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  • il y a 2 heures
Emmanuel Macron devrait dévoiler le nom du futur porte-avions français ce mercredi à Indre, près de Nantes. Le navire, équipé de drones et de trois catapultes, succèdera au Charles de Gaulle en 2038. Le président visitera le site de Naval Group où seront fabriquées les chaufferies nucléaires, première étape d’un chantier colossal. Le feu vert à la construction a été donné en décembre, après des années de préparation. La coque sera construite à Saint-Nazaire dès 2031.

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Transcription
00:16Mesdames et Messieurs, Monsieur le Président de la République.
00:32Merci.
01:01Mesdames et Messieurs les ministres, Mesdames et Messieurs les parlementaires, Monsieur
01:07le Préfet de région, Madame la Présidente du Conseil régional, Monsieur le Président
01:12du Conseil départemental, Monsieur le maire, Mesdames et Messieurs les maires, Monsieur
01:17le délégué général pour l'armement, Monsieur le chef d'état-major de la Marine, Mesdames
01:24et Messieurs les élus, Monsieur le chef d'état-major particulier, Mesdames et Messieurs les officiers
01:30généraux, Mesdames et Messieurs en vos grades et qualités.
01:37400 ans de Marine nationale, nous serons en mai prochain pour marquer cette date ô combien
01:44importante, 4 siècles aussi que notre industrie se déploie à son service.
01:52ici même, nous le rappelions à l'instant.
01:58Et oui, nos mers, nos océans sont, et j'ai eu plusieurs fois l'occasion de le rappeler,
02:05des nouveaux lieux de la conflictualité contemporaine.
02:08Et ils le seront année après année encore davantage, à coup sûr.
02:12Les derniers jours l'ont confirmé et l'avenir le confirmera encore.
02:18C'est pourquoi être là devant vous revêt une importance particulière dans ce site d'Indrette
02:25qui accompagne cette odyssée de notre Marine nationale depuis le début.
02:32Il y a quelques jours, notre porte-avions Charles de Gaulle et le groupe aéronaval qui l'accompagne
02:42arrivaient au large de la crête de Chypre et du Liban.
02:50Nous étions à leurs côtés, et une fois encore, il incarnait aux yeux de nos compatriotes, aux yeux aussi du
02:59monde, notre détermination à défendre nos intérêts,
03:05à assurer aussi la défense de nos partenaires et à assumer nos responsabilités.
03:13Notre porte-avions, c'est la France faite volonté et puissance.
03:19Plus qu'un navire de guerre, il est la démonstration permanente de détermination et d'engagement
03:25pour agir seul si nécessaire, avec nos alliés si possible.
03:31Et rares sont les pays capables de projeter à des milliers de kilomètres de leur côte une telle combinaison de
03:40puissance aérienne, navale et de commandement.
03:45La France en est capable par un investissement de long terme, et elle doit le rester.
03:54C'est le sens profond de ce que nous faisons aujourd'hui.
04:00Et dans un monde où le champ des règles, comme je le rappelais il y a quelques jours à l
04:04'île Longue, est un champ de ruines,
04:07où les crises surviennent n'importe quand et n'importe où, nous devons demeurer cette nation qui agit.
04:15Nos compatriotes le souhaitent et l'assument.
04:18Nos alliés attendent de nous que nous soyons au rendez-vous, capables, crédibles, déterminés.
04:25Et nos adversaires potentiels doivent savoir que la France est puissance.
04:34Le 8 décembre 2020, au Creusot, j'annonçais alors que la France se doterait d'un nouveau porte-avions de
04:47nouvelle génération.
04:49En décembre dernier, devant nos forces françaises, aux Émirats arabes unis,
04:56je confirmais cette décision et annonçais le lancement en réalisation du futur porte-avions.
05:04Ici même, aujourd'hui, dans ce chantier d'Indrette, il prend désormais corps.
05:12J'ai pu voir les premières pièces déjà impressionnantes de technicité et de compétences.
05:20Ce qui se joue dans ces modules de chaufferie nucléaire et d'appareils propulsifs,
05:26dans le dévouement des femmes et des hommes qui prennent part à ce chantier,
05:31c'est bien la garantie de notre indépendance pour les décennies qui viennent.
05:39Ce porte-avions de nouvelle génération est l'enfant d'une grande histoire.
05:45Une histoire de plus de 100 ans, avec le premier appontage réalisé sur le pont du Béarn,
05:51à travers la chaîne de nos 8 porte-avions.
05:54Béarn, Dixmude, Aromanche, Lafayette, Boisbello, Clémenceau, Foch, Charles de Gaulle.
06:05Histoire d'audace, histoire de conquête.
06:10Car chaque porte-avions est un exploit humain, technique, industriel.
06:16Notre prochain porte-avions sera de 310 mètres de long.
06:22Il déplacera 80 000 tonnes.
06:26Il disposera de 2 réacteurs nucléaires.
06:30Il représentera un tonnage 1,8 fois supérieur à celui du Charles de Gaulle.
06:38Ces chiffres disent la dimension de l'ambition qui est la nôtre.
06:44Et je le rappelais à l'île longue, au début du mois,
06:47un porte-avions nucléaires participe de manière indispensable à notre capacité de dissuasion.
06:55Oui, construire un porte-avions, c'est mobiliser d'ici 2038,
07:03et donc pendant plusieurs années,
07:05les meilleures intelligences du pays, les savoir-faire les plus rares,
07:08les vocations les plus exigeantes.
07:13Cet exploit humain suppose l'effort de la nation.
07:20Ce nouveau porte-avions coûtera près de 10 milliards d'euros.
07:25C'est un investissement majeur,
07:28mais qui va bénéficier à tous,
07:32ici, à Indrette,
07:33mais aussi dans tous nos territoires.
07:3690% du coût de notre porte-avions,
07:4090% bénéficiera directement à nos entreprises nationales.
07:47Il faut le dire clairement, le répéter,
07:51cet investissement de la nation,
07:53pour son indépendance, sa souveraineté,
07:56créer des emplois en France,
07:58développe des compétences en France.
08:02Et il permet aussi de poursuivre cette chaîne
08:05des compétences indispensables
08:06qu'à raison, nous n'avons jamais perdues,
08:10et qui est, pour certaines de ces compétences,
08:14cohorte humaine si fragile.
08:18Naval Group, dont je salue ici le président directeur général,
08:22Pierre-Éric Pommelet,
08:25qui nous accueille sur ce chantier,
08:29Technicatome,
08:31Framatome, dont je salue aussi les dirigeants
08:33et les équipes,
08:34et dont le savoir-faire en matière de propulsion nucléaire
08:37est inégalé en Europe,
08:39les chantiers de l'Atlantique,
08:41dont les formes verront naître la coque puissante
08:43et imposante de ce futur porte-avions,
08:46Thalès et ses systèmes de combat,
08:49Dassault pour le groupe aérien embarqué,
08:51l'armurier MBDA,
08:54ces grandes maisons sont notre fierté
08:58et seront évidemment au coeur de ce projet industriel
09:03et avec elles, leurs entreprises conjointes.
09:07Elles forgent notre indépendance
09:09sous la maîtrise de notre ministère des Armées
09:12et tout particulièrement de la direction générale
09:15de l'armement.
09:17Mais ce programme touche aussi
09:20plus de 200 métiers industriels différents,
09:24plus de 800 entreprises
09:27dans toute la chaîne productive.
09:30Mécanique lourde, électronique de puissance,
09:34système numérique, ingénierie complexe,
09:37matériaux avancés, robotique,
09:39nous en avons vu un échantillon à l'instant
09:43avec vos élus.
09:45Ce sont des PME, des ETI, des grands groupes
09:49qui travaillent à la fois dans le secteur de la défense,
09:51parfois aussi dans le secteur civil
09:53avec cette force du modèle dual que nous portons
09:56et qui irriguent tous nos territoires.
10:00Et je veux aujourd'hui remercier très directement,
10:04quelle que soit la taille de votre entreprise,
10:07l'ensemble des dirigeants,
10:08de leurs collaboratrices et de collaborateurs,
10:11tous ceux qui vont produire
10:16ce porte-avions de nouvelles générations,
10:18tous ceux qui, souvent dans l'ombre,
10:22portent un peu de l'avenir de notre défense
10:25et donc de notre avenir.
10:27Soyez fiers, fiers de faire partie
10:31de cette grande aventure industrielle,
10:34de cette grande aventure souveraine.
10:36Soyez fiers et soyez-en remerciés.
10:41Vous êtes la preuve que notre puissance militaire
10:44est autant la cause que la conséquence
10:47de notre puissance industrielle.
10:49Sans une industrie de la défense
10:51qui produit plus, plus vite pour son pays,
10:54nous ne saurons saisir les opportunités
10:56pour nous-mêmes, mais également à l'export.
10:58Et vous savez combien je tiens à cette dimension,
11:01surtout dans la période que nous vivons,
11:03et vous y contribuez.
11:05Sans une industrie de défense puissante,
11:09nous serions condamnés à l'inféodation militaire
11:12et donc la vassalisation stratégique
11:15et la soumission économique.
11:17C'est pourquoi, aussi vrai que nous défendons
11:20un modèle d'armée complet,
11:22une dissuasion nucléaire dont j'ai rappelé l'importance
11:25et l'investissement qui l'accompagne,
11:27nous défendons une indépendance industrielle,
11:31technologique et d'innovation.
11:34Militaire, bien entendu,
11:36mais surtout les domaines critiques aussi dans le civil.
11:40Cette indépendance française,
11:42cette indépendance européenne aussi,
11:45est ô combien indispensable.
11:47C'est cela qui a justifié ces dernières années
11:51les deux lois de programmation militaire.
11:54Ce matin, j'ai présidé un conseil de défense à nouveau
11:58qui a permis de finaliser la marche supplémentaire
12:02de cette deuxième loi de programmation militaire
12:04préparée par la ministre,
12:07qui passera début avril en Conseil des ministres,
12:10sera ensuite soumise à nos assemblées.
12:13Je remercie les deux présidents ici présents
12:16qui auront apporté ces travaux
12:18pour qu'avant le 13 juillet prochain,
12:21nous ayons pu voter
12:26et que nous puissions commencer à mettre en oeuvre
12:29ce nouveau texte.
12:31A l'issue de celui-ci,
12:33nous aurons, en 2027,
12:36doublé le budget de nos armées.
12:38Doublé.
12:39Cet engagement inédit s'accompagne aussi
12:41d'un engagement dans notre industrie,
12:44à travers France Relance,
12:46puis France 2030,
12:46dans nos secteurs technologiques clés,
12:49où nous avons engagé 54 milliards d'euros
12:52pour financer des innovations de rupture,
12:55réindustrialiser le pays
12:56et dans des segments critiques,
12:58recouvrer souvent notre indépendance
13:00ou la préserver.
13:02Matériaux avancés, robotiques,
13:04systèmes numériques,
13:05drones basés sur intelligence artificielle,
13:07je pourrais multiplier les exemples
13:09qui, en s'appuyant sur la force
13:11de nos industriels ici présents,
13:12permettent aussi d'accompagner
13:14les innovations indispensables.
13:17Cet engagement de la nation
13:19est une nécessité.
13:21Et c'est la même démarche
13:23que nous voulons pousser au niveau européen,
13:27avec une Europe qui achète,
13:30mais produit, coopère,
13:32développe des capacités qui lui sont propres,
13:35réduit ses dépendances
13:37des minerais critiques et terres rares
13:38jusqu'aux solutions technologiques
13:40les plus avancées à l'égard de tous.
13:42Parfois même de certains de nos alliés,
13:45pour se garder de tous les soubresauts du temps.
13:50C'était la conviction profonde
13:52dès l'après-guerre du général de Gaulle.
13:54Et il avait raison.
13:56C'est celle que nous avons toujours maintenue,
13:58celle parfois qui a été fragilisée,
14:01que nous avons réparée, consolidée
14:04et sur laquelle nous avançons.
14:06Nous devons aujourd'hui,
14:08je veux profiter de ce moment
14:09pour le dire et le rappeler,
14:10et aller plus vite et plus fort.
14:11Au-delà de cet argent public national,
14:14il nous faut continuer de nous démultiplier,
14:18en finançant davantage aussi,
14:20avec de l'argent privé, cet effort.
14:22Il nous faut en effet avoir
14:24des grands donneurs d'ordre du secteur
14:26qui financent encore davantage.
14:28Les commandes arrivent massivement
14:30et dans ce cadre, je souhaite
14:31qu'on puisse prendre davantage de risques,
14:33investir, soutenir le reste de la filière.
14:36L'économie de guerre n'est pas un horizon.
14:39Et il faut aussi avoir des industriels
14:41qui parfois anticipent les commandes à venir,
14:44prennent encore davantage de risques.
14:46L'avenir est assez clair.
14:48Nous aurons besoin de continuer d'investir.
14:51Et parfois, n'attendez pas toujours
14:53la signature de la commande.
14:56Nous avons toujours tenu parole,
14:58mais je constate que certains prennent des positions
15:00parce qu'ils sont plus audacieux que nous.
15:03Nous devons aussi mobiliser plus de financements privés
15:06et d'épargne de nos compatriotes.
15:09C'est le sens de ce qui a été fait
15:10avec le Fonds Innovation Défense,
15:13porté par MBDA, aux côtés de BPI France,
15:16de la Caisse des dépôts,
15:17qui a déjà investi dans une dizaine
15:19d'entreprises innovantes.
15:20C'est aussi ce qui est fait pour structurer
15:22beaucoup de filières que nous devons poursuivre.
15:25C'est le sens du dialogue de place,
15:26co-présidé par M. Brassac et M. Guillou,
15:29lancé il y a un an,
15:30pour structurer les liens entre la finance
15:32et la base industrielle de défense.
15:34Nous avons tant à réparer.
15:36Là aussi, parce que notre Europe
15:38et la régulation de tous ces secteurs,
15:40depuis des décennies, reposaient sur un dogme financé.
15:43La défense était mauvaise.
15:45Ils se sont tous rappelés que financer la défense,
15:47c'était financer notre indépendance.
15:50Je me félicite de ce réveil
15:52que la France, elle, n'avait pas attendu,
15:54mais nous devons le démultiplier
15:56et, en effet, mobiliser davantage de l'épargne
15:59de nos compatriotes français et européens
16:01pour aller beaucoup plus vite,
16:03mobiliser les instruments, les fonds dédiés,
16:06mais aller de l'avant
16:07pour que cet argent privé
16:09finance nos efforts en matière de défense.
16:12C'est aussi ce que nous devons porter
16:14au niveau européen.
16:15Nous avons, ces dernières années,
16:17lancé des grands programmes, des grands projets.
16:19Ils ont tous des acronymes impossibles
16:21que les plus experts d'entre vous connaissent.
16:25Des édites, aux seifs, etc., etc.
16:28Mais nous nous sommes battus à chaque fois
16:30pour une chose simple,
16:31que l'Europe finance de la défense,
16:34ce qu'elle ne le faisait pas jusque-là,
16:35mais qu'elle le finance avec une vraie préférence européenne,
16:38et non pas pour que d'aucuns aillent acheter sur étagère
16:41ce qui était produit à l'autre bout du monde
16:43et ne viennent perpétuer
16:46nos dépendances technologiques et capacitaires.
16:49Si on croit dans l'indépendance de la France
16:51et l'indépendance de l'Europe,
16:53nous devons produire pour nous-mêmes
16:55et donc investir dans le temps long,
16:58donner de la visibilité à nos grands groupes,
17:01à nos ETI, à nos PME,
17:03à celles et ceux qui forment,
17:05pour avoir cette chaîne des temps,
17:07génération après génération,
17:08comme la France a su le faire,
17:10pour bâtir, pour innover,
17:12pour produire au service de nos armées.
17:16C'est une nécessité.
17:17C'est une nécessité pour rester pleinement souverain
17:20et cet effort industriel doit se démultiplier.
17:24Et je le dis avec force aujourd'hui,
17:26nous devons encore accélérer,
17:29financer davantage,
17:30prendre plus de risques
17:31et produire plus vite.
17:34Et je le dis indépendamment du projet
17:36qui nous occupe aujourd'hui,
17:37parce que l'Ukraine, malheureusement,
17:40ne s'arrêtera pas demain
17:40et l'Europe aura sans doute à produire davantage
17:43pour le théâtre ukrainien.
17:44Et la guerre aujourd'hui au Moyen-Orient
17:48va nous conduire aussi
17:50à être davantage présents,
17:51y compris aux côtés de nos partenaires.
17:53Tout ça, c'est un test
17:54pour notre capacité non seulement à innover,
17:58mais à produire plus vite,
18:00en masse,
18:01pour certains de nos partenaires,
18:03si nous voulons gagner en compétitivité
18:05pour nous-mêmes
18:06et être présents sur ces marchés export,
18:08où des places peuvent nous être offertes
18:10si nous savons arriver en temps, en heure, en coût.
18:15Tout ça aussi est un enjeu pour notre jeunesse.
18:19Plusieurs sont là,
18:20qui incarnent ces générations
18:21et, au fond, ces grands projets.
18:24Et en rappelant le nom de nos porte-avions,
18:26je rappelais à chaque fois
18:28des générations
18:30de marins,
18:32mais aussi
18:34d'industriels,
18:35d'ingénieurs,
18:36d'apprentis
18:37qui se sont succédés
18:38et qui ont porté,
18:40acquis un savoir-faire
18:41qu'ils ont ensuite transmis à d'autres.
18:43C'est le défi qui est aussi le nôtre,
18:45un défi humain
18:46qui est au coeur de ce projet.
18:48Nous ne pouvons le réussir
18:50qu'en sachant
18:52attirer des jeunes,
18:53des collégiens,
18:54des lycéens d'aujourd'hui,
18:55les former
18:57par l'apprentissage,
18:58par les cycles universitaires
19:01adaptés,
19:02par nos écoles d'ingénieurs
19:03et les fidéliser.
19:05C'est le défi qui est le nôtre.
19:07Et je veux leur dire
19:07qu'ils ont là une chance immense
19:10parce qu'il y a devant nous,
19:12en matière de nucléaire,
19:14une génération
19:14qui aura du travail
19:15à travers ce projet,
19:17celui aussi de nos sous-marins,
19:21mais également
19:21à travers le nucléaire civil,
19:23nos 6 plus 8 réacteurs à venir.
19:26Et puis tous ceux
19:27qui sont engagés
19:30dans l'industrie de défense,
19:31il y a évidemment
19:31le porte-avions,
19:32mais il y a aussi
19:33tous nos sous-marins,
19:35les nouvelles générations
19:36que nous mettions à l'eau
19:37ensemble il y a quelques années,
19:40ce qui me permet
19:40de faire un clin d'oeil
19:41à d'autres géographies
19:43et à penser
19:44à Cherbourg,
19:45à Lorient
19:46et à tant d'autres,
19:48de vos collègues.
19:49Oui, il nous faut continuer
19:52de bâtir,
19:54d'attirer ces talents
19:55et c'est pourquoi
19:56je souhaite qu'avec l'ensemble
19:58des collectivités territoriales,
19:59des élus présents,
20:01nous poursuivions
20:01cette réforme indispensable
20:02de nos lycées professionnels,
20:04que nous allions davantage
20:06former de jeunes
20:06dans nos campus
20:07des métiers
20:08et des qualifications
20:08et je remercie
20:09nos métiers de l'industrie
20:10ô combien engagés
20:12dans cette aventure
20:14et que nous continuions
20:15d'assurer ce lien
20:16entre nos lycées,
20:20nos premiers cycles universitaires,
20:23nos écoles d'ingénieurs,
20:25la recherche,
20:26l'industrie
20:27et consolidions
20:28ce que nous avons su faire
20:29ensemble ces dernières années
20:30en matière d'alternance
20:33et d'apprentissage.
20:35Nous avons besoin
20:38de ces jeunes hommes
20:39et de ces jeunes femmes
20:40et permettez-moi
20:41d'insister
20:42sur l'importance
20:43de ce dernier terme
20:44puisque nous avons
20:44cette volonté aussi
20:46que plus de jeunes femmes
20:48s'engagent
20:48dans les métiers
20:49de l'industrie
20:49comme dans ceux de la science
20:50soient présents
20:52sur ces grands chantiers
20:54comme sont présents
20:55des pilotes de chasse
20:56engagés au stade initial
20:57d'une formation
20:58des plus exigeants
21:00et beaucoup de nos marins
21:02ici aussi.
21:03Et qui sait,
21:04nous avons dans cette salle
21:05peut-être le futur pacha
21:06de ce nouveau porte-avions,
21:08le futur chef d'entreprise
21:10qui assurera
21:10l'entretien d'installations
21:11clés tout au long
21:12de la vie opérationnelle
21:14et peut-être
21:16de futur pilote,
21:18de futur capitaine
21:19d'industrie.
21:21Chacune et chacun
21:22vous faites partie
21:24de ce que d'aucuns
21:26appelleraient
21:27dans un secteur voisin
21:28cette oeuvre commune
21:29qui est la nôtre,
21:31au fond,
21:32celle de l'indépendance
21:34de la France.
21:37C'est pourquoi aussi
21:39c'est un effort
21:40d'innovation
21:41et d'avenir
21:41que nous portons,
21:42un effort de recherche,
21:44un effort de technologie.
21:46Ce nouveau porte-avions
21:47sera de son siècle.
21:49Si le Charles de Gaulle
21:51est encore
21:51de la génération analogique,
21:53son successeur
21:54sera digital
21:55et data-centré.
21:57Il bénéficiera
21:58d'une architecture numérique
21:59sécurisée,
22:00flexible,
22:01performante,
22:02offrant la capacité
22:04d'exploiter au maximum
22:05les différentes générations
22:06de systèmes de combat
22:07qui se succéderont
22:09tout au long de sa vie.
22:10Pour la première fois
22:12dans notre histoire navale,
22:14nous disposerons
22:15d'un porte-avions
22:16nativement conçu
22:18pour l'évolution.
22:19L'évolution
22:20des avions de combat
22:21qu'il embarquera,
22:22et nous savons
22:23combien nous sommes
22:24dans cette phase
22:25d'accélération indispensable,
22:27des drones
22:27qu'il équiperont,
22:29idem,
22:29et des capacités
22:30défensives
22:31et offensives
22:32qui l'armeront.
22:34Nous construisons
22:35non pas un navire figé,
22:37mais un système ouvert,
22:39capable d'intégrer
22:40les ruptures technologiques,
22:43celles d'aujourd'hui
22:45ou celles qu'on entrevoit déjà
22:46comme celles
22:47qui sont à venir.
22:48L'intelligence artificielle
22:49au service
22:50de la décision tactique,
22:52les drones de combat embarqués,
22:54les systèmes
22:55de défense laser,
22:57les architectures
22:58de commandements
22:58digitalisés,
22:59distribués
23:00et cyber-sécurisés.
23:03Dans sa conception même,
23:05les solutions digitales
23:07de jumeaux virtuels
23:08et d'intelligence artificielle
23:09les plus avancées
23:10sont d'ores et déjà utilisées,
23:13en lien avec Dassault Systèmes,
23:14pour permettre
23:15un développement souverain.
23:18Ces chaufferies nucléaires
23:20seront elles aussi
23:21des prouesses de technologie
23:25permettant de délivrer
23:26deux fois plus d'énergie
23:28que celle du Charles de Gaulle
23:29dans un cadre de sûreté
23:31toujours aussi exigeant.
23:35Peu de nations
23:37savent, là encore,
23:39mener un tel chantier.
23:42Ces innovations
23:42sont au coeur de la conception,
23:44au coeur de la construction,
23:45au coeur des opérations
23:48de demain.
23:49Oui, ce navire,
23:52par sa propulsion nucléaire,
23:54ses technologies,
23:55par sa digitalisation,
23:56sera sur les mers
23:58ce que nous avons
23:59de meilleur.
24:01Efforts de la nation,
24:02génie de nos entreprises
24:04dans tous nos territoires,
24:05mobilisation du secteur
24:07et des industriels,
24:09esprit de recherche,
24:10d'innovation,
24:11d'audace,
24:13énergie et engagement
24:14de notre jeunesse.
24:18Il fallait,
24:20comme à chaque génération,
24:22un nom pour dire tout cela.
24:25J'ai souhaité inscrire
24:26notre futur porte-avions
24:27dans la filiation
24:29du général de Gaulle.
24:31Sa vie,
24:32son destin,
24:33les choix faits
24:34dès le mois de juin 1940,
24:37après la débâcle,
24:40disent une certaine idée
24:41de la France.
24:43Pour lui,
24:44pour nous,
24:46l'esprit français,
24:48c'est un esprit
24:49de résistance.
24:51C'est une volonté
24:53que rien n'arrête.
24:55Volonté de résister
24:56pour demeurer libre,
24:58volonté irréductible,
25:00invincible,
25:01sur le territoire national
25:03ou ailleurs,
25:04face à l'occupation.
25:07volonté qui,
25:08comme notre porte-avions,
25:10peut prendre les mers
25:11s'il le faut
25:12jusqu'à la victoire.
25:15Volonté
25:16de rester libre.
25:18Oui,
25:19c'est bien cela
25:21le grand projet
25:22qui est le nôtre,
25:24celui qui nous lie,
25:26celui
25:26de nos armées,
25:29mais aussi
25:30de notre recherche,
25:32de nos industries,
25:34de la nation.
25:36Cette volonté
25:37de rester libre,
25:38c'est celle
25:39de l'indépendance
25:40coûte que coûte,
25:41celle de l'autonomie
25:42d'action totale
25:44et sans contrainte,
25:45celle de la projection
25:46de nos forces,
25:47là où la défense
25:48des intérêts
25:48de la France
25:49l'exige,
25:50partout dans le monde.
25:53C'est pourquoi
25:55notre nouveau porte-avions
25:58portera
25:59le nom
26:00de France libre.
26:04dans ce nom
26:05passe la mémoire
26:06des femmes
26:07et des hommes
26:08qui se sont dressés
26:09face à la barbarie,
26:12unis pour sauver
26:13la patrie,
26:14déterminés à défendre
26:16une certaine idée
26:17de notre nation,
26:19nos compagnons
26:20de la libération.
26:22Ce nom
26:23scelle donc
26:23pour l'avenir
26:24un serment.
26:26Pour rester libre,
26:28il nous faut être craint.
26:30Pour être craint,
26:32il nous faut être puissant.
26:35Et pour être puissant,
26:37être prêt aux efforts.
26:40Dans ces efforts,
26:43soyons irréductibles,
26:45unis
26:45et sans relâche.
26:49puissance,
26:51indépendance,
26:53résistance.
26:54Oui,
26:56c'est en servant
26:57la patrie
27:00que nous remporterons
27:01la victoire.
27:04Patrium servando,
27:06victoriam tulit.
27:09Vive la République,
27:11vive la France,
27:13vive le France libre.
27:27Merci.
27:29Applaudissements.
27:31...
28:30Sous-titrage MFP.
29:01Sous-titrage MFP.
29:03...
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