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  • il y a 3 heures
Pio Marmaï content de jouer de nouveau avec Anaïs Demoustier et Vimala Pons dans La Vénus Electrique de Pierre Salvadori.
Vidéo autour de la 79e édition du Festival de Cannes 2026
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Transcription
00:00Alors mon cher Pio, ce n'est pas la première fois que vous rendez visite à Cannes,
00:03mais c'est la première fois en revanche que vous êtes avec un film d'ouverture.
00:07Qu'est-ce que cette projection-là a de particulier ?
00:10Je trouve que symboliquement c'est quelque chose,
00:13quand on ouvre un petit peu le bazar, les gens sont encore en forme,
00:19les regards sont vifs, c'est très agréable.
00:22En plus avec un film comme le film de Pierre,
00:24qui a un regard sur la transgression, sur la drôlerie, sur l'amour,
00:29sur le...
00:29Vous pouvez me le pitcher ?
00:32Je le savais qu'il allait me piéger.
00:36Oui, c'est un super hommage au cinéma,
00:38donc j'ai l'impression que c'est vraiment le bon moment pour le présenter en tout cas.
00:41Et surtout, on n'a pas le stress de la compétition,
00:44où les gens prennent des notes sur des petits calepins et t'attendre au tournant.
00:48Là, c'est plus cool, c'est beaucoup plus cool.
00:49Alors, c'est une comédie, mais une comédie de Pierre Salvadori,
00:52ça veut dire une comédie, mais pas que.
00:54Oui, c'est ça.
00:55Et je vous laisse continuer la phrase.
00:56Parce qu'en fait, la meilleure façon de parler des comédies de Pierre Salvadori,
01:01c'est de parler de son obsession pour la comédie.
01:03C'est quand même, c'est un cinéaste qui a ça...
01:05Enfin, c'est le seul cinéaste que je connais qui fonctionne de cette manière,
01:08qui a vraiment une sorte de...
01:10Je ne sais pas comment on dit, de sens de l'écriture.
01:13En tout cas, on sent que c'est vraiment comme une sorte de partition quand on est acteur.
01:16Oui.
01:16Et on sent que c'est vraiment un rythme qu'il faut trouver,
01:18qui vraiment ne lui appartient qu'à lui.
01:20Mais quand ça fonctionne, c'est assez délicieux.
01:22Parce que c'est vraiment une sorte de ping-pong, de truc.
01:23Il faut respecter absolument son écriture.
01:25Et c'est vrai que quand ça fonctionne, c'est vraiment...
01:26Tu vois le truc qui surgit.
01:28C'est assez agréable.
01:30Vous êtes tout à la fois muse dans le film,
01:33mais aussi un peintre.
01:34Et un homme endeuillé,
01:36on vous sait d'un naturel plutôt enjoué.
01:38Est-ce que c'était aisé d'être l'homme désespéré dans une comédie ?
01:44Je ne sais pas.
01:45En tout cas, je ne me posais pas la question de l'impact,
01:47de la trajectoire du personnage que j'incarne.
01:50C'est vrai qu'Antoine, c'est quelqu'un qui est,
01:52comme il le dit très souvent,
01:53il est un peu dans les limbes.
01:54Il n'est ni vivant ni mort.
01:56C'est un peu le personnage dont tout le monde se joue dans ce film.
01:59Mais au fond, ça crée du coup un ressort comique
02:02qui me dépasse en tout cas.
02:03Mais c'est vrai qu'il fallait…
02:04En tout cas, je sais que j'allais bosser le matin
02:06et c'était des séquences.
02:08Quand tu joues à un endroit de désespoir profond,
02:12il faut y aller.
02:12Il ne faut pas trop réfléchir.
02:14Je pense que le fait d'avoir fait l'attachement aussi l'année dernière
02:17m'a permis aussi de toucher les endroits de travail
02:20que je n'aurais pas été capable de toucher il y a quelques années.
02:22Tout simplement parce que c'est un problème de pudeur,
02:25de technicité, d'épaisseur humaine.
02:28Et là, c'est vrai que j'ai plongé dedans.
02:30Après, c'est comme un petit réservoir, les émotions humaines.
02:33À un moment, il se vide.
02:34Il faut le recharger ailleurs.
02:37Mais là, on l'a bien vidé.
02:38Puisqu'on parle de partenariats heureux,
02:42vous aviez déjà tourné avec Anaïs de Moustier.
02:44Oui, il y a…
02:44Oh là là !
02:46C'était dans « D'Amour et d'Aufraîche » en 2010,
02:48« D'Aali » évidemment de Dupieux,
02:51mais aussi avec Vima Laponce dans l'attachement,
02:53dont vous parlez à l'instant.
02:54Est-ce que vous, qui êtes un homme de théâtre,
02:57ça vous plaît l'idée que petit à petit se constitue une espèce de tribu ?
03:01Oui, je dois dire que je suis assez content de ça.
03:03Parce que je me disais, pendant les années,
03:05moi, je n'ai pas trop de bandes, en fait.
03:06Je n'ai jamais eu de bandes.
03:07Après, j'ai rencontré Pierre assez tôt,
03:09donc on est devenu assez proche très vite.
03:11Mais en fait, il y a plein de gens qui ont leur bande, quoi.
03:14Et moi, je n'ai pas besoin d'une bande, dans l'absolu,
03:16mais je ne sais pas pourquoi.
03:18Je me disais, bon, peut-être qu'un jour,
03:19j'aurai aussi même une sorte de petite bande.
03:20Et là, on est en train de se fabriquer.
03:23Et c'est surtout avec des gens qui m'importent beaucoup,
03:25pour qui j'ai beaucoup d'admiration,
03:27et avec qui je rigole beaucoup.
03:28Parce qu'il faut se marrer, quand même.
03:30Ça ne dure pas très longtemps tout ça.
03:31Il faut quand même en profiter dans le bon sens, quoi.
03:33Bon, j'avais proposé à Vimala,
03:36enfin, c'est Vimala qui avait proposé
03:37de vous porter sur sa tête pour la montée des marches.
03:39Enfin, elle n'était pas tout à fait sûre
03:41de le faire ou de ne pas le faire.
03:43Vous seriez partant ou pas ?
03:44Oui, mais après, je n'ai pas envie.
03:46Moi, c'est plutôt au niveau de la cinquième.
03:47Je n'ai pas envie de bloquer quoi que ce soit,
03:48parce que j'ai quand même pris un peu de poids.
03:50Là, c'est normal.
03:52C'est comme un gros sac de ciment
03:54qui se met en forme d'humain, quoi.
03:55Oui, mais ça ferait une belle montée des marches.
03:56Oui, ça serait assez sûrement.
03:58Spectaculaire.
03:59J'imaginais tous les pions, pions, pions, pions, pions.
04:02Non, mais attendons, on verra.
04:03Pourquoi pas ?
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