- il y a 23 heures
Joshua Zarka, ambassadeur d'Israël en France, était l’invité du Face-à-Face de ce jeudi 2 avril sur BFMTV et RMC.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:02Il est quasiment 8h29 sur RMC et BFM TV. Bonjour Joshua Zarka, vous êtes l'ambassadeur d'Israël en France,
00:10je le disais.
00:10Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation. Votre parole, vos mots comptent, surtout après l'allocution, je le disais, très
00:18attendue du président américain.
00:19On va parler de ses répercussions immédiates, on l'a vu, ses salves de missiles à nouveau tirées sur Israël,
00:26ses menaces très fortes iraniennes.
00:28Une prise de parole du président américain sur laquelle beaucoup d'experts ces dernières heures avaient spéculé.
00:34Mais finalement, assez peu de choses nouvelles, après des rumeurs d'arrêt de la guerre ou d'autres annonces majeures,
00:40il n'en a rien été.
00:42Pas de sortie du conflit rapide, mais un calendrier frappé sans relâche l'Iran pendant encore 2 à 3 semaines.
00:48Est-ce que vous êtes soulagé ce matin ?
00:50Ce n'est pas une question de soulager, vous savez. Je le répète assez régulièrement.
00:55Bon, cette coordination qu'il y a entre nos deux pays, entre nos deux dirigeants et entre nos deux armées
01:01est une coordination qui est assez totale.
01:03Je parlais ici, sur votre plateau, il y a quelques semaines, du fait que nous avions, quelques jours que nous
01:08avions besoin de quelques semaines encore.
01:10Et c'est exactement, finalement, ce que dit le président Trump.
01:13C'est le même calendrier. Vous partagez ce même calendrier.
01:17Il y a un calendrier. Alors, il y a des fois des tendances à chercher, que ce soit sur des
01:21médias européens ou d'autres, à chercher les différences, à chercher une disaccorde entre nos dirigeants.
01:28Ce n'est pas le cas. Nous sommes une armée.
01:32Il y a une décision qui est prise par les deux dirigeants, par les deux chefs des armées.
01:37Et nous sommes entièrement coordonnés.
01:39Et comme je le disais auparavant, nous avons besoin encore de quelques semaines, d'un petit nombre de semaines pour
01:44terminer, pour en finir avec toutes les cibles militaires de cette guerre.
01:47Et donc, vous dites ce matin, fin de la guerre, comme le président américain, dans deux, trois semaines ?
01:52Je dis que la fin des cibles militaires et nucléaires iraniennes, dans deux à trois semaines.
01:59Et on va y revenir dans le détail. Pardonnez-moi juste ce matin.
02:02Encore une fois, vous dites certains médias occidentaux, européens, américains aussi.
02:07Américains aussi, non, non.
02:09Souvent très bien informés.
02:11Et vous le dites aussi, il y a une coordination totale.
02:14Est-ce que ces dernières heures, à votre connaissance, il y a eu des contacts directs entre le Premier ministre
02:19israélien, le président américain ou la Maison-Blanche,
02:21pour dire, finalement, un arrêt de la guerre, serait-tu une folie ?
02:25Et vous ne pouvez pas nous lâcher aujourd'hui.
02:27Je suis incapable de vous dire cela.
02:29Les discussions qu'il y a entre le Premier ministre et le président sont vraiment des discussions quotidiennes.
02:33Ils se parlent régulièrement.
02:34Je n'ai pas de rapport à ces sujets qui viennent de Jérusalem en me disant qu'on a parlé
02:38à Storci, etc.
02:39Non.
02:40Mais vous parliez auparavant, si je peux me permettre, des missiles qui ont été tirés par les Iraniens.
02:45Encore une fois ce matin, dans la banlieue de Tel Aviv.
02:48Il ne faut pas oublier, et c'est important de comprendre,
02:51qu'entre le maquillage et l'interview, 30 missiles ont été tirés du sud du Liban contre le nord de
02:57mon pays.
02:59Entre le maquillage et 30 missiles par le Hezbollah.
03:02En l'espace donc de 10 minutes.
03:0410 minutes.
03:0410 minutes.
03:05Et donc, ça n'arrête pas.
03:06Il faut comprendre, c'est une guerre.
03:08En plus, on va parler du Liban, j'imagine.
03:11C'est une guerre qui, au Liban, nous a complètement été imposée par le Hezbollah.
03:15Alors oui, les Iraniens essayent de continuer à tirer.
03:18Ils ont tiré hier, c'est la fête de Pâques, qui est une fête.
03:21La fête de Pessah, en effet.
03:22La fête de Pessah, c'était le Céder, une fête très importante chez les Juifs.
03:26Et en venant en chemin, en venant ici, je me suis rappelé de quelque chose,
03:29l'une des prières qu'on a dit hier soir, c'est ce qu'on répète à chaque Agada, chaque
03:34année,
03:35c'est que dans chaque génération, il y a ceux qui essayent de nous détruire.
03:39Et c'est seulement par intervention divine, et là, j'ajouterai aussi de l'IDF, que nous survivons.
03:45Et pendant que nous disions cette phrase chez moi, hier soir, pendant le Céder,
03:52des missiles, des dizaines de missiles iraniens tombaient sur mon pays.
03:56Il y a une forme, justement, peut-être de lassitude de l'opinion publique israélienne ?
04:02Non, parce que, vous savez, c'est pas que le régime iranien nous a donné une option,
04:07a ouvert une petite porte, disant, nous pourrons vivre ensemble.
04:10S'il y avait cette porte qui avait été ouverte, ils sont à 1200 km de notre pays,
04:16nous n'avons aucun problème avec le peuple iranien, bien le contraire.
04:20C'est un peuple avec lequel nous sommes très proches.
04:22Donc, ils sont à 1200 km, nous n'avons aucun problème avec eux.
04:25S'ils avaient décidé de vivre en paix avec nous, ils n'auraient eu jamais un problème.
04:28Ils ont dit d'une façon très claire, ils ont répété d'une façon très claire,
04:32à chaque fois qu'ils en avaient l'occasion, notre but était de détruire Israël.
04:36La destruction d'Israël, donc reste une menace existentielle encore aujourd'hui.
04:40Sur le piège de l'escalade, quand même, Joshua Zarca,
04:44deux à trois semaines supplémentaires, vous nous le redites ce matin,
04:47sans doute le but de guerre sera atteint dans ce calendrier-là.
04:52Mais néanmoins, ce sont des mots qui sont répétés à peut-être plus grande échelle.
04:57Est-ce que finalement, c'est une guerre sans fin dans laquelle vous vous êtes embarqués ?
05:01Vous ne croyez pas ?
05:02Non, non, pas du tout.
05:03Une guerre sans fin serait si, par exemple, nous n'étions pas arrivés à plus de...
05:08Par exemple, dans les lanceurs, nous sommes, par rapport à ce qu'ils avaient au début de la guerre des
05:1212 jours,
05:13et aujourd'hui, nous sommes à plus de 90% de tous les lanceurs de missiles qui ont été détruits.
05:17Donc nous avançons avec nos cibles militaires.
05:19Nous avançons bien...
05:2090% vous nous le dites ce matin, par rapport à ce qu'ils avaient avant la guerre des 12
05:25jours.
05:25Et sur leur site de production, de missiles ?
05:27Non, la grande majorité a été complètement détruite, le site de production.
05:31Donc on avance au-delà de notre calendrier militaire.
05:36Mais c'est vrai que c'est un...
05:38N'oublions pas, c'est un pays qui avait une infrastructure militaire énorme.
05:42Donc ce n'est pas quelque chose qui peut se terminer,
05:43surtout quand il n'y a pas d'intervention terrestre, qui peut se terminer en une ou deux semaines.
05:47Certains experts disent que finalement, clamer victoire,
05:50parce que c'est ce que dit Donald Trump hier, en disant
05:53tout n'est pas atteint, mais finalement, tout va dans le bon sens.
05:57C'est finalement la signe que cette guerre va continuer et qu'il n'y a pas d'objectif clair.
06:03Qu'est-ce que vous répondez à cela ?
06:05Je pense qu'il y a une tendance, des fois qui m'étonne,
06:08c'est une espèce d'anti-américanisme qu'on voit sur tous les plateaux.
06:12Les gens essaient de trouver la faiblesse des Etats-Unis dans cette guerre.
06:16« Les Etats-Unis vont perdre », etc., que je ne comprends pas franchement.
06:19Parce que c'est quand même un pays, je parle des Etats-Unis, pas d'Israël,
06:21qui est allié de la France, qui est à la tête de l'Occident.
06:25Et pourtant, certains cherchent à trouver la faiblesse des Etats-Unis
06:29qui vont perdre contre un régime terrible.
06:32Qui est allié de la France, le Chazarka ?
06:34Quand on voit les déclarations récentes du président américain,
06:37même de certains responsables israéliens, on peut en douter quand même.
06:40Je pense que je représente Israël et je pense que les déclarations
06:45que nous avons faites sont très claires et très responsables.
06:49Nous ne attaquons jamais personnellement qui que ce soit,
06:53certainement pas le président Macron.
06:55Mais il y a eu des choix qui ont été faits par le gouvernement français
06:59ces derniers temps, qui pour nous prouvent que la France
07:03ne se définit pas comme un ami d'Israël.
07:07– Sur la question précise du régime iranien,
07:11Donald Trump le dit encore, l'objectif de cette guerre
07:14n'a jamais été de changer le régime iranien.
07:17Est-ce que ce n'est pas une manière de réécrire un peu l'histoire quand même ?
07:20– Je pense que nous l'avons dit d'une façon très claire,
07:23en tout cas je l'ai dit d'une façon très claire depuis le début de cette guerre.
07:26Notre but est d'affaiblir, un des buts de cette guerre pour nous
07:30est d'affaiblir ce régime suffisamment pour que les Iraniens
07:33puissent prendre le contrôle de leur pays
07:35et puissent prendre le contrôle de leur destinée.
07:36Et enfin vivre en paix sans craindre de sortir dans la rue
07:40et c'est avec les cheveux qui ne sont pas suffisamment couverts
07:43ou sans craindre de chanter dans la rue
07:45« Hommes et femmes ensemble »
07:46et se faire tuer par des barbus
07:49qui n'acceptent pas cela comme concept de liberté.
07:53– On en est très loin quand même aujourd'hui
07:55et selon des renseignements, certains renseignements aux Américains,
07:58les successeurs, en tout cas ceux qui composent aujourd'hui le régime,
08:02seraient peut-être même plus durs que leurs prédécesseurs.
08:05– Il y a une grande différence entre les successeurs possibles à leurs prédécesseurs,
08:09donc au Khamenei, au guide qui a été éliminé le premier jour de la guerre, etc.
08:14– Il y a son fils donc désormais ?
08:15– Il y a son fils, on ne sait pas dans quel état il est,
08:17et si vraiment c'est lui qui dirige les choses,
08:19et le fait que les Iraniens peuvent aujourd'hui peut-être sortir plus librement
08:23parce qu'il y a beaucoup moins de gardiens de la révolution dans les rues.
08:27C'est vrai qu'ils sont très violents, ils sont toujours très violents,
08:29et ils tuent les Iraniens,
08:31mais il y a un sentiment, je pense qu'il y a un début de sentiment
08:34de pouvoir se débarrasser du joug de ce régime terrible.
08:39– Vous pensez que ça c'est possible aujourd'hui, encore une fois ?
08:41– Je pense que oui, fondamentalement je pense que oui,
08:44parce que vous savez, c'est un peuple extraordinaire, un peuple millénaire,
08:49qui a besoin de cette liberté, qui veut cette liberté,
08:52et qui fera tout pour la trouver.
08:53– J'aimerais qu'on revienne sur ce que vous nous disiez,
08:56ces dix minutes qui vous ont finalement lié entre le maquillage,
09:00c'est l'anecdote, et ce plateau des dizaines de missiles lancés,
09:04vous parliez là du Hezbollah, mais l'Iran aussi a encore une fois,
09:08juste après le discours terminé, continué à lancer des missiles
09:12et à frapper Israël.
09:14Notre reporter sur place parlait d'une nouvelle journée de guerre,
09:18comme depuis plus d'un mois maintenant en Israël.
09:21Je vous parlais de la lassitude de l'opinion publique,
09:23vous dites qu'elle est toujours derrière son armée,
09:25toujours derrière son gouvernement ?
09:27– Oui, bien sûr, parce que ce n'est pas qu'il y a une option,
09:29ce n'est pas que nous pouvons dire maintenant,
09:33on ne va pas faire cette guerre, on va s'arrêter.
09:35– Il n'y a pas d'autre choix.
09:35– Il n'y a pas d'autre choix.
09:37Le régime, ce qui reste de ce régime, ce qu'il y avait auparavant
09:41et ce qui reste de ce régime, ne veut pas de l'existence d'Israël
09:44au Moyen-Orient ou en général.
09:45Et donc, nous sommes bien obligés de nous débarrasser
09:48de cette menace existentielle qui existe contre nous.
09:50Alors, est-ce que c'est facile ?
09:52Non, ce n'est pas facile.
09:53Est-ce que je vois mes enfants hier,
09:56certains de mes enfants sont chez nous,
09:57ils ont fait la fête avec nous hier soir,
09:58mais deux de mes filles étaient là-bas,
10:00elles nous envoient des photos pendant toute la soirée,
10:02elles étaient dans les abris parce qu'il y avait des missiles
10:05qui tombaient continuellement.
10:07Et donc, bien sûr, c'est très difficile.
10:09– Très difficile et en même temps,
10:11vous, le gouvernement israélien,
10:12vous nous le redites encore ce matin,
10:14que vos objectifs sont en passe d'être quasiment à 100% remplis,
10:18notamment sur la destruction des missiles iraniens.
10:21Mais force est de constater de jour en jour
10:23qu'ils en ont encore la capacité, qu'ils en ont encore…
10:27– Ce qui prouve que, vous savez, c'est un pays très riche
10:29qui a investi des milliards, des centaines de milliards de dollars,
10:33non pas dans la population,
10:35non pas dans la construction d'hôpitaux,
10:37non pas dans le bien-être de leur propre population,
10:39mais dans des tunnels sous des montagnes énormes
10:43pour justement cacher toute leur capacité balistique, etc.
10:47Et c'est pour ça que c'est devenu un pays appauvré.
10:49Vous savez ce qui s'est passé en janvier,
10:51les émeutes de janvier,
10:53qui ont justement causé la mort de presque 40 000 Iraniens ?
10:56Elles étaient causées par le fait que justement les Iraniens,
10:59le régime iranien, avait investi tout son argent,
11:02tout ce qu'il avait, toutes ses finances,
11:04dans la construction de ces bases qui sont enterrées…
11:06– Et absolument rien dans la population,
11:08et dans le pouvoir de l'achat de sa population.
11:10L'assitude de l'opinion, vous me le dites,
11:12il n'y a pas d'autre option.
11:14Juste une question rapide sur l'état de l'armée israélienne,
11:17avec des mots qui ont particulièrement marqué,
11:20le chef d'état-major, qui le dit de sale,
11:22l'armée israélienne donc, est en train de se diriger
11:25vers un effondrement interne.
11:27Peut-être trop de fronts menés aujourd'hui par l'armée israélienne.
11:30Qu'en est-il et que dites-vous ce matin sur cette réalité ?
11:33– D'abord, c'était une discussion,
11:35c'est un rapport qui n'est pas un rapport officiel,
11:38donc c'est difficile pour moi d'en parler.
11:39Une discussion qui était au sein du cabinet.
11:42Mais il faut dire qu'il y a aujourd'hui une discussion
11:44très importante en Israël,
11:45qui ne parle pas de cette guerre,
11:47mais qui parle de la participation de certains publics israéliens
11:52à l'effort militaire.
11:54C'est vraiment une discussion interne
11:57sur le statut des ultra-orthodoxes, etc.
11:59Et je pense que si effectivement le chef d'état-major
12:03aurait dit ce qui est dit…
12:06– Vous le mettez en doute encore ce matin
12:08sur l'état de l'armée israélienne ?
12:09– Non, non, sur l'état de l'armée israélienne, oui.
12:11Je le mets en doute.
12:12– Où il manquerait aujourd'hui 15 000 soldats ?
12:14– Non, mais justement cette discussion,
12:16le fait qu'il manque des soldats,
12:18est fait dans le cadre du fait qu'il y a une partie
12:22de la population israélienne qui ne participe pas
12:24à l'effort militaire à cause du fait qu'ils vont faire des études,
12:27etc., etc., des études religieuses.
12:29Et ce qui a été dit par le chef d'état-major,
12:33si effectivement ça a été dit,
12:35parce qu'encore une fois je n'ai pas vu de rapport officiel à ce sujet,
12:37aurait été dit dans ce cadre.
12:39C'est-à-dire qu'il est impossible pour Israël
12:41d'accepter qu'il y ait deux genres de populations.
12:45Il faut comprendre la politique israélienne
12:47pour essayer de comprendre ce qui a été dit là.
12:49– Monsieur l'ambassadeur…
12:50– Je ne dis pas, je clarifie,
12:51je ne dis pas que cet effort militaire
12:53n'est pas difficile pour la population,
12:55n'est pas difficile pour l'armée.
12:56C'est une guerre longue, difficile,
12:59ça fait deux ans et demi que nous sommes en guerre.
13:00– Deux ans et demi et avec un objectif,
13:02vous nous le redites encore ce matin,
13:04peut-être de l'arrêter dans deux à trois semaines.
13:06– Une question rapide, majeure aussi quand même,
13:09sur la menace nucléaire iranienne.
13:11Les stocks d'uranium enrichis restent une question majeure.
13:15Selon plusieurs médias américains,
13:16la Maison-Blanche aurait envisagé,
13:18ou envisagerait encore,
13:19de lancer une opération pour aller chercher
13:22les stocks d'uranium enrichis
13:23dont disposerait encore l'Iran.
13:25Une opération extrêmement complexe à mener.
13:28Est-ce que vous avez des informations précises
13:30ce matin sur le sujet ?
13:32– Non, ce n'est pas le genre de choses
13:33dont on parle avec les ambassadeurs israéliens en France.
13:36Et si, en France, franchement, si j'avais une information,
13:39je ne sais pas une question…
13:39– On le comprend, effectivement.
13:41Mais ça fait partie des options,
13:43ça peut faire partie des options américaines,
13:44où certains décrivent une folie d'une mission
13:47qui n'aurait jamais été menée d'une telle ampleur
13:49depuis la Seconde Guerre mondiale.
13:50– Je pense qu'une opération de l'ampleur
13:55que nous voyons aujourd'hui n'a pas été non plus menée
13:58seulement par une voie aérienne
14:00depuis la Seconde Guerre mondiale, au moins.
14:03Et donc, le fait que ça n'a pas été mené
14:05ne veut pas dire que ça ne peut pas être mené.
14:08Ce que préparer ou ne préparerait pas les armées
14:10n'est pas quelque chose dont je peux parler aujourd'hui,
14:13sur un plateau.
14:13– Monsieur l'ambassadeur d'Israël en France,
14:15Joshua Jarka, une question sur vos relations Israël
14:19avec notre pays, la France,
14:21qui s'est considérablement tendue ces derniers jours.
14:25Assimilez-vous Paris à une puissance hostile ?
14:28Quand on voit les déclarations et quand on entend vos dernières déclarations
14:32il y a seulement quelques minutes,
14:33comment qualifier cette relation avec la France aujourd'hui ?
14:36– Vous savez, ça fait deux ans et demi que nous sommes en guerre.
14:40C'est une guerre existentielle pour mon pays.
14:42La guerre qui a suivi le 7 octobre,
14:45le massacre du 7 octobre,
14:47et la guerre que nous menons aujourd'hui,
14:49ce sont vraiment des guerres existentielles.
14:50et quand la France refuse le survol de son territoire,
14:57c'est pas qu'on a demandé d'acheter des armements de la France,
15:00mais quand la France refuse le survol de son territoire
15:02pour permettre aux Américains
15:06de nous donner les munitions…
15:09– On parle de certains appareils en effet,
15:11– De certains appareils qui sont…
15:12– Qui transportaient du matériel à destination d'Israël.
15:16– Quand ce refus, qui nous a étonnés, franchement,
15:19nous a choqués, est fait d'une façon très claire…
15:22– La France s'est étonnée aussi de votre étonnement ?
15:26– Oui, tout le monde est étonné.
15:27– Parce que, considérant que ça a toujours été la posture française.
15:29– Non mais, ça a peut-être été la posture française,
15:32nous sommes dans une guerre existentielle.
15:33Alors, un pays qui se définit comme étant un pays ami,
15:36qui sait que nous sommes dans une guerre existentielle,
15:40à qui, franchement, la situation a été présentée d'une façon très claire,
15:44prend une décision de ne pas permettre le survol du territoire français
15:52à des munitions américaines, à des équipements américains
15:55pour la guerre contre l'Iran.
15:57En plus, ça a été clarifié que c'était seulement contre l'Iran,
16:00pas contre l'Hezbollah.
16:03C'est une décision qui a des conséquences.
16:05– Une décision qui a des conséquences, et pour reprendre ma question,
16:08est-ce que vous assimilez aujourd'hui Paris à une puissance hostile ?
16:11– Ce n'est pas une puissance amicale.
16:12– Ce n'est pas une puissance amicale.
16:14J'aimerais vous interroger sur les mots d'un certain Elie Barnavi,
16:18qui a été votre prédécesseur à l'ambassade d'Israël ici en France.
16:21Il le dit, Israël n'a pas d'alliés en dehors des États-Unis
16:24et de quelques autres pays proches, comme la Hongrie d'Orban.
16:27Est-ce qu'aujourd'hui, les États-Unis sont seulement vos alliés ?
16:30– Elie Barnavi est quelqu'un qui peut être…
16:33– Vous savez, je vais dire deux choses.
16:35Avant de répondre à votre question, je vais y répondre.
16:39Un ambassadeur qui est connu seulement par être ambassadeur dans un pays
16:42qui se retourne contre son pays,
16:45c'est comme un général qui retourne ses armes contre son propre pays.
16:48– Elie Barnavi se retourne aujourd'hui contre Israël par ce type de déclaration ?
16:51– Parce que c'est quelqu'un qui, en dehors de la France, n'est pas du tout connu en
16:55Israël.
16:56S'il faisait ses déclarations en Israël, ce serait totalement légitime.
16:59Mais il n'est pas du tout connu.
17:00C'est quelqu'un qui n'est personne en Israël.
17:02Mais pour répondre à votre question,
17:04aujourd'hui, la situation entre Israël et nos voisins arabes de la région
17:09est une relation, non pas amicale, mais d'alliés, plus qu'elle n'a jamais été.
17:17– Et vous avez donc d'autres alliés que les États-Unis et la Hongrie d'Orban ?
17:20– Bien sûr, l'Inde, d'autres, il est à travers le monde, mais bien sûr.
17:25– Question rapide, question de fin, Joshua Zarka,
17:28sur ces incidents avec l'Affinule dans le sud du Liban.
17:32Vos intentions, d'ailleurs, dans le sud du pays,
17:35volonté de s'installer à long terme ou pas,
17:37des déclarations peut-être qui ont semé le trouble.
17:40Mais est-ce que vous avez des informations supplémentaires
17:41sur ce qui s'est passé avec des soldats français ?
17:43Vous disiez que peut-être des conclusions seraient attirées.
17:46Est-ce que vous avez de nouvelles informations à nous donner ce matin ?
17:48– Non, pas encore. Nous enquêtons.
17:49Parce que franchement, la première fois que nous avons entendu qu'il y a eu ces incidents,
17:52c'est quand on m'a appelé pour me dire qu'il y avait eu ces incidents.
17:58Nous enquêtons, c'est inacceptable.
18:01Si effectivement ça s'est passé comme ça s'est passé,
18:03je ne sais pas que je mets en doute,
18:04mais comme nous ne savons pas exactement encore
18:06qui étaient les unités qui ont fait ce qu'ils ont fait.
18:08– Et si des soldats israéliens étaient en cause,
18:10des conclusions seraient tirées ?
18:12– C'est inacceptable, des conclusions seraient tirées.
18:13– Merci infiniment, Georges Azarka, d'avoir été notre invité ce matin.
18:16Il est 8h47 sur RNC et BFM TV.
18:20– Merci.
18:20– Merci.
18:20– Merci.
Commentaires