- il y a 4 heures
- Régis Juanico élu président de Saint-Étienne Métropole.
- Enseignants mobilisés pour obtenir le classement REP+ à Saint-Étienne.
- Retraités en colère : une centaine mobilisée pour défendre leur pouvoir d'achat.
- Agriculteurs : action coup de poing devant la direction des territoires.
- Avocats en grève contre le projet de loi sur la justice criminelle.
- ARS : plus de transparence demandée sur la sécurité des soins.
- Supporters ASSE menacés de dissolution, audition prévue le 13 avril.
- Régis Juanico et Pierrick Courbon opposés à la dissolution des groupes de supporters.
- Galerie nationale design : ouverture prévue le 10 juin, avant-goût le week-end dernier
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00:15Ce jeudi avait lieu le premier conseil métropolitain avec les nouveaux élus locaux après les élections municipales.
00:21Ce premier conseil avait pour but d'élire le président ainsi que ses vice-présidents.
00:25Et c'est le maire de Saint-Etienne, Régis Joannico, qui a été élu président de Saint-Etienne Métropole.
00:30Une élection qu'il a largement remportée avec 88 voix sur 122 votants ont fait le point dans cette édition.
00:36Les avocats du barreau de Saint-Etienne sont en grève ce jeudi et ce vendredi.
00:41La raison, le projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes proposé par le garde des
00:46sceaux Gérald Darmanin.
00:47Les avocats estiment que cette loi empêcherait d'avoir une véritable audience.
00:51Pour nous en parler, nous recevrons madame le bâtonnier du barreau de Saint-Etienne, maître Valérie Rossart.
00:56Et enfin, les établissements de santé déclarent de plus en plus d'événements indésirables graves associés aux soins.
01:02L'ARS encourage ses centres de santé à être transparents à ce sujet.
01:06Dans le but de comprendre comment ces erreurs ont pu être commises, on s'est rendu au CHU de Saint
01:12-Etienne où des explications ont été données.
01:16Bienvenue dans votre journal, je suis ravie de vous retrouver.
01:19Je vous le disais dans les titres, Régis Joannico est officiellement le nouveau président de Saint-Etienne Métropole.
01:25Le premier conseil métropolitain depuis les municipales s'est organisé à Geoffroy Guichard ce jeudi matin.
01:30Une élection pas sans surprise puisque l'ancienne présidente Sylvie Fayol, qui a remplacé Guelperdriot, s'est retirée dans la
01:36nuit de mercredi à jeudi.
01:38Plus d'explications sur place avec Thibaut Rivière.
01:41Jusqu'à ce mercredi soir, Sylvie Fayol devait se représenter à sa réélection à la tête de la métropole.
01:47La maire d'hiver droite de Saint-Paul-en-Cornillon donne finalement son soutien au maire de gauche de Saint
01:53-Etienne-Régis Joannico.
01:54Une surprise pour ses soutiens.
01:56Moi j'ai reçu un mail comme tout le monde nous disant qu'elle serait candidate et qu'elle voulait
02:02porter nos valeurs.
02:03Et je découvre ce matin que ce ne sera pas le cas.
02:07Et donc ce jeudi, à Geoffroy Guichard, Corentin Jousserand se présente face à Régis Joannico pour faire barrage au vote
02:13pour l'extrême droite.
02:14Lionel Boucher, conseiller municipal stéphanois, s'est également présenté en dernière minute.
02:19Et à l'issue du vote, sans surprise, Régis Joannico est élu avec 88 voix contre 8 pour ses deux
02:26adversaires respectifs et 18 votes nuls.
02:28L'opposition d'extrême droite dénonce une alliance contre nature.
02:32Je suis sidéré de voir ce nouvel accord entre les Républicains, le Parti Socialiste, avec les voix des communistes.
02:39Tout le monde est mélangé, tout le monde est d'accord.
02:41C'est absolument scandaleux et c'est un manque de respect pour les électeurs.
02:44Place au vote des vice-présidents.
02:46Et cet accord conclu dans la nuit a permis à Sylvie Fayol d'être élue deuxième vice-présidente,
02:52accompagnée dans le bureau exécutif de ses plus proches soutiens.
02:55Mais cet accord n'était pas voulu jusqu'à que des divisions au sein de ses soutiens se sont manifestées
03:01ces derniers jours.
03:02Écoutez, il y a peut-être eu des déports de voix, dirons-nous.
03:05Il y a peut-être eu des choses un peu opportunistes.
03:08Moi, cette division, je ne pouvais pas imaginer que le conseil métropolitain, ce matin, soit agité.
03:15Le premier élu de gauche, derrière Régis Joannico, sera donc le troisième vice-président,
03:20Christophe Favergeon, maire du Nieu.
03:22Le président de la métropole se félicite de cette union.
03:25La métropole, c'est une gouvernance très particulière qui nécessite, en fait, de pouvoir travailler ensemble,
03:31quelles que soient les étiquettes, quelles que soient les sensibilités politiques.
03:34Et donc, je l'ai enregistrée et nous avons intégré l'ensemble, aujourd'hui, des sensibilités, des territoires, des communes,
03:41dans l'exécutif, nous sommes en train de voter.
03:43Régis Joannico a déjà annoncé des mesures qui vont être présentées au conseil.
03:47L'une d'entre elles a reçu quelques applaudissements dans le règlement de la gouvernance.
03:51L'exécutif pourra être destitué en cas de manque grave.
03:56À Saint-Etienne, toujours enseignants et syndicats se sont rassemblés ce jeudi devant la Désdenne de la Loire
04:01pour dénoncer une situation jugée aberrante.
04:04Plusieurs écoles et collèges, parmi les plus défavorisés, ne sont toujours pas classés en REP+.
04:08Les personnels réclament davantage de moyens, des classes allégées et une meilleure reconnaissance avec un objectif,
04:15obtenir ce classement dès la rentrée 2026.
04:17On écoute Léa Pierret, co-secrétaire départementale du syndicat FSU, au micro d'Alexandre Crouset.
04:23Donc, c'est des écoles qui sont avec des IPS, donc des indices de position sociale, qui sont extrêmement faibles.
04:29Donc, c'est des écoles avec une grande précarité.
04:31Et donc, être classée en REP+, ça permettrait plusieurs choses.
04:34La première chose, c'est d'avoir des moyens dédoublés en grande section CP-CE1, donc 15 élèves par classe,
04:39ce qui est vraiment important quand on a beaucoup d'élèves en situation de handicap,
04:45quand on a des élèves en grande précarité, ça change vraiment les choses.
04:48La deuxième, c'est d'avoir plus de formation, puisqu'on peut bénéficier de 9 jours de formation supplémentaire dans
04:53ce cadre-là.
04:54Et puis, la dernière, c'est la question de la prime.
04:57Donc, c'est pour tous les personnels des écoles et des collèges, une prime quand on est en école en
05:02REP pour REP+.
05:03Et ce jeudi matin, les retraités se sont aussi mobilisés.
05:06Un appel a été lancé par l'intersyndicale pour dénoncer une situation jugée de plus en plus difficile pour les
05:12retraités.
05:12Les syndicats demandent plusieurs choses.
05:14Une augmentation de 10% des pensions, une hausse des minima de 300 euros,
05:19le développement des services publics et un meilleur accès au transport, à la culture et aux loisirs.
05:24Ils étaient une centaine ce jeudi matin dans les rues stéphanoises.
05:28On vous en a parlé ce mercredi, les jeunes agriculteurs de la Loire et la FDSEA se sont mobilisés devant
05:33la direction départementale des territoires à Saint-Etienne.
05:36Une dizaine d'agriculteurs se sont réunis pour décharger des déchets verts, de la paille et du fumier, dans le
05:42but de faire entendre leur colère.
05:44Cette action symbolique a été menée dans le but de dénoncer les conditions de travail qui les empêchent d'exercer
05:50leur métier correctement.
05:53Et les avocats du barreau de Saint-Etienne sont aussi en grève ce jeudi et ce vendredi
05:58pour protester contre le projet de loi du ministre de la Justice, Gérald Darmanin, sur la justice criminelle et le
06:04respect des victimes.
06:05Une loi que ne comprennent pas les avocats car elle empêcherait d'avoir une véritable audience.
06:10Pour nous expliquer ce projet de loi et ses problèmes,
06:12Madame le bâtonnier du barreau de Saint-Etienne, Maître Valérie Rossart, est avec nous.
06:16Pour commencer, Maître Rossart, vous dites que cette loi empêcherait d'avoir une véritable audience.
06:22Dans quel sens ?
06:23Il n'y aura plus d'audience puisque aujourd'hui le projet prévoit finalement que l'on proposerait à l
06:29'auteur une proposition de peine sans audience,
06:32c'est-à-dire sans témoin, sans expert, sans finalement partie réellement au procès et surtout sans partie civile
06:39et que s'il acceptait cette proposition de peine, elle serait homologuée à l'issue d'un délai de 10
06:44jours.
06:44Donc il n'y aurait plus d'audience et surtout il n'y aurait du coup plus de jury populaire.
06:48Qu'est-ce qu'entraînerait du coup ce plaidé coupable ?
06:51Le plaidé coupable c'est finalement une justice expéditive qui ne tient absolument plus compte des principes fondamentaux qui sont
06:59les nôtres,
07:00notamment en matière pénale sur l'oralité des débats qui est absolument nécessaire
07:05et sur le temps que l'on doit prendre pour que l'on puisse juger correctement les auteurs,
07:11pour qu'ils puissent entendre aussi la sanction et également qu'on puisse entendre bien évidemment les victimes par rapport
07:17à ces faits-là.
07:17Et les audiences pour que ce soit pour les victimes ou pour les accusés c'est quand même très important
07:21?
07:21C'est fondamental effectivement comme vous dites pour les deux puisque l'auteur il est important qu'il puisse être
07:26confronté à la victime également
07:28pour mesurer la portée de ses actes, qu'est-ce que ça a pu générer,
07:31ça participe de ce chemin effectivement de reconnaissance des faits et d'en mesurer les conséquences
07:38et naturellement pour les partis civils c'est indispensable là aussi sur ce chemin de construction.
07:44La justice n'est pas totalement réparatrice, pour autant on sait que ça passe par ce temps-là,
07:49ce temps d'écoute qui est nécessaire pour les victimes et qui est primordial.
07:53C'était finalement jusqu'à présent le seul lieu, la cour d'assises avec le jury populaire,
07:59où on prenait encore un petit peu le temps d'entendre les gens et réellement de s'interroger
08:05pour qu'on puisse rendre une sanction qui soit comprise par l'accusé et qui soit finalement acceptable pour la
08:13victime.
08:13Avec ce type de procédure, on va gérer les flux, on va rendre des décisions à la chaîne
08:19sans se soucier 30 secondes de la qualité qui sera effectivement rendue dans ce cadre-là.
08:25D'après vous, qu'est-ce qui a poussé le ministre Gérald Damana à proposer cette loi ?
08:30Une volonté absolue de diminuer les stocks sans se préoccuper de la qualité de la justice
08:34et qui est malheureusement dans une démarche globale, puisque on a ce projet en matière pénale,
08:41on sait qu'on a un projet en matière civile, le décret Rivage, où finalement là aussi
08:46on va limiter les accès à la justice des citoyens, notamment sur les procédures d'appel,
08:51notamment sur les pensions alimentaires, c'est-à-dire que c'est quelque chose qui peut parler à tout le
08:54monde.
08:55Aujourd'hui, quelqu'un qui aura un jugement avec une pension alimentaire qui ne lui convient pas
08:59parce qu'il considérerait qu'elle n'est pas suffisante ou qu'elle est trop élevée
09:02ne pourra plus faire appel de ce type de décision.
09:05C'est un exemple parmi tant d'autres.
09:07Ce projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes,
09:10il y a ce plaidé coupable criminel qui est effectivement inacceptable en l'État
09:14et qui vraiment met à mal l'État de droit,
09:16mais il y a aussi plein d'autres mesures qui sont tout aussi inacceptables
09:20avec une idée claire qu'on ne pourra plus défendre effectivement les justiciables
09:25et faire notre travail comme il se doit
09:26et potentiellement mettre en lumière des procédures qui n'auraient pas été faites comme il faut.
09:31On ne pourra plus parce que les délais sont faits de telle sorte
09:34que le temps ne sera plus effectivement possible à ce niveau-là.
09:37Pour terminer, qu'est-ce que vous demandez aujourd'hui aux gardes des Saufs ?
09:40De revoir ce projet de loi, d'entendre ce que la profession a pu dire
09:45puisqu'il y a eu des préconisations.
09:47Encore une fois, aujourd'hui, le combat des avocats, il est le combat des justiciables.
09:50Il n'est pas notre combat.
09:53On a conscience qu'il y a des choses qui doivent être modifiées
09:55parce qu'effectivement, les délais sont extrêmement longs,
09:58mais ce n'est pas en rendant cette justice expéditive
10:00qu'on satisfera tant les auteurs que les victimes.
10:03Donc on attend qu'il y ait des moyens qui soient donnés à la justice
10:06pour que la justice reste de qualité
10:08et que tout le monde, effectivement, puisse être satisfait de cela.
10:12Merci, Maître Valérie Roussard, d'être venue nous présenter
10:14les problèmes liés à ce projet de loi.
10:17L'ARS a réalisé un point de situation sur la sécurité des soins dans la région.
10:22Pour cela, l'Agence régionale de santé demande
10:24aux plus de 2260 établissements de santé d'Auvergne-Rhône-Alpes
10:27plus de transparence.
10:29Exemple avec les événements indésirables graves associés aux soins.
10:32Un moyen d'améliorer la qualité des soins.
10:35Plus d'explications avec Thibault Rivière.
10:36Une infirmière injecte de la morphine à un patient
10:39et quelques heures plus tard, plus de réaction.
10:42Il s'avère que l'infirmière n'a pas utilisé l'ampoule à 10 mg par millilitre.
10:45Elle a utilisé une ampoule à 40 mg par millilitre.
10:48Ça suffit pour éventuellement faire un arrêt respiratoire et un arrêt cardiaque.
10:52C'est un exemple tiré d'une histoire vraie.
10:54C'est ce qu'on appelle un événement indésirable grave associé aux soins
10:58ou EIGS.
11:00Les jours qu'on suivit, tout le personnel impliqué a dû se réunir
11:04pour faire le bilan de cette erreur.
11:05Mais finalement, ce qui nous intéresse, c'est de comprendre
11:09pourquoi le système dans lequel évolue cette infirmière
11:14n'a pas su empêcher la survenue de cette erreur.
11:17Dans la matière, le CHU de Saint-Etienne est salué par l'Agence régionale de santé.
11:22Pour ce faire, l'établissement assure qu'aucune mesure disciplinaire
11:25ne soit engagée contre le fautif.
11:26On a adressé à chaque service de l'établissement un courrier
11:30pour dire qu'il n'y aurait absolument aucune sanction
11:32en cas de déclaration d'événements indésirables.
11:33Et puis ensuite, on a mis en place un système d'analyse des événements indésirables.
11:38Il y a eu une réunion tous les semestres par pôle,
11:40qui sont des regroupements de services.
11:41Et ça permet à l'ensemble des chefs de service, des cadres,
11:44d'avoir connaissance de ce qui se produit dans l'établissement,
11:47puis ensuite de le réutiliser.
11:48Dans la Loire, 161 EIGS ont été répertoriés.
11:52C'est 98 de plus qu'en 2023.
11:55L'ARS dément que cette statistique veut dire que l'hôpital se porte mal,
11:59mais retient plutôt une libération de la parole.
12:02L'erreur est humaine.
12:03Dans un processus de soins, il y a toujours ce risque d'une erreur.
12:07Je crois que l'essentiel, c'est surtout d'avoir des acteurs de santé
12:13qui prennent conscience que la déclaration,
12:16et surtout ce qui découle de la déclaration,
12:19c'est-à-dire l'analyse des causes et la correction,
12:23cette démarche soit dans les esprits et qu'elle demeure dans le long terme.
12:27Il n'y a pas de fin au processus.
12:29Une impulsion qui a débuté en 2022,
12:31depuis qu'une délégation aux événements indésirables a été créée
12:34au sein de l'ARS et de son organisme nommé CEPRAL.
12:37Il permet d'accompagner les professionnels des établissements sanitaires
12:41et du médico-social, ainsi que les libéraux.
12:45Les groupes de supporters de l'ASS sont de nouveau visés
12:48par une procédure de dissolution.
12:50Le 13 avril le prochain,
12:51les représentants des Magic Fans et des Green Angels
12:54devront une nouvelle fois se rendre à Paris
12:56devant une commission constituée pour l'occasion.
12:59Interrogé à ce sujet en conférence de presse,
13:01Denis Sapia, le défenseur expérimenté des Verts,
13:03a réagi au micro de Yanis Bouadane.
13:06Une dissolution, est-ce que c'est la bonne chose ?
13:10Je ne sais pas.
13:12Le fait d'avoir des groupes de supporters,
13:14ça permet d'avoir un référent à chaque fois
13:16et de pouvoir parler à quelqu'un lorsqu'il y a des violences.
13:19On est tous d'accord que le foot,
13:20on ne veut pas de violence, on condamne tout ça.
13:23Et que si par moment, il peut y avoir des écartades et de la violence,
13:28on a au moins des référents pour pouvoir parler à quelqu'un
13:31et dire qu'il faut arrêter tout ça.
13:33En voulant dissoudre les groupes de supporters,
13:38je ne suis pas sûr que ça va enlever la violence.
13:41OK, on n'aura plus de groupes de supporters,
13:43mais ces mêmes personnes viendront quand même au stade
13:44de façon individuelle.
13:46Et après, le jour où il y aura des problèmes,
13:48à qui on va parler ?
13:49En plus de ça, on sait que nous, déjà, à Saint-Etienne,
13:51c'est super important d'avoir nos supporters derrière nous.
13:54Mais même au-delà de ça, même dans le foot,
13:56pour avoir joué pendant le Covid,
13:57ne pas avoir de supporters, c'est hyper compliqué.
14:00Et d'avoir des groupes de supporters qui nous poussent
14:04et qui mettent l'ambiance dans un stade,
14:06c'est pour ça que les gens viennent au stade.
14:07Et dans un communiqué, le maire de Saint-Etienne,
14:10Régis Joannico, et le député de la Loire,
14:12Pierrick Courbon, annoncent avoir demandé
14:13une audience en urgence au ministre de l'Intérieur,
14:16Laurent Nunez.
14:17Tous deux affirment leur opposition à cette dissolution
14:19et que cette dernière engendrerait de nombreux risques juridiques,
14:23institutionnels et opérationnels,
14:24mais surtout la perte d'interlocuteurs directs,
14:27indispensables à la sécurité de tous.
14:30Côté culture, maintenant,
14:31la Galerie National Design va officiellement ouvrir ses portes
14:34le 10 juin prochain,
14:35mais un avant-goût a été offert au public ce week-end.
14:38Même si elle est encore en chantier
14:39et en recherche d'objets emblématiques de Manufrance,
14:42les visiteurs ont quand même pu profiter
14:44de différentes animations.
14:45Chantal Joassart était sur place.
14:47En lançant la vie de recherche d'objets Manufrance de 1977,
14:51la future Galerie de Design savait
14:53qu'elle allait aguicher les Stéphanois.
14:55Ils ont pourtant été moins nombreux que prévu.
14:58Une petite dizaine pour la présentation de leurs trésors.
15:01Photos du jour, des objets,
15:03on s'y attendait un peu,
15:05qui dérogeaient au listing établi.
15:07Ici, point de guidon de vélo,
15:09radio, appareils photos,
15:10mais par exemple des couteaux
15:12avec ses manches en corne.
15:14J'ai vu cet appel et je n'ai pas tout de suite pensé
15:16que j'avais quelque chose qui pouvait être intéressant
15:18pour les préparateurs de cette exposition.
15:21Je trouve ça très intéressant,
15:23cette histoire industrielle de Saint-Etienne
15:26et tous les objets qui en découlent
15:28et qu'on retrouve encore de ci, de là,
15:32chez les particuliers.
15:33Carole, elle, est venue avec son catalogue
15:35de 1974, une année clé pour elle.
15:39C'était la demi-finale à Glasgow pour le foot,
15:41pour Saint-Etienne.
15:42Et puis, Manufrance était encore sur pied,
15:46donc c'était une belle année,
15:48plein d'espoir.
15:49Les catalogues étaient toujours très prisés.
15:52D'ailleurs, celui-ci, je l'ai gardé.
15:54On retrouve du Magritte un peu.
15:56Mondrian peut-être aussi.
15:57La boîte à idées, ça me fait penser.
15:59Un placard où on découvre,
16:01on tire un tiroir, on découvre plein de choses.
16:03Toute une époque,
16:04donc il y avait des gens très compétents.
16:08Puis en plus, les couleurs très belles.
16:09Alors que la collecte Manufrance
16:11prévoit de réunir 22 objets de 77 en prêt,
16:14le designer Rudi Bauer a questionné
16:16tous azimuts sur ce qu'est le design,
16:19ce qu'est une collection.
16:20Des échanges avec les élèves
16:22de l'école d'art et design de Saint-Etienne.
16:24Concernant Manufrance,
16:26peu importe que les Stéphanois un peu sentimentaux
16:28aient débordé du listing original,
16:30c'est l'approche de l'objet collectionné qui prime.
16:33Et c'est cet acte de se dire
16:37le quotidien,
16:38si on extrait du quotidien des objets
16:41pour les amener au musée,
16:42tout d'un coup, il se passe quelque chose.
16:45Le design, c'est partout.
16:46Ce n'est pas que les trucs de luxe,
16:49ce n'est pas qu'au contraire.
16:51C'est ce qui finalement dure.
16:53C'est Laurence Moderly qui a choisi cette idée
16:57du catalogue de 1977.
17:00C'est-à-dire, c'est 50 ans quasiment.
17:0250 ans après, quels objets ont tenu ?
17:06Les équipes musées, galeries voulaient aussi
17:08faire le point sur ce lieu.
17:09Une mezzanine de 300 m² dédiée à de futurs ateliers pédagogiques
17:13et en bas, 700 m² d'espaces d'exposition entièrement rénovés.
17:17Ce n'est pas énorme, 700 m² d'expos,
17:20surtout pour du mobilier qui est rapidement un buffet,
17:22ça prend vite de la place.
17:23Mais en fait, c'est génial parce que ça permettra aussi
17:26d'avoir une échelle humaine.
17:28Et enfin, il y a eu un avis de recherche.
17:29Et c'est important pour nous aussi,
17:31c'est que montrer que le design, finalement,
17:34fait partie de notre quotidien.
17:35Et l'idée, c'est de récolter des objets qui sont chez vous
17:38et qu'on va montrer au même titre que les objets
17:41du Centre Pompidou, du Centre National des Arts Plastiques
17:43ou du Musée d'Art Moderne et des Contemporains de Saint-Etienne.
17:45Alors, c'est un week-end levé de rideau
17:47qui a réuni, selon le comptage officiel,
17:49260 visiteurs le samedi,
17:51puis du double dimanche.
17:52L'avis de recherche Manufrance, 22 objets de 77,
17:56se poursuit jusqu'à début mai,
17:58avant une ouverture de la galerie de design,
18:00le 10 juin prochain,
18:02ici, sur le site Cité du Design.
18:06C'est la fin de cette édition.
18:07Merci de l'avoir suivie.
18:08L'actualité revient ce vendredi à 19h.
18:11Mais en attendant, l'information s'étend continue
18:13sur nos réseaux sociaux
18:14et notre site internet tlcl.fr.
18:16Merci de nous avoir suivis.
18:18Sous-titrage Société Radio-Canada
18:21Sous-titrage Société Radio-Canada
18:21Sous-titrage Société Radio-Canada
18:25Sous-titrage Société Radio-Canada