00:01...
00:10Loïc Linderès, j'imagine que si la présidente Carole Delga est venue aujourd'hui,
00:13ce n'est pas uniquement pour parler de ce projet.
00:15De quoi vous vous êtes entretenu quelques heures avant ?
00:17On a fait une revue de projet assez globale sur le territoire de Tours,
00:21puisque la région est un acteur essentiel,
00:23que ce soit sur la partie portuaire, que ce soit sur les aides aux revitalisations des centres-villes,
00:30que ce soit sur le soutien économique, que ce soit sur les questions d'aménagement,
00:33avec pas mal de frontiers également dont on a parlé,
00:36que ce soit sur le sujet LGV aussi dont forcément on en a parlé.
00:39Et il y a une relation de confiance et surtout une méthode de travail qu'on souhaite mettre en place,
00:45parce que le constat c'était que malheureusement ces derniers temps,
00:48les relations étaient un peu coupées entre notre agglomération, la région,
00:52ou même le département, et qu'on essaie de retisser ce lien aux services d'habitants de ce territoire.
00:59Justement, on a un maire démissionnaire et puis condamné,
01:02qui aujourd'hui avait gelé 840 000 euros entre 2025 et 2028 pour la LGV.
01:07Est-ce que Carole Delga, vous êtes venue récupérer ces 840 000 euros ?
01:10Non, je suis venue pour travailler pour le territoire.
01:14Une nouvelle présidence, à la personne de Loïc Linares,
01:19il est nécessaire de parler de tous les projets de développement de ce territoire,
01:23parce que ce que nous partageons avec Loïc, c'est la nécessité de créer de l'emploi
01:29et de préserver la qualité de vie et l'identité forte de ce territoire autour du bassin de Tau.
01:37Donc, bien sûr, on a parlé de la LGV, mais on a parlé aussi de toute la question portuaire de
01:43cette frontignan,
01:44parce qu'il y a de gros enjeux de développement d'emplois, d'aménagements, de requalifications à l'intérieur du
01:51port,
01:51mais aussi de requalifications urbaines qui vont jusqu'à Frontignan.
01:56C'est-à-dire qu'ils sont au cœur de cette, mais qui sont aussi à Frontignan.
02:01On a parlé aussi d'une vision plus large de l'aménagement du territoire sur les projets culturels, sportifs, qui
02:09y sont portés.
02:10C'est vrai que dans les projets culturels, il y a ce site.
02:15Comme j'étais à un quart d'heure, on a dit « je ne le connaissais pas ».
02:19Donc, ça m'a permis de prendre connaissance de ce site qui est magnifique.
02:24Il faut prendre le temps de la réflexion.
02:26Et pour la question de la LGV, on partage avec le nouveau président de l'agglomération
02:32de la nécessité de mettre à plat la réalité de ce qu'est la phase 1 de la LGV,
02:41des décisions prises par l'État, des soutiens divers, des interrogations ou des oppositions.
02:49Donc, on va y travailler dans la sérénité, dans l'objectivité.
02:54Tous les grands projets créent des interrogations, peuvent créer des inquiétudes,
03:02surtout quand elles sont entretenues par de fausses informations.
03:06C'est le mot de tous les grands projets.
03:08J'ai une certaine expérience sur ce sujet depuis maintenant 9 ans que je suis à la tête d'une
03:13région de 13 départements.
03:15Et donc, on va travailler avec l'agglomération, avec les maires, bien entendu, avec l'État, avec la SNCF.
03:23Il y a des sujets qui sont vraiment de compétences, on va dire, quasiment exclusives de l'État.
03:30C'est la question de la ressource en eau.
03:31Et je viens à rassurer, je veux dire, je ne connais pas de gouvernement en France
03:36qui n'ait jamais eu le souci premier de préserver la ressource en eau.
03:42Il y a une réglementation...
03:44Moi, j'ai travaillé dans le milieu...
03:47Avant d'être élue, j'étais dans le milieu professionnel de l'eau.
03:50Il y a une réglementation en France qui est extrêmement restrictive, extrêmement présente sur la protection des ressources en eau.
03:57Donc, bien sûr, tout projet s'inscrit dans cette priorité nationale qui est la question de l'accès à l
04:05'eau potable.
04:05Et ensuite, sur les questions de dessert en train, là, c'est un comité multipartenarial.
04:13Sur l'agglo, l'État, la SNCF, également la région.
04:18Voilà, donc on va tout mettre à plat.
04:21Et il n'est pas question de travailler dans une pression inconsidérée.
04:26Mais il faut ramener les vérités, des enjeux, des priorisations à donner.
04:32Voilà, parce qu'un grand projet a des conséquences.
04:35Il faut voir comment on peut limiter ces conséquences.
04:39Ça a aussi des atouts, des bienfaits sur un territoire.
04:42Donc, voilà, on fait l'inventaire des effets positifs.
04:48On fait l'inventaire des effets qui peuvent être négatifs.
04:52Et on fait en sorte de les minimiser au maximum.
04:54Et donc, ça va se faire dans une méthode que nous avons tout à fait partagée.
04:59Depuis quelques mois, l'agglomération ne travaillait plus,
05:03ni avec l'État, ni avec le département, ni avec la région.
05:07Et nous sommes tous des personnes responsables, ouvertes au dialogue.
05:14Personne n'obéira à des injonctions ou à des pressions.
05:18Il faut avoir un dialogue apaisé, c'est ce que j'ai rappelé aux manifestants qu'il y avait tout
05:25à l'heure.
05:26On ne peut pas être dans la brutalisation du débat.
05:30On ne peut pas être dans la violence verbale.
05:32Les opinions différentes et même opposées peuvent s'exprimer en partageant la réalité des faits
05:39et en construisant un avenir commun qui soit accepté, compris par les populations
05:45et aussi pour un développement durable.
05:48Je ne crois pas que j'ai eu ma réponse, mais est-ce que ces 840 000 euros vont être
05:51dégelés,
05:51gelés par François Comaine ? Est-ce qu'on va être dégelés par Loïc Linares ?
05:54Je veux bien y répondre, très clairement.
05:56C'est-à-dire qu'aujourd'hui, il y avait une situation de blocage, elle est toujours là.
05:59Donc, il y a une méthode de travail qui va amener un peu d'apaisement
06:01et de travailler le sujet sereinement.
06:03Donc, les 840 000 euros, ils sont toujours bloqués et on construira ça dans le temps.
06:07Maintenant, si on peut revenir après aussi à d'autres sujets,
06:09je comprends que ça fasse plaisir de pouvoir être sur ces sujets-là,
06:13mais on est venus aussi sur ce site pour parler d'autres choses,
06:16pour parler des habitants, pour parler d'un lieu qui peut être au service du territoire et de ses enfants.
06:21Donc, si on pouvait revenir sur ces sujets, ce ne serait pas mal.
06:24Non, parce que la question, il faut être clair, des 840 000 euros,
06:27ce n'est pas la question bloquante.
06:29La question qui a vraiment étonné beaucoup de monde,
06:32c'est qu'il y a eu un changement de position qui a été non concerté, qui a été non
06:37expliqué.
06:37Donc, aujourd'hui, exactement, ils ne sont pas bloqués, ils sont mis en réserve.
06:42C'est une technique budgétaire qui existe.
06:45Et là, nous pouvons avancer les études, nous pouvons avancer la concertation
06:51sans mettre en jeu cette question des 840 000 euros à court terme.
06:56On en parlera plus tard, mais ce qui est important, c'est de ramener de la sérénité,
07:03des débats argumentés,
07:05et de sortir d'une forme de brutalisation du débat public
07:11ou d'un non-dialogue entre personnalités publiques,
07:18que ce soit à l'État ou que ce soit à la collectivité locale.
07:20Voilà.
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