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  • il y a 2 mois
Les batailles du rail, il connaît. Bérenger Cernon a été cheminot avant d'être élu député. Un cheminot engagé à la CGT. Il siège au groupe de la France insoumise à l'Assemblée.

Pourquoi s'engage-t-on en politique ? Comment tombe-t-on dans le grand chaudron de l'Assemblée ?
Chaque jour, Clément Méric, dans un entretien en tête à tête de 13 minutes, interroge un parlementaire sur les personnalités, les évènements - historiques ou personnels - qui l'ont conduit à choisir la vie publique.
Car on ne naît pas politique, on le devient !

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Transcription
00:00Les batailles du rail, il connaît. Mon invité a été cheminot avant d'être élu député, un cheminot engagé à
00:06la CGT.
00:07Il siège aujourd'hui au sein du groupe La France Insoumise à l'Assemblée.
00:22Bonjour Béranger Cernon.
00:24Bonjour.
00:24Avant d'être élu député, c'est dans un autre rôle qu'on vous a vu apparaître régulièrement à la
00:29télévision.
00:30On va voir d'ailleurs un extrait d'une de vos apparitions.
00:33C'était pendant la campagne présidentielle de 2017 face à un candidat.
00:38Les régimes spéciaux, c'est une vieille chimère. C'est un violeur que vous agitez.
00:42Non, ce n'est pas les régimes.
00:43Ça revient quasiment à chaque élection.
00:44Moi, c'est assez étonnant qu'un pays qui est toujours très épris d'égalité,
00:48tout d'un coup, soit bloqué quand il s'agit d'imaginer un régime de retraite qui serait un régime
00:51pour tout le monde.
00:52Donc, ce n'est quand même pas une idée qui devrait déplaire à la CGT.
00:57Messieurs, on va revoir.
00:58A bientôt.
00:59Alors, on l'a compris, ce syndicaliste qui interpelle François Fillon en 2017, c'est vous.
01:03Vous étiez cheminot à la SNCF.
01:07Cet échange avec François Fillon, ça a été un moment important pour vous ?
01:10Oui, ça a été un moment très important parce que j'avais énormément travaillé, du coup, mon dossier sur les
01:15retraites.
01:16Parce que, voilà, François Fillon, ce n'était quand même pas rien.
01:18C'était candidat à la présidentielle.
01:20C'était un homme politique ancré, marqué, à droite.
01:25Évidemment, j'étais en désaccord avec sa vision des retraites.
01:29Et, ouais, c'était un moment assez fort.
01:32Et j'avoue avoir été un peu déçu parce que, du coup, j'avais énormément de chiffres, j'avais énormément
01:37travaillé le dossier.
01:38Enfin, voilà, c'était carré.
01:40Et, en fait, son seul argument, c'était de parler d'égalité entre tous les salariés de ce pays, entre
01:46guillemets,
01:46et puis que le régime des spéciaux des cheminots, il n'était pas juste parce qu'en gros, on avait
01:51des privilèges et que les autres n'en avaient pas.
01:53Et de dire, finalement, je les retire, comme ça tout le monde est à égalité,
01:57déjà, j'aurais préféré qu'ils l'étendent, finalement, à d'autres métiers.
01:59Et puis, c'est surtout que notre régime spécial, il est lié à notre histoire, il est lié à nos
02:03conditions de travail,
02:05il est autofinancé, c'est-à-dire qu'on paye une surcotisation de plus de 13%.
02:10Et tout ça, il l'a balayé d'un revers de main.
02:11Et tout ça, zéro argument de sa part.
02:13Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que s'il n'y avait pas eu ce « moment fillon
02:15», entre guillemets,
02:17vous ne seriez peut-être pas devenu député en 2024 ?
02:19Peut-être que je n'aurais pas pris autant conscience qu'on était aussi capables de s'affronter, entre guillemets,
02:27à ces personnes-là et qu'on était capables d'opposer des vrais arguments
02:30et d'avoir, voilà, une vraie confrontation d'idées aussi marquée, oui.
02:35Alors, on va voir dans un instant à quel moment vous êtes tourné vers la politique.
02:38Mais d'abord, un mot de votre vie d'avant.
02:39Je crois que c'est en 2008 que vous êtes rentré à la SNCF comme conducteur de train sur la
02:44ligne D du RER.
02:45Est-ce que l'engagement syndical, il est venu tout de suite, dès 2008 ?
02:49Il est venu assez rapidement, oui, 2008, 2009, en tout cas,
02:53à la sortie de mon école de formation de conducteur de train.
02:57Est-ce que c'est lié aussi peut-être au passé syndical de votre père ?
03:00Je crois qu'il était dans un syndicat chez EDF.
03:03Enfin, ma maman était enseignante, mon papa a été salarié chez EDF, syndiqué.
03:10Donc, forcément, il y a aussi cette histoire familiale, cette sensibilité familiale
03:14qui fait d'avoir cette envie d'engagement, que ce soit dans l'associatif, d'ailleurs, ou dans le syndicat.
03:19Rapidement, vous avez pris des responsabilités à la CGT Cheminot
03:22jusqu'à prendre la tête de la section de la CGT à la gare de Lyon.
03:26Et alors là, vous vous êtes retrouvé en première ligne dans toutes les mobilisations,
03:29que ce soit contre la réforme ferroviaire, la loi travail, le pacte ferroviaire,
03:33la réforme des retraites, évidemment.
03:35Et alors, dans le journal Lacroix, vous avez expliqué,
03:38systématiquement, on s'est heurté aux politiques, on s'est heurté aux lois, aux décrets.
03:42Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que vous en avez eu marre, à un moment,
03:44de subir la loi des hommes et des femmes politiques, d'une certaine manière ?
03:48Oui, et puis la SNCF, c'est une entreprise qui est très politique,
03:50qui est très politisée et qui subit des réformes
03:55qui émanent très largement du Parlement de l'Assemblée nationale
03:59et donc de votes de la part de députés.
04:02Et c'est vrai que la manière dont ces députés ont découpé cette entreprise historique
04:08ont pointé régulièrement, voire quasi systématiquement, les cheminots.
04:14On avait l'impression que la SNCF, c'était vraiment l'entreprise de services publics à abattre
04:20parce que c'était un point de résistance très fort aux réformes libérales,
04:24aux réformes qui ouvraient à la concurrence, etc.
04:26Et donc, il y avait cette impression que,
04:30quand on interpellait la direction de la SNCF,
04:33c'est pas nous, c'est pas de notre faute, ça vient de plus haut.
04:35Donc en fait, il fallait mener le combat sur un autre terrain ?
04:38Il fallait mener...
04:40Je ne vais pas dire sur un autre terrain parce que le syndicalisme
04:42et la politique sont étroitement liés,
04:45mais il fallait en tout cas franchir un cap,
04:47il fallait franchir un cran.
04:48Et c'est cette volonté aussi qui m'a aidé dans ma démarche pour aller vers la politique.
04:55Alors, je crois que votre premier engagement politique,
04:57il a d'abord été au Parti communiste,
04:58mais vous l'avez quitté pour rejoindre le Parti de gauche
05:01qui est ensuite devenu la France insoumise.
05:03Pourquoi ?
05:04J'avais quelques désaccords avec le Parti communiste,
05:07notamment sur la question de la production industrielle,
05:11où je trouvais que dans le monde dans lequel on était,
05:15toujours parler de production, production, production,
05:16ça me paraissait un peu démesuré et décalé,
05:20de par la question de l'écologie par exemple.
05:22Et puis sur la question du nucléaire,
05:24voilà, moi je ne suis pas pro-nucléaire, loin de là.
05:28J'estime qu'on ne va pas s'en passer du jour en demain,
05:30qu'on ne va pas tout couper non plus du jour en demain,
05:32que sans doute qu'on en aura besoin encore pendant des années,
05:35mais qu'il y a des alternatives et qu'il faut travailler justement à trouver ces alternatives.
05:39Je pense que la nature est capable de nous offrir de très belles choses,
05:42notamment en termes d'énergie.
05:44Et donc à la France insoumise, vous êtes présenté au régional,
05:47aux européennes, et puis avec la dissolution en 2024,
05:50on vous a investi au législatif face à un certain Nicolas Dupont-Aignan,
05:55qui était élu de cette circonscription depuis 27 ans.
05:59Quand vous avez accepté cette investiture,
06:03vous pensiez sincèrement pouvoir battre Nicolas Dupont-Aignan ?
06:06Non, très clairement, quand j'ai vu, entre guillemets,
06:09le casting auquel j'étais confronté,
06:11donc Nicolas Dupont-Aignan a eu depuis 27 ans,
06:13il y avait aussi François Durouré, président du département,
06:15et moi, je me suis dit, bon, mes copains,
06:19on va essayer de faire un résultat, on va essayer de faire quelque chose de bien,
06:21quelque chose de beau, dans tous les cas, on se bat.
06:24Et assez rapidement dans la campagne,
06:26il y a eu une dynamique énorme,
06:29dans le sens où mon profil était très différent de ces deux personnages.
06:33J'ai eu la chance d'avoir très rapidement un débat télévisé
06:35avec ces deux protagonistes,
06:38et où je m'en suis très bien sorti,
06:40voire très très bien sorti par rapport à eux,
06:42où ils n'ont fait que de passer leur temps à se chicaner
06:43et à se lancer des diatribes.
06:45Moi, au contraire, j'ai déroulé le programme,
06:47j'ai déroulé mes idées, j'ai déroulé aussi mon parcours.
06:49Et au final, ma candidature a émergé, on va dire,
06:53a réussi à se faire une place
06:55dans ce paysage politique très fermé.
06:57Vous dites votre profil à...
06:58Oui, parce que quand j'allais voir les gens,
07:00quand j'allais discuter avec eux,
07:02entre guillemets, les dégoûter de la politique,
07:04ou ceux qui se disaient, de toute façon,
07:05c'est tous les mêmes, c'est toujours les mêmes profils,
07:07c'est toujours...
07:08Là, je leur disais, non, en fait,
07:09moi, j'ai consacré 17 ans de ma vie professionnelle
07:12en tant que travailleur du rail,
07:13je ne viens pas du milieu de la politique,
07:15je n'ai jamais eu d'ambition dans la politique,
07:17si ce n'est de faire changer les choses.
07:18Voilà.
07:19Et ça, ça mobilisait des gens qui n'auraient peut-être pas voté ?
07:21Oui, je pense que ça a attiré, entre guillemets, la curiosité,
07:25et puis, j'ai toujours eu, entre guillemets,
07:27cette facilité à discuter avec les gens,
07:30à aller voir les gens.
07:30Alors, paradoxalement, je suis quelqu'un de très timide,
07:32j'ai beaucoup de mal à aller vers les gens
07:34et à aller d'instinct, on va dire,
07:36serrer la main,
07:37bonjour, comment allez-vous, etc.
07:38Je suis plutôt du genre à être un peu sur le retrait,
07:40à être discret,
07:41mais bon, quand on est dans une campagne,
07:43de toute façon, il n'y a pas le choix.
07:44Donc, il y a un moment, il faut se lancer dans le grand bas,
07:46et je pense que ça a pesé aussi
07:49dans le choix des électeurs, oui.
07:50Et donc, vous avez été élu au second tour
07:52dans le cadre d'une triangulaire,
07:53et alors, quand vous avez été élu,
07:54vous êtes présenté, je cite,
07:55comme un salarié lambda qui veut montrer
07:57qu'il n'y a pas besoin d'être un politique
07:59pour faire de la politique.
08:01Alors, est-ce que le fait d'avoir été un salarié lambda
08:03fait de vous, aujourd'hui, un député différent des autres ?
08:06Je ne sais pas si ça fait un député différent des autres,
08:09parce que, quand on est dans l'hémicycle,
08:11on est tous pareils,
08:12et puis, on vote tous la même loi, entre guillemets.
08:15Mais ce qui est sûr, c'est que mon vécu,
08:18mon parcours, ma sensibilité aussi,
08:20fait que, oui, je pense avoir un profil différent,
08:24je pense avoir une conscience de classe,
08:28en tout cas, qui est différente de beaucoup de députés.
08:31Je ne suis pas quelqu'un qui a vécu dans les dorures
08:34et qui a vécu dans les palais de la République,
08:37loin de là.
08:38Voilà, mes deux parents étaient fonctionnaires.
08:40Je n'ai pas un grand niveau d'études aussi.
08:42Je l'assume entièrement.
08:43J'ai un bac.
08:44Non pas que je n'avais pas envie de faire d'études,
08:46enfin, je n'avais pas envie de réussir ou d'aller plus loin,
08:48c'est juste que les études étaient vraiment parfaites pour moi.
08:51Je ne donnais aucun sens.
08:52Je faisais une licence de biologie et de physique-chimie en même temps.
08:56Bon, voilà, ce n'était pas une réussite,
08:58ça ne me plaisait pas.
08:59Je n'ai aucun sens.
09:00Donc, voilà, j'ai préféré me diriger vers le monde professionnel.
09:02Je suis très heureux et j'assume entièrement,
09:04justement, ce profil différent.
09:07Alors, ça demande beaucoup de travail,
09:08parce que, évidemment, que je n'ai pas le même niveau
09:11d'approche juridique, juriste,
09:13par rapport à comment on établit une loi,
09:16comment on la fait rentrer dans le cadre légal, légiste.
09:20Mais c'est vrai que, du coup, ça donne aussi une autre sensibilité.
09:24Un autre regard sur la politique.
09:25Un autre regard sur la réalité, la vie des gens.
09:28Voilà, et puis, moi, ce que j'espère,
09:30c'est que ça donne aussi envie à d'autres personnes
09:32qui se diraient, non, ce n'est pas fait pour moi,
09:34je n'ai pas fait les bonnes études,
09:35ou ce n'est pas mon milieu,
09:36de se dire, non, finalement, moi aussi,
09:39si j'ai des idées, si j'ai des convictions,
09:40je peux réussir à devenir député.
09:43Autre changement pour vous pendant des années,
09:45vous avez été un militant de terrain avec le syndicalisme.
09:47Là, en tant que député,
09:48vous passez beaucoup de temps dans des réunions,
09:50dans des hémicycles, dans des salles de commission.
09:53Est-ce que la transition, elle n'a pas été un peu rude ?
09:55La transition a été très rude.
09:56La transition a été très rude,
09:57parce que je suis arrivé, du coup,
09:59dans un monde que je ne connaissais pas,
10:00qui est très codé, quand même,
10:01il faut dire ce qui est.
10:02Donc, déjà, il y a un petit temps d'adaptation.
10:04Je suis arrivé dans une période, quand même,
10:06assez tumultueuse, pour ne pas dire autre chose.
10:09Sur une période, aussi, budget.
10:11Moi, qui avais l'habitude de gérer mes centaines d'euros
10:13sur mon compte bancaire,
10:14je me retrouve dans des commissions
10:15où on gère des centaines de millions,
10:17voire des milliards.
10:18Donc, là, on se gratte la tête
10:19et le temps de faire la conversion,
10:21ce n'est quand même pas simple.
10:22Donc, oui, les nuits ont été très, très courtes.
10:24Mais je remercie, pour le coup,
10:26les militants qui m'ont élu,
10:27qui m'ont soutenu dans cette période
10:29qui était un petit peu difficile.
10:30Et mes collaborateurs et collaboratrices
10:32qui m'ont aussi beaucoup, beaucoup aidé,
10:33et beaucoup apporté dans l'apprentissage
10:36de devenir député,
10:37parce que ce n'est pas un métier,
10:39ce n'est pas ce qu'on apprend à l'école.
10:40Chacun, il donne son style,
10:41il donne son investissement aussi.
10:43Moi, je suis quelqu'un qui s'investit
10:44toujours à fond dans ce que je fais,
10:46parce que j'estime que je le dois
10:47déjà aux personnes qui m'ont élu.
10:48Et puis, de toute façon, c'est mon style aussi.
10:50Donc, oui, les nuits sont très courtes
10:51et l'apprentissage, pas évident.
10:52Et puis, l'autre changement,
10:54c'est dans le syndicalisme,
10:56il y avait ce que vous appeliez
10:57la fraternité.
10:58Ça comptait beaucoup pour vous.
10:59Est-ce que vous retrouvez ça en politique ?
11:01Est-ce que ce n'est pas un peu absent ?
11:04En tout cas, au sein de mon groupe parlementaire
11:05de la France Insoumise,
11:06cette fraternité, cette solidarité,
11:08moi, je la ressens énormément
11:09et elle fait du bien.
11:10Elle fait vraiment beaucoup, beaucoup de bien,
11:12parce que sinon, pour le coup,
11:13ce serait encore plus dur.
11:15Après, c'est vrai qu'avec les autres groupes politiques,
11:17c'est compliqué.
11:17C'est compliqué parce qu'on a l'impression
11:20que, par exemple, quand on est en commission,
11:21quand on est en mission d'information
11:23ou en commission d'enquête,
11:24il peut exister un petit peu cette fraternité.
11:26Moi, par exemple, j'ai fait ma mission d'information
11:28la co-rapporteure était Olga Giverney.
11:32Et ça s'est très bien passé.
11:33On a eu des échanges très cordiaux,
11:35très sympathiques.
11:36Donc, Olga Giverney qui est du parti Renaissance.
11:38Voilà.
11:39Et c'est vrai que dès qu'on a l'impression
11:41de se retrouver dans l'hémicycle devant les caméras,
11:42on a l'impression que cette fraternité n'existe plus
11:44et que, pour le coup, c'est assez fratricide.
11:47Et ouais, je trouve ça assez dommage
11:50parce que, bien sûr que dans la vie politique,
11:52il y a des moments de conflictualité très importants.
11:55Voilà, on ne défend pas les mêmes choses,
11:56on ne vient pas de la même classe sociale,
11:58on n'a pas la même vision du monde.
12:00Mais pour autant,
12:02si on n'est pas capable à un moment donné
12:03d'avoir un minimum,
12:05ça devient compliqué.
12:06On va passer à notre quiz à présent.
12:09Je vais vous proposer des débuts de phrases
12:10et vous allez devoir les compléter.
12:12Si j'étais devenu infirmier ?
12:15Si j'étais devenu infirmier...
12:17Ça s'est joué à peu de choses, je crois.
12:18Ça s'est joué à très peu de choses.
12:19La SNCF m'a appelé, je crois, une semaine avant
12:22que j'avais réussi mon concours.
12:23Vous avez passé les deux concours en parallèle.
12:25Exactement. Et si j'étais devenu infirmier,
12:27je serais devenu aussi syndicaliste.
12:29Et donc peut-être député quand même.
12:31Et peut-être député quand même.
12:32Préparer un ultra-trail quand on est député ?
12:35C'est très compliqué et je ne suis pas sûr de réussir.
12:37Est-ce que vous le faites là ?
12:38Vous êtes en préparation ?
12:40Du tout. J'ai un peu tout lâché.
12:43J'ai pris énormément de poids.
12:45J'ai pris plus de 10 kilos depuis que j'ai été élu député.
12:48Le problème, c'est de trouver du temps pour pouvoir s'entraîner,
12:50pour pouvoir prendre le temps d'eux.
12:52Mais ce n'est pas grave parce que je sais que
12:55le fait d'être député, je ne ferai pas ça toute ma vie.
12:57Je ferai ça le temps d'eux.
13:00Le temps d'avoir les convictions, d'avoir l'envie,
13:02d'avoir la niaque aussi pour le faire
13:04parce que c'est très épuisant.
13:05Mais après, je retrouverai une vie normale
13:06et j'aurai tout le loisir de m'entraîner.
13:08Quand je lance ma ligne au bord d'un étang ?
13:11Qu'est-ce que je suis bien ?
13:13Qu'est-ce que le calme fait du bien ?
13:14Qu'est-ce que ça m'apporte comme sérénité ?
13:17C'est hyper important et c'est ce qui permet
13:19de garder aussi les pieds sur terre.
13:20Merci à vous, Béranger Cernon, d'être venu dans La Politique et moi.
13:23Merci.
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