00:00Un mot de la crise énergétique qui arrive sur la France et sur tout l'Occident.
00:05Comment est-ce qu'on pourrait aider les automobilistes français,
00:08ceux qui ont besoin de leur voiture ?
00:10Je pense ceux qui sont en province, en région,
00:12qui font parfois 100 km par jour pour aller travailler,
00:15qui voient le prix flamber à la pompe,
00:16et qui souffrent, qui bientôt ne pourront plus travailler.
00:20Pas de chèque carburant, donc pas de baisse des taxes.
00:22Le gouvernement est hermétique, il ne veut rien entendre pour l'instant.
00:24Avant de parler du gouvernement, rappelons que s'il y a une hausse des prix,
00:26c'est parce que sur le marché, le prix est formé avec l'offre et la demande.
00:30Il se trouve que l'offre aujourd'hui est restreinte,
00:31parce qu'il y a un conflit au Moyen-Orient avec un problème d'offres,
00:34et c'est ça qui fait monter les prix, pas qu'en France, partout dans le monde.
00:37Il faut quand même le rappeler.
00:38Donc la première action d'un État, c'est d'essayer, d'un point de vue géopolitique,
00:42de stabiliser les choses pour éviter, mais c'est le plus important.
00:45Ça mettra un peu de temps.
00:46Ça mettra du temps, mais c'est le plus important, c'est la source du problème.
00:49Après, sur la pompe d'aujourd'hui,
00:51moi j'entends les propositions diverses et variées des uns et des autres.
00:54Je rappellerai juste...
00:55La baisse des taxes et les autres, blocage des taxes.
00:57Dans l'absolu, moi je suis par principe toujours favorable à des baisses de taxes.
01:00C'est mon esprit libéral qui fait que je suis toujours très heureux quand on baisse les impôts.
01:03Néanmoins, si on les baisse, mais que les prix à la pompe ne baissent pas,
01:06c'est un peu problématique.
01:07Vous savez que dans le passé, on a déjà baissé les taxes et la TVA,
01:10par exemple sur la restauration.
01:11Ce n'est pas pour autant que votre plat du jour, il est devenu moins cher.
01:14Donc attention à ces solutions présentées comme étant un peu magiques.
01:17Il n'y a pas forcément de lien entre baisse de taxes et baisse de prix à la pompe,
01:21parce que les prix sont libres et que les acteurs sont libres.
01:22Et donc on ne fait rien pour l'instant.
01:23Deuxième élément, ceux qui vous proposent des chèques,
01:25mais attendez, je veux bien m'agiter dans tous les sens,
01:27comme tous les politiques qui viennent vous voir et vous disent
01:29je vais vous faire un chèque énergie.
01:31La dernière fois qu'il y a eu un chèque énergie dans notre pays,
01:33ça a été 80 milliards d'euros, plus que le budget de la Défense.
01:36Et on le paye toujours aujourd'hui, parce qu'à la fin de tous ces chèques
01:39qui sont promis par les responsables politiques,
01:41ceux qui vous regardent le savent très bien, c'est eux qui le payent à la fin,
01:44à travers soit une hausse d'impôt, soit de la dette.
01:47Donc attention aux promesses de chèques, parce que rien n'est gratuit.
01:51Et que quand l'État et les responsables politiques vous promettent des chèques,
01:54c'est toujours vous qui payez à la fin.
01:55Donc moi je préfère être honnête avec les gens et leur dire
01:58je ne suis pas contre, déjà au niveau géopolitique,
02:00il faut agir parce que c'est quand même la source du problème.
02:02S'il y a des baisses de taxes qui fonctionnent vraiment
02:04et qui permettent de baisser sur les prix à la pompe,
02:06pourquoi pas, mais attention, ce n'est pas automatique.
02:08Et par contre sur la politique des chèques, je suis désolé.
02:10C'est terminé.
02:11Mais on ne va pas encore faire des dizaines de milliards.
02:12Les caisses sont vides, l'État est en faillite.
02:13Sinon c'est vous qui allez le payer.
02:14Vous aussi.
02:15Nous tous, mais bien sûr, tous les chèques qui sont promis par l'État
02:19sont payés à la fin.
02:20Guillaume Casparien.
Commentaires