00:00Située dans l'extrême-ouest du Tchad à la frontière du Nigeria, du Niger et du Cameroun,
00:06la Provence du Lac est depuis plusieurs années au cœur d'une crise prolongée.
00:11Déplacements forcés, insécurité persistante et accès limités aux services essentiels
00:17y alimentent un quotidien marqué par la précarité.
00:21Pour faire face à cette crise, l'International Rescue Committee IRC
00:25met en œuvre depuis 2023 un projet humanitaire de long terme
00:30soutenu par un financement plurianniel de l'agence suédoise de coopération internationale SIDA
00:37à travers une approche pragmatique alignée sur la stratégie pays du Tchad.
00:42Déployées dans les départements de Kaya et de Fouli,
00:46les interventions combinent réponses d'urgence et relèvement autour de trois axes clés
00:51santé et nutrition, protection des populations et relèvement économique.
00:57À Liwa, où se concentrent de nombreuses activités,
01:00les équipes de l'IRC travaillent au plus près des communautés avec un objectif clair,
01:06répondre aux besoins immédiats tout en soutenant les familles à reconstruire leur avenir.
01:12C'est un projet qui appuie le programme pays pour répondre aux besoins
01:18en vue d'atteindre les objectifs de la SAAP.
01:22Et donc c'est un projet, comme je disais,
01:25et la dernière année est mise en œuvre sur la période d'avril 2025 à mars 2026.
01:36C'est un projet qui a trois grandes composantes,
01:40notamment la composante santé et nutrition,
01:45et la composante protection,
01:48et enfin la composante de relèvement économique appelée comédiement ARD.
01:53Dans cette zone où l'accès aux soins reste limité,
01:57le projet a permis de lever l'un des principaux obstacles,
02:01le coût des soins.
02:02Grâce à leur gratuité, des milliers de personnes peuvent aujourd'hui se faire soigner.
02:08Des actions de proximité, incluant le dépistage de la malnutrition,
02:12la vaccination et le suivi des enfants,
02:15sont au cœur des interventions,
02:17appuyées par un système de référencement vers l'hôpital de Liwa
02:21et des cliniques mobiles afin d'atteindre des zones les plus isolées.
02:25Le centre de santé, dans les normes, a un certain nombre de paquets à réaliser.
02:32On a le volet SR, le volet santé de la reproduction.
02:39Maintenant, dans ces paquets, il y a les accouchements,
02:44il y a les CPN, les CEPON,
02:48donc le planning familial,
02:52donc tout ce qui est inhérent à la santé de la reproduction,
02:55ça s'est fait là-bas.
02:57On a aussi, au niveau des soins curatifs,
03:03on fait presque tous les malades,
03:06on prend en charge tous les malades.
03:08Et on fait aussi les référencements,
03:11les cas les plus délicats.
03:14Donc, ça veut dire que les adultes et les enfants,
03:18on les prend en charge.
03:19Et il y a aussi le service de la vaccination,
03:22qui non seulement en fixe,
03:25mais on a aussi une planification
03:28qui nous permet d'aller dans les villages,
03:31rattraper les enfants.
03:32Donc, on fait ça, ça, c'est de façon mensuelle,
03:35et on va, n'est-ce pas, dans chaque village
03:38pour pouvoir rattraper les enfants à vacciner.
03:42Et on a aussi la pharmacie.
03:45Bien qu'on a affaire à une population
03:48qui est plus ou moins en grande partie déplacée.
03:53Donc, très vulnérable.
03:55Donc, grâce à l'appui de nos partenaires,
03:59on les prend en charge gratuitement.
04:02Je pense qu'il y a là aussi nutrition.
04:05qu'on fait aussi.
04:06La nutrition, c'est des enfants
04:08qui sont référés soit par les communautaires,
04:15les AICCM,
04:17ils font le PBFAMI.
04:19Au-delà de la santé,
04:20le projet agit pour la protection
04:22des personnes les plus vulnérables
04:24dans un contexte où les violences
04:26basées sur le genre demeurent une réalité.
04:29Des actions de prévention et de sensibilisation
04:32sont menées au sein des communautés
04:34tandis que les survivants bénéficient
04:36d'un accompagnement global
04:38alliant soins médicaux,
04:40soutien psychosocial et suivi individualisé,
04:44contribuant ainsi à restaurer dignité et confiance.
04:47Le Covid-19 est en train de se sentir
04:50qu'il y a uneori
04:56C'est ce qu'on a fait.
05:49Les femmes sont vraiment des femmes rurales et elles sont obligées de travailler, d'aller chercher du bois,
05:55d'aller chercher de quoi nourrir leurs enfants, tout ça.
05:57Donc, perpétuellement, elles sont en déplacement.
06:00Et c'est de pouvoir facile pour des gens mal intentionnés.
06:04Donc, il y a eu ces histoires-là, plusieurs fois.
06:08Mais grâce, je pense, à nos partenaires de l'autre côté, de la protection,
06:14qui ont des relais dans chaque village, je pense, dans chaque site,
06:18et, au moindre coût, il vient, il le sensibilise,
06:21on nous envoie avec un papier de référence.
06:26Maintenant, si la personne se présente à nous avec ce papier de référence,
06:31on sait déjà qu'il s'agit d'un BVG.
06:33Alors, on fait le nécessaire, on fait la prise en charge clinique,
06:39et puis, randonner le malade et donner la contre-référence pour qu'il parte au niveau de celui qui l
06:47'a référé.
06:48Pour renforcer l'autonomie des ménages,
06:51le projet soutient des activités génératrices de revenus
06:54grâce à des appuis financiers directs,
06:57accompagnés d'un suivi personnalisé.
06:58Ces initiatives permettent aux familles d'améliorer leurs conditions de vie,
07:04de diversifier leur alimentation
07:06et de réduire leurs dépenses à l'aide humanitaire.
07:09Malgré les défis,
07:11notamment les inondations ayant affecté certaines activités agricoles,
07:15les effets positifs restent perceptibles au sein des communautés.
07:32Les inondations ayant reçoit fortement à l' expenditure.
07:47Comme le Зachar, je fais ça bien.
07:50J'ai l'air un peu en fait.
07:53Parce que quand je fais des vêtements,
07:54je me suis l'air n'est pas toujours.
07:56Je ne sais pas pour ça que tu m'asimes.
07:59Et pour que les gens...
08:00Je ne sais pas pour ça qu'on a plus.
08:01C'est une nouvelle pensée.
08:04De plus, mes vêtements sont...
08:07S'il y a deux, les vêtements d'habitude.
08:10C'est un peu moins,
08:17A travers ces différents volets d'intervention, l'IRC, grâce au projet SIDA, a pu atteindre des milliers de personnes.
08:25Sur le terrain, l'accès aux soins s'est renforcé, les conditions de vie se sont progressivement améliorées
08:31et les communautés disposent aujourd'hui davantage d'informations et de mécanismes de protection.
08:38Néanmoins, les défis demeurent importants.
08:41A l'approche de la clôture du projet prévu pour fin mars 2026, la question de la continuité des services
08:49essentiels reste une préoccupation majeure.
08:51Au niveau global, le programme PIIRC-TCHAT confirme quand même la contribution énorme de ce financement
09:03qui a permis de maintenir le programme et aussi de répondre de façon efficace aux besoins de la population bénéficiaire.
09:12Et donc, avec la fin de ce projet, notre crainte est que s'il n'y a pas d'autres
09:20opportunités,
09:21nous risquerons d'abandonner cette population qui est en situation de vulnérabilité, toujours,
09:28parce que le mouvement continue au niveau du lac, que ce soit à l'est.
09:32La situation continue et la population reste toujours en attente d'assistance.
09:40Et donc, tout notre souhait est que nous puissions avoir d'autres opportunités
09:47pour permettre d'assurer la continuité des activités ou de services à la population vulnérable.
09:55Sur le terrain, les équipes comme les bénéficiaires gardent l'espoir que ces actions puissent se poursuivre et se consolider.
10:02Car, au-delà des résultats et des indicateurs, ce projet a déjà amorcé des changements concrets,
10:09des changements qui comptent, des changements qui touchent directement des vies humaines.
10:27Sous-titrage Société Radio-Canada
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