- il y a 4 heures
Invité de Rothen s'enflamme, Mourad Boudjellal a évoqué la présidence de l'OM qui changera de tête la saison prochaine après le départ de Pablo Longoria remplacé - provisoirement - par Alban Juster. Un club dont il est viscéralement fan... suffisant pour être convaincu par le propriétaire américain, Frank McCourt ?
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00:00Qui sera l'élu ? Le prochain président de l'Olympique de Marseille, la nomination doit intervenir avant la fin
00:05de saison,
00:05on rappelle le départ officialisé de Pablo Longoria le 23 mars, l'intérimaire c'est Alban Juster, l'ancien directeur
00:11financier.
00:12Quand on regarde l'historique des présidents de l'OM, messieurs, il y a très peu d'élus qui venaient
00:16du monde du foot,
00:16c'était le cas de Pablo Longoria, mais sur les 35 dernières années, il y avait notamment 4 présidents qui
00:20venaient du monde du journalisme,
00:21Kanjioni, Boucher, Diouf et Dacier, deux hommes de médias, Jacques Henri Hérault et Vincent Labrune.
00:27Et parmi les présidents actuels en Ligue 1, rares sont ceux qui viennent du foot, on peut quand même citer
00:31Olivier Létan à Lille par exemple,
00:32ou encore Marc Keller qui est à Strasbourg. C'est la une de Rotten sans flammes.
00:36Le président de l'OM doit-il venir du monde du foot ? Et on est ravis d'accueillir dans
00:40ce studio Mourad Boudjellal, président historique du RCT.
00:43Salut Mourad. Bonjour, bonjour. Je suis câble d'arrière, moi je suis venu, vous m'avez appelé, on m'a
00:48payé un taxi, il y a des petits fours, il y a à boire,
00:51donc on vient parler de l'OM. Vérifiez Mourad, ils n'ont peut-être pas payé le taxi par contre,
00:55attention.
00:56Il attend toujours ça veut dire, il attend et il verra ça en repartant.
01:01Attention parce que c'est une arme de négo de dire qu'on n'est pas candidat, c'est pour
01:03faire monter les enchères.
01:05D'abord j'ai vieilli et puis j'ai changé de vie, mais je suis toujours supporter de l'OM
01:09par contre, même si ça me vaut des soucis à Toulon par le moment,
01:11parce que j'ai appris qu'il y avait un entangodisme entre Toulon et Marseille que j'ai du mal
01:14à saisir.
01:16Est-ce qu'on peut faire un tour de table, les gars, est-ce que Mourad Boudjelal sera un candidat
01:19crédible pour présider l'OM, Jérôme ?
01:21Faites attention à ce que vous dites, les gars.
01:23Moi j'ai pas le choix de dire oui.
01:25Non, non, non, mais de toute façon, moi j'ai, tu sais ce que j'en pense du président de
01:29l'OM,
01:29j'ai dit hier, c'est quelqu'un qui doit connaître pour moi le sport, pas forcément le football, le
01:35sport, et qui doit être charismatique.
01:36Bah Mohamed, quoi aussi, il coche toutes les cases.
01:40Éric Guiméco aussi.
01:41Il veut pas, Éric, mais faire des pizzas et des émissions et de la musique.
01:44Il faut faire des pizzas tout en étant président, c'est pas interdit.
01:46Ça c'est vrai, en plus c'est juste à côté du stade.
01:50Ils sont pas assez dans la merde les marseillais, vous voulez en plus enfiler des zayolos, non mais c'est
01:53vraiment.
01:54Non, non, mais voilà, moi ce que je pense, alors après, je sais pas ce que Dugas et Steve vous
01:59en pensaient.
01:59Moi je peux répondre non, non parce qu'il est pas, déjà il veut pas, donc s'il veut pas,
02:05je vois pas pourquoi, et ça serait le bon candidat.
02:08Exactement.
02:08Pour un poste comme ça, il faut, enfin ce que je veux dire, c'est qu'il faut être motivé,
02:12il faut mettre de l'énergie.
02:14Il faut mettre encore de l'énergie que ça demande, le combat au quotidien, est-ce que ça représente ?
02:17Éventuellement il faut courir vite aussi.
02:19Par moment aussi, non mais c'est un boulot tellement reprenant à 2000% qu'il faut être déjà...
02:25Et puis tu débarques dans un club quand même qui a pas été dirigé par une chèvre, quoi.
02:30Il y a du boulot qui a été fait ces dernières années, donc c'est encore plus dur.
02:32C'est vrai que tu passes...
02:33Alors après, là les avis sont partagés.
02:37Moi je trouve que Pablo Longoria, il a bossé quand même.
02:39Est-ce que ce serait un bon candidat ?
02:41Quelle extraordinaire bonne idée.
02:44C'est extraordinaire.
02:46Mourad, franchement, moi je vois, c'est la personne idéale, il coche toutes les cases.
02:51Mais pourquoi tu me décaches toi-même ?
02:53Il n'a pas envie, il n'a pas envie.
02:54L'envie, tu sais, c'est comme manger des pizzas, ça peut venir aussi en mangeant, en y réfléchissant.
02:59Et puis comme il aime les défis, quel plus beau défi !
03:03Quel plus beau défi !
03:04Mourad !
03:06T'as fait devenir tout long ce qu'il y a aujourd'hui.
03:08Triple champion de l'Europe.
03:09Dans tes affaires, t'as réussi à faire tout ce que tu fais.
03:11Oui, mais bon, d'abord j'ai une maison d'édition qui marche pas mal.
03:15Ensuite, un challenge comme ça, moi j'ai 65 balais.
03:19Ça veut dire que tu abandonnes ta vie, tes projets de vie, t'abandonnes tout.
03:24Parce que c'est un boulot.
03:25Alors t'as vu, t'as vu un entraîneur dans le rugby, ça fait un burn-out que je comprends.
03:29Un président de l'OM, mais le mec qui fait des journées de 35 heures.
03:31Et notamment à Toulon, Pierre Mignoni, ça lui est arrivé.
03:33Oui, parce que là, il y a quand même un chantier.
03:36D'autant que je comprends que l'économie du foot est en train de ressembler à l'économie du rugby.
03:41C'est une économie qui se reposait énormément sur les droits de télé.
03:44Ce n'est plus le cas.
03:45Donc il faut être créatif maintenant.
03:47Il faut créer des nouvelles ressources.
03:49Il faut savoir vendre son club et tout.
03:51Donc c'est un chantier énorme pour monter un modèle économique qui puisse concurrencer les plus gros.
04:00Il y a quand même un problème de visibilité pour le foot aujourd'hui aussi.
04:02Ce qu'il y a de pas, qu'on le veuille ou pas.
04:04Aujourd'hui, le foot, ce n'est pas le sport le plus visible en France.
04:07C'est un vrai handicap.
04:08On est dans un sport où le modèle économique a été totalement bouleversé.
04:13Parce que moi, je me souviens, il y a quelques années, je discutais avec le président de l'OGC Nice.
04:18Et on avait des budgets à peu près équivalents.
04:22Jean-Pierre Rivière ?
04:22Oui, je crois que c'est Jean-Pierre Rivière.
04:24Quand on comparait, moi, les droits de télé, c'était 10% de mon budget.
04:28Et lui, c'était 80%.
04:29Il fallait que j'aille chercher les 90%.
04:31Et aujourd'hui, ça s'est presque inversé.
04:34Pourquoi on a pensé à toi, Mourad ?
04:35Parce que tu as cette carrière brillante à tout.
04:37Parce qu'il n'y avait personne d'autre aujourd'hui qui est mostrée sur Paris.
04:39Non, non, non.
04:40Et parce que tu as ce charisme, tu connais le Sud, justement.
04:44Oui, je suis de Toulon et je suis un enfant de l'OM de tapis.
04:49Et tu as reçu un appel.
04:51Il y a une autre personnalité d'RMC qui croit en Mourad Boudjelal, président de l'OM.
04:55C'est Vincent Moscato.
04:56Il l'a dit hier dans le Moscato.
04:57Ça fait une sacrée appel, ça.
04:59Je veux te dire que le profil de Mourad était très, très bon.
05:02Mourad Boudjelal ?
05:03Oui, de Mourad était très, très bon.
05:04Parce qu'en plus, c'est des chefs d'entreprise qui connaissent les chiffres,
05:08qui ont une vraie personnalité, Mourad.
05:10C'est ce qu'il faut.
05:11Parce que si tu arrives en demi-teint, tu te fais bouffer tout cru.
05:13Un mec comme Mourad qui est du bas, qui est d'en bas, de Toulon et tout,
05:16il connaît la situation.
05:17Il faut des trucs, des mecs qui savent manager,
05:19des mecs qui ont fait de l'oseille,
05:21des mecs qui connaissent ce que c'est qu'un résultat.
05:24Ben voilà, candidat idéal.
05:25Non, non, non.
05:26Par contre, il y a, pour le président qui va reprendre le club,
05:30il y a un gros challenge.
05:31Et puis, après, là où je reconnais quand même,
05:33c'est que si tu réussis, tu vas vivre un truc incroyable.
05:37Je pense que Marseille, c'est quand même un club
05:38où si tu t'y files, si tu t'envoies, tu reçois, quoi.
05:41Ça, c'est sûr.
05:41C'est un peu comme le RCT.
05:42C'est un endroit où tu peux énormément recevoir de la part des supporters.
05:46Après, il faut savoir ce que ma courte, il veut, quoi.
05:48Je veux dire, quel est le modèle économique qu'il veut créer ?
05:51Qu'est-ce qu'il veut faire ?
05:52Il fait l'ouvert à l'arrivée de nouveaux investisseurs.
05:53Marseille, c'est un club identitaire.
05:54Marseille, ce n'est pas une ville, c'est un pays.
05:56C'est une ville.
05:56Donc, tu ne gères pas Marseille comme une ville,
05:59tu gères Marseille comme un pays.
06:00Voilà, c'est un pays, Marseille.
06:02C'est une ville, enfin, un pays qui a réussi cette chose incroyable
06:05que la France ne réussit pas à faire.
06:07C'est que tu as des communautés,
06:08c'est un melting pot, Marseille,
06:11et tu as des mecs avec des accents à couper au couteau
06:13qui te disent « je suis marseillais ».
06:16Et tous, les blacks, les beurres, n'importe qui,
06:19tous les mecs, ce que tu veux,
06:21ils te diront tous la même chose « je suis Marseille ».
06:23Ils ne te disent pas « je suis français »,
06:24« je suis marseillais ».
06:25« Je suis marseillais ».
06:26L'identité marseillaise est plus forte que l'identité française.
06:29Donc, le président devra tenir compte de ça.
06:31C'est-à-dire qu'il a un potentiel.
06:32S'il arrive à être identitaire et à développer un projet identitaire,
06:36il peut faire quelque chose de très grand.
06:37C'est là-dessus qu'il doit s'appuyer.
06:40Les Marseillais, ils peuvent accepter la défaite.
06:42Mais il faut que les mecs, ils pissent le sang sur le terrain.
06:44S'ils ne pissent pas le sang, ça ne marchera pas.
06:45– Alors, sur le débat, justement, Jérôme,
06:46parce que toi, c'est ta position depuis plusieurs jours,
06:49tu dis « à la tête de l'OM,
06:50il faut quelqu'un qui vient du monde du foot,
06:52quelqu'un qui connaît le football ».
06:53– Non, non, non, non, j'ai dit « à la tête de l'OM »,
06:56moi, là, je parlais du directeur sportif et de l'entraîneur.
06:59Pour moi, c'est les priorités, c'est le…
07:01– Oui, avant tout, voilà, avant tout.
07:03Après, qui place ces personnes-là,
07:05forcément, c'est le propriétaire avec le président.
07:07Donc, il faut faire les choses dans l'ordre.
07:09Et c'est pour ça que je te dis,
07:10parce qu'il y a plein de contre-exemples, en fait.
07:12Il y a des gens, des présidents,
07:14qui ont réussi, qui étaient charismatiques,
07:16qui ont réussi à amener le maximum,
07:18au niveau du sportif, à faire des bons choix,
07:21parce qu'ils étaient charismatiques,
07:22ils avaient ce respect du vestiaire,
07:25c'était naturel chez eux.
07:26Les hommes charismatiques,
07:27il n'y en a plus beaucoup en tant que président.
07:28J'en ai parlé avec Mourad avant l'émission.
07:30Et c'est vrai qu'à l'époque, il y en avait beaucoup.
07:33Moi, j'ai eu la chance de connaître
07:34Jean-Louis Campora, par exemple, à Monaco.
07:36Alors, ce n'est pas le même club avec Marseille,
07:37on est d'accord.
07:38Mais n'empêche que c'est quelqu'un…
07:40Bon, après, à force,
07:41ils connaissaient le foot, forcément.
07:43Quand tu es là depuis 30 ans,
07:44tu connais le foot.
07:45Mais au début,
07:45ils ne connaissaient pas plus que ça, le football.
07:47Mais rien que sa posture,
07:50le respect était là.
07:51Et puis après, j'ai connu d'autres présidents
07:53qui, eux, pour de bon,
07:54ils n'étaient pas charismatiques.
07:55– Comme qui, par exemple ?
07:56– À Monaco.
07:57T'imagines qu'à Monaco,
07:59l'année où Jean-Louis Campora arrête,
08:01l'année où on fait la finale à Ligue des Champions,
08:03la plus belle année, peut-être,
08:04de l'histoire du club,
08:05c'est Pierre Zvara.
08:06Je suis sûr que personne ne connaît Pierre Zvara.
08:09– Non, j'ai oublié.
08:09– Voilà.
08:10– Pas au Scrabble, on pense bien.
08:12– Exactement.
08:13Mais non, il n'y avait pas le W,
08:15c'était le W.
08:16Mais n'empêche qu'il n'était pas charismatique,
08:19il ne connaissait pas le foot.
08:20– Mais il y avait à l'intérieur,
08:22il y avait un directeur sportif,
08:24il y avait un entraîneur, Didier Deschamps,
08:26qui faisait un peu tout,
08:27qui cochait toutes les cases.
08:28– Pour diriger un garage,
08:30ce n'est pas nécessaire d'avoir le permis de conduire.
08:31– Ben oui, c'est un autre métier, quoi.
08:33Le président d'un club,
08:35il est là pour donner les moyens
08:37à un coach et un directeur sportif
08:39de s'épanouir.
08:40Il est là pour qu'on entende,
08:41de temps en temps,
08:42les mouches voler aussi,
08:43quand ça ne va pas.
08:43C'est important d'avoir l'autorité.
08:45Et puis, il est là aussi
08:46pour représenter,
08:48pour prendre des coups,
08:49pour représenter l'identité du club,
08:50pour représenter tout ça, voilà.
08:52Et un président de club,
08:54quand ça perd à la maison,
08:55il doit être devant les micros, quoi.
08:56Ce n'est pas son coach qui va,
08:57ce n'est pas son directeur sportif.
08:58C'est le président qui va.
08:59C'est lui qui représente les défaites,
09:02c'est lui qui représente les échecs,
09:03c'est lui qui va aussi représenter la confiance
09:04qu'on peut poser dans le club
09:06et l'identité du club.
09:07– Et moi, je suis d'accord avec…
09:08– C'est ça que je trouve que Mohamed,
09:09en termes d'identité et tout,
09:10il est très bien.
09:11– Mohamed Bouafsi, je précise.
09:12– Après, si Eric ne veut pas y aller,
09:15est-ce que par rapport aux personnes que tu cites,
09:19est-ce que eux, par exemple,
09:21le côté charismatique,
09:22le côté respect de l'institution,
09:24comme tu dis,
09:24taper du poing sur la table quand il le faut,
09:26quand tu es une jeune personne inexpérimentée,
09:30est-ce que tu peux te permettre de le faire ?
09:32– Il peut s'adapter, je pense, assez vite,
09:33parce que Mohamed, il a l'ambition,
09:35s'il prend le poste,
09:37s'il a le poste,
09:38il va se mettre une pression de malade,
09:40c'est clair,
09:41il va se mettre une ambition,
09:42il va être à 3000 pour réussir.
09:44Voilà, il ne va pas faire semblant.
09:46– Toi, moral, si Mac Courte t'appelle,
09:48là, on sort de la plaisanterie,
09:49est-ce que tu réfléchis ?
09:50– Ça dépend où il m'invite à dîner, quoi.
09:52– Ah, ça dépend du resto !
09:53– Histoire au moins de faire un bon resto.
09:54– Non, mais sérieusement.
09:55– Non, mais dans ma vie privée,
09:56ça sera déjà compliqué,
09:58parce que je n'ai pas envie d'abandonner
09:59tout ce que les miens,
10:00parce que, je te le dis,
10:01le mec, il prend l'OM,
10:02voilà, il y a un ibis juste à côté,
10:05il prend une chambre à l'année,
10:06pour réduire les distances,
10:08ou alors il s'installe un lit directement sur place,
10:10tu ne peux pas faire autrement.
10:12En plus, moi, il y a une révolution,
10:14si je prends, moi, je préfère 50 personnes
10:16qui bossent que 300 qui glandent,
10:17c'est un choix,
10:18donc moi, je suis pour les effectifs
10:20les plus réduits dans l'efficacité.
10:22Je suis pour les circuits courts,
10:24c'est-à-dire qu'entre moi et les autres,
10:26il n'y a personne.
10:27Moi, je parle à tout le monde,
10:29même la standard vie,
10:30c'est moi qui donne les conçus.
10:31Voilà, je ne veux personne,
10:33je suis pour les circuits courts.
10:34Ça fait une révolution,
10:35le club, il n'est pas construit,
10:36il n'est pas conçu pour ça,
10:37voilà, c'est totalement différent.
10:40Mais il y a plein de très bons candidats
10:42et Mohamed, je pense,
10:43il a les épaules.
10:45Il y a d'autres noms qui sont sortis,
10:46donc s'ils vous appellent,
10:47c'est non, concrètement, c'est non.
10:48Non, moi, je n'irai pas.
10:50Bonjour, Morad, c'est Franck,
10:51est-ce que ça vous intéresse ?
10:52Non.
10:52D'abord, il me le dira en anglais,
10:54donc je crois que je le comprenne.
10:55Hello, Morad, il est Franck.
10:58Mais non, par contre,
11:00oui, c'est possible que j'y aille aussi
11:01par le plaisir de se faire draguer,
11:02je veux dire,
11:03mais ça me...
11:05Non, j'irai parce que déjà,
11:06histoire de m'expliquer
11:07de cette histoire passée,
11:08parce que je l'ai rencontré,
11:11Franck MacCourte,
11:12il était maillol avec le président Macron,
11:15il n'était pas président,
11:17on avait bien rigolé,
11:18à l'époque, il était plutôt sympa.
11:19C'était lui le propriétaire de l'OM,
11:20déjà, à ce moment-là ?
11:21C'était déjà le propriétaire de l'OM,
11:22c'était très bien passé,
11:23il était venu,
11:24on avait gagné,
11:25il y avait le président qui était là,
11:26enfin le président,
11:27le futur président qui était là.
11:30Après, il y a eu l'histoire à Joudi,
11:32pour moi, à Joudi,
11:32c'était un brouteur.
11:34C'était un brouteur,
11:35il s'est servi de moi,
11:35mais il n'avait pas...
11:37Parce qu'il voulait acheter le club
11:37pour le revendre.
11:38Oui, il fallait faire un aller-retour,
11:39il était là pour faire un aller-retour.
11:41C'est une blessure encore aujourd'hui,
11:42Mourad ?
11:43Oui, bien sûr,
11:43c'est une blessure,
11:44parce que moi,
11:46vis-à-vis des supporters de l'OM,
11:47vis-à-vis de ce club,
11:48ce n'est pas bien.
11:50Puis moi, c'était une période
11:51un peu particulière,
11:52où j'étais entre deux,
11:53je me disais,
11:53qu'est-ce que je vais faire ?
11:54Bon, il y a ça qui tombe.
11:55Et le mec, il est séduisant,
11:57il t'emmène dans un appartement,
11:58dans le 16e,
11:59il t'envoie...
12:00Mais qu'il a du blé, tu vois.
12:02Mais il a du blé pour lui.
12:03Il n'a pas du blé suffisant
12:04pour aller...
12:04Et pourquoi à l'époque,
12:05ça vous intéressait ?
12:06Pour aller t'appeler le cul des Qataris.
12:07Parce qu'il était plus jeune.
12:08Pourquoi à l'époque,
12:08ça vous intéressait ?
12:09Parce que j'avais pas fait
12:11tout ce que j'ai fait aujourd'hui.
12:13Voilà.
12:13Là, je suis parti sur d'autres chemins
12:15avec des gens qui m'ont suivi.
12:17Il y a des gens qui ont quitté leur boîte
12:18pour me suivre et tout.
12:18C'est important, tout ça.
12:21Donc...
12:21Après, c'est aussi la pression.
12:27Si tu vas à Marseille,
12:29il faut que tu réussisses.
12:31Parce que je pense que
12:31toute ta vie, tu le portes.
12:33Ouais.
12:34Toute ta vie, tu le portes.
12:34Ah, tu vois, on le voit
12:35avec certains présidents
12:36qui sont passés,
12:37qui sont partis.
12:37Et toute ta vie,
12:38on se dira,
12:39c'est le mec qui a échoué, quoi.
12:40Tu vois ?
12:41Et il faut vraiment réussir.
12:42Et est-ce qu'aujourd'hui,
12:44tu peux réussir...
12:45Moi, à Marseille,
12:45je pense sincèrement
12:46que je peux réussir
12:46à un modèle économique.
12:48Ça, je pense que j'y arriverai.
12:49Mais ça, c'est des arguments
12:50pour y aller.
12:51Réussir à un modèle sportif.
12:52Je suis pas sûr d'y arriver,
12:53parce que c'est très difficile,
12:55parce qu'il y a une concurrence
12:56que de malades.
12:57T'as un pays, quoi.
12:58T'as un État,
12:59même si en ce moment...
12:59Ouais, et puis tout seul,
13:00tu peux pas y arriver.
13:01Tu peux pas ?
13:01Non.
13:01Et puis c'est pas toi qui dépend.
13:03Est-ce que je suis capable
13:03de choisir les bonnes personnes
13:05et tout ?
13:05C'est ça le plus beau.
13:06Moi, je suis capable
13:06de monter un modèle économique
13:07parce que le logo Marseille,
13:09tu peux le sur-multiplier,
13:10le sur-développer.
13:11C'est extraordinaire.
13:12Tu peux faire dépenser
13:12aux gens de l'argent
13:14qu'ils ont pas.
13:14Je veux dire, c'est clair.
13:15Mourad, s'il y a des choses
13:17que tu sais faire
13:17et d'autres que tu sais pas faire,
13:18ça c'est la vie de tout le monde.
13:19Mais après, le sportif,
13:20sincèrement,
13:21je suis pas certain
13:21de choisir les bonnes personnes.
13:24Non, je suis pas certain
13:25de choisir les bonnes personnes.
13:27Et puis là,
13:27les choix, ils coûtent cher, quoi.
13:30Moi, c'est assez surprenant
13:33de t'entendre dire
13:35presque d'avoir peur de l'échec,
13:36mais l'échec,
13:36ça fait partie de ta vie,
13:38de la vie, de tout en tout.
13:39Ouais, mais Marseille,
13:40tu sais, c'est mon histoire, moi.
13:41Moi, quand j'étais gamin,
13:42il y a très longtemps,
13:43je suivais le Marseille de Scoblard
13:44et Magnusson à la radio.
13:47Après, j'ai été...
13:47Moi, je suis fasciné
13:48par Bernard Tapie, quoi.
13:50Et j'ai suivi l'OM de Tapie,
13:53mais comme le RCT, quoi.
13:55Tu vois, donc Marseille,
13:56c'est quelque chose pour moi.
13:57Mais le foot,
13:57tu finis toujours par échouer.
13:59C'est-à-dire que
14:00au bout d'un moment,
14:01tu finis par te faire virer.
14:02Tu finis si tu commences, quoi.
14:03Si tu commences pas,
14:04tu finis pas.
14:05Ouais, mais dans ces conditions,
14:06tu t'entends plus rien.
14:07Ce que je veux dire,
14:08c'est que c'est pas grave d'échouer.
14:09Et au bout d'un moment,
14:10ça va être suite à une réussite
14:12ou pas, tu vas rebondir.
14:13Enfin, c'est la ville.
14:14C'est difficile.
14:15C'est quoi la réussite dans le foot ?
14:16Quand tu vois la qualité
14:18de Pablo Longaria,
14:19qui est un mec de qualité
14:20et comme ça a été dur pour le...
14:21Tu vois, le directeur,
14:23j'ai oublié son nom.
14:24Médie Benatia.
14:24Médie Benatia.
14:25Il était super bon, ce mec.
14:27Surtout lui,
14:28Identité Marseille.
14:29Il était brillant, quoi.
14:30Il était vraiment brillant.
14:31Il a fait un boulot incroyable.
14:32Mais si vous venez,
14:33peut-être que vous pouvez le convaincre
14:33de rester avec ça.
14:36Et malgré ça,
14:37que sur la balance,
14:37ça pèse plus lourd
14:38du côté des réussites
14:39que des erreurs.
14:41La première des choses,
14:42Moral,
14:43c'est qu'il faut dire
14:43ce que tu fais
14:44et faire ce que tu dis.
14:45Quand un président Longaria
14:46t'explique qu'il faut
14:47de la régularité
14:48et qu'il faut arrêter
14:49de partir dans tous les sens
14:50et qu'il fait des recrudes
14:50tous les six mois
14:51de la stabilité
14:52et tout.
14:53Mais au bout d'un moment,
14:54quand tu commences,
14:55il a beau avoir fait
14:56du bon travail,
14:56quand tu prends les gens
14:57pour des imbéciles,
14:58au bout d'un moment,
14:59ça te revient forcément
14:59en pleine gueule
15:00comme un bon mangue.
15:01Il avait basé son modèle
15:05sur le trading.
15:06Oui, mais ce n'était pas
15:07son discours.
15:08Ce n'était pas son discours.
15:09Oui, mais après,
15:10tu te dis,
15:10je prends 20 mecs,
15:11si j'ai un peu de cul,
15:12dans les 20,
15:12il y en a un qui va faire jackpot.
15:14Oui, mais sauf que ça,
15:15ça fait partie de ses erreurs
15:16et des erreurs de communication
15:17comme ça,
15:18tu le reprends dans la tronche
15:19quand tu ne suis pas
15:20ton projet
15:21et ta communication du début.
15:22Non, je pense que moi,
15:23sincèrement,
15:23je crois que Marseille,
15:24c'est un club identitaire.
15:25Il ne faut pas gérer Marseille
15:26comme une ville,
15:27mais comme un pays,
15:28vraiment comme un pays.
15:28Il faut que les gens
15:29s'identifient à un projet.
15:30Ils peuvent peut-être
15:31avoir un peu d'indulgence
15:32parce que s'ils sentent
15:33que tu ne leur racontes
15:33pas des conneries,
15:34il ne faut pas leur vendre
15:35du rêve.
15:37Le mec qui reprend l'OM,
15:39la première année,
15:39il ne fera rien.
15:40Il y a quand même
15:40au moins une année
15:41pour comprendre,
15:41pour auditer,
15:42pour mettre en place
15:43ces choses.
15:43Et si les gens,
15:44ils sentent que tu es honnête
15:46avec eux et que tu t'y files,
15:47peut-être qu'ils vont accepter.
15:49Ils vont accepter.
15:50Tu te trompes de temps en temps.
15:50Pour t'amener là-dessus,
15:52si Mac Court t'appelle,
15:53tu le rencontres.
15:55Je le rencontrerai
15:56parce que j'ai des choses
15:56à lui dire.
15:57Je ne veux pas
15:57qu'il ait une mauvaise image
15:57de moi par rapport
15:58à l'affaire...
15:59Donc il y a une possibilité
16:00qui ne convainc.
16:01Oui, mais il ne m'appellera pas.
16:02Je n'y en rêve pas.
16:03Mais il ne m'appellera pas.
16:04Tu sais, des noms,
16:05c'était deux noms avant.
16:06C'était moi,
16:07Maître Boivsi et Eric Dimeco,
16:08par exemple.
16:09Et Vincent Moscato.
16:11Oui, mais Vincent,
16:12il est là.
16:13Il ne doit pas nous le retirer.
16:14Ça, tu vois trop.
16:16Ça y est, c'est plus crédible.
16:17Il aime l'argent.
16:18Ce que je veux dire,
16:18quand tu dis,
16:19il n'y a pas beaucoup...
16:20Quand je t'entends parler,
16:21il n'y a pas beaucoup
16:22de candidats, en fait.
16:23Parce que...
16:24Ça ne nous vient pas
16:26à la tête.
16:26Non, mais le côté identitaire,
16:28c'est hyper important.
16:30On ne va pas se mentir.
16:31Si le président est robeux,
16:32ça ne marchera mieux, quoi.
16:33Oui, non, mais...
16:34Par exemple, voilà.
16:35Le côté connaissance de Marseille,
16:37de l'entourage,
16:38le côté...
16:39Oui, c'est vrai.
16:39Franchement,
16:40moi, je pense que c'est important
16:42d'avoir ce genre de personnage
16:43à la tête de l'autre.
16:44Moi, j'ai eu la chance
16:44de déjeuner.
16:45J'avais été invité à déjeuner
16:46par Pape Diouf,
16:47qui, pour moi,
16:48était un grand président.
16:49Ah oui.
16:49Tout le monde le dit.
16:50Qui a été un des meilleurs.
16:51Tout le monde est des meilleurs.
16:52Je veux dire,
16:52quand tu vois les mecs,
16:53tu te dis, putain,
16:55c'est à mon tour, quoi.
16:57Il faut porter des talons, quoi.
16:59Il faut quand même porter
17:00le RCT,
17:00trois titres de championne Europe
17:01d'affilée.
17:03Pape Diouf,
17:03c'était dit au niveau, quoi.
17:04C'est juste...
17:06Excuse-moi,
17:06mais quand on t'entend parler,
17:08on a l'impression de tout,
17:09sauf que tu n'as pas envie.
17:10Oui, ça, c'est vrai.
17:10Ah, non, non.
17:11C'est clair.
17:12Ta façon de parler,
17:13laisse.
17:15Sincèrement,
17:16c'est un choix de vie.
17:17Ce n'est pas parce que je ne veux pas.
17:19Ça ne serait pas raisonnable
17:20dans ma vie.
17:21Voilà.
17:21Parce que j'ai des engagements,
17:23j'ai un projet de vie
17:24avant de mourir
17:25que j'ai mis en place
17:26parce que je suis quand même conscient.
17:28Malheureusement,
17:28je suis athée,
17:28donc je suis conscient
17:29de la finalité des choses.
17:30Donc je me dis,
17:31j'aimerais bien,
17:31ça serait plus simple.
17:32Quand on est croyant,
17:33c'est plus simple, la vie.
17:34Et je suis même un athée intégriste.
17:36Et donc,
17:36j'ai essayé de...
17:37avant de disparaître
17:37à tout jamais,
17:38j'ai programmé un peu
17:39ce que j'avais envie de faire.
17:40Et Marseille,
17:41ce n'est pas prévu au programme.
17:43Oui, mais la passion,
17:43c'est plus fort.
17:44Moral, la passion,
17:45c'est plus fort que la raison,
17:46souvent.
17:46Oui, mais il y a tellement de choses...
17:48Avant de mourir,
17:48il y a tellement de choses à faire.
17:50Et moi, en termes de passion,
17:51j'ai été gavé quand même.
17:52Je reconnais que j'ai été gâté.
17:54On se souvient des tours de taxi
17:55autour des stages
17:56de finale de Coupe d'Europe.
17:58Sauf que je ne sais pas...
18:00Quand tu l'as connu,
18:01ce que tu as fait,
18:01Moral,
18:01t'as envie de le revivre.
18:02C'est pour ça.
18:03Non, j'ai quitté...
18:04Ça te démange.
18:05Non, je vais te dire un truc.
18:06Un matin, je me suis levé
18:07et j'ai décidé de vendre le RCT
18:09parce que je me suis dit
18:10j'ai une vie de merde.
18:11Pourquoi j'ai une vie de merde ?
18:12Parce que le matin,
18:13tu te lèves pour refaire
18:14ce que tu as fait
18:14et tes joies et tes peines
18:15sont liées à des résultats sportifs.
18:17Ça s'appelle une vie de merde.
18:18Voilà.
18:19Je me suis dit,
18:19tu ne referas pas
18:20les mêmes erreurs.
18:21Sauf que tu sais très bien
18:22qu'il y a...
18:23Surtout dans le sport,
18:24je ne dis pas que dans le sport
18:25parce que...
18:26Bon, moi,
18:27je ne fais que du football
18:28et je vis à travers le football
18:29mais où tu vis
18:33la jouissance, tu vois,
18:34de la victoire,
18:35l'adrénaline à son max.
18:36Écoute-moi,
18:37le football,
18:38il y a un truc
18:38qui est dix fois plus engraçant
18:39qu'au rugby,
18:40qui est terrible à vie.
18:41C'est qu'au football,
18:42tu as un acte fatal.
18:43Au rugby,
18:43tu prends un essai,
18:44ce n'est pas très grave.
18:45Au football,
18:46tu te prends un but,
18:47ce n'est pas très grave.
18:49Tu peux remonter.
18:50Deux buts, c'est dur.
18:51J'allais dire qu'à chaque action,
18:53l'adrénaline,
18:53elle est cent fois plus forte
18:54qu'à chaque action de l'adrénaline.
18:57Je ne suis d'accord.
18:57Rien à voir.
18:58Et en plus,
18:59quand tu es président un peu investi,
19:01s'il y a 60 000 personnes au stade,
19:02tu as l'impression
19:02que quand tu prends un but,
19:03les 60 000 mecs,
19:04c'est sur toi.
19:05C'est sur toi.
19:06C'est toi qui va t'excuser.
19:07C'est pour ça qu'on vient s'entourer.
19:08J'ai une question pour toi.
19:09Donc ça, vous êtes plusieurs à faire le coup clier.
19:10J'ai une question pour toi
19:11parce que, évidemment,
19:12ça avait suscité beaucoup d'intérêt
19:14quand tu avais évoqué
19:15la possibilité d'arriver à Marseille.
19:18Il y a un truc que tu avais dit
19:19qui avait fait réagir.
19:20Tu avais dit,
19:20moi, si un jour j'arrive à Marseille,
19:21je fais un truc,
19:22je dors devant chez Zéline Zidane
19:23et je fais tout pour qu'il vienne.
19:24Elle sera divisée
19:25parce que je pense qu'il a un dérogé.
19:27Est-ce que l'enjeu,
19:27c'est comme ça à Marseille,
19:28quand on est président
19:28de l'Olympique de Marseille,
19:29d'aller convaincre de forte personnalité
19:31de s'investir dans le rugby ?
19:33Donc si toi,
19:34Mourad Boujela,
19:34tu étais président de l'OM,
19:35c'est ce que tu fais ?
19:36Si on me dit,
19:37si je décide de prendre
19:38un mec impossible,
19:40je vais le harceler,
19:42je vais même lui faire du chantage.
19:43Je ferai tout.
19:44Je vais faire toutes les armes
19:45pour que le mec...
19:46Quand j'ai une idée en tête,
19:47quand j'ai un nom en tête,
19:48j'ai fait venir Oumaga,
19:49meilleur joueur du monde
19:49en pro des deux,
19:50en deuxième division.
19:51Et moi,
19:52un président de l'OM,
19:53tu te dis,
19:53si tu es président de l'OM,
19:54aujourd'hui,
19:54ce n'est plus possible.
19:55Tu te dis,
19:56la personne,
19:57c'est Zidane.
19:58Il n'y a que ça,
19:58tu ne penses qu'à ça,
19:59tu ne rêves qu'à ça,
20:00tu ne dors que pour ça.
20:01Il y a des gens qui sera libres
20:02à la fin de la Coupe du Monde.
20:03Il a déjà été...
20:04Il a déjà été gagné.
20:05Il a déjà gagné.
20:06Mais là,
20:07moi,
20:07à l'époque,
20:07c'était Zidane.
20:08Putain,
20:08t'imagines ce que c'est Zidane ?
20:09Putain,
20:10c'est un monument.
20:11Un monument.
20:11Tu y vas,
20:12tu convaincs
20:13Médie Benatia Bresné
20:14et tu vas chercher un calmeur.
20:14T'as un mec qui est en or,
20:16déjà qui est en or.
20:17T'as un mec,
20:17une compétence hors normes.
20:19Rien qu'avec lui,
20:20tu te dis,
20:21mais je peux partir à la guerre,
20:22il ne va rien m'arriver.
20:23Il ne va rien m'arriver
20:32Il m'a dit
20:32qu'il n'acceptait pas
20:34les chèques
20:34et les cartes bleues aussi.
20:35Ah bon,
20:35d'accord.
20:36Toujours,
20:36toujours,
20:37toujours.
20:38J'ai l'impression
20:39que t'es plus convaincant
20:40que Philippe Diallo
20:41pour un président de la Coupe du Monde.
20:44Je vote pour toi,
20:45même si t'as pas envie.
20:46Je suis désolé.
20:47Tu m'as convaincu.
20:48Tu m'as convaincu
20:49que t'avais envie d'y aller.
20:50Et puis,
20:51si tu veux faire rêver
20:52les Marseillais,
20:52il te faut des joueurs phénomènes.
20:55Marseille ne vit
20:55que pour les joueurs phénomènes.
20:57N'oublie pas que Marseille,
20:58c'est la ville
21:00de la musique urbaine.
21:01Aujourd'hui,
21:01c'est la ville de tout ça.
21:02Il faut des mecs
21:03qui s'identifient à ça.
21:04C'est très important.
21:05Qui s'identifient
21:06à la culture de la ville,
21:07à l'identité de la ville,
21:08sans oublier aussi
21:09le côté bourgeois de la ville.
21:10Tu dois essayer
21:11de regrouper tout le monde
21:13et de faire en sorte
21:14que dans les tribunes,
21:15il n'y ait qu'un seul Marseille.
21:17Qu'il n'y ait qu'un seul Marseille.
21:18Que les gens se retrouvent.
21:19C'est ça le stade.
21:20Je suis à deux doigts
21:21de dire que j'aime bien Marseille.
21:22Il est trop fort.
21:23Il m'a bouffé le cerveau.
21:24Il m'a bouffé le cerveau.
21:24Jérôme Bretagne.
21:25C'est un supporter
21:26de Marseille-Mohamed.
21:27C'est vrai.
21:27Il nous a envoyé Moamed.
21:28Il nous a envoyé Moamed.
21:29Je suis supporter
21:30de Marseille-Mohamed
21:31et de l'équipe
21:31qui joue contre le PSG.
21:33Et que l'équipe
21:34qui joue contre le PSG.
21:35Je suis supporter
21:35de toutes les équipes
21:36qui jouent contre le PSG.
21:37Mais t'as tout
21:38pour Alain Noé,
21:38Valence.
21:39Je suis supporter
21:40de Liverpool.
21:41Déjà, je suis supporter
21:41de Liverpool.
21:43Quand t'as Mick Jagger
21:45et Mc Carton
21:45en tribune,
21:46t'es obligé
21:47d'être supporter
21:47de cette équipe.
21:48C'est plus fort que tout.
21:49En 20 minutes,
21:51tu as convaincu
21:51Jérôme Bretagne,
21:53Christophe Dugarry,
21:53Steve Savidant.
21:55Là, la France entière
21:55qui nous écoute
21:56parce qu'on est la radio du sport
21:57va commencer à être convaincu
21:58tous les supporters marseillais.
21:59Qu'est-ce qu'il faut
22:00pour tout ce truc ?
22:01Qu'est-ce qu'on fait ?
22:02Non, non, mais...
22:03Non, non, c'est une pétition.
22:05Je vous ai convaincu
22:06de ma passion pour l'OM.
22:07Parce qu'elle est réelle.
22:08Depuis que je suis né,
22:09l'OM, c'est mon club de cœur.
22:10Je veux dire,
22:11je vais ouvrir une anecdote.
22:12À 15 ans,
22:13il y avait Marseille-Saint-Étienne.
22:15J'avais 15 ans.
22:16J'ai fugué de chez moi
22:17pour aller voir Marseille
22:18au stade Vélodrome.
22:20Et je n'avais pas de billet.
22:21J'étais totalement inconscient.
22:22Et je me suis retrouvé,
22:23je me rappelle,
22:24en haut,
22:24il fallait sauter un mur
22:25et il y avait un mec
22:26en bas avec des chiens.
22:27Il me dit,
22:27si tu sautes,
22:28je t'envoie les chiens.
22:29Moi, dans ma tête,
22:29je me dis,
22:30il ne va pas oser envoyer un chien
22:31sur un gamin de 15 ans.
22:33J'ai sauté,
22:33j'ai couru
22:34et je ne sais pas
22:35par quel miracle
22:35je me suis retrouvé
22:36au milieu du stade,
22:37super bien placé,
22:39sans billet,
22:39dans un match
22:40où Marseille avait gagné 1-0.
22:42Je me rappelle à l'époque
22:43les verres de Kurkovic,
22:44l'équipe qui avait joué la finale.
22:46Jean-Michel Larquet, quoi.
22:47Ouais,
22:48Jean-Michel Larquet,
22:49et j'étais pour voir l'OM.
22:51J'ai fugué de chez moi
22:52à 15 ans,
22:53ou à 14 ans,
22:54je ne sais plus,
22:54pour aller voir,
22:55il faudrait voir
22:55en quelle année
22:56ce Marseille-Saint-Étienne
22:58à 1-0 s'est déroulé.
22:59J'avais fugué
23:00pour voir l'OM.
23:01C'est-à-dire,
23:01j'ai suivi l'OM.
23:02Alors justement,
23:03Mourad,
23:03quel serait l'argument fatal
23:05de Franck McCourt
23:05pour vous convaincre ?
23:07Le dîner se passe bien,
23:08ça plaisante,
23:09ça discute,
23:10et l'argument fatal ?
23:11Ce serait Barnard Tapie
23:12qui me le demandait.
23:12Malheureusement,
23:13ça sera compliqué.
23:13Ça va être dur.
23:14Malheureusement,
23:15ça sera compliqué.
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