19:58Une part importante
19:59de logements sociaux,
20:00plus de 40 %,
20:03un taux de chômage
20:04de 15,4 %,
20:05bien plus élevé
20:06que la moyenne
20:08et un revenu annuel moyen
20:09de 15 150 euros,
20:11là encore,
20:11bien inférieur
20:12à la moyenne nationale.
20:14Nous sommes à la mairie
20:16de la Courneuve,
20:17le dimanche du deuxième tour
20:18des élections municipales.
20:19Dans cette ville,
20:20on ne vote pas beaucoup,
20:22seulement 46 %
20:23de taux de participation.
20:25Et c'est Ali Diwara,
20:26le candidat
20:27de la France insoumise
20:28allié aux communistes,
20:29qui arrive en tête
20:30de ce deuxième tour.
20:31de la France insoumise.
20:36Ali ! Ali ! Ali ! Ali ! Ali !uri ! Ali ! Ali !
21:01ça, manger, ça. On a traversé
21:02le ramadan avec le stress.
21:05Et là, aujourd'hui, c'est vraiment
21:06le repos des larmes.
21:09Ali Duhara, 39 ans, vient du
21:10milieu associatif. Et c'est en 2024,
21:13après un début de carrière politique
21:14discrète, qu'il est élu député de la
21:16Seine-Saint-Denis, sous la bannière insoumise.
21:18À l'image de ses camarades de la Nouvelle France
21:20promise par Jean-Luc Mélenchon,
21:22Ali Duhara maîtrise parfaitement les fondamentaux
21:24du parti.
21:26Ali Duhara, il s'est fait connaître par plusieurs polémiques.
21:29Il avait notamment repris, il y a plusieurs
21:30reprises, le second, La Police Su,
21:32qui avait créé aussi la polémique à l'époque.
21:34Son soutien à l'imam Yusseine, qui avait été
21:36arrêté par Darmanin pour soupçon de radicalisation
21:38et d'islamisation. Ali Duhara, en fait,
21:40il est un petit peu sur cette corde raide et il a un petit peu
21:42le CV parfait du militant insoumis à ce niveau-là.
21:44Juste après sa victoire, Ali Duhara
21:46prononce un discours de paix et d'union.
21:48L'acondance, c'est pas ce que c'est une opposition.
21:51L'acondance, c'est vrai,
21:52c'est plus que...
21:53C'est un peu, c'est un peu, c'est un peu,
21:56c'est un peu, c'est un peu, c'est un peu.
22:05Pourtant, certaines de ses prises d'opposition passées
22:08viennent nuancer ce discours.
22:09Sur ses réseaux sociaux, il a interpellé
22:12des responsables politiques de gauche
22:13en les désignant explicitement par leur couleur de peau.
22:17Salut les Blancs !
22:17Dites, on vous dérange pas trop dans votre remake
22:19de la conférence de Berlin ?
22:22Mais ce n'est pas tout. Dans une interview,
22:24Ali Duhara a également tenu des propos
22:26laissant entendre une forme de réticence
22:27à l'égard de la présence de personnes blanches
22:29au sein de sa liste électorale.
22:31On m'a dit, mets un Blanc dans ton équipe.
22:34Si tu veux, faire un score.
22:35J'ai dit, non, c'est pas comme ça que ça marche.
22:37C'est fini ça.
22:38Je préfère perdre 5 points, 10 points,
22:41mais rester sur la conviction.
22:42Même si en s'alliant avec le Parti communiste
22:44pour gagner l'élection,
22:46il a été obligé de revenir sur sa position.
22:48Ce genre de déclaration pourrait être qualifiée
22:50par certains de racisme anti-Blanc.
22:52J'ai dire, il y a quand même bien fallu
22:54qu'il y en ait un jour un ou une
22:55qui se mette debout sur ses pattes,
22:56à l'autre bout du continent africain
22:58pour qu'à la fin, ici,
22:59vous soyez en train de faire les malins,
23:01tout blanc, tout moche que vous êtes.
23:03Contrairement aux autres forces politiques
23:04que peuvent être les communistes et les socialistes,
23:06il y a vraiment un côté communautarisme assumé.
23:08Ces villes gérées par LFI
23:09ont plusieurs points communs,
23:11une forte immigration
23:11et un grand taux de pauvreté
23:13qui vont de pair
23:14avec un désintérêt total
23:15des habitants pour la politique.
23:17Des marqueurs que le nouveau maire LFI
23:19a su utiliser à merveille
23:20pendant sa campagne.
23:21Le public que je vis, justement,
23:23c'est celui qui a voté pour moi.
23:25C'est celui qui est désintéressé
23:27de la politique,
23:28qui n'a jamais voté.
23:29Il ne savait même pas c'était quoi le projet,
23:31il n'y a pas le programme,
23:32il n'a rien à cirer,
23:32il dit je vote Ali.
23:33Alors moi, j'ai vu des gens
23:34rentrer dans le bureau de vote,
23:35je disais, il est où le truc Ali ?
23:38Et en cette soirée de victoire électorale,
23:40Ali Duhara reçoit le soutien
23:42et la visite de son ami,
23:43le maire LFI
23:44de la commune voisine de Saint-Denis,
23:45Bali Bagayoko.
23:46Ali Duhara est avant tout un frère,
23:49Ali Duhara est avant tout
23:50un camarade de lutte
23:52et ses hommes et ses femmes
23:53ont ce genre de plus en plus
23:55parce que nous,
23:55nous avons un carnet
23:56au cours de la Nouvelle-France.
23:58Nous profitons de sa présence
23:59pour qu'il nous explicite
24:00ce concept de Nouvelle-France.
24:02La Nouvelle-France,
24:03c'est Bali Bagayoko.
24:04C'est tout celle des CEU,
24:05désormais,
24:05qui assume pleinement
24:07leur double appartenance.
24:08Celle d'appartenir à la République
24:09mais surtout des gens
24:11qui assument être
24:12héritiers de l'immigration
24:12parce que c'est notre valeur
24:14et c'est ce qui fait sens
24:15dans notre société.
24:16Et à l'écouter,
24:17cette Nouvelle-France
24:18où les valeurs de la République
24:19seraient donc un peu moins importantes
24:20que les racines des citoyens
24:21ne va pas s'arrêter là.
24:23C'est un soulamique
24:24qui se lève à l'horizon
24:25et donc aujourd'hui,
24:26la victoire de Ali Duhara
24:27et la victoire d'autre
24:29dit racisé
24:30mais héritier de l'immigration,
24:31c'est clairement
24:32un avertissement à l'extrême droite.
24:34Vous n'avez pas votre place
24:35aujourd'hui en République.
24:36Soit vous rentrez
24:37dans le cadre
24:37de la République
24:38Liberté, Égalité et Parti de l'État
24:40soit vous périssez.
24:41Mais dans les yeux.
24:47Au soir des élections,
24:48des vidéos édifiantes
24:49de maires sortants
24:50exfiltrés par les forces de l'ordre
24:52ont fait le tour
24:52des réseaux sociaux.
24:54Au Blanc-Ménil
24:55où le nouveau maire
24:56est proche de la France insoumise.
24:59Même scène à Aubervilliers.
25:09Ou encore à Creil,
25:10dans l'Oise.
25:11Ce soir-là,
25:12l'ancien maire
25:13devenu adjoint
25:13Jean-Claude Villemin,
25:1478 ans,
25:15et la maire sortante
25:16Sophie Doury-les-Mères
25:17sont prises à partie
25:18dans une ambiance
25:19particulièrement tendue.
25:21Au revoir Jean-Claude.
25:24Au revoir Jean-Claude.
25:26Rappelez-vous tout le mal
25:27que vous avez fait Jean-Claude.
25:28Au revoir.
25:29La maire sortante
25:30évoque aujourd'hui
25:31une campagne éprouvante
25:32et un climat qui,
25:33selon elle,
25:34reste marqué
25:35par de fortes tensions.
25:37On a vécu une campagne
25:38qui est absolument abominable
25:41avec des discours
25:43vraiment très hostiles
25:44de la part
25:45de la France insoumise
25:47au fait que
25:48que je sois une femme
25:49ou que je sois socialiste
25:51me taxant de racisme
25:52entre autres.
25:54J'ai été menacée de mort.
25:56Aujourd'hui,
25:57j'ai encore
25:57en tant qu'élu de la République
25:58un bip à l'arme
25:59pour trois mois
26:00qui est relié
26:01au commissariat directement
26:02qui est en capacité
26:04de me géolocaliser
26:05en cas de problème.
26:08Personne,
26:09je dis bien personne,
26:10mais même pas
26:10notre pire ennemi
26:11ne mérite une telle sortie.
26:15Pour comprendre
26:16la position
26:17de la nouvelle équipe municipale,
26:18nous nous sommes rendus
26:19à Creil
26:20à la rencontre
26:21du maire LFI
26:21fraîchement élu
26:22Omar Yacoube.
26:23On est extrêmement contents,
26:25c'est une victoire collectif.
26:26C'était important
26:26pour nous
26:27d'avoir l'étiquette
26:28de la France insoumise
26:28parce qu'on s'identifie
26:30dans les valeurs
26:31de la France insoumise.
26:32Quelques minutes
26:33après son élection,
26:34il avait tenu
26:35à remercier
26:35en langue gourdou
26:36une partie
26:37de ses soutiens,
26:37notamment issus
26:38de la communauté
26:39pakistanaise
26:39de la ville.
26:47Interrogé sur les conditions
26:49de départ
26:49de son prédécesseur,
26:50le nouveau maire
26:51élu de la question.
26:52La polémique autour
26:53du maire sortant
26:54qui a dû être escorté,
26:56pourquoi vous ne voulez
26:57pas répondre à ça ?
26:57Non, parce que
26:58c'est une manipulation.
27:00Il n'y a personne
27:00de nos militants
27:01qui a été agressé.
27:01Je ne dis pas
27:02que c'est vos militants.
27:02Non, mais si,
27:03c'est le discours
27:04qu'on veut faire sortir.
27:05Moi, je trouve ça scandaleux.
27:06Franchement, ce n'est pas bien.
27:10À Saint-Denis, Roubaix,
27:11la Courneuve, au Creil,
27:12une nouvelle génération
27:13d'élus s'installe
27:14progressivement
27:15aux commandes
27:15de villes populaires.
27:17Portée par la France insoumise,
27:18elle revendique
27:19un changement de cap
27:20social, culturel et politique.
27:23Reste à savoir
27:24si cette nouvelle France
27:25ne cèdera pas aux dérives
27:26que redoutent déjà certains.
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