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- #punchlinewe
Les invités de Thierry Cabannes débattent de l'actualité dans #PunchlineWE
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00:00Je vais vous accueillir pour ce punchline du samedi un peu particulier, il faut bien le reconnaître,
00:04vous venez de suivre en direct sur notre antenne la messe du Papillon XIV à Monaco
00:09avec l'ami Émeric Pourbet que je salue, beaucoup de belles images et beaucoup de messages également
00:15de la part du souverain pontife.
00:18On y reviendra évidemment, je voudrais saluer Michel Fayat qui m'accompagne ce soir.
00:24Bonsoir Thierry.
00:24Bonsoir Michel, notre ami Olivier Benkemoun, fidèle de cette émission,
00:29une émission un peu particulière je le dis, on va revenir sur les autres actualités du jour
00:34et l'autre actualité bien évidemment c'est cet attentat déjoué devant la Bank of America à Paris.
00:41On garde l'image me dit-on, d'accord, on va garder l'image et on va revenir dans quelques
00:47instants
00:47sur cette information du jour, pas de problème et on va voir le pape Léon XIV qui va quitter la
00:53principauté.
00:55C'était une journée extraordinaire, rapide, courte mais avec beaucoup de beaux moments, Michel Fayat.
01:03Oui, en tout cas, ce pape nous a habitués à faire des voyages très politisés.
01:08Il avait commencé son pontificat en voyageant en Turquie et au Liban
01:12où là-bas il avait montré son refus de soumettre le christianisme, la chrétienté à l'islam
01:19et aussi en saluant les seuls chrétiens d'Orient à rejeter la dimitude, ceux du Liban.
01:26Et puis maintenant à Monaco, un micro-état qui en fait a rejeté et l'IVG et l'euthanasie
01:33qui est donc assez singulier et particulier au cœur de l'Europe.
01:38Et donc oui, le pape en fait est en train de nous habituer à faire des voyages extrêmement politiques.
01:44Le prochain, c'est quand même en Algérie.
01:46Donc là aussi, ça nous promet d'être très politisés.
01:48Qu'est-ce que vous retenez de cette visite éclair du pape à Léon XIV ?
01:55Peut-être cette proximité également avec le prince, on a vu et cette proximité s'est sans doute nouée
02:02au moment de la visite du prince en janvier, parce que la visite a été organisée de manière très rapide,
02:09moins de deux mois carrément.
02:10Absolument, je pense qu'il a décidé de cette visite à Monaco après avoir rencontré le prince au Vatican.
02:16Et il a voulu aussi énormément s'adresser aux jeunes, puisqu'il y a eu énormément de témoignages de la
02:22part de jeunes.
02:23Et lui a également prononcé plusieurs discours en faveur des jeunes lors de cette visite.
02:30Et il y a également un message qui a été envoyé aux traditionnalistes,
02:34puisqu'il a prôné ce qu'avant lui, Benoît XVI avait prôné,
02:38qui est en fait la réconciliation entre les traditionnalistes et ceux qui ne le sont pas à l'intérieur de
02:44l'Église.
02:45Donc cette réconciliation, d'ailleurs il y avait hier sur le plateau de CNews le cardinal Sarah,
02:50qui représente un peu cette volonté d'unir ces deux branches.
02:55Et donc on a bien vu que le pape est dans cette lignée, puisqu'il l'a dit encore aujourd
02:59'hui.
03:00Olivier, qu'est-ce que vous avez retenu, vous ?
03:02Écoutez, d'abord il y a beaucoup d'images de ferveur.
03:05Moi je me souviens des images, le même genre d'images que j'avais vues en Corse,
03:10évidemment que lorsque François était venu, là ce qui est frappant, c'est que c'est presque un contre-pied,
03:18c'est-à-dire que ce pape s'est présenté comme le pape des pauvres,
03:23il a vécu au Pérou, où il a vécu dans des endroits très proches de peuples qui n'ont rien.
03:30Et là, premier voyage en Europe, il va à Monaco, qui est un endroit richissime, on le sait,
03:35pour dénoncer quoi ? Les abîmes entre pauvres et riches, c'est ce qu'il a dit tout à l
03:39'heure.
03:39Donc c'est marquant, c'est effectivement très politique.
03:41Je crois qu'il y a eu, je ne sais pas comment le dire, une forme de coup de cœur
03:46entre le pape et Albert.
03:49Oui, indiscutablement.
03:49En janvier dernier, il s'est passé quelque chose qui a fait que, voilà, il partage des valeurs évidemment,
03:57il partage peut-être même le sport, je crois que tous les deux sont de grands sportifs.
04:02Donc ça c'était important, c'est marquant.
04:05Il a décidé de faire une pause avant de partir en Afrique, c'est symbolique.
04:10Et on a vu également, et ça a été l'occasion de parler de Monaco, de cette principauté.
04:14Ça a été dit il y a quelques instants, un quart de la population est très jeune.
04:18Il n'y a pas que des gens richissimes en réalité à Monaco.
04:20Il y a beaucoup de personnes qui n'ont pas beaucoup d'argent également.
04:25Il y a classe populaire évidemment.
04:27Il y a beaucoup de gens aussi qui travaillent, vous savez, dans ces hôtels de luxe,
04:30qui viennent de Nice, qui viennent aussi de la région alentour, qui sont venus aujourd'hui.
04:37Et puis on a eu des images très très marquantes.
04:39En plus c'était une super production, il faisait beau, c'était ensoleillé.
04:42Toutes les conditions étaient réunies.
04:44Il y avait tout.
04:44Et ça n'a pas été qu'une messe.
04:46Ça a été un parcours, un voyage politique et religieux toute cette journée.
04:50Et puis il n'y a pas que les monégasques, il y a également des étrangers.
04:52On a vu des drapeaux étrangers, des drapeaux portugais, des drapeaux libanais, etc.
04:56Donc effectivement, il y a également les non-monégasques qui étaient là et qui étaient contents de voir le pape.
05:01Donc c'est un peu international.
05:02Puisque vous parlez de sport, le stade de l'ES Monaco n'a jamais été aussi rempli, si je ne
05:07puis me permettre.
05:07C'est ce que disait le modèle.
05:09Non mais je connais bien ce stade, c'est vrai.
05:11Et là, il a fiché complet.
05:1315 000 spectateurs évidemment.
05:16Et cette ferveur qu'on a retrouvée et que vous aviez constatée également en Corse.
05:20Mais moi, ce que je trouve extraordinaire, oui, c'est effectivement, c'est le temps qui est passé et la
05:25proximité entre ces papes et ceux qui viennent les voir.
05:29C'est-à-dire qu'ils prennent le temps.
05:30Ils prennent le temps de s'arrêter, de bénir des enfants, de regarder, d'avoir une parole gentille.
05:35Il ne s'est pas contenté parce qu'il est en bonne santé, il est en forme.
05:39Il a pris le temps de marcher, il a pris le temps de parler.
05:43Voilà, c'est toujours formidable.
05:45Ce n'est pas n'importe qui, c'est la personnalité la plus importante.
05:49Et puis, il est sympa, ce pap.
05:50On les critique.
05:50C'est vrai.
05:51Et il est humble.
05:53Il est humble, sympa en plus, c'est vrai.
05:55Allez, on va revenir, je vous le disais, puisqu'on attendait le départ de l'hélicoptère du pape destination Rome.
06:02Pour revenir sur cette autre actualité importante sur laquelle nous allons revenir, c'est cet attentat déjoué devant la Bank
06:07of America à Paille.
06:09Le parquet, c'est important de le signaler, anti-terroriste a été saisi.
06:13Un homme a été arrêté et placé en garde à vue.
06:15Cette tentative a été déjouée ce matin.
06:16On va retrouver notre spécialiste du renseignement, Claude Moniquet, qui est avec nous.
06:21Bonsoir, Claude.
06:22Que sait-on de cette tentative d'attentat ?
06:24Et ma deuxième question, je vous fais les deux questions en une.
06:27Il n'y a pas de surprise, selon vous, puisqu'on avait déjà évoqué ces possibilités d'attentat.
06:31Mais d'abord, les faits et rien que les faits.
06:33Qu'est-ce qu'on sait très précisément au moment où on se parle, Claude ?
06:37Alors, les faits sont très simples, Thierry.
06:39Cette nuit, vers 3h30 du matin, rue La Boétie, dans le 8e arrondissement, donc tout près de la Place de
06:46l'Étoile,
06:48des policiers de la BAC, qui étaient en mission de sécurisation autour d'une succursale de la Bank of America,
06:55ont maîtrisé un individu qui était en train de déposer un engin explosif.
06:59L'engin était un engin explosif artisanal, un bidon d'essence rempli de 5 litres d'essence
07:07auquel était adjoint, était collé à un dispositif explosif, probablement un espèce de groupe éther d'artifice
07:14contenant à peu près 650 grammes de poudre noire.
07:18Il a été maîtrisé, il a été arrêté, emmené au commissariat, et son profil a été dressé assez rapidement.
07:24C'est un individu très jeune, peut-être mineur, qui se dit sénégalais, mais il n'avait pas de papier
07:31sur lui,
07:31qui est connu de la police pour des faits de délinquance liés au trafic de stupéfiants,
07:37et qui dit avoir été recruté via Snatchap et payé 600 euros pour commettre cet attentat.
07:45Ce qui est intéressant, c'est que le mode opératoire, une action en pleine nuit,
07:50un engin explosif artisanal de type incendiaire, et le profil de l'auteur qui est un délinquant,
07:59ou en tout cas lié à la délinquance, évoque totalement ce qui s'est passé depuis le 9 mars
08:05lors des six attentats antisémites qui ont frappé l'Europe.
08:08Ce sont les mêmes modes de l'opératoire et le même profil d'auteur,
08:14et bien entendu, ça pointe très clairement vers l'Iran, puisque les services de renseignement européens et autres,
08:21d'ailleurs, estiment que derrière ces attaques, c'est la main de l'Iran qu'on trouve,
08:26puisqu'on sait que depuis des années maintenant, l'Iran, que ce soit l'Iran directement,
08:30les services de renseignement, le Moïse, ou les gardiens de la révolution, ou même le Hezbollah,
08:36se sont fait une spécialité dans le recrutement de délinquants qui agissent comme mercenaires
08:42pour commettre des attentats qui, jusqu'à présent, étaient essentiellement dirigés contre les communautés juives.
08:48Donc là, ce qu'on a également, c'est un élargissement des cibles,
08:51puisque maintenant, c'est une cible américaine qui a été visée,
08:53mais vous l'avez dit, ça n'est pas une surprise, c'est quelque chose qu'on attendait,
08:57et d'ailleurs, nous avions encore parlé ce matin dans la matinale avec Elodie Huchard.
09:03Restez avec nous, on continue d'échanger avec nos invités.
09:06Michel Fayad, oui, on l'a souvent évoqué avec Claude Moniquet,
09:09ces risques d'attentats planaient de toute façon, notamment chez nous en France.
09:13Oui, bien sûr, puis il y a cette affaire aussi en justice actuellement,
09:17qui est l'affaire Marco Polo, où on a vu ce narcotrafiquant de la DZ Mafia et sa compagne
09:22qui ont été accusés par la DGSI d'avoir des liens avec la République islamique d'Iran
09:26en vue justement de commettre des attentats sur le sol français.
09:30Donc oui, on sait que ça existe, on sait que ça pouvait se passer.
09:35En même temps, ce qui s'est produit par rapport à Bank of America,
09:40effectivement, c'est les Etats-Unis qui sont un peu visés à travers Bank of America,
09:45rien que le nom est pour les Etats-Unis.
09:47C'est symbolique.
09:48Bien sûr, mais en même temps, c'est la nuit, donc ça ne visait pas forcément...
09:52C'était plus le côté symbolique que vraiment pour tuer des gens, je pense.
09:59Mais rien n'empêche que dans les prochains jours, il se passe quelque chose de plus grave.
10:03D'ailleurs, vous savez que là, on va rentrer dans la semaine sainte chez les chrétiens.
10:08Il pourrait également y avoir quelque chose qui peut être fait dans les églises.
10:12Il va falloir faire attention.
10:14Demain, c'est les rameaux et la semaine prochaine, ça sera Pâques.
10:18La semaine sainte est Pâques.
10:19Donc il y a beaucoup de choses qui peuvent se passer.
10:21Il faut protéger les églises.
10:23Il y a également les fêtes juives en ce moment.
10:25Et là aussi, les synagogues et la communauté qui devront être protégées.
10:29Période à risque.
10:29Claude, je souhaite réagir, mais je vais d'abord vous lire la réaction de Laurent Dunez.
10:34Et je poursuis l'échange avec vous également, Olivier Benkemoun.
10:37Laurent Dunez a réagi.
10:38Bravo à l'intervention rapide d'un équipage de la préfecture de police
10:41qui a permis de déjouer une action violente à caractère terroriste cette nuit à Paris.
10:46L'enquête se poursuit sous l'autorité du PNAT, évidemment.
10:49Et a été confiée à la direction de la police judiciaire, de la préfecture de police et de la DGSI.
10:54La vigilance demeure plus que jamais à haut niveau.
10:57Vous voyez, ça renvoie à ce que vous venez de dire, mon cher Michel.
10:59Je félicite l'ensemble des forces de sécurité et de renseignement totalement mobilisées
11:04sous mon autorité dans le contexte international que nous connaissons.
11:09Claude, votre réaction ?
11:10Oui, tout à fait. Je voulais rebondir sur ce qu'a dit Michel qui a tout à fait raison.
11:14Il n'y avait manifestement pas de volonté de tuer, comme d'ailleurs dans les six attentats antisémites
11:18qu'on a observés dans différents pays, aux Pays-Bas, en Belgique et en Grande-Bretagne,
11:25pour deux raisons.
11:26D'une part, pour le moment, on est au niveau de ce que les terroristes et les services de renseignement
11:30appellent de la propagande armée, c'est-à-dire c'est un signal qu'on envoie aux pays européens.
11:35Nous pouvons frapper, nous sommes là, d'ailleurs nous frappons,
11:38mais pour le moment, nous ne tuons pas. Mais nous pourrions monter en gamme si c'était nécessaire,
11:43si par exemple des pays européens se mêlaient des opérations et voulaient tenter de débloquer le détroit d'Hormuz.
11:50Le deuxième point, c'est qu'il est sans doute facile de recruter des petits truands pour poser une bombe
11:55la nuit
11:56sans faire des victimes, parce que le tarif à l'arrivée ne sera pas très élevé s'ils sont pris.
12:01C'est quand même une toute autre affaire de les convaincre d'aller tuer quelqu'un
12:05et de risquer soit d'être abattus, soit de passer leur vie en prison.
12:10Donc ce sont les deux raisons contingentes, l'une politique, l'autre contingente,
12:16qui font que pour le moment, effectivement, ces attentats ne visent pas à tuer,
12:20mais effectivement, ça pourrait changer d'un moment à l'autre si les Iraniens estiment que c'est nécessaire.
12:26– Restez avec nous, Claude, vous agissez quand vous le souhaitez, évidemment, vous connaissez le principe de cette émission.
12:32Olivier Benkemoud.
12:32– Non, Claude a tout à fait raison, mais est-ce qu'ils ont d'autres moyens, ceux qui ont
12:37commandité,
12:38que de faire des attentats comme ça, symboliques ?
12:41Effectivement, on connaît là aujourd'hui le mode opératoire, évidemment,
12:46on a bien compris que ça n'allait pas aller très, très, très, très loin.
12:50Je l'ai dit, on ne sait pas encore ce qu'il y avait dans le bidon,
12:52de quelle manière ça aurait pu exploser avec un bidon de 5 litres, avec un liquide,
12:57donc on ne sait pas encore, il y avait des...
12:59Bon, la question, c'est qu'on est quand même symboliquement, effectivement, devant une menace,
13:04devant une cible qui est américaine, mais on est aussi un mois précisément après le début de la guerre.
13:11Et l'une des raisons qu'on a évoquées dès le début, pour laquelle la France ne s'engageait pas,
13:16c'est précisément la peur de l'exportation des attentats terroristes.
13:21On a connu ça, déjà, en France, on sait que les Iraniens peuvent frapper, à tout moment, le terrorisme.
13:27Dès le début, Laurent Gouinez en a parlé, dès le début, sur ce plateau ici, on l'a évoqué.
13:33Il y a évidemment la guerre en direct, mais il y a aussi ce risque d'exportation,
13:38et on sait que les Iraniens peuvent le faire.
13:40C'est-à-dire, ce type d'attentat a déjà eu lieu, il y a un mois, à Oslo.
13:44Et vous vous en souvenez, contre une ambassade, de la même manière,
13:47il y a trois personnes qui ont été arrêtées, je crois qu'il y avait des...
13:50C'était une fratrie, c'était des frères, et une porte qui avait sauté.
13:54Ce n'était pas allé plus loin que ça.
13:56Il y a eu l'attentat, il y a quelques jours, en Angleterre.
13:58Effectivement, il y a quelques jours.
13:59Donc, on s'aperçoit quand même qu'il y a une multiplication, et que ce sont des avertissements.
14:03C'est ce qu'on appelle, précisément, du terrorisme.
14:05C'est la peur.
14:06On va terroriser.
14:07On va dire, attention, on peut le faire, on peut frapper.
14:09Pour l'instant, on le fait avec des bras cassés qui sont recrutés sur Snapchat pour 600 euros,
14:14et qui sont des mineurs.
14:15Mais attention, sans doute, pensez bien dans vos têtes,
14:19que ça s'ancre bien, qu'on est peut-être dans la possibilité de faire plus haut et plus fort.
14:24Claude, sans sombrer dans la psychose, faut-il être inquiet ?
14:27On l'a évoqué, Olivier le disait sur ce plateau, on l'a évoqué avec vous de nombreuses fois,
14:33avec ces autres attentats qui ont lieu dans d'autres pays européens.
14:37Faut-il être inquiet chez nous, en France ?
14:38C'est la question qu'on peut légitimement se poser ce soir.
14:41Oui, bien entendu.
14:42Il faut être inquiet pour plusieurs raisons.
14:44D'abord, on l'a dit, les communautés juives ont été fortement visées depuis le 9 mars.
14:49Or, la France a la plus importante communauté juive d'Europe,
14:53à peu près 600 000 juifs en France.
14:55Donc, ça en fait une cible naturelle, malheureusement, je dirais.
15:00Deuxièmement, effectivement, Olivier a raison,
15:03les Iraniens ont les moyens de faire autre chose.
15:05Mais pour faire autre chose, ils devraient avoir recours,
15:09non pas effectivement à des bras cassés, mais à des professionnels,
15:13soit des gens des services, le Moïse,
15:15soit des gens des guerres de la Révolution.
15:17Là, il y en a plein, les ambassades.
15:19La majorité des personnels des ambassades iraniennes
15:22ne sont pas des diplomates, mais des espions et des terroristes.
15:25Et deuxièmement, ils pourraient évidemment utiliser les réseaux d'Yezbollah.
15:29Mais ça les forcerait à...
15:30D'abord, ce serait beaucoup plus clairement visible
15:33et ça les mettrait dans une position de choc frontale avec les pays occidentaux,
15:37en tout l'occurrence avec la France.
15:40Et deuxièmement, évidemment, ça risquerait d'exposer leurs réseaux
15:43et de les faire arrêter alors qu'ils peuvent en avoir besoin.
15:46Ce qui veut dire qu'effectivement, il est très probable
15:49qu'ils gardent la possibilité d'aller beaucoup plus fortement,
15:54de se faire des actes beaucoup plus forts.
15:56Il faut quand même se rappeler qu'il y a une quarantaine d'années,
15:59en 85-86, autour d'un conflit assez sérieux
16:05qui porte à la fois sur des finances,
16:07de l'argent que la France avait à Paris,
16:09le soutien à l'Irak dans la guerre contre l'Iran, etc.
16:12Les Iraniens ont commis ou fait commettre une douzaine d'attentats à Paris
16:18qui ont fait 12 morts et des centaines de blessés.
16:21Donc s'il faut tuer à un moment, ils n'auront aucune limite,
16:26aucune retenue.
16:28Les Iraniens, les services iraniens, le Hezbollah, etc.
16:31ne sont pas des enfants de cœur
16:32et se sont déjà très souvent dans ces 40 dernières années
16:37attaqués aux intérêts français,
16:39que ce soit sur notre sol ou à l'étranger.
16:42On se rappelle bien sûr de nos 58 parachutistes
16:45assassinés à Beyrouth en octobre 1983.
16:47Et personne, évidemment, a oublié ce triste épisode,
16:50cette information qui tombe.
16:51Israël dit avoir frappé en Iran un complexe
16:53produisant des armes pour la marine.
16:56Je vous la donne, elle vient de tomber.
16:58Michel Fayad.
16:59Oui, il faut dire aussi qu'en fait,
17:01dans l'ambassade de la République islamique d'Iran à Paris,
17:04comme celle un peu partout dans le monde,
17:05il y a des gens, des gardiens de la Révolution.
17:07Et donc ces gardiens de la Révolution sont tout à fait à même
17:10en termes de renseignements,
17:12en termes de capacités financières et capacités techniques
17:16d'organiser des attentats.
17:18Vous savez qu'il y a quelques jours,
17:20le Liban a décidé d'expulser l'ambassadeur d'Iran
17:22présent au Liban pour justement ses liens avec le Hezbollah.
17:26Et si vous vous souvenez, dans l'affaire des Pagers,
17:28durant l'automne 2024, septembre 2024,
17:33l'ambassadeur d'Iran avait lui aussi un pager
17:37et avait été blessé, avait perdu des doigts
17:39lors de cette attaque israélienne.
17:42Et donc c'était pour vous dire que les ambassades elles-mêmes
17:45sont des centres où il peut y avoir des attentats
17:48qui sont planifiés.
17:49Et ce n'est pas pour rien que le Liban a expulsé l'ambassadeur
17:52la semaine dernière, il y a quelques jours.
17:53Et il faut à mon avis que la France réfléchisse bien
17:56à peut-être cette expulsion de l'ambassadeur
17:59et fermer peut-être l'ambassade.
18:01Parce que c'est vraiment un centre
18:02où il y a beaucoup de choses qui peuvent se préparer,
18:04se tramer.
18:05Et probablement, la seule chose qu'on fait,
18:07c'est organiser des interviews télé avec l'ambassadeur.
18:11Je pense qu'il y a d'autres choses qu'on devrait faire.
18:12Oui, je vois de quoi vous parlez.
18:15Olivier.
18:15Mais à chaque fois, la France va vous répondre
18:16« Nous ne sommes pas en guerre ».
18:18Mais oui, c'est ça, le truc.
18:19Le leitmotiv, c'est ça.
18:21Et là, aujourd'hui ?
18:22Avec l'Iran, qui est le commanditaire ?
18:24Il faut qu'on vérifie d'abord.
18:26Pour l'instant, le PNAT est saisi, évidemment.
18:31Mais le message que vous envoyez, effectivement,
18:33c'est une revendication importante
18:35et de beaucoup d'Iraniens qui sont en exil,
18:37de fermer l'ambassade,
18:38qu'ils connaissent par cœur,
18:39parce qu'ils sont obligés de passer par là
18:41pour tout un tas de choses, un tas de papiers.
18:43Ils savent très bien qu'on regarde qui ils sont
18:47et c'est un nid d'espion, effectivement.
18:49On les photographie dans les manifestations,
18:51on les enregistre,
18:52on envoie les informations sur place en Iran
18:55pour attaquer leur famille.
18:57Juste un rappel,
18:58parce qu'on peut avoir des commanditaires,
19:00des commanditaires différents.
19:01On va savoir d'où vient ce jeune homme
19:03qui a été recruté à Oslo.
19:04Je le rappelle, encore une fois,
19:05parce que c'est une référence qui était intéressante.
19:08Oslo, c'était des Irakiens,
19:10c'était des hommes qui étaient d'origine irakienne.
19:13Mais tout ça doit être analysé vraiment froidement.
19:17Mais effectivement,
19:17ce n'est pas l'endroit où ça a eu lieu,
19:19et Claude le disait,
19:20c'est un endroit important de la capitale.
19:22Cette rue de la Boétie,
19:23elle est à moins d'un kilomètre,
19:25me semble-t-il, de l'Elysée.
19:27Il y a énormément de...
19:29Tout ça est très symbolique.
19:30...pouvoir, évidemment.
19:31Donc, vraiment,
19:33Laurent Nunez et ses services sont en alerte.
19:37Et d'ailleurs, encore une fois,
19:37il faut saluer l'équipage de la BAC
19:39qui a réussi à arrêter et empêcher
19:42que la mèche soit allumée.
19:44Un dernier mot, Claude ?
19:45On va changer de sujet,
19:47on va revenir en France dans quelques instants.
19:49Un dernier mot sur le sujet ?
19:51Mais oui, je pense que tout a été dit,
19:53mais il faut le répéter,
19:54on ne le répétera pas assez.
19:55La France, effectivement,
19:57estime qu'elle n'est pas en guerre.
20:00Manifestement, les Iraniens
20:02ont une autre vision des choses.
20:04Ils ne veulent pas provoquer
20:06un affrontement avec la France,
20:08en tout cas à ce stade.
20:09Mais ce qu'ils nous disent,
20:10c'est faites attention,
20:11nous y sommes prêts.
20:12Et faites attention,
20:13nous pouvons frapper quand nous voulons.
20:15Donc, soyons vigiliens.
20:16Merci, Claude, pour ce décryptage.
20:18Et on va suivre, évidemment,
20:20le déroulement de l'enquête.
20:22On va revenir chez nous,
20:23dans un climat ô combien sympathique
20:25après les municipales.
20:27On va prendre la direction de Fresnes.
20:29Maintenant, la mairie de Fresnes,
20:31donc dans le Val-de-Marne,
20:33a été littéralement saccagée.
20:36C'est le moins que l'on puisse dire.
20:37Regardez ce sujet de Tancred Guillotel
20:39de Maëva Lavi
20:41et on en parle juste après.
20:44Il est 22h
20:45quand les caméras de vidéosurveillance
20:47filment l'intrusion.
20:49Une vingtaine de personnes encagoulées
20:51enfonce la porte de la mairie de Fresnes
20:53à coups de pied
20:54et à l'aide de mortiers d'artifices.
20:57Les faits se sont produits la nuit dernière.
20:59D'après les forces de l'ordre,
21:01les individus ont saccagé le bâtiment
21:03avant de prendre la fuite.
21:04Ils étaient munis de barres de fer
21:06et de bâtons.
21:09Et en une minute maximum,
21:11ils ont saccagé
21:11dans tout le rez-de-chaussée,
21:13à savoir,
21:14ils ont cassé les ordinateurs,
21:16les bureaux,
21:17une grande baie vitrée
21:19également à l'intérieur,
21:20ainsi que de la vaisselle
21:22servant aux réceptions à la mairie.
21:24Des actes dénoncés par Christophe Carlier,
21:27le maire LR de la ville,
21:28nouvellement élu.
21:29J'ai évidemment déploré
21:33ces violences,
21:34ou en tout cas ces dégâts,
21:37cette intrusion,
21:38et l'opposition également,
21:40par le biais de plusieurs personnes
21:41de l'opposition municipale,
21:43ont condamné ces agissements.
21:46Voilà, donc on a une condamnation
21:48qui est unanime
21:49sur les membres du conseil municipal.
21:51Le ministre de l'Intérieur,
21:53Laurent Nunez,
21:53a dénoncé une atteinte
21:55à la République.
21:56Il a indiqué que tout
21:57était mis en œuvre
21:58pour identifier
21:59et interpeller
22:00les auteurs de ces faits.
22:02Voilà, et Olivier Vial
22:03nous a rejoint.
22:04Bonsoir Olivier.
22:06Ça nous dit quoi
22:07du climat actuel,
22:08ce qui s'est passé
22:09dans cette mairie ?
22:11Je rappelle que
22:12le nouveau maire est LR.
22:14Alors, il faut être prudent,
22:15il faut attendre
22:17l'enquête, etc.,
22:18pour savoir qui sont
22:19les auteurs,
22:20encore une fois.
22:21Dans tous les cas,
22:21c'est un avertissement.
22:22Mais c'est un avertissement.
22:23Ce n'est pas ce qu'on fait de mieux
22:24comme comité d'accueil
22:25pour un nouveau maire
22:26qui vient de l'écrire.
22:26Vous avez vu ce qu'on commande
22:28depuis une semaine ?
22:28Mais c'est pour ça
22:29qu'effectivement,
22:30dans ce contexte-là,
22:30il y a un moment
22:31où on voit bien
22:33qu'il y a une volonté
22:33aujourd'hui
22:34d'impressionner tout de suite
22:35les nouveaux élus,
22:36d'essayer quelquefois
22:38de mettre une vraie pression
22:39et il va falloir voir
22:41qui sont derrière,
22:42qui sont les commanditaires.
22:44Mais on voit bien
22:44que c'est organisé.
22:45On voit bien d'ailleurs
22:46sur le film
22:47qu'il y a des jeunes
22:48qui se filment,
22:49qu'il y a au moins
22:50deux personnes qui sont là
22:51pour faire un film
22:52des événements.
22:52Bien sûr.
22:53Comme d'habitude.
22:54C'est totalement...
22:55Oui, mais c'est à la fois
22:57très récent
22:58et on s'y habitue très vite.
23:00Mais normalement,
23:01quand on commet
23:01ce genre de méfaits,
23:03on ne le filme pas
23:04en Mondiovision.
23:05Là, en fait,
23:05on voit bien
23:06que l'objectif,
23:07c'est de le filmer
23:08pour après utiliser ce film
23:09comme quelque chose
23:10qui va servir à la propagande
23:12de tel ou tel groupe.
23:13Oui, mais c'est la nouvelle stratégie.
23:14En plus, sincèrement,
23:15ils s'en moquent
23:16comme de l'an 40
23:17qu'il y ait des caméras
23:18à surveillance, etc.
23:19C'est une espèce de...
23:21Il y en a quelques-uns
23:21qui sont...
23:22La majorité sont effectivement
23:23cagoulés,
23:24mais on en voit au moins deux
23:25qui n'ont pas du tout
23:26fait l'effort
23:27de se cagouler
23:28qui sont sans doute
23:29très facilement reconnaissables
23:31pour les forces de l'ordre.
23:32Mais je pense qu'effectivement,
23:33c'est pas ce qui les impressionne le plus.
23:36Absolument.
23:36Olivier, il faut dire
23:37quand même qu'effectivement
23:39un mode politique,
23:40Christophe Carlier,
23:40c'est le nouveau maire.
23:42Il a une soixantaine d'années.
23:44C'est un agent territorial.
23:46Bon, il est...
23:47Étiquette TLR,
23:48il a été élu avec 217 voix d'avance
23:50sur sa concurrente.
23:51C'était une mairie socialiste.
23:53Ça fait 100 ans
23:53que c'est une mairie socialiste
23:54en réalité.
23:56Mais là, effectivement,
23:56c'est un avertissement.
23:58On a voulu lui dire
23:59attention.
24:00Est-ce que ça veut dire
24:00qu'il y avait...
24:01C'est un avertissement politique
24:03ou autre chose ?
24:03Est-ce qu'il y avait
24:04des arrangements ?
24:04Est-ce qu'on est en train
24:05de lui dire
24:07c'est un territoire
24:08qui nous l'appartient ?
24:08Fais attention, etc.
24:10Est-ce que c'est ça
24:11qui est dit ?
24:11Freyne, c'est pas non plus...
24:1330 000 habitants, Freyne,
24:14si je m'amuse.
24:15Mais c'est pas le Farouest,
24:16c'est pas un endroit...
24:17C'est pas une plaque tournante
24:18de la drogue,
24:19c'est pas un endroit
24:19où il y a des règlements
24:20de comptes.
24:21Donc il y a un message important.
24:22Il y a la prison.
24:23Il y a la prison.
24:23Il y a la prison de Freyne.
24:24Mais qui doit assurer
24:25quand même
24:25une certaine forme d'autorité
24:27en fait,
24:28la présence de la prison.
24:30Mais au-delà de ça,
24:31je veux dire,
24:32c'est pas Grenoble,
24:33c'est pas Marseille,
24:34etc.
24:34Freyne.
24:35Et l'opposition socialiste
24:36donc a condamné
24:37des violences inacceptables,
24:39je dis,
24:39tout en mettant en garde
24:41la nouvelle majorité.
24:42Il ne faut pas céder
24:43à la théorie du complot
24:45et que ça serve encore
24:45d'excuses à la droite
24:46pour positionner l'armement
24:47d'une future police principale.
24:49Après,
24:49est venu l'élu d'opposition,
24:51Rachida Sadan.
24:53Je l'assiste.
24:54Je pense qu'en fait,
24:54le message qu'il est là,
24:55c'est que ces gens-là non plus
24:57ne veulent pas
24:57de police municipale armée.
24:58Ils veulent sans doute
24:59moins de vidéosurveillance
25:01qui est dans tous les programmes
25:01des candidats LR
25:03avec raison.
25:04Et c'est,
25:06en disant ça,
25:07c'est sans doute
25:08le porte-voix
25:09de ceux qui ont saccagé
25:11la mairie,
25:12en tout cas,
25:13qui sont...
25:13Une remarque,
25:14les caméras de vidéos
25:15qui en ont les plus
25:16sur les moins,
25:16ça ne change rien
25:16parce que ça a été filmé.
25:17Oui, c'est filmé,
25:18mais vous savez,
25:19les jeunes s'en moquent
25:20et à la limite,
25:21s'ils font de la prison,
25:22ils seraient très heureux
25:23de faire de la prison
25:23parce que ça serait
25:24un acte héroïque aussi.
25:25C'est ça.
25:26Michel,
25:26Michel Fayad.
25:27Et puis,
25:27ils gravissent les échelons
25:28en prison.
25:29Évidemment.
25:29Les choses qu'ils ne connaissaient pas.
25:30Et puis encore,
25:31s'ils sont mineurs,
25:32ils n'y vont même pas.
25:33Donc,
25:33on ne sait pas
25:34quel âge avait ces jeunes.
25:36Mais oui,
25:37moi,
25:37je pense que c'est...
25:38Effectivement,
25:39Freyne,
25:39c'est plutôt tranquille
25:40comme endroit,
25:41mais ça peut faire aussi partie
25:43d'un terrain
25:43qu'ils veulent conquérir
25:49Grenoble.
25:50Puis ça grossit,
25:51ça prend comme une toile d'araignée
25:55qui grandit autour
25:57de ces métropoles.
25:58Donc,
25:59peut-être que Freyne
26:00fait partie
26:01de cette ambition
26:03territoriale.
26:03C'est quand même
26:04juste à côté
26:05de l'Hélé-Rose.
26:05Et l'Hélé-Rose,
26:06on se rappelle
26:06que pendant les émeutes,
26:08c'était la ville
26:08de Vincent-Germain,
26:09pendant les émeutes,
26:10il y a eu
26:10des émeutes très importantes.
26:12Donc,
26:12c'est les quartiers
26:13quand même
26:13qui se touchent
26:14et où,
26:15effectivement,
26:15on sait qu'il y a du trafic
26:17dans ces quartiers-là.
26:17On sait aussi
26:18qu'il y a de la violence
26:19lors des émeutes urbaines.
26:20Et d'ailleurs,
26:21l'élu dont je vous parle,
26:22Rachida Sadat,
26:24a dénoncé auprès
26:25de nos confrères d'AFP
26:26une séance d'installation
26:27houleuse
26:28au cours de laquelle
26:29la gauche a été empêchée
26:30de s'exprimer,
26:32accusant notamment,
26:33puisque vous en parliez,
26:34le ministre du Logement,
26:35Vincent Jean-Brun,
26:36président de la République,
26:36de lui avoir coupé la parole.
26:38Mais ça nous dit quoi
26:39de ce climat politique ?
26:40Sincèrement,
26:41je vous dis,
26:42l'élection présidentielle,
26:43c'est dans moins d'un an
26:45et on n'est pas sorti
26:47de l'hiverge.
26:47J'ai l'impression
26:48qu'on va être
26:49savant monter,
26:50Christiane Nôme.
26:50Oui, effectivement,
26:51c'était l'étape d'après.
26:53Jean-Luc Mélenchon
26:54avait théorisé
26:54la conflictualisation.
26:56L'étape d'après,
26:56c'est la brutalisation.
26:58Et là,
26:58on est dans l'étape
26:59où, en fait,
27:00on passe des invectives,
27:03on passe des mots
27:03à des actions d'intimidation
27:05et à des actions violentes.
27:07Depuis la fin des municipales
27:09et, en fait,
27:09même déjà,
27:10entre les deux tours,
27:11on a vu monter
27:11cette brutalisation
27:12de la vie politique
27:13qui est extrêmement forte.
27:15Alors,
27:15c'était des choses
27:16qu'on avait l'habitude
27:16de voir
27:18de la part
27:19de militants
27:19d'ultra-gauche.
27:20Ce qui est très nouveau
27:21et ce qui est peut-être
27:22inquiétant,
27:22c'est qu'aujourd'hui,
27:23ce n'est pas des militants
27:23d'ultra-gauche
27:24qui font ça.
27:24C'est des jeunes
27:25ou des moins jeunes,
27:26d'ailleurs,
27:27qui ne sont souvent
27:27pas engagés en politique,
27:29qui ont des engagements
27:29qui sont hautes,
27:30qui sont dans le quartier,
27:31qui sont etc.,
27:32et qui commencent
27:33à s'impliquer
27:34dans une vie municipale
27:35de la pire des façons.
27:37Et ça, effectivement,
27:38c'est sans doute
27:38quelque chose
27:38qu'il va falloir surveiller
27:39à l'avenir
27:40parce que ça,
27:40c'est une vraie nouveauté.
27:41C'est qu'en gros,
27:42on a cette conflictualisation,
27:43cette brutalisation
27:44qui était en politique
27:46la marque de l'ultra-gauche
27:48qui est en train
27:48d'arriver
27:49dans des militants
27:54communautaires
27:54qui sont de plus en plus
27:59hystérisés.
27:59Et ça,
28:00effectivement,
28:00il va falloir voir
28:01si ça se calme
28:02dans les prochains jours
28:02ou si ça continue
28:03à monter.
28:04Olivier,
28:04un dernier mot ?
28:05Oui, simplement,
28:07on l'a vu,
28:07ce qui s'était passé
28:08à l'Assemblée nationale,
28:09cette brutalisation
28:10de la vie politique,
28:11ça a aussi des conséquences.
28:13On n'avait pas vu
28:13au niveau local.
28:14Aujourd'hui,
28:15on l'observe,
28:16tous les jours,
28:16au niveau local.
28:17On fera le bilan aussi
28:19des installations
28:20des maires
28:20qui ont eu lieu
28:21aujourd'hui
28:22et ce week-end.
28:23Il y a eu des choses
28:23effroyables,
28:24des micros coupés,
28:25etc.,
28:26des scènes
28:29de violence verbale
28:30en réalité.
28:31Le problème,
28:31c'est que la violence verbale
28:32ou les menaces,
28:32ça ne se condamne pas.
28:33Ça ne va pas se traduire
28:34devant les tribunaux
28:36et il n'y aura aucun maire
28:37qui sera
28:38passé,
28:39qui devra s'expliquer
28:40ou quoi que ce soit.
28:41Donc,
28:41la violence monte
28:42et à mon avis,
28:43on va laisser
28:44un tout petit peu
28:44faire.
28:46On va marquer
28:47une première pause
28:47dans ce Punchline Weekend.
28:49On se retrouvera
28:49dans quelques instants
28:50puisque dans quelques instants,
28:51place à notre grand reportage
28:52Loana,
28:53destin tragique
28:54d'une icône brisée.
28:56On se retrouve
28:56juste après la diffusion.
28:57A tout à l'heure.
29:03Voilà,
29:03c'était Loana,
29:04destin tragique
29:05d'une icône brisée,
29:06rediffusion de ce grand reportage
29:08ce soir sur l'antenne
29:09de CNews
29:10à partir de 22h.
29:12On va terminer
29:13ce Punchline
29:15un peu particulier
29:16en ce samedi
29:17avec l'actualité internationale.
29:19Olivier Benkeemoun
29:20est toujours à mes côtés,
29:21Michel Fayad
29:22également,
29:23Olivier Vial
29:23nous a rejoint aussi.
29:25On va évoquer la guerre
29:26au Moyen-Orient,
29:2729e jour de guerre.
29:29On va vous raconter
29:30les derniers développements,
29:31vous montrer les dernières images,
29:32évidemment,
29:33comme d'habitude.
29:34Et on va prendre
29:34la direction d'Israël,
29:35direction Eshtahol.
29:37Et on va retrouver
29:38sur le terrain
29:38Régine Delfour
29:39et Sacha Robin.
29:42Nous sommes à Eshtahol,
29:43aux alentours
29:43de 14h30,
29:44heure israélienne.
29:45Un missile est tombé.
29:46Et vous allez le voir
29:47sur les images
29:48de Sacha Robin,
29:49l'importance
29:50du cratère
29:52puisque vous voyez
29:53la puissance.
29:53En fait,
29:54heureusement,
29:54le missile est tombé
29:55à terre
29:56et non pas
29:56sur une maison.
29:58Et en fait,
29:59avec le souffle,
30:01ça a soufflé
30:02énormément de choses.
30:03On voit beaucoup,
30:04beaucoup de toitures
30:05qui ont été soufflées.
30:06Il y avait donc
30:07ce hangar
30:07qui a été totalement détruit.
30:09Il y a ces maisons,
30:10vous voyez aussi
30:11le camion à côté
30:12qui a été détruit.
30:13Et quand on se recule aussi,
30:16on voit donc
30:17la maison
30:17juste derrière nous
30:19où les vitres
30:20ont été brisées.
30:22C'est en fait
30:22partout
30:23ce même paysage
30:25avec ses tuiles.
30:26qui sont enlevées.
30:28Beaucoup,
30:28beaucoup de peur,
30:30de frayeur.
30:31Heureusement,
30:31heureusement,
30:31tous les habitants
30:32étaient dans les abris.
30:34C'est ce que nous a rappelé
30:35encore le commandement
30:36du front intérieur
30:38en disant
30:39que cela a sauvé des vies
30:40puisqu'il y a
30:40à peine dix blessés.
30:42Témoignage très fort
30:43d'origine Delfour
30:44et de Sacha Robin.
30:46Réaction, Olivier Beniquet ?
30:47Non mais un commentaire,
30:48Justin.
30:48C'est-à-dire que
30:48vous le voyez,
30:50ce sont des zones civiles
30:51qui sont ciblées.
30:52Là,
30:52on est au milieu
30:53des habitations
30:54et depuis des jours
30:55et des jours
30:56et des jours,
30:56ce sont les habitations
30:57qui sont ciblées.
31:00Donc Israël,
31:01de son côté,
31:01cible quand même
31:02des cibles
31:03qui sont alertes
31:04et cibles
31:04des cibles militaires
31:05du Hezbollah
31:07et avertis.
31:08Mais de l'autre côté,
31:09du côté du Hezbollah
31:10comme de l'Iran,
31:11c'est des cibles civils.
31:12Voilà,
31:13c'est des maisons,
31:14c'est des gens.
31:14Donc heureusement
31:15qu'il y a ce dôme de fer,
31:16heureusement qu'il y a les abris,
31:17heureusement qu'il y a
31:18des alertes régulières
31:20qui d'ailleurs ont changé.
31:21Les alertes
31:22qui au début
31:23étaient de 5 minutes
31:24sont passées à 1 minute 30.
31:25Il y a des pré-alertes,
31:26etc.
31:27Le système même,
31:27mais bon,
31:28le dôme de fer
31:29n'étant pas totalement étanche,
31:30il y a quand même
31:31des missiles,
31:32des drones
31:32et un tas de choses
31:33qui arrivent à passer.
31:34Olivier Vial.
31:35Oui,
31:36je suis d'accord,
31:37mais effectivement,
31:38ce n'est pas depuis quelques jours,
31:39c'est depuis le début.
31:40Depuis le départ.
31:40Depuis le départ,
31:41en fait,
31:42il tire pour toucher des civils.
31:43On l'a vu avec
31:45le ciblage
31:46de ces zones.
31:47On l'a vu aussi
31:48avec l'utilisation
31:49de ces fameux missiles
31:50à fragmentation
31:51où dès lors
31:51qu'on utilise
31:52ces missiles à fragmentation,
31:53on sait bien
31:53qu'on n'est plus
31:55sur une attaque ciblée,
31:56sur une cible précise,
31:58mais l'objectif,
31:59c'est de faire
31:59le plus de dégâts possibles
32:00à l'aveugle.
32:01Et malheureusement,
32:02effectivement,
32:03d'un côté,
32:03on a des frappes
32:05de plus en plus chirurgicales
32:06qui sont rendues possibles
32:07par la technologie
32:08et le renseignement
32:09et en face,
32:10on a des gens
32:11qui tirent à l'aveugle
32:12et qui visent les civils
32:14pour justement
32:15créer le plus de dégâts possibles.
32:17Heureusement
32:17que le système aérien
32:20et anti-missile israélien
32:22est ce qu'il est,
32:23mais malgré tout,
32:25c'est effectivement
32:25dans l'intention,
32:27on voit bien
32:27que l'intention,
32:27elle est d'abord
32:29de frapper des civils.
32:30Alors,
32:30l'autre information
32:31importante dans ce conflit,
32:32ce samedi,
32:33ce sont les outils,
32:34on en parlait
32:35il y a quelques semaines,
32:36qui sont entrés en guerre
32:38ce samedi contre Israël
32:39aux côtés de l'Iran
32:40et pour la première fois
32:40depuis le début du conflit,
32:41ils ont revendiqué
32:42une attaque
32:43contre l'État hébreu.
32:44C'est Nicolas Aroger
32:45qui nous raconte tout cela
32:45et on réagit juste après,
32:47Michel Fayad.
32:49Sur ces images,
32:51les partisans
32:52des rebelles yéménites
32:53manifestent
32:54leur soutien
32:54à Téhéran.
32:56Au lendemain
32:57de ce rassemblement
32:58dans la capitale
32:59du Yémen,
32:59les outils
33:00sont entrés en guerre
33:01aux côtés de l'Iran.
33:03Tsaal
33:04a indiqué ce matin
33:05avoir identifié
33:06le tir d'un missile
33:07depuis le Yémen
33:08en direction
33:08du territoire israélien.
33:10Quelques heures plus tard,
33:12le porte-parole
33:13du mouvement
33:13rebelle yéménite
33:14a revendiqué
33:15cette attaque.
33:17Les forces armées
33:19yéménites
33:19ont mené
33:19la première opération
33:21militaire
33:21à l'aide
33:22d'une salve
33:22de missiles balistiques
33:25visant des sites
33:26militaires israéliens
33:28stratégiques
33:28dans le sud
33:29de la Palestine
33:30occupée.
33:32Le groupe armé
33:33domine le nord
33:34du Yémen
33:34et contrôle
33:35une partie
33:36de la côte ouest
33:37du territoire
33:37bordant la mer Rouge.
33:39Ils peuvent ainsi
33:40perturber
33:40un détroit majeur
33:41pour le commerce
33:42maritime international,
33:44le détroit
33:44de Bab el-Mandeb.
33:46Dans un contexte
33:46déjà marqué
33:47par des tensions
33:48énergétiques
33:49liées au blocage
33:50du détroit
33:50d'Hormuz,
33:51les outils
33:52pourraient fortement
33:53aggraver la situation
33:54à l'échelle mondiale.
33:55Les insurgés
33:56pro-iraniens
33:57ancrés au Yémen
33:58avaient déjà mené
33:59de nombreuses attaques
34:00contre Israël
34:00et des navires
34:01commerciaux
34:02en mer Rouge
34:02entre 2023
34:03et 2025.
34:04Les intérêts français
34:06pourraient être
34:07particulièrement menacés.
34:09Djibouti
34:09situé à moins de
34:1050 kilomètres
34:11du Yémen
34:12compte une base
34:13des forces françaises
34:14sur son territoire
34:15avec près de
34:151500 militaires
34:16déployés.
34:18Michel,
34:20ce n'est pas anodin
34:20parce que
34:20il y a une semaine
34:22à peu près
34:23où le porte-parole
34:25avait dit
34:25attention
34:25on va rentrer en guerre
34:26etc.
34:27Comme le disait
34:28Olivier Benkeemoun
34:29durant la diffusion
34:30de ce reportage
34:31c'est une intervention
34:33plutôt...
34:33C'est assez mou
34:34c'est un missile
34:36je pense que
34:37l'Iran a demandé
34:38à ses proxys
34:40d'agir
34:40si on considérait
34:41les outils
34:42comme des proxys
34:43donc le Hezbollah
34:44d'un côté
34:45qui dirige ses tirs
34:46vers Israël
34:47les outils
34:47qui l'ont fait mollement
34:48très franchement
34:49assez mollement
34:50mais qui l'ont fait savoir
34:51par beaucoup de communication
34:53en réalité
34:53mais en face
34:54c'était dit dans le reportage
34:55il y a Djibouti
34:55Djibouti
34:56il y a des soldats français
34:57il y a des bases américaines
34:58il y a des bases chinoises
34:59il y a 1500-1600 militaires français
35:02bon Michel
35:03quel est votre regard ?
35:05Oui moi je pense
35:05Vous êtes d'accord
35:06avec cette analyse ?
35:07Vous partagez de...
35:07Oui bien sûr
35:08ils n'ont pas frappé
35:09comme ils pourraient le frapper
35:10ils pourraient
35:11à eux seuls
35:12ils pourraient paralyser
35:13toute la production
35:14pétrolière saoudienne
35:15déjà ça serait
35:16quasiment le tiers
35:17de la production
35:17de pétrole mondiale
35:18donc il y a cette capacité
35:20qu'ils ont
35:20ils peuvent frapper
35:21l'oléoduc
35:22Suez-Méditerranée
35:23Sumed
35:23qui passe par
35:24en fait
35:25qui relie la mer rouge
35:26vers l'Europe
35:27et qui transporte
35:282 500 000 barils
35:29de pétrole
35:30chaque jour
35:30vers l'Europe
35:31ils peuvent frapper ça
35:32ils peuvent
35:34fermer le détroit
35:34de Bab el-Mandel
35:35comme vous l'avez dit
35:36dans le reportage
35:37donc les outils
35:38ont des armes
35:39et effectivement
35:40pour le moment
35:40ils ne les ont pas utilisés
35:41ils sont en train
35:42de frapper un peu mollement
35:43cela s'explique
35:44par différentes choses
35:45notamment le fait
35:46que justement
35:47ce ne sont pas
35:47vraiment des proxys
35:48les proxys iraniens
35:49c'est vraiment
35:50le Hezbollah au Liban
35:51et les Hach el-Sharbi
35:52les unités de mobilisation
35:53populaire en Irak
35:54les outils
35:55sont plutôt des alliés
35:56plutôt que des véritables
35:58proxys
35:58mais des alliés
35:59vraiment dépendants
36:00parce qu'ils ont reçu
36:01énormément d'argent
36:01de l'Iran
36:02d'armement
36:03de capacité technique
36:04de capacité opérationnelle
36:06etc
36:07mais pourquoi
36:08ce ne sont pas
36:08tellement aussi
36:09des vrais proxys
36:11parce que les vrais proxys
36:12ils font partie
36:13de ce qu'on appelle
36:14le vilayet
36:15et le fakir
36:15c'est-à-dire
36:17ce gouvernement
36:18cette tutelle
36:19de la part
36:21vis-à-vis
36:21du guide suprême
36:22de la révolution islamique
36:23or
36:24les outils
36:25du Yémen
36:26qui s'appellent
36:26en réalité
36:27leur organisation
36:28s'appelle
36:29Ansar Allah
36:29ne sont pas
36:31des chiites
36:31au sens
36:32comme le sont
36:33les chiites
36:33d'Irak
36:34d'Iran
36:34ou du Liban
36:35ou du Bahreïn
36:35etc
36:36ce sont ce qu'on appelle
36:37des haïdites
36:38et ils sont
36:39effectivement issus
36:40du chiisme
36:41mais ils ne sont pas
36:42vraiment des chiites
36:43à part entière
36:43théologiquement
36:44ils sont assez proches
36:45des sunnites
36:45ils reconnaissent
36:46que 4 des 12
36:48imams
36:48chez les chiites
36:49mais ils font
36:50quand même partie
36:50des chiites
36:50c'est très compliqué
36:51et pourquoi une réaction
36:53là maintenant
36:53ça fait un mois
36:54c'est tard quand même
36:56depuis le début du conflit
36:57oui mais parce qu'ils ont
36:58quand même cette dépendance
36:59et cette alliance
36:59avec l'Iran
37:00ils ont vu que l'Iran
37:01n'est pas tombé
37:01que l'Iran est en train
37:02de tenir
37:03que le Hezbollah
37:03est en train de tenir
37:04ils se disent que
37:05si la guerre va être longue
37:07nous on est prêt aussi
37:07à rentrer en jeu
37:08on est prêt à faire mal
37:10aux intérêts américains
37:11aux intérêts israéliens
37:12etc
37:12donc il faut prendre ça
37:13au sérieux
37:14il faut prendre ça au sérieux
37:15pour le moment
37:15ils ont frappé mollement
37:16mais dans les prochaines semaines
37:18prochain jour
37:19prochaine semaine
37:20on pourrait peut-être voir
37:20une montée en puissance
37:22des frappes et des outils
37:23et comme je dis
37:24ils peuvent faire extrêmement mal
37:25non seulement
37:26à l'Arabie Saoudite
37:28parce que c'est la première visée
37:30mais aussi à toute l'économie mondiale
37:33oui mais je pense qu'effectivement
37:34c'est ça la vraie menace
37:35parce qu'en fait
37:36on voit bien que l'Iran
37:38essaye d'ouvrir un nouveau front
37:40à côté du détroit d'Hormuz
37:41on voit bien que le détroit d'Hormuz
37:43focalise toutes les attentions
37:44notamment des américains
37:45l'idée c'est d'ouvrir un front
37:47de l'autre côté
37:47sur l'autre détroit
37:48et effectivement
37:50de menacer
37:50cette fois-ci
37:52tout le pétrole saoudien
37:53qui serait
37:54encore plus inquiétant
37:55pour l'économie mondiale
37:57et d'abord
37:58pour l'économie américaine
37:59puisque l'objectif
38:00c'est de toucher
38:01l'Amérique
38:01par son économie
38:03puisqu'ils ne peuvent pas
38:03la toucher par leurs missiles
38:04les Iraniens
38:05la seule chose qu'ils peuvent faire
38:06c'est faire augmenter
38:07le prix du pétrole
38:08de façon à ce que
38:09l'opinion publique américaine
38:10finisse par se retourner
38:11contre Donald Trump
38:12c'est un pari
38:14qui peut mettre du temps
38:16mais c'est effectivement
38:17leur seule arme aujourd'hui
38:18leur seule arme
38:19c'est de renchérir
38:20le coût politique
38:21de ce conflit
38:24de façon à ce que
38:25Donald Trump
38:26se sent pressé
38:27d'en terminer
38:28et on voit bien
38:29qu'on est un peu
38:29dans ce scénario-là
38:30depuis quelques jours
38:30on voit bien qu'ils sont tous
38:34dans cette logique-là
38:35d'essayer de dire
38:36dans combien de temps
38:37ça sera fini
38:37parce que l'opinion publique
38:39commence vraiment
38:39à être tendue
38:41on voit bien
38:43d'ailleurs
38:44qu'il y a une dissonance
38:45entre les objectifs
38:47des Israéliens
38:48la volonté des Israéliens
38:49et des Américains
38:50effectivement
38:51J.Defens
38:51sur un podcast
38:54de Benny Johnson
38:55de Benny Shaw
38:56vient d'annoncer
38:56qu'effectivement
38:57les Etats-Unis
38:58se retiraient
38:59d'ici quelques jours
39:014-6 semaines
39:02on est toujours dans
39:03ils ne précisent pas
39:04exactement
39:05mais ça ne devrait pas
39:06durer
39:06et par ailleurs
39:07ce rappel quand même
39:08que les outils existent
39:11que l'Hezbollah
39:11ça montre quand même
39:12que l'Iran
39:14on pouvait mener
39:15des frappes
39:15une guerre contre l'Iran
39:16ça ne suffit pas
39:17c'est-à-dire qu'ils ont
39:18une puissance régionale
39:19qui existe en réalité
39:21il ne suffit pas
39:22de mettre des bateaux
39:22il ne suffit pas
39:23de mettre des armes
39:23il ne suffit même pas
39:24de frapper tous les jours
39:25il y a encore
39:26il y a encore
39:27de la réponse
39:27cette réponse
39:28elle arrive tous les jours
39:29à travers des drones
39:30et à travers des missiles
39:31mais elle peut arriver
39:31aussi dans toute la région
39:33et c'est cette crainte là
39:34c'est cette crainte
39:35d'être frappée
39:35qu'ont les pays du Golfe
39:36qui inquiète
39:37et ces pays du Golfe
39:38font évidemment
39:39chaque jour pression
39:40sur les Etats-Unis
39:41on le sait
39:42on le voit
39:43je voudrais vous montrer
39:44et vous lire
39:45cette communication
39:46vous connaissez
39:47le colonel Olivier Arafovitch
39:49porte-parole de Tsaal
39:50avec des images
39:51qui vont suivre
39:51le Hezbollah
39:52utilise des églises
39:53ici celle de El-Kiam
39:55au sud de Liban
39:56pour établir
39:56des réseaux de tunnels
39:58sous terre
39:58pour cacher des armes
39:59et des munitions
40:00ainsi que
40:02j'ai plus la faim
40:02mais c'est pas grave
40:03on voit ces images
40:04regardez
40:07Le Hezbollah
40:07utilise des églises
40:15Petite réaction peut-être
40:16Michel Fayad
40:16tout va Olivier
40:17ça vous rappelle des images
40:19celles qu'on a vu à Gaza
40:20c'est-à-dire que
40:20les églises sont utilisées
40:21les écoles sont utilisées
40:23les habitations
40:24les hôpitaux sont utilisés
40:25il y a des caches partout
40:27Gaza c'était un mini Liban
40:30au Liban
40:31il y a encore plus de tunnels
40:32encore plus de caches
40:33encore plus d'armes enterrées
40:36de combattants
40:36qui peuvent être enterrés
40:37c'est eux qui ont inventé ça
40:39Michel ?
40:40Oui c'est vrai
40:41et puis il y a le fait aussi
40:43que le Hezbollah
40:44en fait a réussi
40:45à se développer
40:46ainsi
40:47lorsque justement
40:48en l'an 2000
40:48Israël s'était retiré
40:50le Hezbollah
40:50avait pris le contrôle du sud
40:52et une partie des chrétiens
40:53avaient fui vers Israël
40:54et donc ces villages
40:56avaient été envahis
40:56avaient été réorganisés
40:58pour faire partie
40:59de cette nouvelle forteresse
41:01que mettait en place
41:01le Hezbollah
41:02et c'est pour cela
41:03qu'aujourd'hui
41:03tous les appels
41:05de la part des politiciens
41:06chrétiens libanais
41:07des églises chrétiennes
41:08libanaises
41:08etc.
41:10c'est que la population
41:10chrétienne au sud Liban
41:12reste et demeure
41:13vous savez qu'il y a
41:14des villages chrétiens
41:15extrêmement importants
41:16au Liban
41:16sud
41:16dont je parle
41:17au sud du Liban
41:18il y a par exemple
41:19la ville de Mardoucher
41:20c'est là où
41:21la tradition veut
41:22que la Sainte Vierge
41:23attendait le Christ
41:24quand il voyageait
41:25à travers le Liban
41:26il y a également
41:27les villes d'Ainebel
41:28et Hermesh
41:29qui sont vraiment
41:29les deux villages chrétiens
41:31les plus proches
41:32de la frontière israélienne
41:33et qui comptent énormément
41:34dans l'histoire libanaise
41:36il y a en fait
41:37les villes de Kana
41:38de Tir
41:39de Sidon
41:40qui sont toutes citées
41:41dans la Bible
41:42donc qui sont extrêmement
41:43importantes pour
41:44les chrétiens
41:45et donc c'est pour cela
41:45que préserver la présence
41:47chrétienne au sud Liban
41:48est extrêmement importante
41:49pour les chrétiens
41:50pour le Liban
41:51pour le futur de la région
41:53et aussi pour pas
41:54que le Hezbollah
41:54les prenne
41:55et les utilise
41:56elles comme tremplin
41:58pour se battre
41:58contre Israël
41:59et dans l'esprit
42:01de la République
42:02Issamique d'Iran
42:03ils se battent pas
42:03pour le Liban
42:04le Hezbollah
42:04voilà ce qu'on pouvait dire
42:05pour cette nouvelle journée
42:07de conflit
42:09au Moyen-Orient
42:11cette information
42:11que je vous redonne
42:12donc cet attentat
42:13et c'est pas anodin
42:15cet attentat déjoué
42:16devant la Bank of America
42:17à Paris
42:18le parquet antiterroriste
42:19a été saisi
42:20un homme a été arrêté
42:21et placé en garde à vue
42:22cette tentative a été déjouée
42:23ce matin
42:23écoutez ce que nous disait
42:24Claude Meniquet
42:24notre spécialiste
42:26en renseignement
42:28pour le moment
42:28on est au niveau
42:29de ce que les terroristes
42:30et les services de renseignement
42:31appellent de la propagande armée
42:33c'est à dire
42:34c'est un signal
42:34qu'on envoie
42:35aux pays européens
42:36nous pouvons frapper
42:37nous sommes là
42:38d'ailleurs nous frappons
42:39mais pour le moment
42:40nous ne tuons pas
42:40mais nous pourrions
42:42monter en gamme
42:43si c'était nécessaire
42:44si par exemple
42:45des pays européens
42:46se mêlaient
42:47des opérations
42:48et voulaient
42:49tenter de débloquer
42:50le détroit d'Hormuz
42:51le deuxième point
42:52c'est qu'il est sans doute
42:53il est facile
42:54de recruter
42:55des petits truands
42:55pour poser une bombe
42:57la nuit
42:57sans faire de victime
42:58parce que le tarif
42:59à l'arrivée
43:00ne sera pas
43:01très élevé
43:02s'ils sont pris
43:02c'est quand même
43:03une toute autre affaire
43:04de les convaincre
43:05d'aller tuer quelqu'un
43:06et de risquer
43:07soit d'être abattus
43:08soit de passer
43:10leur vie en prison
43:12Voilà
43:12Claude Moniquet
43:13notre spécialiste
43:14de renseignement
43:14Olivier
43:14Rappelez que le parquet
43:15national antiterroriste
43:16s'est autosaisi
43:18immédiatement
43:18qu'il y a un jeune homme
43:20qui a été arrêté
43:21il avait été recruté
43:23a-t-il dit
43:23sur Snapchat
43:25pour 600 euros
43:26qu'il n'était pas seul
43:27puisqu'il y a
43:27une deuxième personne
43:29qui était avec lui
43:30qui est en fuite
43:31Olivier Lial
43:32on le disait
43:32avec Claude Moniquet
43:33tout à l'heure
43:33que j'interrogeais
43:34il nous le disait
43:35d'ailleurs
43:37il n'y a pas de lien
43:38encore intimement
43:39lié à ce conflit
43:40mais on peut
43:41le subodorer
43:42en tout cas
43:42ça porte
43:44comme on dit
43:44en général
43:45on dit que ça porte
43:45la signature
43:46effectivement
43:47aujourd'hui
43:48que ce soit
43:49Daesh
43:50etc
43:50ils n'utilisent pas
43:51normalement
43:52des personnes
43:53recrutées
43:53sur les réseaux
43:54les seuls
43:55groupes terroristes
43:56qui recrutent
43:57soit des narcotrafiquants
43:58soit des jeunes
43:59pour commettre
44:00des crimes
44:00c'est effectivement
44:01les Iraniens
44:02notamment par les forces
44:03Alkot
44:04et récemment
44:05on a eu
44:05un procès
44:06à Toulouse
44:07au mois de janvier
44:08où déjà
44:09à l'époque
44:09c'était des petits dealers
44:11qui avaient été recrutés
44:12de la même façon
44:13avec un tarif un peu plus élevé
44:14à 1500 euros
44:15pour lancer des incendies
44:17contre des entreprises
44:18et on a établi
44:20le lien
44:20avec des réseaux iraniens
44:22l'affaire Marco Polo
44:23et l'affaire Marco Polo
44:24quelques mois avant
44:25c'était dans le sud-est
44:26de la France
44:27donc on a plusieurs affaires
44:28de ce type là
44:29et effectivement
44:30on voit que c'est
44:31la même signature
44:32et la seule chose
44:33c'est que c'est
44:35ou c'est peut-être
44:35simplement un avertissement
44:37c'est que cette fois-ci
44:37ils ont vraiment
44:38investi peu d'argent
44:39et recruté quelqu'un
44:41à mon avis
44:42de très très bas niveau
44:43Merci Zémi de m'avoir accompagné
44:45pour cette édition
44:45un peu spéciale
44:46de ce Punchline
44:47merci à l'équipe
44:48qui m'ont entouré
44:48Déborah Smadja
44:49Axel Thomas
44:50Samuel Vasselin
44:51Mathis Croquet
44:51Sandra Tchumbo
44:52pour l'information
44:53merci à la programmation
44:54Stéphane Fattoreto
44:55et les autres évidemment
44:56merci aux équipes en régie
44:57tout de suite
44:57Mathieu Bock-Côté
44:58et moi j'aurai le plaisir
44:59de vous retrouver demain
45:00à partir de 14h
45:01pour Midi News
45:02et 17h pour Punchline
45:03belle soirée
45:04sur notre tende
45:05Sous-titrage Société Radio-Canada
45:07Merci à mes Tipeurs
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