00:00Après le petit Rocky, Kadhafi Junior, les cadors pour son premier film derrière la caméra, l'humoriste Jérémy Ferrari se
00:09lance dans une comédie d'aventure, il y joue le fils caché de Kadhafi, direction le Sahara pour retrouver leur
00:15de papa, accompagné d'une ex-jihadiste en réinsertion, Laura Felpin, et d'un marathonien malvoyant, Eric Judor, une comédie
00:24très politiquement incorrecte qui t'a mise en joie, Simon ?
00:27Politiquement je ne sais pas, mais très incorrecte, et ça fait beaucoup de bien, Jérémy Ferrari m'a fait la
00:31tempête, c'est-à-dire que dans une certaine dimension, le film lui ressemble, il l'écrit, il le réalise,
00:37et on retrouve son côté à la fois dispersé et très intense, complètement hyperactif en tout, ce que j'aime
00:43bien.
00:43Ce qui est intéressant et étonnant, c'est que malgré ça, malgré sa surprésence, il laisse énormément d'espace à
00:49Laura Felpin, Eric Judor, et puis tous ceux qui font des caméos ou des apparitions, ce qui amène le film
00:54dans une quantité de directions différentes, qui est assez charmant.
00:57Il réactive quelque chose, moi que je n'avais pas vu depuis longtemps dans la comédie française et pour lequel
01:01j'ai beaucoup de tendresse, qui est, vous savez, cette espèce d'âge, non pas un âge d'or, mais
01:05cette espèce d'âge des comédies, des pieds nickelés, de Jean Lefebvre,
01:08où on rassemblait des personnages complètement absurdes, sales et méchants, et on les laissait se démerder.
01:13Et bien ça, moi, ça m'a charmé, ça m'a vraiment pris de côté. Et puis il y a
01:17un truc qui, finalement, m'a pas mal impressionné en termes d'écriture et d'interprétation.
01:22Des films d'humoristes, on en a vu plein avec des succès mitigés. Des films de duo-comiques dans le
01:26désert à côté d'un village vacances, on en a vu des kilotonnes.
01:30Et bien par contre, un film de trio, ça change beaucoup de trucs parce que c'est plus du tout
01:33la même dynamique, parce qu'on se renvoie plus la balle de la même manière.
01:35Et c'est ce que vous allez voir dans l'extrait que je vous ai amené, qui est vraiment un
01:38extrait où chacun a initialement son couloir de nage et puis tout le monde va se réunir pour raconter n
01:42'importe quoi.
01:42Et moi, je trouve que ça a un charme assez étonnant.
01:45J'essaie un petit peu de vous expliquer par téléphone, c'est qu'on a une association avec des chiens
01:49d'aveugles.
01:49Oui, et excusez-moi de vous interrompre, j'adore les chiens, mais pas sur le canapé.
01:53Parce qu'après, ça imprègne une odeur, ça laisse des traces, c'est sale, ils se lavent pas les fesses,
01:58je suis désolé, vraiment, ça dégage.
01:59Allez, allez, chut, allez, ça file, allez, allez.
02:02Non, non, c'est ma collègue qui est là. C'est pas le chien.
02:05Oh, pardon.
02:06Il est sérieux ?
02:07Pardon, parce qu'au son, c'était la même masse, comme si c'était un malinois.
02:12Moi, je suis là en train de dire que je suis grosse comme ça, quoi.
02:13Non, non, non, pas du tout.
02:14Je fais pas le pont d'avoir un lit noir, monsieur.
02:16Vraiment, au bruit, c'était vraiment une... Et puis ça a fait un petit bouf.
02:19Enfin, vraiment, j'ai... C'était des gaz ou pas, je sais pas, mais en tout cas, ça faisait vraiment
02:23comme un petit aboiement.
02:24Je suis désolé, allez-y.
02:26C'est vrai que je dors, je sais, un jour, il faudra aller remettre beaucoup de prix d'un coup,
02:29parce qu'il n'y a que lui qui peut délivrer ça et que ça soit dans... Et que ça
02:33passe, quoi.
02:34Les cadors ou les pieds nickelés dans le désert.
02:37Et que ça soit dans le désert.
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