00:00Regardez cette bombe qui a été lâchée par le Washington Post et qui révèle que le Pentagone est très, très
00:06inquiet.
00:06Pourquoi inquiet ? Parce qu'il y a eu 850 missiles Tomahawk qui ont été tirés en 4 semaines.
00:13Et bien ce rythme, il inquiète énormément le Pentagone.
00:16On va aller voir, Général Pellistrandi, avec vous, justement cette guerre des munitions, cette bataille qui est en train de
00:23se jouer.
00:23puisque ce missile, le Tomahawk, qui est donc un missile de croisière, il est tiré à énormément, 850 en un
00:32mois.
00:32C'est énorme.
00:33Oui, c'est énorme. Et pourquoi ? Parce qu'en fait, c'est un missile qui coûte cher.
00:37C'est un missile qui est ancien point de vue conception. Il date de la fin des années 80, mais
00:43il était constamment modernisé.
00:45En fait, quel est l'intérêt du Tomahawk ? C'est ce qu'on appelle un missile de croisière.
00:49Vous voyez, on le voit qui part d'un bateau. Il peut être tiré d'un avion. Et donc, il
00:54va, en quelque sorte, porter une charge explosive très loin, en profondeur, sur le territoire ennemi.
00:59Donc là, il part à la verticale. Puis après, il a un vol horizontal.
01:02La problématique, c'est que pour fabriquer ce type de missile, c'est environ 2 ans.
01:07Quand vous le commandez chez les industriels américains, il faut 2 ans pour les préparer.
01:12Et la problématique, c'est que le rythme de tir, 850 en 4 semaines, fait que les stocks, pratiquement, sont
01:22vides aux États-Unis.
01:23Et donc, c'est l'inquiétude du Pentagone. C'est comment faire pour compléter ? Parce que cet outil, il
01:29est indispensable.
01:30Parce que l'avantage du missile de croisière, c'est qu'il est notamment guidé avec un GPS.
01:37Et ça veut dire qu'il va arriver précisément là où on veut le frapper.
01:411 600 km de portée, vitesse de 880 km heure et une charge d'explosive de 450 km heure.
01:47Regardez, 850 missiles, Thomas Haug tiré depuis le début de l'année, c'est 3,6 millions de dollars l
01:54'unité.
01:54On a fait le calcul, ça fait 3 milliards de dépensés juste en missiles de croisière.
02:00On se demande bien qu'effectivement, les États-Unis vont avoir du mal à tenir la cadence.
02:04Oui, ils vont avoir du mal à tenir la cadence.
02:06Et d'autant plus que, bien, même s'ils recommandent des missiles actuellement, les nouveaux missiles n'arriveront pas d
02:14'ici quelques mois.
02:14Il faudra peut-être au moins un an.
02:16Donc, c'est un véritable souci pour le commandement américain.
02:19Parce qu'il faut traiter ses cibles.
02:22Alors, s'il n'y a plus de munitions de type Tomahawk, il faudra trouver d'autres choses.
02:26Les bombes, c'est moins précis.
02:28Et donc, en fait, c'est un véritable casse-tête pour les militaires américains.
02:33Donc, on a vu effectivement l'Amérique peut-être en pénurie, en pénurie de missiles de Tomahawk.
02:39Et de l'autre côté, leurs alliés israels.
02:42Il ne s'agit pas d'une guerre de munitions, il s'agit d'une pénurie de soldats.
02:46Regardez la déclaration, effectivement, du chef d'état-major israélien qui dit quoi ?
02:50Tsaal est en train de se diriger vers un effondrement interne.
02:53Je tire 10 signaux d'alarme.
02:55Les réservistes ne tiendront pas.
02:57Voilà, oui.
02:58Le mot qui est important, ce sont les réservistes.
03:00Pourquoi ? Parce que, en fait, l'armée israélienne, c'est une armée qui est composée de soldats d'actifs
03:05et surtout de réservistes.
03:07Vous savez que tout Israélien, homme ou femme, doit faire son service militaire.
03:11Et donc, lorsqu'ils ont quitté, une fois qu'ils ont fait leur service militaire, ils peuvent être appelés comme
03:16réservistes.
03:17Et donc, ils sont engagés.
03:18Et en fait, depuis le 7 octobre 2023, avec les attaques terroristes du Hamas, en permanence.
03:23La problématique, c'est que c'est très exigeant ce qui se passe actuellement au sud Liban, mais également le
03:29long de la frontière syrienne, en Cisjordanie.
03:32Or, il y a un problème, c'est que dans la population israélienne, il y a les juifs orthodoxes qui
03:38sont exemptés de services militaires.
03:40Et donc, ce problème militaire devient un problème politique parce que les réservistes, ce sont des gens qui ont un
03:46métier, homme ou femme.
03:47Ils sont obligés, ils partent, porter l'uniforme et faire la guerre.
03:51Et pendant ce temps-là, le groupe des juifs orthodoxes, en quelque sorte, échappe à la guerre.
03:56Donc, ça devient un vrai problème politique que souligne le chef d'état-major de l'armée israélienne.
04:02Donc, on a vu pénurie de munitions côté américain, pénurie de soldats côté israélien, puisqu'on cherche quand même 15
04:09000 soldats pour continuer la guerre.
04:10Et du côté iranien, c'est là que c'est intéressant puisque c'est la grande inconnue.
04:14Alors, effectivement, les Américains ont commencé à bombarder ce qu'on appelle les lanceurs identifiés.
04:20Quand on regarde ces images, effectivement, selon les États-Unis, 80% des lanceurs identifiés auraient été détruits.
04:27Mais ce qui est intéressant, c'est que reste-t-il à l'intérieur, puisque tout se passe dans les
04:32souterrains.
04:34Et on le sait bien, effectivement, parce que l'armée iranienne publie énormément de vidéos de propagande.
04:39Voilà. Et ces vidéos, ce ne sont pas des images générées par intelligence artificielle.
04:43C'est une réalité avec des tunnels qui sont sophistiqués, qui sont, on le voit bien, bien alimentés en électricité,
04:50qui sont bétonnés et qui abritent des centaines de munitions différentes.
04:55Ça va donc de ce type de drones, mais il y en a également de missiles, il y en a
05:01pour les drones, il y en a aussi même pour des vedettes, pour les mines marines.
05:06Et donc, ces réseaux qui sont souterrains sont extrêmement difficiles à atteindre.
05:10Et c'est la raison pour laquelle la problématique, c'est que combien de stockages souterrains existent encore ?
05:16Et bien là, pour le moment, on n'a toujours pas la réponse.
05:18En tout cas, effectivement, sur les réseaux sociaux, les images de propagande continuent.
05:22Dernière en date, hier soir, les gardiens de la révolution qui prient dans ces fameux souterrains.
05:45Et il reste une question générale, effectivement, c'est sur la portée balistique de l'Iran.
05:51Puisqu'il y a eu cette frappe la semaine dernière sur la base américaine de Diego Garcia, qui se trouve
05:57au milieu de l'océan Indien.
05:59Une portée de 4000 kilomètres, ce qui a surpris tout le monde, parce qu'on pensait évidemment que ce missile
06:04ne pouvait pas atteindre les 4000 kilomètres.
06:07Oui, effectivement, on était pour le moment sur une portée d'environ 2500 kilomètres.
06:12Et le missile qui est parti d'Iran, vous voyez, il est allé vers l'île de Diego Garcia, vers
06:17cette base américaine.
06:18Mais la problématique, c'est que si on fait le rayon, vous voyez bien que ce missile, eh bien, il
06:23peut atteindre l'Europe.
06:25Et donc, c'est ça ce qui est extrêmement inquiétant.
06:26C'est que l'on voit que les missiles développés par les Iraniens sont performants et en plus, ils sont
06:32précis.
06:33Et donc, c'est une véritable inquiétude, parce que que va-t-il se passer ?
06:36Est-ce qu'ils en ont encore énormément en stock ? Et qui peuvent-ils menacer ?
06:40Bien sûr, peut-être Diego Garcia, mais voilà, on voit bien tout en rouge.
06:45On voit bien surtout que là, c'est la France.
06:46Exactement, et c'est l'Europe.
06:47Et donc, c'est un véritable souci face à cette menace balistique que l'Iran a développée depuis des années.
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