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  • il y a 1 minute
Michel Onfray revient ce samedi sur les agressions dont ont été victimes plusieurs maires sortants après les municipales en France. Pour le philosophe, une forme de terreur s'installe dans le paysage politique français. «Vous avez deux France qui s'opposent, avec une France qui a choisi la violence».

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Transcription
00:00C'est l'exercice de la terreur, à tous les sens du terme.
00:03C'est-à-dire que quand je fais savoir qu'on est dans une situation pré-révolutionnaire,
00:07même pouvoir bientôt enlever pré, et on est dans une situation révolutionnaire,
00:10vous avez deux Frances qui s'opposent, et une France qui a choisi la violence,
00:15clairement la violence, l'intimidation.
00:17On a vu, enfin je veux dire, des candidats des partis politiques que je ne citerai pas,
00:23mais qui sont allés intimider physiquement des gens sur place,
00:26en leur disant, on est chez vous, on sait vous habiter, frapper à la porte, etc.
00:31Donc il y a une terreur qui s'installe, avant plus ou pire, je crois.
00:37Vous pensez qu'on peut aller plus loin encore ?
00:38Ça peut basculer plus loin ?
00:39Oui, écoutez, moi quand je me fais agresser dans la rue, pour l'instant, ça n'est que verbalement.
00:42Donc il y a un moment donné où on peut se prendre des coups,
00:44puis à un moment donné où on peut se faire tabasser,
00:45et puis le jour où vous êtes tabassé et mort, on vous dit que vous étiez nazi,
00:48et que c'était de toute façon justifiable.
00:50Et vous avez tous les journaux comme il faut, comme Le Monde, comme Libération,
00:55y compris Ouest-France, y compris Télérama, etc.,
00:58qui vous expliquent que globalement, même Mme Broun-Pivet,
01:00qui a fait savoir récemment, en reprenant les argumentaires de Mediapart,
01:05que si elle avait su que ce garçon qui a été assassiné avait été nazi, néo-nazi,
01:12et il n'aurait pas eu droit à sa minute de silence,
01:14mais enfin, tous ces gens collaborent.
01:17Ils collaborent, c'est un mot important.
01:19Oui, ils collaborent.
01:20Et je pense qu'il y a un homme qui est responsable,
01:21qui s'appelle Jean-Luc Mélenchon,
01:22parce que tout ce qu'on voit là, c'est une autre chose,
01:26et le silence de M. Mélenchon.
01:28Silence.
01:28C'est son monde, c'est sa nouvelle France,
01:31ce sont ses bandes, ce sont ces gens qui se réclament de lui,
01:34ce sont ces gens qui veulent faire une nouvelle France
01:35en nous disant, en l'ancienne, débarrasser le plancher,
01:37vous n'avez plus à être ici.
01:39Et on n'entend rien de la part de M. Mélenchon.
01:41C'est pourquoi d'ailleurs, on va parler de ça tout de suite,
01:42j'ai choisi Georges Sorel en fin d'émission
01:46pour nous parler de cette légitimation et justification de la violence.
01:49Et que fait Emmanuel Macron ? Rien.
01:51Que fait le Premier ministre ? Rien.
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