00:00On va faire le calcul à la fin de la trêve.
00:03Les chiffres sont en augmentation.
00:0424 000 l'année dernière, je crois.
00:05Les chiffres sont en augmentation, il y a beaucoup plus d'expulsions,
00:08ce qui pose un double sujet.
00:09Il y a un vrai sujet de protection de nos locataires.
00:12On a des familles françaises fragiles.
00:15Et là, je parle de familles de bonne volonté,
00:17qui essayent de s'en sortir, qui aimeraient pouvoir payer leur loyer rubis sur longue.
00:21Et là, il faut poursuivre, ce qu'avait d'ailleurs fait ma prédécesseure Valérie Belétard,
00:24des mesures d'accompagnement pour qu'on mette en place tous les outils
00:28de la solidarité nationale, je pense notamment à l'accompagnement
00:30par des assistantes sociales, dès le départ.
00:32Mais en même temps, protéger les propriétaires.
00:34De l'autre côté, on a un sujet, parce qu'il y a aussi plein de propriétaires
00:37qui sont très très modestes.
00:39Vous avez des petits retraités qui vivent moyennement,
00:44du mieux qu'ils peuvent, avec ce petit appartement
00:47qu'ils avaient acheté quand ils étaient plus jeunes
00:49et qui leur sert de complément de retraite aujourd'hui.
00:51Et certains sont mis dans des difficultés majeures
00:54quand ils ont des locataires qui ne payent pas,
00:57ou pire, évidemment, des squatteurs.
00:59Là, je vais vous le dire très clairement,
01:00parce que c'était un de mes engagements quand j'ai été nommé ministre en octobre.
01:03On avait dit que la loi de mon prédécesseur,
01:06M. Casbarian, allait être corrigée d'un point de détail,
01:10puisqu'il a permis des grandes avancées avec son texte, M. Casbarian.
01:13Mais il y avait un petit point de détail dans la rédaction finale.
01:16Un angle mort, c'est que quand vous rentriez dans un logement par Airbnb,
01:20par exemple, vous passez 48 heures dans le logement,
01:22donc vous êtes rentré légalement,
01:24on ne peut plus vous expulser derrière parce que ce n'est pas du squat.
01:27Dans le droit français, on considère que ce n'est pas du squat.
01:29Il fallait le corriger.
01:30Grâce au texte que va proposer le ministre de l'Intérieur,
01:33le texte de Riposte, nous allons pouvoir le corriger.
01:36Ça, c'est le premier volet.
01:36Donc tous les Airbnb qui arrivent et qui changent les clés
01:40et qui ensuite narguent les propriétaires en disant
01:43« Je suis chez moi, vous ne pouvez rien contre moi », c'est fini.
01:45Une fois le texte adopté, c'est fini.
01:47Voilà, on s'y était engagé, j'avais pris cet engagement.
01:49Il faut encore que le texte soit adopté.
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