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  • il y a 5 minutes
Vincent Jeanbrun, ministre de la Ville et du Logement, évoque la situation compliquée des Français pour se loger. Il évoque les problématiques des personnes qui n'ont pas les moyens de se loger, mais également des propriétaires qui sont parfois mis en difficulté. «Il faut mettre en place tous les outils de la solidarité nationale».

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Transcription
00:00On va faire le calcul à la fin de la trêve.
00:03Les chiffres sont en augmentation.
00:0424 000 l'année dernière, je crois.
00:05Les chiffres sont en augmentation, il y a beaucoup plus d'expulsions,
00:08ce qui pose un double sujet.
00:09Il y a un vrai sujet de protection de nos locataires.
00:12On a des familles françaises fragiles.
00:15Et là, je parle de familles de bonne volonté,
00:17qui essayent de s'en sortir, qui aimeraient pouvoir payer leur loyer rubis sur longue.
00:21Et là, il faut poursuivre, ce qu'avait d'ailleurs fait ma prédécesseure Valérie Belétard,
00:24des mesures d'accompagnement pour qu'on mette en place tous les outils
00:28de la solidarité nationale, je pense notamment à l'accompagnement
00:30par des assistantes sociales, dès le départ.
00:32Mais en même temps, protéger les propriétaires.
00:34De l'autre côté, on a un sujet, parce qu'il y a aussi plein de propriétaires
00:37qui sont très très modestes.
00:39Vous avez des petits retraités qui vivent moyennement,
00:44du mieux qu'ils peuvent, avec ce petit appartement
00:47qu'ils avaient acheté quand ils étaient plus jeunes
00:49et qui leur sert de complément de retraite aujourd'hui.
00:51Et certains sont mis dans des difficultés majeures
00:54quand ils ont des locataires qui ne payent pas,
00:57ou pire, évidemment, des squatteurs.
00:59Là, je vais vous le dire très clairement,
01:00parce que c'était un de mes engagements quand j'ai été nommé ministre en octobre.
01:03On avait dit que la loi de mon prédécesseur,
01:06M. Casbarian, allait être corrigée d'un point de détail,
01:10puisqu'il a permis des grandes avancées avec son texte, M. Casbarian.
01:13Mais il y avait un petit point de détail dans la rédaction finale.
01:16Un angle mort, c'est que quand vous rentriez dans un logement par Airbnb,
01:20par exemple, vous passez 48 heures dans le logement,
01:22donc vous êtes rentré légalement,
01:24on ne peut plus vous expulser derrière parce que ce n'est pas du squat.
01:27Dans le droit français, on considère que ce n'est pas du squat.
01:29Il fallait le corriger.
01:30Grâce au texte que va proposer le ministre de l'Intérieur,
01:33le texte de Riposte, nous allons pouvoir le corriger.
01:36Ça, c'est le premier volet.
01:36Donc tous les Airbnb qui arrivent et qui changent les clés
01:40et qui ensuite narguent les propriétaires en disant
01:43« Je suis chez moi, vous ne pouvez rien contre moi », c'est fini.
01:45Une fois le texte adopté, c'est fini.
01:47Voilà, on s'y était engagé, j'avais pris cet engagement.
01:49Il faut encore que le texte soit adopté.
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