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  • il y a 3 minutes

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Sport
Transcription
00:00C'est vrai qu'ils nous ont bien emmerdés, rien qu'avec ces tôles-là.
00:03Ça nous fait chier complètement, ah oui, ah oui, ah oui, ah oui, ah oui, ah oui, ah oui.
00:23Donc je m'appelle Nicole Croque et j'ai un appartement au troisième étage,
00:30où je vois le match très bien.
00:34Je voyais, parce que là maintenant ils ont mis de la tôle.
00:38Donc maintenant j'ai le son, mais j'ai plus l'image.
00:47Tous mes enfants, mes petits-enfants, mes arrière-petits-enfants adorent le foot.
00:52Donc on était toujours toute une équipe.
00:57On faisait des banderoles sur le balcon et tout.
01:00Et c'était la fête, la fête pour les soeurs de match.
01:04Moi je suis là.
01:22Sous-titrage Société Radio-Canada
01:29C'est parti !
01:56Il n'y avait plus un bruit dans le stade au moment où la balle était en l'air.
01:59Tout le monde est en train de stresser, en train de bien s'énerver.
02:04C'était un match au coup près.
02:25On était tellement passés près de la descente en Ligue 2.
02:29De manière comme ça, tu avais des gars qui couraient sur la pelouse avec des pémiches.
02:33C'était magnifique.
02:36Magnifique.
02:44Le président Legrette avait mis que les joueurs ne devaient pas habiter à plus de 20 km de la basilique
02:49Notre-Dame de Gaillan.
02:51Les gens sont simples ici.
02:52On n'aime pas trop les stars.
02:54On n'aime pas les gens qui se prennent pour ce qu'ils ne sont pas.
02:56Dans la musique bretonne, c'est exactement la même chose.
02:59Les gens sont simples.
03:00On se donne la main.
03:01On va danser tous ensemble.
03:02On va faire quelque chose ensemble.
03:03On adore avoir des joueurs qui sont du cru, qui habitent à quelques kilomètres, avec qui on était au lycée.
03:10Et à Gaillan, on a toujours été un petit peu habitués à se faire piquer nos bons joueurs, mais aussi
03:15bons entraîneurs.
03:16Donc on n'a pas peur.
03:17On est surtout content d'être toujours en Ligue 1.
03:20Et donc la transition se fait en douceur dans l'été.
03:23Donc la spécificité de ce Mercoteau début de saison, c'est l'arrivée de Bertrand Marchand, qui a fait revenir
03:29Christophe Leroux.
03:30Nestor Fabry, international argentin.
03:33Qui est quand même une recrue top, de top niveau.
03:36D'ailleurs, on se demande toujours comment il est arrivé à Gaillan.
03:37Ces joueurs-là, qui ont été recrutés par Bertrand, c'est des joueurs qu'il connaissait très bien et qui
03:41avaient cette spécificité d'être breton.
03:43Lui, pour que ça se passe bien sur le terrain, il faut que ça se passe bien en dehors du
03:47terrain.
03:48Que ce soit les relations avec les supporters, mais aussi à l'intérieur du groupe.
03:51Pas vrai qu'ils se partent au canal, ils marchent !
03:54L'affaire à la Giroux, notre seule ambition à Gaillan, c'était de se maintenir déjà, d'être en Ligue
03:581.
03:58C'était quand même quelque chose d'extraordinaire.
03:59On sait qu'on a une équipe qui doit tenir la route.
04:03Le problème, c'est qu'on sait qu'on est Gaillan.
04:05On prend les années comme elles viennent, en fait.
04:16Tu joues Lyon, le premier match à domicile.
04:18C'est l'une des meilleures équipes de France, championne de France, Juninho, Anderson, c'est l'équipe que tout
04:24le monde regarde.
04:24Tous les matchs ne passaient pas à la télé, donc c'était un match qui était diffusé en direct.
04:29Et pour moi, énormément de pression parce que 28 ans, premier match titulaire, je crois que je n'ai pas
04:36trop dormi.
04:57Et puis bon, le match ne déroule pas trop trop trop bien.
05:001-0, 2-0, 2-1, non, 1-1, 2-1, 3-1.
05:14Et là, on se dit, waouh, ça part pas bien.
05:19Et puis, Drogba rentre.
05:21Et la rentrée de Kittier, Drogba.
05:353-2, tu dis, bon, c'est jamais.
05:38Et puis, 94e minute.
05:46Drogba, deuxième poteau, qui égalise, puis le feu dans le stade.
06:00Je pense qu'ils ont un petit peu snobé sur la fin du match.
06:03Et ça, ça nous a piqué au vif.
06:04Et à Guerreiro, on n'aime pas ça.
06:06On n'aime pas ça.
06:06Mais le groupe est vraiment né à ce moment-là.
06:19C'est vrai que j'ai eu un capital sympathie dès les premiers instants.
06:24Il est tout de suite ressenti le fait d'être breton.
06:28Je suis Yannick Thoudic, supporter dans la bande de Guingamp depuis, je ne sais pas, je devais avoir dix ans,
06:34quoi.
06:35J'en ai 56 maintenant.
06:37Donc moi, Arnaud Thoudic, le frangin, on était là pour les débuts du Cop.
06:40Et on a créé notre groupe de supporters, le Brazies et le Cop.
06:43Et aujourd'hui, je viens avec mes enfants.
06:47Ceux qui viennent à Guingamp, 7000 habitants.
06:49Je me rappelle, je ne suis plus d'un joueur qui était venu, qui est arrivé à Guingamp.
06:52Il croyait qu'il avait traversé un bourg, en fait.
06:55Il dit, mais non, tu es déjà là, on a déjà traversé Guingamp, quoi.
06:59J'ai grandi avec le club, en fait, c'est ça.
07:01J'ai grandi avec le club, les gens ont grandi avec nous.
07:03Après les matchs, on se retrouvait tous dans le même bar,
07:05mais on se retrouvait avec les jeunes qui étaient avec nous au lycée
07:07ou qui étaient en BTS ici à Notre-Dame.
07:09C'était facile, en fait.
07:11Tout le monde se retrouvait là.
07:13C'était plutôt le football d'ici qui nous attirait, à mon frère et à moi,
07:17alors qu'on avait que 11 et 13 ans.
07:18Il y avait une image positive.
07:29Le Stade Rennais, alors qu'on parlait des paysans et puis de la ville,
07:32la vie des paysans, les derbys étaient orientés là-dessus.
07:37J'étais en vacances, en fait, en Espagne, dans le sud.
07:40J'étais avec mes enfants, ma femme, et puis je me dis,
07:43demain, il y a le match, quoi, c'est le derby.
07:45Je chie de pas être là, quoi.
07:47Ma femme, elle n'aime pas le foot du tout.
07:49J'ai biaisé un peu.
07:50Je n'aime pas rouler de jour, je préfère rouler de nuit.
07:53On pourrait partir là, de toute façon, les enfants vont dormir, ce sera mieux.
07:56Et puis donc, du coup, j'ai fait 1700 bornes,
08:00pratiquement d'une traite.
08:01Je me suis juste arrêté à Bordeaux, boire un café.
08:04J'étais parti il y a 19h.
08:08Et j'avais mon petit cousin qui était tout le temps avec moi
08:10et qui m'appelle et me dit, Yannick, putain, t'as vu le match qu'on a raté ?
08:14Ah non, moi, je ne l'ai pas raté, moi, j'étais là.
08:33C'est peut-être la première fois, d'ailleurs, qu'elle a été chantée.
08:35C'est la chanson « Les paysans sont de retour ».
08:37Les paysans sont d'heure.
08:39Et donc, c'était...
08:40Et Dropball, je chantais, hein.
08:41Il était comme ça.
08:42Parce que, voilà, on sait d'où on vient et on sait que, pour réussir, il faut travailler.
08:47Et puis, on fait la première page de l'équipe.
08:49Oui, avec Carnot.
08:50Et tu l'as toujours, je crois.
08:51Oui, je l'ai toujours à la maison.
08:53Grâce à ces trois premiers matchs de championnat,
08:55on arrive à être sur le podium à la fin septembre.
09:01Après le bon début de saison, c'est vrai que jusqu'à la trêve,
09:04on a une équipe un peu...
09:06On est un peu irréguliers.
09:07Un petit peu de la faute de Didier, d'ailleurs.
09:10Parce qu'il rate un but à l'entraînement.
09:11Et de rage, il shoot dans le poteau.
09:13Il s'est fracturé le pied.
09:15C'est comme ça qu'il se laisse.
09:16Putain, on a raté à la Ligue des Champions.
09:18Tiens, la Ligue des Champions, il te rate à cause de ça.
09:20Et on le perdait pour, je crois, trois, quatre matchs.
09:32Quand on prend cinq à Paris, ouais, peut-être, je sais pas.
09:50Il y a cinq, six matchs en octobre, novembre,
09:53où ça se passe pas trop, trop bien.
10:16Monaco, on prend une belle claque.
10:18Oui, on s'était fait chambrer avant le match, dans les journaux.
10:22Pendant le match, beaucoup.
10:23Je me souviens très bien de Jérôme Rotten,
10:26qui a voulu s'entrer de loin,
10:27parce qu'il avait un bon pied.
10:28Il n'avait pas besoin de déborder.
10:30Je pense qu'il se déchire sur son centre.
10:32Il me l'avait l'huicarde de l'autre côté.
10:33Je me souviens très bien qu'il m'a chambré.
10:35Et lui avoir répondu, et justement,
10:37lui avoir dit, la prochaine fois, viens dans la surface,
10:39tu vas voir, tu vas goûter à mes gants.
10:43Donc on n'a pas oublié.
10:48Avant, quand j'étais, on se mettait comme ça,
10:51tous là, tout le long.
10:52On était tous comme ça.
10:54Et il n'y avait pas les tôles,
10:55donc on voyait le match.
10:56Et les joueurs, on les voyait,
10:58ils venaient jusque là, en dessous.
10:59Ils nous faisaient des petits bonjours et tout.
11:02Et les petits, ils avaient le droit de monter,
11:03parce qu'autrement, ils n'ont pas le droit.
11:04Ils avaient le droit de monter un petit peu là.
11:13Voilà, très hivernal, on est deuxième.
11:15Ah ouais, donc voilà.
11:17On pense déjà à Ligue des champions, quoi.
11:19Non, pas du tout.
11:20Si, bah si, si.
11:22Partout en France, la première chose dont tu parles,
11:24c'est la météo.
11:25Ici, la première chose dont tu parles,
11:26c'est, t'as vu le match de Guingamp hier,
11:28t'as vu le match de Guingamp demain,
11:29ce week-end, ils jouent contre eux.
11:30Et donc ici, à Guingamp, partout,
11:32ça discutait de Guingamp, forcément,
11:33puisqu'on était deuxième.
11:35Et là, tout le monde est supporter.
11:36Et là, tout le monde est supporter, bien sûr.
11:38Tout le monde est supporter,
11:39tout le monde va au stade.
11:40On est presque champions du monde.
11:44C'est les 90 ans du club.
11:46Il y a une fête après un match, etc.
11:48Qu'alors que ça fait que six mois
11:49que je suis au club,
11:51je suis élu gardien du siècle.
11:54Donc ça me fait un peu sourire.
11:55Je suis très fier, quand même,
11:57mais je pense que d'autres avant
12:01ont peut-être plus mérité que moi, quoi.
12:08Quand Bertrand Marchand rentre dans le vestiaire à Auxerre,
12:11je suis très étonné,
12:12puisqu'il se dirige vraiment tout de suite vers moi.
12:15Et il vient me faire cette annonce qui est particulière,
12:17d'autant plus que j'étais en fin de contrat.
12:19Il me dit,
12:20Bertrand Marchand,
12:21je suis le nouvel entraîneur de Guingamp
12:22et je te veux comme premier gardien.
12:24J'étais très focus sur mes performances
12:27parce que je me devais à ce moment-là de passer le cut,
12:30parce que je savais que je n'aurais pas d'autres chances.
12:32Sans doute aussi parce que j'ai été formé dans un club
12:34qui était la JOCR,
12:35où la performance était un peu guidée par la peur de mal faire.
12:39Guérou ne me laissait pas jouer une seule minute
12:41même d'un match amical.
12:42Il fallait que je prouve que j'avais ma place.
12:45On est des joueurs, mais on est aussi des hommes.
12:46J'avais perdu mon papa en début de saison.
12:49Et toute cette saison-là,
12:51il a fallu la faire avec tout ça,
12:52ces sentiments-là.
12:53Je crois que je m'en suis défait de ça,
12:55qu'à partir de 32 ans,
12:574 saisons plus tard,
12:58j'ai pu enfin vivre les choses pleinement,
13:02sans peur de mal faire,
13:03en voulant montrer ce que je savais faire.
13:05Et ça, ça change tout.
13:38L'impression sur le terrain,
13:39j'avais l'impression que c'était des avions tous en face.
13:41Et que nous, on avait les pieds dans le ciment.
13:48C'est vrai qu'à cette époque-là,
13:49on avait des terrains d'entraînement
13:52de bien moins bonne qualité qu'ils le sont aujourd'hui.
13:55Et c'est vrai que des fois,
13:56on arrivait à rincer le week-end
13:57parce qu'on s'était entraîné
13:58sur des bourbiers toute la semaine.
14:00Il n'y avait plus de Jules le samedi.
14:07Ce trou d'air persiste
14:09parce que je crois qu'il y en a 8 ou 10 matchs
14:12sans victoire.
14:21Quand on est dans ces spirales-là,
14:23on se demande quand on va en sortir
14:25et comment on va en sortir.
14:27Je me souviens qu'on multipliait entre nous
14:28les réunions pour essayer de se dire les choses.
14:30On s'engueule, on est...
14:32Sur le terrain, on n'était pas des anges.
14:36Finalement, on retombe
14:37dans un classement peut-être plus conventionnel
14:39par rapport à Guingamp.
14:48Je le vois bien,
14:49Rony, là-bas, sur le côté droit.
14:51Passer en revue les milieux,
14:53la défense,
14:54et puis finalement arriver
14:55côté droit.
15:00Moi, ce que je sens,
15:02c'est le souffle du ballon
15:04qui me caresse l'épaule
15:05et je sais que le but est au fond.
15:06Mais d'ailleurs,
15:06mes fils m'en parlent tout le temps
15:08parce que je crois que c'est quelque chose
15:09qui tourne en boucle
15:10beaucoup sur les réseaux sociaux.
15:13J'ai mon petit cousin
15:14qui est là avec moi
15:14depuis qu'il a 14 ans
15:15et en fait,
15:16on est au tambour tous les deux.
15:17On est mené 2-0
15:18et puis il arrête de taper.
15:20J'ai dit non, Michael, putain,
15:22il reste du temps,
15:23on y va, on continue, allez.
15:25Il était là,
15:25allez, on y va.
15:37Deux, un, deux, deux.
15:39Non, deux, un.
15:42Oui, deux, deux.
15:43Ouais, c'est ça.
15:57C'est un des buts
15:58qui restera dans ma mémoire
15:59et ma mémoire de beaucoup de guingampé.
16:01Il était au-dessus de Didier,
16:02à l'horizontale.
16:03Et il se vrille,
16:05on ne sait même pas.
16:06Je ne sais même pas
16:06comment il fait pour aller le prendre.
16:08Donc 3-2
16:09et puis du coup,
16:10il m'a pris,
16:11on s'est pris dans les bras
16:12à la fin du match.
16:13Je me suis dit,
16:13tu vois, putain,
16:13il ne faut pas lâcher, quoi.
16:15Il ne faut pas qu'on lâche.
16:18Didier Drobot
16:19nous avait rejoint
16:20au mois de janvier
16:21de la saison précédente.
16:23Quand il est arrivé du Mans,
16:24il venait faire six mois chez nous.
16:26La rentrée de Didier Drobot.
16:29Mais bon,
16:30c'était pas terrible, quoi.
16:36Parce que c'est vrai
16:36que l'année d'avant,
16:37il avait beaucoup d'occasion
16:38et il ne marquait pas beaucoup Didier.
16:41On se dit,
16:41qu'est-ce qu'on va faire avec ça ?
16:46Il ne mettait pas un pied devant l'autre
16:47quasiment les six premiers mois.
16:50Et puis là,
16:52je ne sais pas,
16:52il volait au-dessus de la pelouse.
17:20tout était là depuis plus longtemps.
17:21un bon compagnon de route
17:23aussi sur le terrain
17:23parce qu'il ne s'est passé à part au chien.
17:25C'était vraiment
17:25un gros, gros bosseur sur le terrain.
17:27Sur la saison,
17:27c'est de eux
17:28dont on a parlé le plus.
17:29Maintenant,
17:30on n'allait pas être jaloux.
17:31Au contraire,
17:31puisqu'ils nous faisaient gagner des matchs
17:33et on était plutôt contents.
17:35On parle souvent de la paire
17:37Malouda-Drogba,
17:38mais c'était Nestor Fabry derrière,
17:40Juan Montero,
17:41Guillaume Oriol,
17:42Alaïdine Yahya.
17:43On est le petit,
17:44on va prouver,
17:44on est fiers d'être gargantés,
17:45on est fiers d'être bretons.
17:47Et peu importe
17:48si tu joues au Marseille,
17:49PSG ou autre,
17:50tu es sur le terrain
17:51en terrain 11 contre 11
17:52et tu vas essayer de les battre.
18:00Les victoires se sont enchaînées
18:02jusqu'à en devenir
18:03quasiment automatique.
18:04Mais c'est une alchimie
18:05qui existe rarement
18:07dans le sport.
18:08Et l'avoir vécu,
18:09c'était juste incroyable.
18:15Le match retour
18:16contre Monaco
18:17avait vraiment
18:18un esprit de revanche.
18:19Cette fois-là,
18:20comme on avait été vexés
18:20sur le match allé,
18:22de mémoire,
18:24je pense que ça a été
18:25le plus gros match de la saison.
18:38Ils jouent encore
18:39le titre.
18:41Vous allez voir
18:42si vous allez avoir le titre.
18:43Mais du coup,
18:44on a tout fait
18:45pour...
18:45ce ne sont pas eux toujours.
18:47On les a battus 3-1, je crois.
18:49Ludwig Jolie,
18:51il était vert.
18:58Le mardi soir,
18:59après le match au Monaco,
19:00on avait bu
19:01un petit peu de champagne.
19:01Je me souviens très bien
19:02de la soirée
19:04à Trégué,
19:05à l'hôtel
19:06avec Marine.
19:07Après le repas,
19:08on se dit
19:08moi, je vais payer un coup
19:10et tout le monde paye son coup.
19:13On finit très éméché.
19:16Et ça commençait
19:17à chahuter un petit peu.
19:19Pendant,
19:19il y avait un aquarium
19:20à l'hôtel.
19:21Je me souviens très bien
19:21de Steph Carnot.
19:24Steph, tu m'excuses,
19:25mais qui a été à la pêche
19:27au homard
19:28dans le vivier du restaurant.
19:29On avait fait courir des homards.
19:30On avait fait une course de homards.
19:31Je faisais l'arbitre
19:32pour savoir qui avait gagné.
19:34Tu te souviens
19:34qui a gagné ?
19:35Stéphane Carnot.
19:37Moi, j'ai toujours voulu faire
19:38des sports collectifs
19:39pour vivre avec mes coéquipiers.
19:40D'ailleurs,
19:41c'est ce qui manque après.
19:42Tu n'as plus de tribu.
19:43C'est ça qui manque.
19:49On va jouer à Lyon.
19:51On avait quand même
19:52la possibilité
19:52de jouer la Coupe de Raph
19:53ou la Champions League
19:54sur cette dernière semaine.
20:08Ce jour-là,
20:09on leur met vraiment
20:10une leçon de foot.
20:11Je regarde ça
20:12comme une happy end.
20:13Voilà,
20:13la fin du film
20:14parce que tu savais
20:15que c'était la fin du film,
20:16c'était le dernier match.
20:22Malheureusement,
20:22il n'y a pas la qualif
20:24pour aller plus loin
20:24mais on le savait déjà
20:26mathématiquement, je pense.
20:27Il y avait une frustration
20:28quand même
20:28parce qu'on fait quand même
20:29le boulot
20:29contre le premier et le deuxième
20:30et on ne se retrouve
20:32que septième.
20:33On est toujours fiers
20:34d'être guingampé
20:34mais là,
20:35on l'était encore plus
20:36et on sentait
20:37qu'il n'y avait aucune équipe
20:38qui voilait de la situation.
20:39Le championnat se termine.
20:40Ah ouais ?
20:41Ça aurait bien continué.
20:42Il ne nous manquait pas grand-chose.
20:44Peut-être que
20:45deux matchs encore
20:46et puis...
20:49C'est une des saisons
20:51où on a pris
20:51le plus plaisir dans le jeu.
20:53Je pense que les gens
20:54aussi ont pris
20:55énormément de plaisir
20:55parce que nous,
20:56on en a pris sur le terrain.
20:57On sait que déjà,
20:57on a vécu un truc
20:58de fou.
20:59Ça ne s'est jamais reproduit.
21:00Aujourd'hui,
21:01on a de la chance
21:01à Guingamp,
21:02on a un public,
21:03on est en Ligue 2,
21:03on est parmi
21:04les plus belles affluences,
21:05on reste toujours
21:05plus de 10 000 personnes
21:07mais il faut venir au stade.
21:08C'est une chance
21:09d'être aujourd'hui
21:10là où on est encore aujourd'hui.
21:11Avec l'espoir
21:12de retrouver la Ligue 1
21:14un jour,
21:15peut-être la Ligue des Champions
21:16serait mon rêve suprême,
21:17ça,
21:17de trouver la Ligue des Champions
21:18avec Guingamp.
21:20Parce que, voilà,
21:21ce serait une anomalie totale.
21:22Mais c'est pas grave,
21:23il faut y croire.

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