Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 3 semaines
LGV Montpellier-Perpignan, colère sourde en alerte à Frontignan, mardi 27 mai. Tandis que la présidente de la région Occitanie Carole Delga venait rencontrer le nouveau président de Sète Agglopôle Méditerranée, Loïc Linarès, une cinquantaine de citoyennes et citoyens se massaient à quelques mètres, devant le siège de l’Agglo, à l’appel de la Coopérative Intégrale du Bassin de Thau, de Bancs Publics et de plusieurs autres collectifs venus avec leurs banderolles.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:01...
00:10Loïc Linderès, j'imagine que si la présidente Carole Delga est venue aujourd'hui,
00:13ce n'est pas uniquement pour parler de ce projet.
00:15De quoi vous vous êtes entretenu quelques heures avant ?
00:17On a fait une revue de projet assez globale sur le territoire de Tours,
00:21puisque la région est un acteur essentiel,
00:23que ce soit sur la partie portuaire, que ce soit sur les aides aux revitalisations des centres-villes,
00:30que ce soit sur le soutien économique, que ce soit sur les questions d'aménagement,
00:33avec pas mal de frontiers également dont on a parlé,
00:36que ce soit sur le sujet LGV aussi dont forcément on en a parlé.
00:39Et il y a une relation de confiance et surtout une méthode de travail qu'on souhaite mettre en place,
00:45parce que le constat c'était que malheureusement ces derniers temps,
00:48les relations étaient un peu coupées entre notre agglomération, la région,
00:52ou même le département, et qu'on essaie de retisser ce lien aux services d'habitants de ce territoire.
00:59Justement, on a un maire démissionnaire et puis condamné,
01:02qui aujourd'hui avait gelé 840 000 euros entre 2025 et 2028 pour la LGV.
01:07Est-ce que Carole Delga, vous êtes venue récupérer ces 840 000 euros ?
01:10Non, je suis venue pour travailler pour le territoire.
01:14Une nouvelle présidence, à la personne de Loïc Linares,
01:19il est nécessaire de parler de tous les projets de développement de ce territoire,
01:23parce que ce que nous partageons avec Loïc, c'est la nécessité de créer de l'emploi
01:29et de préserver la qualité de vie et l'identité forte de ce territoire autour du bassin de Tau.
01:37Donc, bien sûr, on a parlé de la LGV, mais on a parlé aussi de toute la question portuaire de
01:43cette frontignan,
01:44parce qu'il y a de gros enjeux de développement d'emplois, d'aménagements, de requalifications à l'intérieur du
01:51port,
01:51mais aussi de requalifications urbaines qui vont jusqu'à Frontignan.
01:56C'est-à-dire qu'ils sont au cœur de cette, mais qui sont aussi à Frontignan.
02:01On a parlé aussi d'une vision plus large de l'aménagement du territoire sur les projets culturels, sportifs, qui
02:09y sont portés.
02:10C'est vrai que dans les projets culturels, il y a ce site.
02:15Comme j'étais à un quart d'heure, on a dit « je ne le connaissais pas ».
02:19Donc, ça m'a permis de prendre connaissance de ce site qui est magnifique.
02:24Il faut prendre le temps de la réflexion.
02:26Et pour la question de la LGV, on partage avec le nouveau président de l'agglomération
02:32de la nécessité de mettre à plat la réalité de ce qu'est la phase 1 de la LGV,
02:41des décisions prises par l'État, des soutiens divers, des interrogations ou des oppositions.
02:49Donc, on va y travailler dans la sérénité, dans l'objectivité.
02:54Tous les grands projets créent des interrogations, peuvent créer des inquiétudes,
03:02surtout quand elles sont entretenues par de fausses informations.
03:06C'est le mot de tous les grands projets.
03:08J'ai une certaine expérience sur ce sujet depuis maintenant 9 ans que je suis à la tête d'une
03:13région de 13 départements.
03:15Et donc, on va travailler avec l'agglomération, avec les maires, bien entendu, avec l'État, avec la SNCF.
03:23Il y a des sujets qui sont vraiment de compétences, on va dire, quasiment exclusives de l'État.
03:30C'est la question de la ressource en eau.
03:31Et je viens à rassurer, je veux dire, je ne connais pas de gouvernement en France
03:36qui n'ait jamais eu le souci premier de préserver la ressource en eau.
03:42Il y a une réglementation...
03:44Moi, j'ai travaillé dans le milieu...
03:47Avant d'être élue, j'étais dans le milieu professionnel de l'eau.
03:50Il y a une réglementation en France qui est extrêmement restrictive, extrêmement présente sur la protection des ressources en eau.
03:57Donc, bien sûr, tout projet s'inscrit dans cette priorité nationale qui est la question de l'accès à l
04:05'eau potable.
04:05Et ensuite, sur les questions de dessert en train, là, c'est un comité multipartenarial.
04:13Sur l'agglo, l'État, la SNCF, également la région.
04:18Voilà, donc on va tout mettre à plat.
04:21Et il n'est pas question de travailler dans une pression inconsidérée.
04:26Mais il faut ramener les vérités, des enjeux, des priorisations à donner.
04:32Voilà, parce qu'un grand projet a des conséquences.
04:35Il faut voir comment on peut limiter ces conséquences.
04:39Ça a aussi des atouts, des bienfaits sur un territoire.
04:42Donc, voilà, on fait l'inventaire des effets positifs.
04:48On fait l'inventaire des effets qui peuvent être négatifs.
04:52Et on fait en sorte de les minimiser au maximum.
04:54Et donc, ça va se faire dans une méthode que nous avons tout à fait partagée.
04:59Depuis quelques mois, l'agglomération ne travaillait plus,
05:03ni avec l'État, ni avec le département, ni avec la région.
05:07Et nous sommes tous des personnes responsables, ouvertes au dialogue.
05:14Personne n'obéira à des injonctions ou à des pressions.
05:18Il faut avoir un dialogue apaisé, c'est ce que j'ai rappelé aux manifestants qu'il y avait tout
05:25à l'heure.
05:26On ne peut pas être dans la brutalisation du débat.
05:30On ne peut pas être dans la violence verbale.
05:32Les opinions différentes et même opposées peuvent s'exprimer en partageant la réalité des faits
05:39et en construisant un avenir commun qui soit accepté, compris par les populations
05:45et aussi pour un développement durable.
05:48Je ne crois pas que j'ai eu ma réponse, mais est-ce que ces 840 000 euros vont être
05:51dégelés,
05:51gelés par François Comaine ? Est-ce qu'on va être dégelés par Loïc Linares ?
05:54Je veux bien y répondre, très clairement.
05:56C'est-à-dire qu'aujourd'hui, il y avait une situation de blocage, elle est toujours là.
05:59Donc, il y a une méthode de travail qui va amener un peu d'apaisement
06:01et de travailler le sujet sereinement.
06:03Donc, les 840 000 euros, ils sont toujours bloqués et on construira ça dans le temps.
06:07Maintenant, si on peut revenir après aussi à d'autres sujets,
06:09je comprends que ça fasse plaisir de pouvoir être sur ces sujets-là,
06:13mais on est venus aussi sur ce site pour parler d'autres choses,
06:16pour parler des habitants, pour parler d'un lieu qui peut être au service du territoire et de ses enfants.
06:21Donc, si on pouvait revenir sur ces sujets, ce ne serait pas mal.
06:24Non, parce que la question, il faut être clair, des 840 000 euros,
06:27ce n'est pas la question bloquante.
06:29La question qui a vraiment étonné beaucoup de monde,
06:32c'est qu'il y a eu un changement de position qui a été non concerté, qui a été non
06:37expliqué.
06:37Donc, aujourd'hui, exactement, ils ne sont pas bloqués, ils sont mis en réserve.
06:42C'est une technique budgétaire qui existe.
06:45Et là, nous pouvons avancer les études, nous pouvons avancer la concertation
06:51sans mettre en jeu cette question des 840 000 euros à court terme.
06:56On en parlera plus tard, mais ce qui est important, c'est de ramener de la sérénité,
07:03des débats argumentés,
07:05et de sortir d'une forme de brutalisation du débat public
07:11ou d'un non-dialogue entre personnalités publiques,
07:18que ce soit à l'État ou que ce soit à la collectivité locale.
07:20Voilà.
Commentaires

Recommandations