00:00France-Brésil, demain, deux des plus beaux palmarès du football mondial s'opposent.
00:04France-Brésil, c'est cette Coupe du Monde au total.
00:07Kylian Mbappé est un passionné de son sport, fin connaissant, il nous évoque ce duel, nous vend ce duel.
00:11Écoutez, Kylian Mbappé.
00:14Je pense que tout le monde autour de cette pièce connaît l'histoire du Brésil,
00:19c'est ce que représente le Brésil pour le football mondial.
00:22Je pense que c'est le pays qui a le plus inspiré le football mondial au niveau de la sélection,
00:26au niveau du football de sélection. C'est l'équipe la plus titrée au niveau mondial.
00:30Ils ont cinq étoiles sur le maillot, donc c'est sûr que pour nous, c'est toujours un challenge
00:35de jouer contre une équipe qui va être assurément l'une des favorites à la victoire finale.
00:40Ils seront là. Donc c'est à la fois un plaisir si on parle en tant qu'amateur de football
00:45et si on rentre dans le terme plus technique, c'est un vrai challenge pour nous.
00:50Donc on a hâte de jouer demain, de se confronter à eux, même si on ne pourra pas tirer beaucoup,
00:54beaucoup d'enseignements, même si je pense qu'il y aura quelques enseignements à tirer du match de demain.
00:59Mais c'est un match international. Il y a un match international, avant même de parler du Brésil,
01:03c'est un match où on doit tout donner. Donc un match international qui se joue contre le Brésil,
01:07c'est encore une motivation supplémentaire avec l'ensemble des grands joueurs qui vont être sur la pelouse.
01:12Le Brésil a énormément de grands joueurs. Il y en a aussi qui ne sont pas là.
01:16Donc ça va être un super match.
01:18Attendez-vous avec impatience ce choc. Il l'attend. Il est juste à côté de Thomas Bonavant.
01:23C'est Éric Blanc. Oui, vous avez une minute pour nous convaincre, mon cher Éric.
01:27Vous attendez ce choc avec impatience. Racontez-nous.
01:30Oui, je suis excité parce qu'à moins d'être un vieux con ou un jeune pessimiste et dépressif,
01:35c'est un match sacré. C'est comme la musique religieuse.
01:38Ça veut dire que tu n'as pas besoin de la comprendre pour l'écouter.
01:42Tu as les meilleures nations. Tu vas voir un football, excusez-moi, sans bas.
01:46Deux rues, deux passes à mille temps. Tu as des noms sur le papier.
01:49En bas sur le terrain qui claquent comme des portes jartelles.
01:52Donc qu'est-ce que tu veux de plus ? Il n'y a pas de pression.
01:54Tout va être ouvert. C'est all-in.
01:56Même si, puisqu'ils vont enfin souffler par rapport à leur équipe nationale,
02:00ils auront peut-être un peu plus de liberté.
02:02Après, tu as des entraîneurs. Ils ont un CV plaqué or.
02:04Tu vas voir Deschamps d'un côté, Carlo.
02:08Carlotti, on l'appelle, j'en sais rien.
02:10Tu as Upamecano qui va être contre Vinicius.
02:13Mbappé va retrouver Marquinos.
02:16Donc tout ça fait que, quand ce match-là, tu le vois,
02:19il y a un côté un peu aussi pareil-Rio.
02:21Un pied au Fouquet's, un pied à Copacabana.
02:24Tu as moitié Smoky, moitié Pareo.
02:26Enfin, c'est le football ouf. C'est l'amour ouf.
02:29Je ne comprends pas que les mecs préfèrent Moldavie-Roumanie.
02:33Alors ça, belle conclusion.
02:36Belle conclusion qui n'a peut-être pas été appréciée par tous les chroniqueurs.
02:40qui dit « Attendez-vous ce choc avec impatience ? »
02:43Oui, il l'attend avec impatience.
02:45C'est un classique, un banger, comme dirait nos jeunes téléspectateurs.
02:49Mais avez-vous convaincu l'ensemble du plateau ?
02:52Ciali, vous me dites quoi ?
02:54Vous l'avez, oui ?
02:55C'est bon.
02:56Greg, je vous ai senti, je ne sais pas, j'ai senti un peu...
03:00On ne peut pas accepter ça.
03:02On ne peut pas accepter ça.
03:04L'homme du refus, le vieux con, le jeune con, le moyen con, je ne sais pas.
03:08T'es bientôt fini.
03:09Thomas !
03:11Il n'avait pas besoin de me convaincre.
03:13Non, mais vous l'accompagnez sur son enthousiasme.
03:15Là, on est main dans la main de toutes les missions avec Eric.
03:17Hervé !
03:18Moi, j'aime les gens enthousiastes, vous me connaissez.
03:20Donc, évidemment...
03:21Ça en dit un peu sur les gens enthousiastes, mais sur ce France-Brésil.
03:24Non, mais j'ai trouvé les arguments.
03:26Alors, un ou deux, Martino, je crois qu'il n'est pas là.
03:28Mais sinon...
03:30Donc, le duel sera un petit peu oublié, mais ce n'est pas très grave.
03:34Non, mais je trouve que sur le fond aussi, les arguments sont intéressants.
03:37Parce qu'à un moment, on aime le football pour ce que c'est, c'est-à-dire les grands
03:40matchs.
03:40Eric a commencé par ses liturgies.
03:42C'est France-Brésil, c'est le domaine du sacré.
03:45Et pour vous, mon cher Greg, vous n'avez pas été convaincu par le prêche du Père Blanc.
03:49Non, parce que c'est figé les choses indéfiniment, alors que le foot bouge, le foot vit.
03:54Depuis 2002, le Brésil a fait une demi-finale de Coupe du Monde pour en prendre sept.
03:59La vérité, elle est là.
04:00Les Croates, qui sont médiatiquement hors radar, ont joué les deux dernières demi-finales.
04:05On ne peut pas figer les choses à travers des fantasmes ou des représentations qu'on a.
04:09Le foot se joue, en fait.
04:11Je suis tout prêt à penser, par exemple, que le Maroc, indéfiniment,
04:14est une grande puissance du football mondial parce qu'ils ont été dans le dernier carré.
04:17Ils ont sorti l'Espagne, le Portugal.
04:18Les choses bougent et heureusement qu'elles bougent.
04:20Heureusement que le foot se joue et qu'on n'est pas dans des représentations à la fois un peu
04:25mythologiques
04:25et je pense un peu marketing en plus concernant le Brésil.
04:28C'est quelque chose que je ne peux pas accepter.
04:30Dites-vous bien que depuis 24 ans, il y a une demi-finale pour en prendre sept.
04:34On n'est pas sur un détail.
04:36Ou bien on se dit que les résultats ne comptent plus et on passe à autre chose.
04:39Pardon, mais ça nous rappelle et ça nous renvoie au débat qu'on avait eu sur le biathlon.
04:44Le biathlon, cette année, français a cartonné.
04:46Lou Jean Monod, Éric Perrault, le Globe de Cristal.
04:49Je vous avais posé la question, est-ce que le biathlon français, ça devient un peu associé ?
04:55Quand on pense au foot, on pense tout de suite au pays du Brésil.
04:58Quand on pense au rugby, c'est souvent la Nouvelle-Zélande.
05:00Enfin, il y a des choses comme ça.
05:02Donc le Brésil, pour Greg, est déclassé.
05:05Juste un petit truc, le foot...
05:06On peut le laisser rentrer ou pas ?
05:08Juste un petit truc, de base, le foot, il est à tout le monde.
05:10Il n'est pas qu'au Brésil, il est à tout le monde.
05:12Il faut penser ça comme ça.
05:13Je ne le personnalise pas, mais...
05:15Foot, Brésil !
05:16Oui, foot, Brésil.
05:17Après, là, surtout sur ce match-là, il y a quand même une impatience de nous, Français,
05:22voir le Brésil de Carlo Ancelotti.
05:24Il l'a dit, moi, ça va être une vraie curiosité.
05:25J'ai un souvenir très frais de ce Brésil-Zénégal.
05:27Et ça faisait longtemps que je n'avais pas vu, notamment la première mi-temps, d'une sélection majeure aussi
05:32dominée.
05:33Voilà, moi, j'étais content de revoir le Brésil à ce niveau.
05:35C'était un peu plus compliqué.
05:36Le deuxième match face à la Tunisie avec ce 1 partout.
05:39Mais ce Brésil-Zénégal, pour avoir parlé avec des Sénégalais, il se dit, ok, le Brésil est sérieux sur ce
05:45match-là.
05:46Donc il y a une vraie curiosité.
05:47J'ai envie de voir Vinicius enfin endosser ce costume de vrai leader qu'il n'a jamais endossé avec
05:52le Brésil.
05:54Il y a l'angle Brésil, puis il y a l'angle français maintenant.
05:57Sur la question, attendez-vous ce match avec impatience.
05:59Moi, j'ai envie de voir quelle animation offensive va mettre en place l'idée des champs sur ce match
06:04-là.
06:04Est-ce qu'il va repartir avec quatre attaquants ?
06:07Quel choix il va faire au milieu de terrain ?
06:09Voilà, moi, j'ai plein d'interrogations sur ce match qui vont être intéressantes.
06:13Et puis, on ne peut pas cracher sur un match à trois mois de la Coupe du Monde,
06:15quand la France vient de se taper deux fois l'Ukraine, l'Azerbaïdjan, etc.
06:19Que la France affronte le Brésil, la dernière fois c'était en 2015,
06:22donc ça n'arrive pas quand même tous les jours.
06:23Donc oui, je suis évidemment impatient de regarder ce match.
06:25France-Brésil, ça résume, on va dire, les grandes dates du football français.
06:29On a 58, on a 86, on a 98, on a 2006.
06:33Ok.
06:34Oui, mais c'est tout à fait ça.
06:35En fait, Greg disait que le foot est émouvant, évidemment, que le foot évolue.
06:38Mais le foot aussi, c'est les émotions que ça nous a procurées.
06:41Moi, j'ai aimé le foot.
06:43Moi, je suis une enfant de 98, donc j'ai aimé le foot à cause aussi d'un France-Brésil.
06:46Et j'ai aimé le France-Brésil de 2006.
06:49Donc forcément, ça va me ramener à des souvenirs qui sont importants,
06:52même si ça reste un match amical.
06:53Je vous ai laissé venir, je suis taquin, je vous ai laissé venir.
06:57Ça, c'est les grandes dates du football français.
06:59Mais les matchs amicaux, les France-Brésil, le fameux 2015, vous vous en souvenez ?
07:03Le 2011 ?
07:04Celui du centenaire de la FIFA, on s'en rappelle de celui-ci.
07:07Avec les maillots en particulier.
07:09Oui, on se souvient des maillots.
07:10Oui, mais ça reste quand même des Français.
07:13Le souvenir d'un match à l'Ukidane où ils avaient à jouer avec un ballon marron.
07:16Le grec, j'ai trouvé ton raisonnement très intéressant, très intelligent, c'est vrai.
07:19Parce que c'est ce qu'on appelle prendre de la hauteur.
07:21On ne doit pas figer.
07:23Mais en revanche, le problème, c'est que nous, on nous pose une question
07:25sur la sensation qu'on a en voyant ce match-là.
07:27Alors ton raisonnement est tout à fait logique.
07:29Moi, je suis un peu dans cette idée aussi.
07:31On a ces petites Madeleines de Proust, un peu tout le monde.
07:33Et moi, c'est le 2-2.
07:35Alors là, il faut...
07:36Maracana, sous 18.
07:38Exactement, les grands anciens, c'est Trésor.
07:40Et j'ai encore l'image, moi, je suis en famille chez mon grand-père, chez mes grands-parents.
07:44Et je vois encore, en plus, Trésor étant mon joueur favori.
07:47Quand je le vois réussir sa reprise, si vous voulez, c'est un moment majeur, moi, de ma vie, de
07:51supporter de football.
07:53Et donc ce but-là, le but de Trésor, il attend la balle, on le voit arriver, tac, il a
07:57remis.
07:57Et donc, on a toujours, c'est vrai, ces petits moments, ces petites références personnelles
08:02qui font qu'à un moment, on attendait la balle.
08:04C'est la liturgie employée.
08:06Le foot est une religion, finalement, vous plongez.
08:09C'est pour ça que j'ai bien aimé son raisonnement.
08:11Eric, tu reviens.
08:12Tu as raison, factuellement.
08:13En 2014, ils ont pris 7-1.
08:15Ils ont même perdu devant les Hollandais pour la petite place, pardon, 3-0, un truc comme ça.
08:20Mais ça fait 12 ans.
08:22Mais quand tu vois l'équipe de Brésil jouer, il se passe toujours quelque chose, si tu aimes le football.
08:25Et il y a eu des problèmes structurels, d'entraîneurs, d'ambiance.
08:29Quand ils perdent devant les Croates, ils mènent 1-0.
08:31Ils auraient pu très bien retrouver l'Argentine à 1-1, tir au but.
08:35Ils vont devant les Côtes.
08:36Mais ils perdent, les gars.
08:37Match nul.
08:37Et ils perdent au pénaud.
08:38Mais juste pour te dire, c'est qu'ils ne sont pas si nuls que ça.
08:42Ils terminent 2-3ème de la Copa América, même si on dit qu'il n'y a rien que le
08:46football sud-américain.
08:47C'est vrai qu'ils sont 8.
08:48Mais il y a beaucoup de gens qui disent que le football américain, il y a 2-3 équipes.
08:52Et ils sont 8 à se qualifier ou 6, j'en sais rien.
08:54Et les plus avantages, ils vont être à la poste.
08:58Ils finissent 5.
08:58Ils finissent pas 2.
08:59Oui, mais il y a des grands joueurs, ils ont des problèmes.
09:02C'est pour ça qu'ils ne sont pas la remorque du foot international, les Brésiliens.
09:07Ce n'est pas l'Italie.
09:09Moi, ce que j'aime, c'est que tu vois de la joie de vivre.
09:12Tu vois des...
09:13Bah si, tu vois...
09:15Mais puis maintenant, enfin...
09:16Arrête.
09:17Moi, j'ai connu...
09:18Enfin, tu étais né, mais tu étais trop jeune.
09:20Moi, j'ai connu quand le Brésil s'est vendu au football européen en 1974.
09:24Ils ont voulu durcir nul.
09:26Ils ont pris 2 à 0 en poule.
09:28Ils ont fermé le jeu.
09:29Tout le monde a crié au scandale parce que tu ne retrouvais pas ce football de rue,
09:33de samba.
09:34Et là, ils reviennent.
09:35Simplement, ils ont des failles.
09:37Ils ont des joueurs pas en forme, blessés.
09:38Mais ça tient la route.
09:39Mais là, on ne parle que du Brésil.
09:41On ne parle que du Brésil sur la question...
09:43On ne parle que du Brésil.
09:44Non, mais moi, sur les équipes de France...
09:45Français ou Brésilien, si tu n'es pas marqué à vie sur les affiches France-Brésil,
09:50ce n'est pas normal.
09:51Hervé a parlé de son souvenir de 1974.
09:53Moi, à titre personnel, le France-Brésil 2006, en fait, tu es tatoué à vie de ce match.
10:00Du match de Zidane, du but d'Henri, de ce qu'on a dit sur Roberto Carlos qui fait son
10:05lacet,
10:06du coup-franc de Ronaldinho qui se tue.
10:07Mais ce n'est plus les équipes, c'est plus les équipes.
10:09Ils s'en foutent de ça.
10:10C'est pour ça que ça nous ramène à ça.
10:13Un franc-brésil est tellement incréable.
10:15Par exemple, vous parlez de tout le français ou brésilien ne peut pas être insensible à un franc-brésil.
10:19Moi, j'ai été à Francfort.
10:20Tout à l'heure, on aura un débat sur le Brésil qui nous fait encore rêver.
10:23J'ai été à Francfort en France-Brésil, mais ça ne sont plus les mêmes joueurs.
10:26Ce n'est pas la même facilité collective.
10:28Comme tu parles de joueurs, j'entends ce que tu dis.
10:30Tu me dis, indépendamment des résultats, il y a la...
10:32Mais même pas, parce que quand tu regardes les matchs, par exemple,
10:36ils finissent, comme l'a dit Hervé, ils finissent cinquième des éliminatoires sud-américains.
10:39C'est pas rien.
10:41On s'en fout.
10:42Parce qu'ils ont un problème depuis deux ans et ils ont trouvé ça.
10:45Ils ont des pâques de talent aussi.
10:46Mais il y a un vrai problème à la fin des ans.
10:48Ils ont deux joueurs qui font ballon, qui sont ballon dans le monde.
10:51On parlera de...
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