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  • il y a 2 semaines
CNEWS vous propose un rendez-vous 100% politique présenté par Olivier de Keranflec’h du vendredi au dimanche.

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00:01Bonsoir, je m'appelle Olivier de Caronfleck, très heureux de vous retrouver sur Cegnauz, Israël lourdement frappé par l'Iran
00:07ce soir.
00:07On en parle dans un instant avec nos invités, mais avant il est 22h.
00:11Le point sur les toutes dernières informations avec Isabelle Piboulot. Isabelle, bonsoir.
00:18Bonsoir Olivier, bonsoir à tous.
00:19A la une, le régime iranien a visé un site nucléaire dans le sud d'Israël.
00:24Une riposte, selon la télévision d'État iranienne, a eu une attaque contre le site nucléaire de Natanz.
00:30Au moins 47 blessés sont à déplorer à Dimona, où une installation dédiée à la recherche nucléaire a été touchée
00:36par un ou plusieurs tirs de missiles iraniens.
00:39Les équipes du Megan David Adam sont à pied d'œuvre pour venir en aide aux victimes.
00:44Toujours dans le sud de l'État hébreu, un autre missile s'est abattu sur la ville d'Arad.
00:49Cette fois, selon un bilan provisoire, 50 blessés sont à déplorer, dont plusieurs dans un état sérieux.
00:56La police fait état de chutes de projectiles dans une zone résidentielle avec de nombreux dégâts.
01:02Et puis dans la matinée, une école maternelle a été visée par une frappe iranienne dans le centre d'Israël.
01:08L'établissement situé à Richon Lettion était fermé.
01:12Aucun blessé n'était à déplorer, mais les dégâts matériels sont considérables.
01:16Le nord du pays aussi n'a pas été épargné par l'ESBOLA, notamment un immeuble a été endommagé.
01:22Merci beaucoup Isabelle. On vous retrouve pour un nouveau point sur l'actualité à 22h30.
01:27Pour vous accompagner ce soir, Philippe de Gestas, bonsoir.
01:30Ancien officier, sous-préfet, dirigeant d'un cabinet de conseil.
01:34À vos côtés, en training, Kervo Kieran, analyste international chez Le Millénaire, bonsoir.
01:38Vous avez étudié notamment le système des mots là.
01:42Olivier Pardot, avocat de Benhamin Netanyahou, est avec nous.
01:44Bonsoir Ahmed, vous revenez justement d'Israël, vous allez nous raconter tout cela.
01:49Et Raphaël Stainville, journaliste, nous accompagne du JDD.
01:52Bonsoir Raphaël.
01:53Je vous le disais, l'actualité principale, Israël lourdement frappé ce soir à plusieurs endroits.
01:59Et un message des mots là, on est toujours en mesure de frapper, message adressé au monde.
02:03Alors on va démarrer avec cette première frappe sur le central de Dimona,
02:08par un tir de missile iranien, 47 personnes ont été blessées.
02:13C'est une ville du sud d'Israël.
02:15Et je le disais, elle abrite un centre de recherche nucléaire.
02:17On va tout de suite se diriger sur place, retrouver Thibaut Marcheteau.
02:22Thibaut, bonsoir.
02:23Vous vous êtes rendu sur le site de la ville de Dimona.
02:29Alors racontez-nous, je vous le disais, beaucoup de blessés à cette heure,
02:32près de 47 personnes.
02:33Cela pourrait, le bilan pourrait s'alourdir.
02:36Dites-nous quelle est la situation.
02:41Absolument Olivier, vous l'avez dit, le bilan est provisoire pour l'instant.
02:44Il pourrait évidemment s'alourdir.
02:46Nous sommes sur place avec Timothée Forget, à l'endroit où le missile est tombé.
02:49Une frappe directe.
02:51Et vous allez le voir sur ces images.
02:52Alors même si on est dans l'obscurité, vous pouvez vous rendre compte de la violence de ce missile.
02:58Déjà sur les vidéos où on voit l'impact, c'est évidemment très violent.
03:01Mais maintenant, on est en capacité de vous montrer les dégâts qu'a subis cet immeuble.
03:06Il y a des dizaines de personnes qui habitaient dans cet immeuble.
03:10On peut même se dire qu'en voyant ces dégâts, toutes ces maisons qui ont été soufflées par l'explosion,
03:18pour l'instant, le bilan est relativement miraculeux.
03:21Aucun mort pour l'instant.
03:22En tout cas, il y a encore évidemment des personnes qui sont prises en charge par l'hôpital,
03:27les hôpitaux de la région.
03:28Mais en tout cas, vous le voyez sur ces images, c'est ces appartements qui ont été totalement soufflés par
03:34ce missile.
03:35Et cet impact direct, je le rappelle, ce missile n'a pas été intercepté.
03:39Ce ne sont pas des fragments qui ont frappé cette ville du sud d'Israël.
03:44C'est un impact direct.
03:45Alors sur place, on voit effectivement aussi des membres de l'armée qui essaient de comprendre ce qu'il s
03:51'est passé.
03:51L'armée a affirmé qu'il y avait eu des tentatives d'interception, mais visiblement, elles ont échoué puisque ce
03:58missile est tombé.
03:59Imaginez un missile qui peut faire une dizaine de mètres et plusieurs centaines de kilos,
04:04avec à l'intérieur évidemment une charge explosive très importante.
04:09Vous le voyez, on insiste sur ces images, elles sont impressionnantes.
04:12On a vu aussi dans la rue beaucoup de monde avec des valises parce qu'évidemment, ces appartements, ils étaient
04:17habités.
04:18Et donc, ces personnes vont devoir trouver une solution d'hébergement pour ce soir.
04:22Vous le voyez sur ces images de Timothée Forget.
04:24Il y a également une autre ville à quelques kilomètres d'ici qui a été touchée également et de manière
04:29significative avec plusieurs dizaines de blessés.
04:32Également, l'information, c'est qu'ici, le centre de recherche nucléaire, il se trouve à plus de 15 kilomètres
04:39de l'endroit où nous nous trouvons.
04:41Voilà pour cette ville.
04:43Effectivement, les Israéliens sont très inquiets.
04:45Quand on parle de nucléaire, évidemment, ça fait extrêmement peur pour la population.
04:49En tout cas, ce ne sont que des habitations, une zone urbaine qui a été touchée alors que le centre
04:53se trouve à plusieurs kilomètres de l'endroit où nous nous trouvons.
04:56Merci beaucoup Thibaut Marcheteau avec Timothée Forget derrière la caméra.
05:00Merci pour votre engagement sur le terrain pour nous faire vivre heure par heure, minute par minute, le déroulé de
05:05la situation notamment en Israël.
05:07Israël où on va retrouver le colonel Olivier Rafovitch, le porte-parole de Tsaal qui va nous donner des informations
05:13après ces deux frappes, frappes iraniennes donc sur Israël si vous nous rejoignez.
05:18Le colonel Olivier Rafovitch, bonsoir.
05:20Merci d'avoir accepté notre invitation.
05:22On parle de deux frappes très importantes ce soir.
05:25Donc celle de Dimona à proximité à une vingtaine de kilomètres de la centrale de Dimona.
05:30Et puis une autre toujours dans le sud d'Israël.
05:32Arad avec cette fois un bilan très lourd.
05:35On parle d'au moins 50 blessés.
05:37C'est cela à cette heure ?
05:39Bonsoir, merci de m'avoir dans votre émission ce soir.
05:41En fait, ce soir, à une différence d'une heure ou deux, un peu moins même,
05:47deux missiles balistiques de longue portée tirés par l'Iran ont touché deux villes israéliennes du sud, Dimona et Arad.
05:56La première, au moins 50 blessés.
05:58La deuxième, on parle également d'au moins 50 blessés, mais il y a des blessés beaucoup plus graves.
06:02On n'a pas encore le bilan final.
06:04On a également des gens qui seraient bloqués, coincés sous les décombres.
06:08Je parle de Arad.
06:10Dans les deux cas de figure, le système antimissile n'a pas réussi à intercepter malheureusement les missiles iraniens
06:17qui ont donc touché d'impact direct des blocs de maison, des blocs d'appartements.
06:26Des centaines d'appartements ont été soufflés par le souffle de l'explosion.
06:32On a vu, je crois, des films ou des vidéos qui circulent.
06:35Donc le bilan est très lourd.
06:37Heureusement, les gens étaient en partie dans des abris, ce qu'on appelle dans des mamads,
06:42c'est le terme en hébreu pour dire abris local ou abris d'un bâtiment ou d'un immeuble.
06:49Mais le bilan reste très lourd.
06:51Et actuellement, l'armée de l'air israélienne, qui est en charge de la protection antimissile,
06:56des systèmes antimissiles, est en train de faire des investigations, évidemment, d'urgence
07:00pour vérifier ce qui s'est passé dans ces deux types de non-interceptions,
07:06puisque dans ces deux cas, nos systèmes n'ont pas réussi à intercepter les deux missiles iraniens
07:11qui visaient directement des villes israéliennes, donc des pliées de citoyens israéliens.
07:16Et le but, il faut le rappeler, du régime des Molas, est de terroriser, de tuer
07:22le plus de citoyens israéliens possible.
07:24C'est la politique de ce régime.
07:26Nous le savons, nous le savions.
07:28C'est d'ailleurs aussi la raison de cette guerre que nous menons contre ce régime de mort.
07:32Colonel Olivia Fovitch, vous nous dites donc qu'on ne sait pas encore pourquoi
07:36les missiles n'ont pas pu être interceptés.
07:38Il y a une enquête qui est en cours.
07:39En tout cas, la centrale nucléaire de Dimona, elle, n'a pas été touchée ce soir.
07:45C'est à une quinzaine de kilomètres que l'impact a été, donc il y a eu un impact
07:50direct de missiles iraniens.
07:53Vous savez, on ne va pas rentrer dans les détails.
07:57Les deux villes, Dimona, que vous voyez là sur votre écran, et Arad, qui est un peu
08:02plus au nord, près de la mer Morte, ont donc été frappées directement par des missiles.
08:08On parle ici de frappes qui touchent deux villes israéliennes.
08:12Depuis le départ, dans cette guerre contre l'Iran, l'Iran bombarde, attaque et vise
08:16des villes israéliennes.
08:17Tel Aviv, Rishonet Sion, Rehobot, Dimona ce soir, Arad, le nord d'Israël.
08:22Le Hezbollah fait la même chose.
08:24C'est pour cela que, un, nous sommes en guerre contre ce pays qui a décidé de vouloir
08:27détourir Israël.
08:28Et il s'est préparé à cette guerre depuis très longtemps.
08:30Que nous ayons sur le territoire israélien des infrastructures sensibles ou des sites
08:37stratégiques n'étant rien quelque chose qui change la stratégie du régime des Molas
08:45qui veut, je le répète, tuer le plus possible de citoyens israéliens, de civils israéliens.
08:51Et dans cette politique-là de guerre, nous nous défendons, nous nous protégeons.
08:55Et aujourd'hui, nous frappons, nous, avec les Américains, le régime des Molas, les
09:01infrastructures militaires de l'Iran, qu'elles soient balistiques, qu'elles soient reliées
09:05au système nucléaire militaire secret.
09:07Et c'est pour ça que nous sommes dans cette guerre-là, que nous nommons, et que je nommerai
09:11avec vous, une guerre existentielle pour la protection et la défense de l'État d'Israël.
09:16– Merci beaucoup, colonel Olivier Rafovitch, pour votre réaction ce soir, donc, après
09:21ces nouvelles frappes sur Israël.
09:22– Merci à vous.
09:23– Israël, et vous en revenez d'ailleurs, Maître Olivier Pardot, puisqu'on le rappelle
09:27pour les téléspectateurs, vous êtes notamment l'un des avocats de Benyamin Netanyahou.
09:31Le ciblage de Dimona, donc à quelques kilomètres de la centrale, est-ce, selon vous, un point
09:36de bascule, finalement, stratégique et psychologique dans cette guerre, puisque nous
09:41sommes à près de trois semaines de guerre ? Et, eh bien, c'est un fait, les Molas
09:47continuent et peuvent viser encore Israël.
09:50– Je crois qu'il faut rappeler plusieurs points.
09:54– L'Iran, c'est une population de 90 millions de personnes.
09:58C'est un territoire qui fait 75 fois le territoire israélien.
10:02C'est un grand pays, c'est une grande puissance.
10:06Ce sont des combattants.
10:07Ce sont des combattants qui sont largement armés, qui se préparent à cette guerre
10:12depuis des années. Ce n'est pas une guerre simple. Ce n'est pas une guerre rapide.
10:19Ce n'est pas la guerre des six jours. Ce n'est pas la guerre des douze jours, cette fois.
10:23C'est une confrontation finale. Et il y a une formule en Israël qui est assez forte
10:30et qui vient dire « l'Iran a perdu la guerre, Israël n'a pas gagné la guerre ».
10:34Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire qu'il y a une capacité iranienne encore
10:39de tirer des missiles balistiques, c'est-à-dire des missiles qui font les dégâts que vous voyez
10:45parce que ce sont des charges de près de 100 à 200 kilos d'explosifs.
10:49Il y a des milliers de missiles qui ont été tirés sur Israël.
10:53Si ces missiles n'avaient pas été interceptés par le dom de fer ou la fronte de David,
10:58évidemment que le bilan aurait été astronomique.
11:04Là, vous avez un bilan terrible, évidemment, mais vous avez un bilan limité.
11:09Évidemment que le dom de fer n'arrête pas tout et que c'était une des craintes.
11:13Mais je voudrais bien qu'on marque la différence.
11:17Lorsque les Israéliens et les Américains tapent les complexes nucléaires iraniens,
11:23ils tapent le complexe, c'est-à-dire qu'ils pénètrent au fin fond du complexe.
11:29Vous savez qu'il y a des militaires autour de cette table, en tous les cas il y en a
11:32deux,
11:33et que vous voyez la différence, c'est-à-dire que vous pénétrez à l'intérieur du complexe.
11:39Lorsque l'Iran frappe, l'Iran frappe en surface.
11:43C'est pour ça que ça touche les populations, ça touche les populations civiles.
11:49C'est une guerre différente.
11:51Et que lorsqu'on dit que l'Iran a perdu la guerre, c'est parce qu'ils n'ont plus
11:56d'aviation
11:57et que ça prendra du temps compte tenu de l'espace et de la décentralisation également qui existe.
12:03C'est-à-dire qu'il y a une répartition.
12:05Ce n'est pas à un seul endroit.
12:06Mais quand on tape le complexe nucléaire, on sait parfaitement que c'est là que se trouve d'abord
12:15la volonté de revenir encore sur les capacités nucléaires.
12:19Et c'est sans doute là que se trouve l'uranium enrichi que tout le monde recherche.
12:25Et nous y reviendrons entre Anik Carvokian, vous qui avez étudié les mots-là, justement,
12:29la République islamique d'Iran à entendre Olivier Pardon.
12:33On se dit effectivement que c'est un message peut-être que militairement, on voit bien,
12:36il y a beaucoup de blessés, mais les frappes sont sans commune mesure avec celles de l'armée américaine
12:42et de l'armée israélienne sur les structures nucléaires en Iran.
12:48Et dans le même temps, on a vu tous ces leaders de la République islamique d'Iran,
12:53les uns après les autres, neutralisés par les armées israéliennes et américaines.
12:58Et pourtant, on a le sentiment ce soir que c'est une sorte d'hydre, ce régime.
13:03C'est-à-dire que vous faites tomber l'un des leaders et dans la minute qui suit, un autre
13:09prend sa place, repousse.
13:10Et on voit aussi ce soir qu'il y a encore cette capacité à frapper,
13:14même si on a le sentiment que c'est avant tout symbolique,
13:17ou en tout cas on n'a pas la même précision que l'armée israélo-américaine.
13:22Vous avez dit plusieurs points intéressants et je relève un peu ce qui vient d'être dit précédemment.
13:27– Effectivement, le régime d'Emola a en particulier l'objectif de distiller la peur au niveau des populations même
13:32d'Israël,
13:34puisque là on voit la propension de ce régime-là à cibler des zones qui sont potentiellement peuplées de civils
13:39via les portées des missiles qu'on a mentionnés tout à l'heure.
13:43De façon plus générale, sur le côté hydre, c'est le deuxième point de votre question,
13:47c'est intéressant parce qu'effectivement la constitution de 79,
13:51qui a été mise en place lors de l'avènement de la République islamique,
13:54est intéressante à ce titre, pas que, mais à ce titre,
13:57puisqu'on va permettre d'avoir une structure un peu pérenne,
13:59c'est-à-dire que dans le cas où on perd des têtes de l'hydre,
14:05ce n'est pas forcément significatif,
14:10ou ça ne présage pas de la suite de l'infrastructure déjà existante.
14:14C'est-à-dire que pour l'instant, on regarde ce qui se passe,
14:16et eu égard à ce qui a été dit,
14:18le potentiel de frappes est présent,
14:20même si le stock de missiles et de drones est un peu,
14:25on doit être à, je ne sais pas,
14:27à moins de 500 et 1 000,
14:30selon les dernières statistiques.
14:31Oui, parce que la fréquence des frappes
14:33est tout de même moindre par rapport au début de la guerre,
14:35on peut le souligner.
14:36Absolument, absolument.
14:37Mais, in fine, ça ne présage pas de la suite des choses,
14:40sachant qu'au niveau du nucléaire, notamment,
14:42ce qui s'est passé cette nuit,
14:43enfin, ce soir en l'occurrence,
14:44c'est une réponse à ce qui s'est passé sur le site de Natanz.
14:49Sauf qu'il n'y a pas eu trop de dégâts
14:51et de diffusion radioactives,
14:52d'après les dernières sources irradiennes.
14:54Mais, en tout cas, voilà,
14:56ce va-et-vient, ça va constituer un problème
14:58pour la suite de la guerre.
14:59J'en reviens à cette volonté d'adresser un message au monde,
15:02Philippe de Gestas,
15:03puisque là, on a effectivement la ville de Dimona,
15:06Dimona, connue pour sa centrale nucléaire,
15:08qui est à une quinzaine de kilomètres de cette ville.
15:11On a une autre ville avec beaucoup de blessés
15:13dans le sud d'Israël.
15:14On a eu une école à Tel Aviv qui a été visée.
15:17Et hier, on a pu vous montrer des images absolument impressionnantes
15:20d'un fragment de missile
15:21qui a touché la vieille ville de Jérusalem.
15:24Jérusalem, la ville trois fois sainte,
15:26c'est-à-dire que, finalement,
15:27c'est toutes les religions, symboliquement,
15:30qui ont été visées.
15:31On voit, finalement, qu'il y a aussi un message d'Emola
15:33adressé au monde,
15:34et on en parlera tout à l'heure
15:35avec cette frappe à plus de 4 000 kilomètres,
15:37cet essai à plus de 4 000 kilomètres.
15:39C'est aussi une guerre de communication,
15:41si je puis dire,
15:42à travers des frappes.
15:43Oui, bien sûr.
15:44Alors, il serait risqué de vouloir
15:48imaginer ce qui est dans l'esprit du régime.
15:51Enfin, il ne faut pas oublier une première chose,
15:52c'est que ce régime est un régime terroriste.
15:55D'ailleurs, il commence par terroriser sa population.
15:57Et donc, il fonctionne par la terreur.
16:00Je retiens ce que vous avez dit,
16:02qu'effectivement,
16:03lorsque un régime est aux abois,
16:06eh bien, il a tendance à essayer de compenser
16:09ce qui n'est plus la force réelle
16:10par cette force,
16:13par l'impression,
16:14par la capacité à dérouter l'adversaire.
16:16Je pense que l'essai à 4 000,
16:18c'est effectivement une alerte pour le monde entier,
16:20parce que 4 000...
16:21Ça, on va y revenir à l'angement,
16:22parce que c'est...
16:22Ça touche...
16:23L'Europe est concernée,
16:24mais l'Europe, sur son territoire,
16:26également sur ses intérêts.
16:27Pensons à Djiboutique,
16:28où il y a une base française.
16:30Pensons à Diego-Sueres,
16:31où il y a une base britannique.
16:33Donc, effectivement, aujourd'hui,
16:35on a un...
16:36Je dirais, un État,
16:39un pouvoir qui se rédit.
16:41Vous avez effectivement parlé
16:42du fait de supprimer au fur et à mesure
16:45les responsables.
16:47C'est un double effet.
16:49Le premier, c'est qu'il faut se dire
16:51que ceux qui arrivent après
16:52sont encore plus radicaux
16:53que ceux qui viennent être supprimés.
16:55Donc, on a effectivement le résultat,
16:57on le voit,
16:58avec des actions militaires
17:01encore plus agressives
17:02à l'égard des populations,
17:03et notamment la population d'Israël,
17:06d'une part.
17:06Mais d'autre part,
17:07ça a l'avantage de...
17:08Pour les armées américaines
17:10et pour le monde libre, finalement,
17:13de gagner du temps
17:14en espérant que la résilience iranienne
17:17finira par se fatiguer
17:19du fait d'être en permanence
17:20obligé de remplacer ses dirigeants.
17:22Et on en parlera tout à l'heure
17:23puisqu'on a eu aussi des informations.
17:25Est-ce que la diplomatie
17:25est-elle encore possible ?
17:26Mais avant, on ne vous a pas entendu,
17:28Raphaël Steinville, justement,
17:29sur ses nouvelles frappes
17:31sur Israël.
17:32Ce soir,
17:33il y a près d'une centaine
17:34de blessés quand même.
17:35Oui, mais je pense que, justement,
17:36cette question du temps,
17:37elle est centrale dans cette guerre.
17:39Et c'est même tout le pari
17:41et la stratégie de l'Iran aujourd'hui
17:42qui est de tenir.
17:44Peu importe que ce soit
17:45avec des escarmouches
17:47ou des frappes
17:48qui viennent sidérer
17:51et affaiblir Israël
17:53ou les pays voisins de l'Iran,
17:55il s'agit de montrer
17:56qu'ils ont encore
17:57une capacité de réaction
17:58et surtout de pouvoir digérer
18:00les frappes incessantes
18:03que Israël et les États-Unis
18:06leur infligent.
18:07Et à ce petit jeu-là,
18:08c'est-à-dire que lorsque l'on croit
18:10pouvoir faire l'inventaire
18:13des stocks de missiles
18:14ou de drones de l'Iran,
18:16bien malin celui qui pourrait dire
18:18quelles sont les forces
18:21dont dispose encore l'Iran.
18:22Parce que si la terreur
18:24caractérise ce régime,
18:25la dissimulation,
18:27le mensonge
18:29font partie aussi quasiment
18:31de l'ADN du régime des Mola.
18:33Et donc, quand vous voyez
18:35à quel point
18:36les infrastructures nucléaires
18:40mais pas seulement
18:41sont enterrées, cachées,
18:43les centaines de kilomètres
18:45de tunnels
18:47qui parcourent le pays
18:49pour abriter ces forces,
18:52je pense que l'Iran
18:54a encore des capacités
18:55de réaction.
18:57Et donc, tout l'enjeu
18:58est de savoir
19:00s'ils peuvent tenir
19:01face à cette offensive.
19:03Sachant qu'on imagine
19:05effectivement que cette offensive,
19:06il s'y préparait
19:07peut-être depuis plus de 40 ans.
19:08donc, ils ont eux aussi,
19:11il ne faut pas prendre l'ennemi
19:12pour plus bête qu'il est,
19:13bien évidemment,
19:14ils ont aussi une stratégie
19:15et stratégie militaire
19:17et ils ont émis
19:17des hypothèses
19:18et il faut avoir
19:20aussi ça en tête, Olivier.
19:21Oui, et vous avez remarqué,
19:23vous l'avez très bien dit,
19:24Olivier, dans le début,
19:25c'est-à-dire qu'au début,
19:26vous aviez des attaques
19:28de saturation,
19:29c'est-à-dire qu'il y avait
19:31des lancers de missiles,
19:32200, 300 missiles,
19:33en même temps,
19:34pour saturer le dôme de fer.
19:36Là, ce n'est plus du tout
19:37ce qui se passe en Israël.
19:38Vous l'avez rappelé,
19:39j'y étais jusqu'à ce matin très tôt,
19:42vous avez 2, 3 lancements
19:45de missiles dans la nuit,
19:46par exemple,
19:47sur Tel Aviv,
19:48donc ça fatigue la population
19:50parce qu'on se réveille,
19:51on est obligé d'aller
19:52aux abris, aux mamades,
19:54mais vous n'avez pas
19:55cette saturation
19:56parce qu'ils se réservent.
19:58Et ce que disait Raphaël
19:59est juste,
20:00c'est pour ça que la position
20:02israélienne
20:02et la position américaine
20:03ne sont pas identiques.
20:06Israël et son premier ministre
20:07se sont inscrits
20:08en disant
20:08ça durera
20:09le temps que ça durera.
20:10C'est-à-dire
20:11vous ne pouvez pas déclarer
20:13que vous allez faire
20:14une guerre
20:14en un mois,
20:15en deux mois,
20:16en trois mois.
20:17Selon les prévisions israéliennes,
20:22la perspective
20:23d'une victoire totale,
20:25c'est-à-dire
20:25une victoire totale
20:26pour Israël,
20:27attention,
20:28que ce soit clair,
20:29ce n'est pas
20:30l'effondrement du régime
20:32parce que l'effondrement du régime
20:33c'est quelque chose
20:34qui appartient aux Iraniens.
20:36Ce n'est pas les Israéliens
20:37qui vont faire tomber
20:38le régime des Mollahs,
20:39pas plus que les Américains.
20:40En revanche,
20:42l'annihilation
20:43de la capacité
20:46de l'Iran
20:47d'être une menace
20:49à la fois pour Israël,
20:51pour ses voisins
20:52et militairement
20:53pour le monde libre,
20:55parce que le terrorisme
20:56sera toujours là,
20:57mais militairement
20:58pour le monde libre,
20:59ça c'est un objectif.
21:00C'est un objectif
21:01qui est en train
21:01de se réaliser.
21:02Il ne va pas se réaliser
21:04comme ça du jour au lendemain
21:05parce que Raphaël
21:06l'a dit également,
21:08on est dans un pays
21:09qui est multi-complexe,
21:11vous l'avez dit également,
21:12c'est-à-dire que
21:13c'est un pays
21:14qui est immense
21:15et c'est un pays
21:16qui s'est décentralisé,
21:18c'est-à-dire
21:18qui s'est décentralisé,
21:19c'est-à-dire que
21:20les gardiens de la Révolution,
21:21ils sont installés partout,
21:23ils dirigent partout
21:25militairement,
21:26économiquement
21:26et ils sont autonomes
21:28par rapport au Mollah,
21:30autonome
21:30dans le sens
21:31militairement
21:32et donc
21:33c'est un travail
21:35de longue haleine
21:35et c'est un travail
21:36qui passera évidemment
21:38par des actions
21:39au sol,
21:40pas des actions
21:41au sol
21:41du type
21:42de ce qui se passe
21:44au Liban
21:44ou au sud-Liban
21:45où il y a
21:46des entrées
21:46de militaires,
21:48mais une population
21:48au sol
21:49d'unités spéciales,
21:51de commandos
21:51pour arriver
21:53à en finir
21:54avec la menace
21:56balistique
21:56et nucléaire.
21:58Et on y reviendra
21:59justement à cette perspective
22:00puisque les Américains
22:02visiblement
22:02vont envoyer des Marines
22:03notamment,
22:04peut-être aussi
22:05pour sécuriser
22:06l'île de Cargue.
22:07Philippe de Gestas,
22:08vous vouliez ajouter
22:08un élément ?
22:09Oui, je voulais compléter
22:10ce que disait Raphaël
22:11qui est extrêmement judicieux.
22:12On est entré dans une phase
22:13de la guerre
22:13où on joue sur le temps.
22:15Et il est probable
22:16d'ailleurs que
22:16le gouvernement iranien
22:18actuel espère
22:19que l'alliance occidentale
22:23va se fissurer.
22:25Chacun défendant
22:26peut-être des buts de guerre
22:27pas tout à fait les mêmes,
22:28vous le disiez à l'instant.
22:30Et donc je pense
22:30que de leur côté à eux,
22:31ils essaient de gagner du temps
22:33en espérant qu'on se...
22:34Il ne faut pas oublier
22:34que ça coûte
22:35je crois un milliard de dollars
22:37par jour aux Etats-Unis.
22:38Donc il y a une question
22:38aussi budgétaire,
22:40financière, économique.
22:41Sans parler évidemment
22:42des conséquences,
22:43on en parlera peut-être
22:44tout à l'heure,
22:44du blocage du détroit d'Ormus
22:45d'un côté.
22:46Et puis de l'autre côté,
22:47c'est-à-dire du côté américain,
22:49du côté israélien
22:50et du monde libre,
22:52eh bien il y a l'espoir aussi
22:53que d'une part
22:54l'économie iranienne
22:55continue à se désagréger
22:56peu à peu
22:56et qu'à un moment venu
22:59il y aura un point de bascule
23:00dans la population
23:01qui permettra cette fois-ci
23:02de laisser l'Iran,
23:04les Iraniens,
23:05régler le sort de l'Iran.
23:06Avec une nouvelle architecture
23:07de paix et de sécurité régionale,
23:09finalement,
23:09est-ce que dans ce contexte-là,
23:10la France,
23:11elle devrait sortir
23:11de son ambiguïté
23:13dans ce contexte,
23:15effectivement,
23:16puisqu'on a vu
23:16l'appel de Donald Trump,
23:18notamment pour aller
23:20débloquer le détroit d'Ormus.
23:21La France,
23:22au début,
23:22a refusé.
23:23On voit que finalement
23:24il y a eu un revirement.
23:26Donald Trump
23:27a pointé du doigt
23:28à Raphaël Stainville,
23:28l'OTAN.
23:30Et puis,
23:30donc 12 pays
23:31seraient prêts
23:32désormais à s'engager.
23:33Mais quand ?
23:34Quand pour aller débloquer
23:35le détroit d'Ormus ?
23:36Quand tout est terminé ?
23:36Non, mais il n'y a pas
23:37de changement
23:38d'attitude de la France.
23:39La France a dit
23:40qu'une fois
23:42que le détroit d'Ormus
23:44serait sécurisé,
23:46elle participerait
23:47avec d'autres pays
23:49à une coalition
23:49pour assurer
23:51de manière pérenne
23:52la liberté de circulation
23:54dans le détroit d'Ormus.
23:55Il n'est pas question
23:56aujourd'hui
23:57pour la France
23:57et pour cette coalition
23:59qui est en train
24:00de se former
24:00de participer
24:02activement
24:03aux côtés
24:03des Américains
24:04et d'Israël
24:05à la sécurisation
24:06immédiate
24:07sous le feu
24:10ennemi
24:11de ce détroit d'Ormus.
24:13Donc,
24:13il y a juste
24:14un engagement
24:15qui est pris
24:15sur la durée
24:16dès lors que la situation
24:18ne sera plus
24:18une situation conflictuelle
24:20d'un engagement
24:21sur la zone.
24:22Et nous y reviendrons
24:23dans un instant
24:24et nous allons
24:24nous interroger.
24:25Est-ce que l'Europe
24:26est désormais
24:26à porter de missiles
24:28des mollats ?
24:28C'est en tout cas
24:29le message,
24:30là encore,
24:31nouveau message
24:31de la République
24:32islamique d'Iran
24:33qui semble avoir
24:34été envoyé aujourd'hui.
24:36On en parle
24:36dans un instant
24:37si vous nous rejoignez.
24:37Israël frappé
24:39ce soir
24:40dans le sud du pays.
24:42A tout de suite
24:42sur CNews.
24:46L'Europe est-elle
24:47désormais
24:48à porter
24:48des missiles de Mola ?
24:50Alors,
24:50traditionnellement,
24:51il est vrai
24:51que les experts
24:51pensaient que
24:52les missiles iraniens
24:53avaient une portée
24:53de 2000 kilomètres
24:55au maximum.
24:55Mais l'actualité,
24:56elle semble prouver
24:57le contraire.
24:58vers la base
24:58américano-britannique
24:59stratégique de Diego Garcia.
25:01Alors,
25:02si vous ne connaissez pas,
25:03c'est bien normal,
25:04c'est situé dans l'océan Indien.
25:05Elle a été ciblée
25:06aujourd'hui
25:06par une attaque iranienne.
25:08Et la distance,
25:09c'est combien ?
25:094000 kilomètres.
25:11Elle est là,
25:11l'interrogation.
25:12On voit les explications
25:13de Tengredi Hotel
25:14et on en parle ensuite.
25:17Au cœur de l'océan Indien,
25:18c'est un emplacement stratégique.
25:20Sous-marins nucléaires,
25:22bombardiers
25:22et destroyers américains
25:23stationnent sur cette base
25:25britannique de Diego Garcia.
25:27Ce vendredi,
25:28l'Iran a tenté
25:28de frapper ce site
25:29en tirant deux missiles.
25:31Selon le Wall Street Journal,
25:33l'un d'eux a connu
25:33une défaillance en vol.
25:35L'autre a été intercepté
25:36par un navire de guerre américain.
25:38Mais la distance parcourue
25:40interpelle.
25:40Environ 4000 kilomètres
25:42séparent l'Iran de cette île.
25:44Alors que les missiles iraniens
25:45ont une portée officielle
25:46d'environ 2000 kilomètres.
25:48L'Iran pourrait-il alors
25:50frapper l'Europe ?
25:51Selon le général Philippe Sidos,
25:53cette hypothèse
25:53paraît pour l'instant exagérée.
25:55Ils n'ont pas adopté
25:56cette politique stratégique
25:57éventuellement d'engager
26:00les Européens
26:00qui sont pour l'instant
26:01sur la défensive
26:02alors qu'ils ont frappé
26:03des objectifs économiques
26:05importants dans les pays du Golfe.
26:06Donc cette attaque
26:07contre un objectif militaire
26:08s'inscrit
26:09comme un coup d'avertissement,
26:11un coup de semence,
26:12éventuellement même
26:13une dernière cartouche.
26:15Il faut analyser tout ça.
26:17Après,
26:18quand on aura,
26:19on verra la capacité
26:20des Iraniens
26:21à renouveler cette frappe
26:22ou pas.
26:23Les Américains
26:24peuvent désormais utiliser
26:25cette base de Diego Garcia
26:26pour frapper des sites iraniens
26:28visant le détroit d'Hormuz.
26:29Une autorisation donnée
26:31ce vendredi
26:31par le Royaume-Uni.
26:33Alors c'est intéressant,
26:34on va revoir cette carte
26:35avec le rayon
26:38depuis l'Iran,
26:38possible de frappe
26:39avec une portée
26:41à 4000 kilomètres.
26:42Le sud de la France
26:43serait clairement
26:44à portée de missiles.
26:45Alors Paris,
26:45non,
26:46mais en revanche,
26:47l'Allemagne,
26:47on va le voir sur la carte,
26:50Berlin est aussi
26:51à portée de missiles.
26:53On va voir le rayon
26:54dans un instant.
26:56vous voyez
26:56où la base
26:57de Diego Garcia
26:58qui a été visée
26:59à 4000 kilomètres
27:00et une autre carte
27:01qui va apparaître
27:02dans un instant
27:02va nous montrer
27:03donc le rayon.
27:04Vous le voyez,
27:05Paris n'est pas touché,
27:06le sud de la France,
27:07oui,
27:07l'Italie,
27:08Berlin notamment,
27:09donc tout le sud,
27:11l'est,
27:11pardonnez-moi,
27:12de l'Europe.
27:13On voit quand même
27:13un message de l'Iran,
27:15le message c'est
27:15j'ai encore des atouts
27:17dans ma manche
27:17après trois semaines de guerre.
27:19C'est un peu cela,
27:19là encore,
27:20Olivier Pardo,
27:21qu'on peut décrypter.
27:23Votre carte
27:24est très importante.
27:27Imaginons un instant
27:28que rien n'a été fait,
27:30c'est-à-dire
27:30qu'il n'y ait pas eu
27:30la guerre des 12 jours,
27:31qu'il n'y ait pas eu
27:32cette guerre-là.
27:33Chacun sait
27:34qu'à un horizon
27:37très raisonnable,
27:38l'Iran aura
27:39la bombe nucléaire.
27:40L'Iran,
27:41ce n'est pas la France.
27:42Ce ne sont pas
27:43des pays
27:43qui se construisent
27:44avec une arme nucléaire
27:45de dissuasion.
27:46Ils n'ont pas
27:47une arme nucléaire
27:48pour se protéger.
27:49Ils ont une arme nucléaire
27:51aux mains
27:52d'un régime
27:53qui a une idéologie
27:56de conquête
27:57au-delà d'Israël,
27:59de conquête
27:59islamiste
28:00du monde.
28:01C'est quand même ça
28:02leur logique.
28:05C'est une logique
28:06générale.
28:07Imaginez ce que
28:08ça peut vouloir dire
28:09que les années passant,
28:13cette fois,
28:14ça ne soit plus
28:14un missile conventionnel,
28:17mais ça soit
28:17un missile nucléaire.
28:19Vous voyez
28:20l'importance
28:21de cette guerre.
28:22C'est une importance
28:23où vous ne pouvez pas
28:24laisser un pays terroriste
28:27avec une volonté
28:28agressive
28:29de disposer
28:30de l'arme nucléaire.
28:31Vous avez
28:32la Corée du Nord
28:33qui a l'arme nucléaire
28:34également.
28:35Mais la Corée du Nord
28:36a toujours eu
28:37cette arme nucléaire
28:37avec tous les défauts
28:39horribles de ce régime
28:40dans une volonté
28:41de protection.
28:42Ce n'est pas du tout
28:43la même conception
28:44de la République
28:48islamique
28:48qui est islamiste
28:49d'ailleurs.
28:50C'est une volonté
28:51de conquête
28:52et vous ne pouvez pas
28:53laisser cette conquête
28:55avec une arme nucléaire
28:56et je dis cela
28:57au-delà du cas d'Israël.
28:58Évidemment qu'ils veulent
28:59rayer Israël de la carte
29:00mais vous savez
29:01il y a une biene formule
29:02qui dit
29:02après le samedi
29:03vient le dimanche.
29:04Et à 4000 kilomètres
29:05on va le revoir
29:06sur la carte
29:07parce que c'est extrêmement
29:08important.
29:08On voit quand même
29:09des dizaines de pays
29:10d'Europe
29:11qui sont à portée
29:12de cils.
29:13On a l'Asie,
29:14on a des pays d'Afrique
29:15et le régime iranien
29:17qui avait nié
29:17d'ailleurs ces informations.
29:19Et vous le disiez
29:20tout à l'heure
29:20de toute façon
29:21la République islamique
29:22Desmola ment
29:23depuis le début.
29:24Mais c'est là
29:25où c'est intéressant
29:26parce que moi
29:27à mon sens
29:27c'est presque une erreur
29:28stratégique de l'Iran
29:29parce qu'ils auraient voulu
29:32donner des raisons
29:34à certains pays
29:36européens
29:37de s'engager
29:37dans cette guerre
29:38auprès des Américains
29:39et des Israéliens
29:40qu'ils n'auraient pas mieux fait
29:41que d'utiliser
29:42ce missile.
29:44En plus
29:45ces deux missiles
29:46envoyés sur la base
29:49américano-britannique
29:50de Diego Garcia
29:52révèlent
29:52en même temps
29:53qu'elles révèlent
29:54la capacité
29:55de l'Iran
29:56à se projeter
29:57jusqu'à 4000 kilomètres
29:58elles révèlent
29:59une certaine faiblesse
30:00parce que
30:00ces missiles
30:01pour les envoyer
30:02à plus de 4000 kilomètres
30:03ils sont sous-chargés.
30:05Donc
30:05la menace
30:06en réalité
30:07elle est moindre
30:08en même temps
30:08qu'ils veulent faire peur
30:09en fait
30:10on a compris
30:11que c'était
30:12de l'esbrouf.
30:13Mais on a aussi compris
30:14que effectivement
30:15si vous les laissez faire
30:16et bien sûr
30:17ça peut aller beaucoup plus loin
30:18il y a ça aussi
30:19d'où cette interrogation
30:20avant la pause
30:21est-ce que la France
30:22elle doit sortir
30:23de son ambiguïté
30:24Philippe de Gestas
30:25nous avions pour les téléspectateurs
30:27qui nous rejoignent
30:27le débat hors antenne
30:29et il me semble
30:29qu'il est important
30:30puisque je pense
30:31au général Gomart
30:32ancien patron
30:33des forces spéciales
30:33qui lui
30:34plaide pour une sortie
30:35de l'ambiguïté française
30:37finalement
30:37puisque là
30:38on voit très bien
30:38que c'est une menace
30:39à l'avenir
30:40si rien n'est fait
30:40une menace très claire
30:42et d'ailleurs
30:42les mots là l'ont dit
30:44nos ennemis
30:45l'Occident
30:45tout l'Occident
30:46de toute façon
30:47nous sommes dans le viseur
30:48des mots là
30:48nous sommes leur ennemi
30:50moi je pense que
30:53l'usage du mot
30:54ambiguïté
30:54n'est pas tout à fait
30:55approprié
30:56en fait en réalité
30:56qu'est-ce que doit faire
30:57un pays comme la France
30:58c'est défendre ses intérêts
30:59c'est défendre ses intérêts
31:00et sa position singulière
31:02il ne faut pas oublier
31:02que cette guerre
31:04qui a été lancée
31:04par les Américains
31:05et Israël
31:06les Français
31:07même les Européens
31:08n'ont pas été associés
31:09au départ
31:09n'ont probablement
31:10pas été informés
31:10en tout cas
31:11c'est ce que dit
31:11le chef de l'État
31:13et au départ
31:14cette guerre
31:15n'était pas notre guerre
31:16en quelque sorte
31:17et ça c'est très clair
31:19quel est l'intérêt
31:20de la France aujourd'hui
31:21et bien comme ça évolue
31:22au fil du déroulé
31:24et d'ailleurs
31:26je permettrais
31:27de réutiliser
31:27ce que disait Raphaël
31:28tout de suite
31:28c'est que
31:29effectivement
31:30d'abord
31:31on a des intérêts économiques
31:32qui commencent
31:33à se faire sentir
31:34puisque
31:35le prix de l'essence
31:36avec toutes les conséquences
31:37que ça peut avoir
31:38est aujourd'hui
31:39une vraie préoccupation
31:40pour les pays occidentaux
31:41et pour la France
31:41mais d'autre part
31:42effectivement
31:42le régime des mots là
31:43nous dit attention
31:44n'oubliez pas
31:45je suis à porte
31:45vous êtes à portée de missiles
31:46même si ce sont des missiles
31:48qui sont beaucoup moins dangereux
31:49du fait qu'ils soient
31:50effectivement sous-chargés
31:51donc l'intérêt de la France
31:52aujourd'hui
31:53c'est de ne pas être entraîné
31:55dans une déroute économique
31:56liée au blocage
31:58du détroit d'or musée
31:59de ce point de vue là
32:00et bien la réponse
32:01elle est graduée
32:02n'oublions pas quand même
32:02que la France a envoyé
32:03un groupe aéronaval
32:05donc en l'occurrence
32:05le porte-avions
32:07en Méditerranée orientale
32:08pour manifester
32:10son souhait
32:11de soutenir également
32:12ses alliés
32:13n'oublions pas
32:13que nous avons des accords
32:14avec un certain nombre
32:15de pays du Golfe
32:17donc je pense que
32:18la réponse
32:19elle est graduée
32:20elle est claire
32:22les manifestations
32:23sont claires
32:24à la fois militaires
32:25et politiques
32:25y a-t-il nécessité
32:26de passer un cap de plus
32:28je ne suis pas en mesure
32:29d'y répondre
32:29je ne suis pas qualifié
32:30pour le faire
32:31mais je trouve
32:32qu'il y a une forme
32:32de cohérence
32:33dans ce que la France
32:34fait et dit jusqu'à présent
32:35peut-être pour le moment
32:36mais si vous parliez
32:37de cette menace économique
32:39elle est très claire
32:40et les téléspectateurs
32:41qui nous écoutent
32:42le voient bien
32:43le prix à la pompe
32:43a explosé
32:44et justement
32:45une fois que la guerre
32:46va être terminée
32:47qu'est-ce qui va se passer
32:48c'est-à-dire que
32:48si les Etats-Unis
32:49ont repris
32:50ou si le peuple iranien
32:52a repris
32:54sa liberté
32:55avec qui ils vont faire
32:56des affaires
32:57nous l'Europe
32:57on n'a rien
32:58on n'a pas de site pétrolier
33:00on n'a pas de gaz
33:01et je ne pense pas
33:02que la Russie
33:03sera prête
33:04dans les années à venir
33:05à nous livrer du gaz
33:06c'est surtout l'inverse
33:08c'est-à-dire que
33:08c'est aujourd'hui
33:09nous qui refusons
33:10le gaz russe
33:12c'est d'abord ça
33:13la réalité
33:14mais non
33:14voilà
33:15il ne faut pas non plus
33:16peut-être
33:16la Russie
33:17nous le faire payer
33:17mais si les Américains
33:19ne sont pas payés
33:19justement
33:20mais d'abord
33:21avant de parler
33:22des Américains
33:23quand on parle des intérêts
33:24il faut parler
33:24de tous les intérêts
33:25les intérêts d'Israël
33:26on le comprend
33:26ils sont face
33:28à un danger
33:29une menace existentielle
33:30ils mènent une guerre
33:31existentielle
33:31et on le comprend
33:33parfaitement
33:33du côté des Américains
33:35déjà c'est moins clair
33:35en revanche
33:36ils ont des intérêts
33:37dans cette guerre
33:38et parmi les intérêts
33:41qu'ils ont
33:41c'est d'affaiblir
33:42on a pu l'évoquer déjà
33:43d'affaiblir
33:44leur ennemi de demain
33:46qui est la Chine
33:47parce qu'en leur privant
33:48en privant la Chine
33:50d'un certain nombre
33:50de ressources
33:51en matière première
33:53et notamment
33:53en pétrole
33:54ils ralentissent
33:55l'économie chinoise
33:56et ça permet aux Etats-Unis
33:58de reprendre
34:00du terrain
34:01là où ils avaient tendance
34:02à en perdre
34:03par rapport
34:04à l'empire chinois
34:06et après
34:07il y a des perdants
34:08dans tout ça
34:08parce que nos intérêts
34:09divergent
34:10de nos alliés américains
34:12parce que nos intérêts
34:13ne sont pas les mêmes
34:13aujourd'hui
34:15non seulement
34:16nous payons plus cher
34:17les matières premières
34:18le pétrole
34:19mais aussi le gaz
34:20on renonce
34:21à pouvoir
34:22finalement
34:22cesser cette guerre
34:23en Ukraine
34:24parce que
34:25pour des raisons morales
34:26on se l'interdit
34:27mais on paye toujours
34:27plus cher
34:28le gaz
34:29que les Américains
34:31nous fournissent
34:31à prix d'or
34:33donc
34:33il y a
34:34des intérêts
34:35qui divergent
34:36et en revanche
34:37ce qui est certain
34:38c'est que dans cette guerre
34:38au-delà
34:40de la Chine
34:41ou de quelques autres pays
34:42les grands perdants
34:43ce sont les pays européens
34:44et on a bien compris
34:45qu'il y avait deux buts
34:45de guerre différents
34:46à la fois de la part
34:47des Américains
34:48et à la fois de la part
34:49d'Israël
34:49l'Israël
34:49effectivement
34:50c'est survivre
34:50face à une menace
34:51existentielle
34:52menace
34:53et c'est peut-être
34:54d'autres intérêts
34:55aussi pour les Etats-Unis
34:56d'ailleurs
34:57mais d'ailleurs
34:57Israël n'a jamais demandé
34:59l'intervention de la France
35:00pas plus que de l'Europe
35:03pourquoi
35:03là où je diverge
35:05légèrement
35:06avec Philippe
35:07c'est sur un point
35:08c'est-à-dire que
35:09la France
35:10a déjà été attaquée
35:12par l'Iran
35:12elle a déjà été attaquée
35:14par l'Iran
35:15le Drakkar
35:1653
35:18de nos soldats
35:19qui ont disparu
35:21le terrorisme
35:23qui est l'arme
35:25financée
35:26par l'Iran
35:27ce sont
35:28des menaces
35:29je pense que
35:31la France
35:31et l'Europe
35:32l'Occident
35:33le monde libre
35:33sera plus heureux
35:36sans la menace
35:37iranienne
35:38alors maintenant
35:39est-ce que la France
35:39doit participer
35:40à l'effort de guerre
35:41c'est pas ce qui est demandé
35:42ce qui est demandé
35:43c'est le détroit d'Hormuz
35:44d'une part
35:45et d'autre part
35:47le Liban
35:47qui est une autre affaire
35:48parce qu'au Liban
35:49la France a un vrai rôle
35:51et si la France
35:51voulait être
35:52dans sa logique historique
35:54dans sa tradition
35:55elle serait
35:56non pas aux côtés
35:57d'Israël
35:57et aux côtés
35:58des Américains
35:59mais aux côtés
35:59de l'armée régulière
36:01libanaise
36:02pour participer
36:03au désarmement
36:04du Hezbollah
36:05ce qu'elle n'a pas fait
36:07nonobstant
36:07le voyage calamiteux
36:10du président Macron
36:11au moment de l'explosion
36:12du port de Beyrouth
36:13parce que c'était à ce moment-là
36:15qu'il fallait mettre en place
36:16les éléments
36:17et à partir de 2024
36:19où le principe
36:21du désarmement
36:22du Hezbollah
36:23a été acté
36:25et si la France
36:26avait eu
36:26son rôle
36:27traditionnel
36:28digne
36:29je dirais
36:30gaulliste
36:30ça aurait été
36:32d'être aux côtés
36:32de cette armée-là
36:33c'est ça
36:34c'est la vocation
36:36de la France
36:37historique
36:38est-ce que
36:40effectivement
36:42essayons de nous mettre
36:43alors ça va être compliqué
36:44dans la tête
36:45des Mollars
36:46dans la tête
36:46ou de la stratégie
36:47de la République islamique
36:48d'Iran
36:48avec vous
36:49en tranique
36:50puisque vous les suiviez
36:51de près
36:52il y a
36:53le régime iranien
36:54qui a quand même mené
36:55des attaques
36:56contre 12 pays
36:57de la région
36:58qui développent
36:59des capacités
36:59aujourd'hui
37:00représentant une menace
37:01bien plus large
37:02nous l'évoquions
37:03à l'instant
37:04aujourd'hui
37:05la République islamique
37:06d'Iran
37:07finalement
37:07quel est son but
37:08c'est tenir à tout prix
37:10c'est élargir le conflit
37:13finalement
37:13pour ensuite
37:14profiter des divisions
37:15des uns et des autres
37:16comment est-ce que vous lisez
37:17vous décryptez la situation
37:19Noël
37:19à l'aune des faits
37:21mentionnés
37:21c'est vrai que techniquement
37:22donc il y a un risque avéré
37:23par rapport aux portées
37:24des missiles
37:25mais c'est subordonné
37:27à la capacité de production
37:28aujourd'hui
37:28le seul pays
37:29qui je crois
37:30a une licence
37:30pour par exemple
37:31produire des drones
37:32c'est la Russie
37:32typiquement
37:33donc il faudrait suivre
37:34cette actualité là
37:34d'une part
37:35mais pour comprendre
37:36le risque
37:37par rapport à nous
37:39Occident et Europe
37:40notamment
37:40il faut voir quelque chose
37:41de très précis
37:42c'est l'ordre juridique
37:43et religieux
37:44interne
37:44en Iran
37:45vous savez qu'avant
37:46son décès
37:47l'ancien Ayatollah
37:48donc le père du présent
37:49Ayatollah
37:50Ali Khamenei
37:51avait
37:52émis une fatwa
37:54qui interdisait
37:57l'arme nucléaire
37:58je précise
37:58l'arme nucléaire
37:59donc c'est-à-dire
38:00la capacité à agresser
38:01via le nucléaire
38:02d'accord
38:02cette fatwa
38:04a été
38:06en quelque sorte
38:08résolue
38:08si je puis dire
38:08avec le décès
38:10de l'ancienne Ayatollah
38:12donc son fils
38:12a pris le relais
38:13et donc
38:14le risque
38:15il est encore plus avéré
38:16tout à l'heure
38:17il y avait un terme
38:17qu'on a mentionné
38:18sur le plateau
38:18je ne sais plus
38:19c'était lequel
38:20c'était le caractère
38:22un peu plus rigide
38:23et dur
38:24de l'Ayatollah
38:25actuel
38:26et donc
38:27le risque
38:27il est d'autant plus avéré
38:28il vise
38:29pour répondre à votre question
38:31de façon précise
38:32à créer je pense
38:32une incertitude
38:33et à distiller une peur
38:34pas à l'échelle d'Israël
38:36exclusivement
38:37mais l'incertitude
38:38et une peur
38:38à l'échelle de Nupus
38:40et avec le détroit d'Hormouz
38:41on l'a vu
38:42qui est miné
38:43et stratégique
38:44puisque c'est aussi
38:45une guerre d'énergie
38:46est-ce qu'il y a encore
38:47de la place pour la diplomatie
38:48je vous pose cette question
38:50puisque l'on apprend ce soir
38:51qu'après trois semaines de guerre
38:53l'administration de Donald Trump
38:54a entamé des discussions
38:56préliminaires
38:57sur la prochaine phase
38:58et sur la forme
38:59qui éventuellement
39:00pourraient prendre
39:01les pourparlers de paix
39:03avec l'Iran
39:04avant des discussions
39:05qui impliqueraient
39:06l'envoyé spécial
39:06Steve Witkoff
39:08et son gendre
39:08le gendre de Donald Trump
39:10Jared Kushner
39:11c'est ce que dit
39:12un responsable américain
39:13ce soir
39:14à une source
39:15bien informée
39:16à Axios
39:17alors il n'y a pas eu
39:18de contact
39:18précisons
39:19entre les Etats-Unis
39:21et l'Iran
39:21ces derniers jours
39:22mais l'Egypte
39:23le Qatar
39:23le Royaume-Uni
39:26ont transmis
39:27des messages
39:27aux deux pays
39:29en disant
39:30à l'Iran
39:31l'intérêt de négocier
39:32aujourd'hui
39:33pour freiner
39:35la croissance
39:36de l'Iran
39:36a déclaré
39:38un responsable
39:38américain
39:39qu'il se dit
39:40que les Iraniens
39:41accepteront
39:41un jour ou l'autre
39:42de négocier
39:43alors négocier
39:44à certaines conditions
39:45les Etats-Unis
39:46souhaitent que l'Iran
39:47prenne six engagements
39:48on les voit à l'antenne
39:50aucun programme de missiles
39:51pendant cinq ans
39:52enrichissement d'uranium nul
39:53démantèlement des réacteurs
39:54et des installations nucléaires
39:57protocole strict
39:58d'opération extérieure
39:59des traités de contrôle
40:00des armements
40:00avec les pays de la région
40:01aucun financement
40:02pour les groupes
40:03par procréation
40:04tels que le Hezbollah
40:05au Liban
40:05les Houthis au Yémen
40:06ou le Hamas à Gaza
40:07voilà
40:08cela veut dire déjà
40:09que les Etats-Unis
40:09n'attendent pas forcément
40:11la chute des Molas
40:11mais il me semble
40:12qu'il y a eu déjà
40:13des négociations
40:14dans ce sens-là
40:15et que ça n'a jamais marché
40:17en training
40:18effectivement
40:19qu'est-ce que...
40:19ouais
40:20effectivement c'est
40:21très intéressant
40:22ce que vous venez de montrer
40:22à l'écran
40:23parce qu'il y a un parallèle
40:23exact et immédiat
40:24à faire
40:25avec ce qu'a dit
40:26le président iranien
40:27donc Massoud Pézechian
40:28qui a été relayé
40:29par le New York Times
40:30édition de ce week-end
40:32le président iranien
40:33donc il confirme un peu
40:34ce qu'on a dit
40:34il y a quelques instants
40:35lui il demande
40:36trois conditions
40:37pour arrêter la guerre
40:38un c'est la capacité
40:39à continuer sur le nucléaire
40:40donc typiquement
40:42et de façon implicite
40:43leur force d'agression
40:44d'accord
40:46la deuxième proposition
40:47c'est tout simplement
40:48le dédommagement
40:49par rapport au dommage subi
40:50et troisièmement
40:51c'est une sorte de pacte
40:52de non-agression
40:53dans le futur
40:53donc ça répond exactement
40:54à ce que vous venez de montrer
40:55in fine
40:57il n'y aura pas d'accord
40:58puisque
40:58ça rend difficile
41:00d'enviser
41:00une session fructueuse
41:03mais
41:03ça a une certaine importance
41:06parce que
41:06ce sont les conditions
41:08qui sont posées
41:09non pas
41:10au régime actuel
41:12je parle sous votre contrôle
41:13c'est à dire
41:14au régime des MOLA
41:15tel que
41:16mais c'est
41:17les conditions
41:18qui peuvent être posées
41:19à une alternative
41:21au MOLA
41:22qu'ont fait
41:23les gardiens de la révolution
41:24ou certains gardiens
41:25de la révolution
41:26en disant
41:27il y a une voie
41:28pour que
41:29vous négociez
41:30c'est à dire
41:31que vous vous mainteniez
41:32au pouvoir
41:32et qui parle
41:33l'effondrement
41:34complet de la république
41:35islamique d'Iran
41:36à condition
41:38que vous acceptiez cela
41:39parce que
41:39dans ce qui est dit
41:41il y a un point
41:42qui n'est pas dit
41:43et c'est logique
41:44c'est de dire
41:44l'abandon
41:45de votre idéologie
41:46de votre
41:48conception
41:49de l'islam
41:50et autres
41:51ça veut dire
41:52que c'est aussi
41:53des voies
41:53qui sont posées
41:54pour permettre
41:56une alternative
41:57qui soit une alternative
41:59au sein du régime
42:00pour dire
42:02on a un moyen
42:03de sauver
42:04notre régime
42:06parce que c'est de cela
42:07dont il s'agit
42:07à l'heure actuelle
42:09les Etats-Unis
42:10n'ont pas donné
42:11le feu vert
42:12en disant
42:13révoltez-vous
42:14en allant
42:16financer
42:17ou aider
42:18réellement
42:18des groupes
42:20internes
42:20
42:21la difficulté
42:22des Kurdes
42:23qui risquent
42:24de créer
42:25des dissensions
42:26mais enfin
42:26les Kurdes
42:27je parle sous votre contrôle
42:28c'est à peu près
42:2920 millions
42:29d'habitants
42:31en Iran
42:33les Azeris
42:34c'est 40 millions
42:35d'habitants
42:36donc il y a
42:37les forces
42:37les Perses
42:38évidemment
42:39représente
42:39le reste
42:40vous voyez
42:41c'est des ouvertures
42:42qui sont faites
42:43en disant
42:45maintenant
42:45vous pouvez y aller
42:46et y aller
42:47ça veut dire
42:47un renoncement
42:48de tout ce qui a été
42:50posé par le FISC
42:51Amélie
42:51c'est ça
42:52depuis des années
42:53qui allaient dans ce sens-là
42:54et on a toujours vu
42:54finalement que la République
42:55islamique d'Iran
42:56n'a jamais
42:57sous votre contrôle
42:58effectivement
42:58n'a jamais
42:59tenu ses engagements
43:00avec ses négociations
43:02donc voilà
43:03est-ce qu'il y a encore
43:03de la place pour la diplomatie
43:04en tout cas
43:05au moment où nous parlons
43:06ça me semble assez compliqué
43:07si je peux juste rajouter un point
43:0830 secondes
43:09je rejoins les propos
43:10qui ont été dits
43:11c'est par rapport à la transition
43:12elle-même
43:13puisque personne n'en parle
43:14de façon précise
43:15mais aujourd'hui
43:16c'est pas une opinion politique
43:17que je donne évidemment
43:18mais techniquement
43:20et c'est pas encore approuvé
43:21et avalisé par Donald Trump
43:22mais la seule alternative
43:24ce serait
43:24Reza Palavi
43:25avec son programme
43:25qui fait 200 pages
43:26disponible sur internet
43:28et qui pourrait
43:31potentiellement
43:33réduire
43:33à néant
43:34financièrement
43:35en fait
43:36le contrôle
43:38du régime
43:38des gardiens de la République
43:40par rapport au pays
43:40qui ont aujourd'hui
43:41on le rappelle
43:42à peu près 40% du PIB
43:43donc en gros
43:44s'approprier
43:45donc les actifs financiers
43:48c'est le point principal
43:49enfin à mon sens
43:50par rapport au programme
43:51de Reza Palavi
43:52qui viserait à
43:52justement
43:53à créer un déséquilibre
43:54par rapport aux gardiens
43:55de la République
43:55Reza Palavi
43:56qui n'a pas été adoubé
43:56totalement
43:57pas du tout
43:59et qui n'est pas
44:00rentré en majesté
44:02parce qu'au fond
44:03qu'est-ce qu'on reproche
44:03à Reza Palavi
44:04c'est d'être à Washington
44:07à New York
44:07à Paris
44:08et de pas être
44:10sur le terrain
44:11comme Massoud
44:12a pu l'être
44:15en Afghanistan
44:15c'est-à-dire qu'à un moment donné
44:16quand on veut être
44:19réellement
44:19il faut à un moment donné
44:20y aller
44:20peut-être ira-t-il
44:21peut-être à un moment donné
44:23rentrera-t-il là
44:25et ça sera
44:25le cap
44:27pour un changement
44:28de régime
44:29et le changement
44:29de régime
44:29les Israéliens
44:30vous le diront
44:32ce ne sont que
44:33les Iraniens
44:33qui peuvent le faire
44:34en condition
44:35mais c'est eux
44:35qui décideront
44:36de le faire
44:37alors que vous voyez
44:37ces images en direct
44:38d'Arad
44:39qui a été frappée
44:40on parle de plus
44:40de 50 personnes
44:41blessées à cette heure
44:42dont certaines
44:44très gravement
44:45les images
44:46de Timothée Forget
44:47qui est sur place
44:49l'actualité d'aujourd'hui
44:50c'est bien évidemment
44:51Israël
44:51qui a été
44:53lourdement frappé
44:53aujourd'hui
44:55Philippe de Gestas
44:56peut-être un mot
44:57aussi sur les pays
44:58du Golfe
44:58parce que là
44:59il peut y avoir
44:59un tournant
45:00l'Arabie Saoudite
45:01d'ailleurs
45:01qui a renvoyé
45:02l'ambassadeur iranien
45:03aujourd'hui
45:05l'Iran avait dit
45:06au début
45:06ce n'est pas contre vous
45:07on frappe
45:08les intérêts américains
45:09sauf que là
45:10ils n'entendent plus
45:13les buildings de Dubaï
45:14pardon
45:15mais ce n'est pas
45:16tout à fait
45:16les intérêts américains
45:17est-ce qu'effectivement
45:19là aussi
45:19ça peut redessiner
45:20ça peut redessiner
45:21les intérêts régionaux
45:23à ce sable de la guerre
45:23ce qui est important
45:24de cette guerre
45:25ce qui est important
45:26c'est qu'il y a vraiment
45:27du côté occidental
45:29compris au sens large
45:31qui est un front uni
45:31en réalité
45:32et aujourd'hui
45:33on a besoin
45:33que les monarchies du Golfe
45:36se positionnent très clairement
45:39dans ce conflit
45:40dont elles sont
45:41les victimes
45:42pas tellement d'ailleurs
45:43collatérales
45:43parce que leur économie
45:46connait les mêmes difficultés
45:48liées à ce qui se passe
45:49dans le Golfe
45:51et donc
45:51ce qui est nécessaire
45:52parce que c'est ce qui donnera
45:54c'est ce qui peut
45:56faire comprendre
45:56au pouvoir iranien
45:58en place
45:59qu'il n'y a pas
46:01il n'y a pas
46:01c'est pas la peine
46:02d'essayer de gagner du temps
46:03parce qu'il y a
46:04véritablement un front uni
46:05et un front uni
46:06ne veut pas dire
46:07qu'on ne fait pas
46:07tous la même chose
46:09ce qu'on comprend bien
46:10il y a ceux qui
46:11aujourd'hui assurent
46:12les frappes
46:12donc la préparation
46:13d'artillerie
46:14et puis il y a ceux
46:15qui peut-être demain
46:15devront assurer la diplomatie
46:17il y a ceux qui doivent
46:17mettre en place
46:18ces conditions
46:18pour que l'économie
46:20ne soit pas
46:21excessivement impactée
46:22par ce conflit
46:24bref
46:24quoi qu'il en soit
46:25il faut que la discussion
46:26soit
46:26enfin que le front soit uni
46:28et que la discussion
46:29soit permanente
46:29entre ces
46:31entre ces élits
46:31et donc notamment
46:33les monarchies du Golfe
46:34et Benyamin
46:34Netanyahou
46:35qui affirme
46:36donc à l'instant
46:36après ces frappes
46:38sur Israël
46:38il promet de continuer
46:39à frapper l'Iran
46:40après une soirée
46:42très difficile
46:43pour Israël
46:43je le cite
46:44l'actualité continue
46:45sur CNews
46:46Raphaël Stainville
46:46vous restez pour le meilleur
46:47de l'info
46:48avec Michael Dos Santos
46:49c'est dans un instant
46:50un grand merci
46:51à tous les quatre
46:52merci à Coralie
46:53de la place
46:53de m'avoir aidé
46:54à préparer cette émission
46:55on se retrouve demain
46:5616h pour l'heure inter
46:57là encore
46:58on reviendra
46:58sur les dernières informations
46:59liées à la guerre
47:01contre l'Iran
47:01excellente soirée
47:02à tous
47:03tout de suite
47:03Michael Dos Santos
47:04Sous-titres par Jérémy Diaz
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