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  • il y a 3 heures

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😹
Amusant
Transcription
00:07Bonsoir, dans les nombreuses littératures qu'on peut trouver par chez nous, il y a
00:11un livre qui est paru il y a 2-3 années, qui est écrit par Cécile Coulon, qui s'appelle
00:17en deuxième titre « L'errance ». C'est un livre que j'avais trouvé mignon parce
00:24que le titre principal s'appelait « Comme la signature d'un doigt sur la pluie d'une
00:28vitre ». Et à partir de là, j'ai ressorti 2-3 textes que j'avais, 2-3 phrases qui
00:35pouvaient
00:36peut-être s'intercaler, et Florence n'était pas loin et s'est dit « Allez, on va mettre
00:43nos deux voix ensemble, donc allons-y ». Chez moi, dans mes poches, il y a des oursins,
00:55petites masses criblées de pis qui se rappellent contre ma cuisse ou au bout de mes doigts.
01:01mille directions sont possibles, mille autres sont invisibles.
01:09Le pire est de ne pas savoir quelle direction prendre quand je veux retourner chez moi.
01:17Dois-je emprunter le sentier entre deux champs moissonnés par la pluie ? Ou bien monter
01:26les marches depuis la promenade aubragée sur le lac ?
01:35Si l'idée de descendre ces marches m'inspire, c'est un dédale d'obscurité qui m'inspire.
01:43me perdre serait un transmissible submersible, un ADN dans mes rêves.
01:55Est-ce que mon sang, avant sa naissance, a nourri les volcans ou sont-ils, comme le chante
02:02la légende, mes tout premiers parents ?
02:17A B plus, 0 moins, 0 plus, 2, Ré, Mi.
02:26Les sons sont aigus, leur collimétrie m'absolue.
02:34Mon ami me dit en riant que selon le moment de la journée, mes yeux changent de couleur.
02:41Au soleil, ils sont bleu clair.
02:45Le soir, quand j'ouvre la fenêtre, il se couvre d'un gris bâtard, lourd.
02:53Un gris de pelage froid sur des muscles vifs.
02:58Un gris d'orage et de peur sans raison.
03:03A l'aube, le verre a remplacé la brume.
03:07Mes yeux passent d'une tente à l'autre.
03:11Est-ce un poids d'avoir l'âge que vous avez ?
03:18Mes yeux tournent transparents à cette lame de glace sur laquelle même les sabots dérapent.
03:27Doucement disparaître.
03:35Entre soi et l'univers fermé, il y a la chaleur qui infuse par de frontières confuses.
03:53Par la voix, quand elle manque à cause des flammes qui brûlent, qui brûlent sa langue novice,
04:01les yeux se chargent d'hirondelles et de fleurs, de tambours et d'éléphants.
04:06Et ces musiques barbares et ces chants d'une fausseté adorable se chuchotent en chaque heure.
04:16On entre dans un âge d'adulte comme on entre en promesse de guérison.
04:27Le cortège des murs, des myrtilles et des grattes-culs qu'on voudrait déguster
04:34ou sortir du taillis d'un pull effiloché nourrit la saveur des absurdités,
04:43engrange les remèdes étranges ou savamment distillés.
04:51Les ronces fécondes nous accompagnent au long de l'un demain.
04:59Merci.
05:01Applaudissements
05:03Merci.
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