00:00Il y avait un maximum de proxénètes chez les Corses, c'était celui qui avait le plus beau costume,
00:09à tel point que moi aussi je voulais des costumes pareils, et je me suis fait faire le premier costume
00:14sur mesure à l'époque,
00:16où ils allaient, le même tailleur, qui était d'Odoli, où je l'emmassais, là, tout le monde.
00:21Révis-Victor Miassé, oui, qui est toujours dans le même quartier.
00:23Tous les mags de Paris allaient là, parce que tous ces proxénètes, c'était des proxénètes casse-croutes,
00:35ce qu'on appelle des juleaux casse-croutes, qui vivaient que par la comté que les nanas leur apportaient.
00:43Mais quand les nanas tombaient qu'elles faisaient des trois jours en Saint-Lazare,
00:47– À Saint-Lazare, c'était la prison des prostituées.
00:49– Quatre jours à l'époque, les vivres.
00:54– Oui, ils n'avaient plus de quoi manger, les gars.
00:56– Je leur prêtais des sous, moi, 1000 balles, 2000 balles,
01:00parce que la valeur de l'argent n'était pas les mêmes que maintenant.
01:04C'était des biquetons, c'était grand comme ça.
01:07Je leur prêtais des sous.
01:09– Parce qu'il y avait toute une géographie du milieu à Paris à l'époque,
01:13dû notamment à la prostitution, avec des quartiers de prostitution,
01:16des bars de proxénètes, des hôtels où les filles travaillaient.
01:20C'est ça qui faisait le milieu aussi.
01:21– Sous-titrage Société Radio-Canada
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