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  • il y a 5 heures
Le locataire de la Maison-Blanche a ainsi dit reporter les frappes contre les centrales électriques iraniennes après ces "très bonnes" discussions avec Téhéran ce lundi 23 mars, précisant que ces dernières "continueraient cette semaine".

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Transcription
00:00Alors justement, Patrick Sos, Donald Trump, lui, parce qu'il faut s'en tenir aux mots prononcés ou écrits par
00:04le président américain,
00:05fait état de très bonnes et productives discussions pour une cessation totale des hostilités.
00:10Y a-t-il, comment dirais-je, vraiment du grain à moudre ?
00:12Ou est-ce que Trump essaie de garder du temps pour éviter que de nouvelles frappes soient déclenchées,
00:18que des ripostes soient organisées et que ça plonge la région dans un chaos encore plus important que celui dans
00:23lequel il se trouve ?
00:24En fait, on a deux parties, le régime des Mollahs et Donald Trump, qui sont les rois dans l'art
00:30du deal.
00:31Et donc, les Iraniens, on voit qu'ils savent mener une guerre défensive, mais surtout depuis 47 ans,
00:36ils savent mener des négociations et les faire traîner en longueur pour qu'à un moment, on ait l'impression
00:41d'une ouverture
00:42et que tout le monde y trouve son compte. Et bien, on a l'impression qu'ils repartent là-dessus.
00:46Donald Trump, c'est pareil. Lui, le seul véritable langage qu'il comprend, c'est celui du deal, celui de
00:52l'accord,
00:52et un accord qui sera facilement entendable chez Fox & Friends dans la matinale de Fox News.
00:57C'est-à-dire quelque chose de totalement caricatural et tant pis si la guerre se poursuit.
01:02Et j'ai l'impression qu'on est en train de se diriger vers là avec, encore une fois, et
01:05je le répète,
01:06ces deux temporalités, celle de Donald Trump et des Américains qui, dès qu'il pourra,
01:10va chercher la bretelle de sortie de l'autoroute et les Israéliens qui, eux, sont dans leur guerre existentielle.
01:16Et cette forme de surenchère des Iraniens, c'était très intéressant.
01:19Les conditions que nous dévoilait Siavoch-Gassi, fermeture de toutes les bases américaines dans la région,
01:24100 milliards de dollars minimum de compensation et un pH pour tous les bateaux.
01:28Ils sont 3 000 bloqués qui sont en mousse. C'est inacceptable.
01:30Ça s'appelle de la négociation.
01:32Mais ce que Scadel vient de donner dans les conditions données américaines,
01:34on part de là et l'idée, évidemment, est d'arriver à quelque chose d'un peu plus.
01:39Si on peut arriver peut-être par d'abord l'ouverture du détroit d'Hormuz et ensuite,
01:43c'est vraiment un Everest à gravir pour les deux parties.
01:45Ce que je ne comprends pas, Adèle, c'est que s'il y a discussion, et apparemment il y a
01:48discussion,
01:49qui prendra la décision au plus haut niveau iranien, puisqu'il n'y a a priori plus d'interlocuteurs de
01:56haut niveau ?
01:56Probablement, c'est Khalibaf.
01:58Probablement, c'est Khalibaf, on l'a déjà abordé à plusieurs reprises,
02:02c'est la personnalité la plus importante depuis la disparition de Larry Jani.
02:06Mais je voulais juste ajouter un petit mot.
02:08Ce n'est pas parce que la guerre s'arrête entre les États-Unis et la République islamique d'Iran
02:12et que la guerre s'arrête pour les Israéliens et les Iraniens.
02:15Vous vous souvenez, les Américains ont signé des accords avec les Houthis au Yémen.
02:19Ils ont signé, au moment où ils signent des accords,
02:24les Israéliens commençaient à bombarder les Houthis et les Houthis vice-versa.
02:28Autrement dit, ce n'est pas la fin de la guerre entre Tel Aviv et Téhéran.
02:33C'est probablement la fin de la guerre entre Washington et...
02:36En tout cas, cinq jours de répit dans le Golfe.
02:38Et le soulagement pour tous les pays voisins de l'Iran, notamment le Qatar.
02:43On va retrouver Laura Kambo et Anthony Métro à Doha,
02:46qui étaient menacés de riposte par les Iraniens.
02:49Il y avait aussi la menace d'aller miner le détroit d'Hormuz, qui est juste derrière vous.
02:56Oui, effectivement, cinq jours de répit, donc, pour les pays du Golfe, où nous nous trouvons.
03:01Les pays du Golfe qui craignaient que l'Iran mette à exécution ces menaces.
03:06Et cette menace, eh bien, c'était de s'en prendre à ces infrastructures civiles,
03:11notamment aux usines de dessalement.
03:13Il faut savoir qu'ici, au Qatar, il y a 99% de l'eau qui est consommée par la
03:18population
03:18qui passe par ces usines de dessalement.
03:20Les pays du Golfe qui craignaient donc que l'eau devienne une arme de guerre.
03:24Et puis, il y avait également cette menace qu'a formulée Téhéran ce matin,
03:28le conseil de la défense iranienne, qui affirmait que si ces îles ou si ces côtes étaient attaquées,
03:35eh bien, alors, Téhéran minerait les voies d'accès et les voies de communication aux pays du Golfe.
03:40Voilà pourquoi c'est donc un soulagement pour toutes les monarchies ici.
03:44Les monarchies qui continuent de discuter entre elles, notamment l'émir du Qatar,
03:49qui a affirmé, il y a environ une heure sur le réseau social X,
03:53que tout était mis en œuvre pour parvenir à une solution pacifique.
03:58Patrick, est-ce que finalement, Donald Trump ne s'est pas rendu compte
04:01des risques de sa menace de réduire les installations électriques iranières ?
04:05Le réseau du pays dispose de plus de 90 centrales, dont certaines sont situées sur le Golfe.
04:11En s'attaquant à ces centrales, il s'attaque aux civils et il s'expose à une riposte
04:16dont il ne peut pas mesurer la portée de la part des Iraniens.
04:20Ça peut être ça, Christophe.
04:21Et puis, j'ai une autre explication qui me paraît tout à fait sensée,
04:25c'est qu'encore une fois, nous sommes lundi matin, les marchés n'ont pas encore ouvert.
04:29On fait baisser la tension énormément sur les cours du pétrole, sur les cours des énergies.
04:33On oublie comment une énergie aussi qui est extrêmement importante,
04:36c'est l'exportation d'hélium depuis le Qatar.
04:38L'hélium, c'est pour faire des semi-conducteurs notamment.
04:40Qu'est-ce qu'on attend en toute fin de semaine, quand les marchés vont se refermer ?
04:44L'arrivée des premiers marines près de l'île de Cargue.
04:47Ils vont être en tout cas sur zone.
04:49Donc vous voyez, il ne faut vraiment pas mettre de côté aussi cette stratégie très trumpienne.
04:55Encore une fois, c'est un homme de Wall Street, en tout cas de Manhattan.
04:58Et donc, je fais baisser la tension le lundi.
05:00Et puis, ça laisse un peu, je dirais, de flou, parce qu'encore une fois, arrêt des frappes.
05:06Oui, mais sur les infrastructures, pas sur le reste.
05:09Tout ce qui est vraiment infrastructure du régime, ça va se poursuivre.
05:11Et puis, vendredi, quand tout le monde se dit, ça y est, c'est vraiment en train de se détendre,
05:15on va apprendre que l'USS Tripoli arrive sur zone avec ses 2500 marines.
05:19Faire baisser la pression, Sofiane, ça a été quasi immédiat.
05:22Quelques minutes après le message de Trump.
05:24Comme on le dit, on le voit, c'est toujours la même stratégie que Donald Trump,
05:26c'est de parler juste avant l'ouverture, dans une heure, à la démarchée.
05:29Et puis, vendredi soir, à la clôture, là, d'avoir un ton qui peut se permettre d'être un petit
05:33peu plus belliqueux.
05:34Ça ne peut être qu'un schéma.
05:36Évidemment.
05:37Mais là, regardez comme ça s'effondre.
05:39Mais là, c'est très criant sur le WTI, qui est donc le pétrole américain,
05:42qui est ce qu'on va regarder précisément.
05:45Effectivement, ça s'effondre au moment de 12h06, heure française,
05:48au moment où Donald Trump poste son message.
05:50Mais les marchés ne sont pas dupes, parce qu'on est progressivement en train de remonter.
05:54C'est-à-dire qu'on est parti de...
05:55Ça, c'est le Brent.
05:56C'est le Brent, mais il y a le même effet.
05:58Le même effet.
05:59On est parti de 113.
06:00On est arrivé à 102.
06:02Mais on est en train de remonter progressivement depuis plusieurs minutes à 106, 107.
06:06Et c'est pareil, en fait, pour toutes les valeurs.
06:08Le WTI, le Brent, effectivement.
06:10En fait, les marchés ne sont pas dupes.
06:11C'est-à-dire qu'effectivement, au moment du message, comme toujours avec Donald Trump,
06:15il y a un effet sur les marchés américains et sur les cours du pétrole.
06:18Mais il remonte progressivement.
06:19Et il va sans doute se passer la même chose.
06:21Il s'est passé aussi la même chose chez nous, parce que ça a des conséquences.
06:24Le CAC 40, grosse fracture.
06:26On a pris 300 points directement au CAC 40, ce qui est énorme.
06:30Mais on est en train de redescendre.
06:32Effectivement, c'est toujours la même chose, parce que les marchés ne vont pas se laisser avoir.
06:36Et avec la réponse de l'Iran, effectivement, ça risque de se contracter.
06:39Donald Trump a-t-il pu suspendre sa menace, Général Pellistrandi ?
06:42Parce que parmi les menaces de surenchère iranienne, figure celle de miner le détroit d'Hormuz.
06:49Ça fait partie du narratif que Téhéran utilise depuis plusieurs jours.
06:55Oui, narratif-propagande de plusieurs jours.
06:56Avec cette potentialité d'être capable de miner.
07:01Alors, on sait que les Iraniens disposent d'un stock...
07:04C'est du bluff ou les Iraniens disposent d'un stock suffisant pour gagner le détroit d'Hormuz ?
07:07Ils disposent d'un stock suffisant qu'on estime autour d'environ 5 000 mines.
07:12L'avantage de la mine, c'est que c'est pas cher et ça peut rapporter gros.
07:18C'est très simple à mettre en place.
07:19Donc, cette menace, il suffit de l'agiter de temps en temps pour exercer une pression.
07:24Et sachant qu'à partir du moment où il y aurait ne serait-ce qu'une seule mine de déployer,
07:31ça devient très compliqué pour déminer.
07:33Voilà.
07:34Donc ça, c'est un outil, exactement comme les drones, qui permet à Téhéran de maintenir cette pression sur le
07:45détroit d'Hormuz.
07:46Et donc, forcément, avec un impact sur le trafic maritime, parce qu'aucun armateur ne voudra risquer un bateau s
07:53'il y a le moindre danger de mine dans le détroit.
07:58Merci.
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