- il y a 6 semaines
Retrouvez le replay de l'après course de la poursuite messieurs de la 9e manche de la Coupe du monde de biathlon à Oslo du 21/03/2026.
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SportTranscription
00:00:03Musique
00:00:27Ça se joue à combien de centimètres ?
00:00:29Un demi-pied, un doigt de pied en faveur de Sturla Ligred face à Éric Perrault.
00:00:34Un duel de légende, mais quelle course de dingo !
00:00:38Comme dirait Anne-Sophie, une course de dingo.
00:00:42Extraordinaire duel entre Sturla Ligred et Éric Perrault.
00:00:44Et ça se joue à si peu, si peu centimètres.
00:00:4720 sur 20 pour les deux.
00:00:48Merci à tous les deux.
00:00:49Merci à Emilia Jacquelin parce qu'on a encore vécu un grand, grand moment de biathlon
00:00:53après le duel épique déjà entre Anna Heuberg et Julia Simon chez les filles pour la poursuite.
00:00:57C'est fabuleux de profiter de tout ça.
00:01:00Éric Perrault qui décroche le petit globe de la poursuite.
00:01:03A l'occasion également, ça fait un globe de plus pour le français
00:01:06qui recueillera le gros globe de cristal.
00:01:09On le rappelle demain après les Mastarts.
00:01:11Quel bonheur ! On est ensemble avec le biathlon jusqu'à 18h45.
00:01:14Le podium qui va se mettre en place.
00:01:16La revise du globe de la poursuite.
00:01:17Avec toutes les réactions bien sûr au micro de Charles-Antoine Nora, Jérémy Hansmann.
00:01:21Nous envoyer spéciaux.
00:01:22Marie, c'est peut-être l'effet Antonin Guigona, on ne sait pas.
00:01:25Mais quelle course encore !
00:01:26Merci Anto !
00:01:27Vous avez bien fait de venir Antonin !
00:01:30Non, non, c'est incroyable.
00:01:31Moi je rigolais parce qu'en fait à l'arrivée, en fait,
00:01:34Éric il fait une course de maboule.
00:01:36Franchement c'est incroyable.
00:01:37La qualité, enfin tout, la prise de risque, la maîtrise.
00:01:40Enfin je ne sais pas, il y avait tous les ingrédients.
00:01:42Et en fait il est vert !
00:01:44Il est vert quand il serre la main et tout.
00:01:47Il est encore dans son sprint perdu.
00:01:48Et je pense que ça lui met la rage.
00:01:51C'est dingue !
00:01:51Voilà, il est fait de ça en fait.
00:01:53Il est fait de ce mois-là, comme on dirait.
00:01:55Ça veut dire qu'il est parti pour...
00:01:57Alors si ce n'est pas dominer le biathlon mondial,
00:01:59mais être à la lutte parce que face à ce sturlala, Antonin,
00:02:02jouer jusqu'au bout comme ça face à ce sturlala,
00:02:04il faut être très très grand pour y parvenir.
00:02:07C'est vrai qu'un sturlala, je n'ai pas le souvenir d'avoir vu ce qui est
00:02:12comme ça, c'est-à-dire aussi puissant, avec autant de rythme et tout.
00:02:15Et là, il m'a vraiment impressionné dans la grande bosse là.
00:02:20Et Eric, il fait peut-être une des plus belles prestations de sa carrière
00:02:23et il ne gagne pas.
00:02:24C'est vrai que c'est beau le sport.
00:02:27C'est incroyable !
00:02:2920 sur 20, on va évidemment revenir sur ce duel,
00:02:32ce finish avec toutes les images, les loupins qui sont en train de nous arriver.
00:02:36Et on attend les premières réactions au micro de Charles-Antoine.
00:02:39La cérémonie va débuter, alors on vous fait gagner, vous le savez.
00:02:43La somme de 3 000 euros cette semaine, voici la question du jour.
00:02:46Si vous êtes prêts, qui a remporté le gros globe de cristal hier ?
00:02:49Justement, un, Eric Perrault, deux, Eric Dimeco.
00:02:52Vous envoyez un ou deux au 7-10-21.
00:02:54Un ou deux au 7-10-21.
00:02:56Et on est ensemble pour profiter de cette atmosphère unique à Oslo.
00:03:00C'est une première cérémonie qui démarre.
00:03:02Et tiens, on va apercevoir Taillebe.
00:03:05Tanguy, il va être honoré en quelle occasion ?
00:03:10Et bien écoutez, depuis le début de la saison, on voit des anciens athlètes venir récupérer des médailles.
00:03:20Parce qu'il y a des biathlètes russes qui ont été pris par la patrouille anti-dopage.
00:03:26On se souvient avoir vu Alexis Boeuf au Grand Bornon aller récupérer avec Loïs Saber, avec Martin Fourcade.
00:03:37Un globe du relais.
00:03:39Il en manque un.
00:03:41Non, il en manque deux.
00:03:43Simon, Martin, il y avait Jean-Guillaume.
00:03:44Il y avait Jean-Guillaume Béatrix et Simon Fourcade également.
00:03:48Et donc là, c'est une médaille de bronze.
00:03:58Championnat du monde de la Mastar 2011.
00:04:01C'est la famille, ça ?
00:04:03Quand tu manques, c'est-ce qu'il...
00:04:05Mais il a déjà... C'est un champion, lui.
00:04:08Direct, il va shipper la médaille de... C'est son papa ?
00:04:20Il me fait penser au... Au petit Martin.
00:04:24Salut, Hugo.
00:04:27Extraordinaire.
00:04:32Ah oui, il faut partir.
00:04:33Il veut monter sur le podium, bien sûr.
00:04:36Il a raison.
00:04:36C'est un champion.
00:04:52Au-dessus de l'image de la semaine, là.
00:04:59Est-ce qu'il se met au diathlon ?
00:05:01Ah oui, celui-là.
00:05:02Un futur de l'englobe.
00:05:03Avant de le rattraper.
00:05:06Exceptionnel.
00:05:07Ça, c'est pour honorer Tarlyé Bœuf,
00:05:09qui a pris sa retraite l'année dernière.
00:05:11Évidemment, en compagnie de son frère,
00:05:13Johannes Bœuf,
00:05:14qu'on va apercevoir forcément à un moment à Oslo.
00:05:17Et voici la cérémonie de la course, donc,
00:05:20avec l'high grade qui s'impose de nouveau
00:05:22devant Éric Perrault et Émilien Jacqueline.
00:05:25T'en dis, c'est bien ça ?
00:05:25Ou il y a autre chose avant ?
00:05:26Je crois que les Norvégiens doivent récupérer
00:05:29également la Coupe des Nations,
00:05:32le petit globe de la Coupe des Nations 2012-2013.
00:05:36Donc, on va peut-être revoir Tarlyé Bœuf
00:05:38avec son fils.
00:05:42Épisode 2.
00:05:47Janel Hilft Reuttenicht.
00:05:49Reuttenicht, Charles-Antoine.
00:05:52C'était après la poursuite de femmes.
00:05:54On ne nous l'a pas montré tout à l'heure.
00:05:55C'était après la poursuite de femmes.
00:05:57On recalera l'image.
00:05:59Charles-Antoine, on vous entend parler en allemand.
00:06:01Vous parlez combien de langues, Charles-Antoine ?
00:06:05Seulement deux.
00:06:06Vous entendez sur mes interviews en anglais,
00:06:08je ne suis quand même pas très anglophone.
00:06:10Je plaisante, je discute avec Bettina
00:06:13qui est l'attaché de la zone mixte de l'EBU,
00:06:17donc d'Eurovision,
00:06:18qui gère toute cette zone mixte
00:06:19où les coureurs, plutôt les biathlètes, défilent.
00:06:23Charles-Antoine ?
00:06:24Oui, je vous écoute.
00:06:25Je suis avec Oscar Lombardo.
00:06:26Elle est un peu plus importante que ça, Bettina.
00:06:29Je ne vais pas vous fâcher avec elle si elle entend.
00:06:31Il y a la photo finie.
00:06:33Oscar avec vous.
00:06:34Allez-y, allez-y.
00:06:40Oscar, hier, assez fatigué de ce sprint.
00:06:44Comment vous vous êtes senti aujourd'hui
00:06:45avec ce 17 sur 20 ?
00:06:47En ski, ça allait quand même un peu mieux.
00:06:49On a fait un bon premier tour avec Quentin.
00:06:52C'était bien placé.
00:06:54Plutôt une course assez correcte.
00:06:56Il y a juste ce premier debout
00:06:57qui me met à out pour jouer devant.
00:07:00Et après, j'étais un peu en chasse-patate
00:07:03tout le reste de la course.
00:07:05C'est dur de finir la saison.
00:07:07Ça a été une saison éprouvante.
00:07:08Les conditions sont compliquées.
00:07:10Ce qui est dans la soupe, comme on dit,
00:07:12il a fait chaud aussi la semaine dernière.
00:07:14On a l'impression que les organismes
00:07:15sont déjà bien éprouvés.
00:07:16Oui, c'est sûr qu'un peu comme je disais hier,
00:07:18c'est la fin de saison.
00:07:20C'est surtout l'envie qui prône à la fin.
00:07:22Et là, de toute façon, je pense qu'on est un peu
00:07:24tous en même état.
00:07:24On est tous KO.
00:07:25On commence à avoir pas mal de courses
00:07:27dans le bagage sur cette saison.
00:07:28Les jambes sont un peu plus lourdes.
00:07:30Elles deviennent vite lourdes.
00:07:31Et là, les conditions ne nous aident pas
00:07:34à faire des courses rapides.
00:07:35Donc voilà, il faut lever les jambes
00:07:37et puis il faut se dépatouiller un peu dans la soupe.
00:07:39Merci, Oscar.
00:07:42Et bravo vraiment aux billets athlètes
00:07:43parce qu'effectivement, il faut se rendre compte
00:07:44de la difficulté de la piste à Oslo.
00:07:47On a aperçu la photo finish.
00:07:49On a un petit peu de temps avant que le podium le démarre.
00:07:50Est-ce qu'on peut revoir la photo finish
00:07:52et essayer d'évaluer combien de centimètres
00:07:54ça s'est joué entre Sturlal Aigred et Eric Perrault
00:07:56dans ce finish absolument somptueux ?
00:07:59Ça s'est joué...
00:08:00Allez, vous diriez à combien ?
00:08:03Franchement, même pas à un pied.
00:08:05Un pied, ça fait 27 à peu près.
00:08:08Parce qu'est-ce qu'on prend d'ailleurs en mesure ?
00:08:11C'est le bout de la chaussure.
00:08:12Oui, le bout de la chaussure justement
00:08:13pour que ça ne change pas en fonction
00:08:15de la pointure de la personne.
00:08:19Et pareil, la fixation, vu qu'on peut la décaler,
00:08:21c'est vraiment le bout de la chaussure
00:08:23et on voit qu'il doit y avoir une vingtaine de centimètres.
00:08:2820 centimètres à peu près.
00:08:2920 centimètres d'aller chercher la victoire
00:08:31face à Sturlal Aigred.
00:08:32C'est vraiment un caillou dans la chaussure des Français
00:08:34sur l'Aigred depuis quelques courses.
00:08:37Il a eu un pied trop grand.
00:08:38En fait, ce qui est particulier sur cette course,
00:08:42c'est qu'Eric a tout bien fait.
00:08:45Il a attaqué partout quand il pouvait,
00:08:47par rapport à toutes ses capacités.
00:08:48Et il n'a pas réussi à gagner.
00:08:50Donc c'est sûr que je comprends sa frustration
00:08:51parce qu'il est juste tombé sur plus fort tout simplement.
00:08:54Et on l'attend au micro de Charles-Antoine
00:08:55dès la fin de la cérémonie.
00:08:56Évidemment, on prolonge ce bonheur autour du biathlon
00:08:59jusqu'à 18h45 et la station l'équipe
00:09:01avec le ski cross.
00:09:02C'est ce soir, 20h45, dans la foulée de la station,
00:09:04documentaire exceptionnel,
00:09:06autour de Chloé Trespeuch.
00:09:07Vraiment à regarder la trajectoire de Chloé Trespeuch,
00:09:10devenue maman avant de disputer les Jeux Olympiques
00:09:12à Milan-Cortina.
00:09:14Un parcours, une trajectoire extraordinaire,
00:09:17un modèle, un exemple.
00:09:18Et c'est ce soir, 20h40.
00:09:25Tanguyon, on prend le temps du côté de cette cérémonie à Oslo.
00:09:28Ça va démarrer ou pas ?
00:09:29Très bien.
00:09:33Bon, c'est sur l'allégret,
00:09:34donc on ne veut plus en entendre parler.
00:09:37Malheureusement, on va encore en entendre parler,
00:09:39parce qu'il reste une mass start demain.
00:09:42et pour l'instant, il n'y a pas de raison
00:09:44qu'ils ne se battent pas pour un nouveau podium demain.
00:09:48C'est vraiment l'homme fort de la fin de saison.
00:09:59On remercie un officiel de l'IBU.
00:10:03Et c'est le vice-président de l'IBU, justement,
00:10:05qui est le secrétaire général.
00:10:10C'est bon, ça va pouvoir commencer.
00:10:12La mascotte est bien là.
00:10:14Elle s'appelle comment, la mascotte ?
00:10:16C'est le petit défi du jour.
00:10:18Charles-Antoine, il doit avoir ça.
00:10:20S'il ne l'a pas, Jérémy Hansmann, derrière la caméra,
00:10:22connaît toutes les mascottes par leur prénom.
00:10:26Allez, c'est une cérémonie vraiment de très, très, très haut niveau
00:10:29avec Lagrade, Perrault, Jacqueline, Poncelioma, Bolton, Christiansen.
00:10:34Et on reviendra sur ce finish époustouflant
00:10:37entre Lagrade et Eric Perrault.
00:10:39La performance d'Emilien Jacqueline également.
00:10:41Et puis Gaëtan Paturel dans le top 10
00:10:44avec un 20 sur 20.
00:10:45C'est le renouveau, ou en tout cas,
00:10:48le futur du biathlon mondial français.
00:10:55Pas de surprise sur cette cérémonie des fleurs.
00:10:58Les six premiers du sprint sont à nouveau là,
00:11:01pas tout à fait dans le même ordre.
00:11:07Mais les hommes en forme de la fin de saison
00:11:10restent les mêmes.
00:11:10L'AWIBU World Cup Pursuitmen.
00:11:14Mesdames et th伯
00:11:15Bienvenue à la cérémonie pour BMW Ibu World Cup Jacte Start, MEN.
00:11:22Les médecins sont envoyés par Frans Steine,
00:11:29exécutif board member du IBU.
00:11:32Les médecins sont envoyés par Frans Steine,
00:11:34qui est le médecin de l'Internationale Skiskytte-Forbund.
00:11:39Les médecins sont envoyés par Karin Schneemann,
00:11:42le ministre de l'Internation,
00:11:45en Gavnet est l'annoncée de Karin Schneemann,
00:11:48qui est le chef de salaire en Norsan.
00:11:56En 3rd place,
00:11:59de France,
00:12:02en 3rd place,
00:12:04de la Franck, MLO S'hoclav !
00:12:10Il peut être content, satisfait de sa course, Emilien Jacquelin, parce qu'avec deux 20 sur 20, aujourd'hui, devant
00:12:15lui, c'était du très très haut niveau.
00:12:17Emilien Jacquelin qui, comme sur l'Illagrid, ne descend plus du podium.
00:12:22Il avait enchaîné deux deuxièmes places à Otepa, deuxième à nouveau hier sur le sprint et troisième aujourd'hui.
00:12:32Emilien Jacquelin qui rentre, grâce à cette course, dans le top 5 du classement général de la Coupe du Monde.
00:12:40En second place, de France, de la France, de la France, de la France, de l'Illagrid, Eric Perrault !
00:12:50Battu d'un cheveu, d'un souffle, d'un doigt de pied, vous choisissez, mais battu aujourd'hui par sur
00:12:55l'Illagrid,
00:12:57le cristal sera néanmoins pour lui le cristal du petit globe, de la poursuite, après celui de l'individuel, après
00:13:04celui de la mastarte,
00:13:06et bien sûr, le gros globe acquis hier.
00:13:36Il a le dossard 1.
00:13:38Il franchit la ligne en tête pour la quatrième fois consécutive.
00:13:43C'est l'homme fort de cette fin de saison.
00:13:46Il est désormais le dauphin d'Éric Perrault au classement général.
00:13:50Après avoir remporté le gros globe l'an passé devant Yohannes Beu.
00:13:55Je tourne à l'aigride.
00:13:57Et donc une cinquième fois consécutivement vainqueur d'une course.
00:14:02Ça fait dix podiums, cinq victoires.
00:14:06Et en carrière il en est à 63 et 21 victoires en carrière.
00:14:11Il est devant désormais Quentin Fillon-Maillet.
00:14:13Éric Perrault, M.N.A. Châtelat !
00:14:34Et en 4th place, from Sweden.
00:14:37Pour la première place, François Ayer, Martin Ponziomar !
00:14:44Quatrième place pour Martin Ponziomar.
00:14:48Deux podiums cette saison, une victoire la plus importante.
00:14:51Champion olympique de la poursuite.
00:14:56Il n'y a que des hommes avec des podiums cet hiver.
00:14:59Avec Christensen, cinq podiums cet hiver.
00:15:02Botton, six podiums et quatre victoires.
00:15:08Les Norvégiens qui, finalement, ont réussi à faire oublier les frères Bœufs cet hiver.
00:15:15Avec la force du collectif.
00:15:16Les Norvégiens qui, finalement, ont réussi à faire oublier les frères Bœufs cet hiver.
00:16:10Quels pieds, comme vous pouvez le lire, de vivre ça.
00:16:12Et on va revenir sur ce finish extraordinaire entre Sturlala Egrède et Éric Perrault.
00:16:16Mais on va rester en direct à Oslo parce que la cérémonie va se poursuivre avec la remise de deux
00:16:22globes.
00:16:22Le petit globe de la poursuite est celui du relais.
00:16:27Tanguy, relais masculin.
00:16:30Pour les Norvégiens.
00:16:33Éric Perrault va réapparaître.
00:16:37C'est la course qui comptait.
00:16:39On est d'accord ?
00:16:41Ah bah oui.
00:16:43Absolument.
00:16:44Et on rappelle, les classements sont figés pendant les Jeux Olympiques.
00:16:47Donc les courses remportées par l'équipe de France à ce moment-là n'ont pas compté dans les classements.
00:16:56Éric Perrault !
00:17:01Éric Perrault !
00:17:04Éric Perrault !
00:17:06Éric Perrault !
00:17:07Éric Perrault !
00:17:10Éric Perrault !
00:17:11Éric Perrault !
00:17:17Mes amis, bienvenue à cette scène de l'appel de la Coupe,
00:17:23mais...
00:17:241. Et la victoire de la Coupe de Pursuit pour 2025, 2026,
00:17:30de France.
00:17:311. Et la victoire de la Coupe de Coupe de 25, 2026,
00:17:36de France, Éric Perrault !
00:37:02Non, elle ne va pas hanter Éric Perrault parce qu'il a le gros globe, il a le globe de
00:37:06la poursuite et puis il va en gagner d'autres, c'est sûr.
00:37:08Ce finish avant d'écouter sur la live raid.
00:37:11Alexis, avec l'atelier, vous avez toujours de bonnes idées et vous allez nous aider à mesurer très précisément à
00:37:18combien de centimètres ça s'est joué entre le norvégien et le français.
00:37:22Alors non, on ne va pas faire très précisément, mais c'est pour que vous, les téléspectateurs, vous puissiez vous
00:37:26rendre compte à peu près de ce que ça donne.
00:37:28On va faire, on va utiliser quelque chose qui va nous faire un point de référence, donc une feuille 29
00:37:33,7 de là à là pour que vous vous rendez compte, voilà 29,7 centimètres.
00:37:39Si je l'applique sur les skis que j'ai là, c'est les mêmes que ceux d'Éric.
00:37:42Je vais vous aider avec votre tablette à la décaler.
00:37:49Donc c'est là que ça compte, c'est à l'endroit où il y a le petit tampon parce
00:37:52que c'est le début de la chaussure, c'est là qu'on va prendre la mesure.
00:37:55Et si on vient mettre les 29,7 dans cet axe, voilà, on se retrouve à peu près à la
00:38:00moitié du ski.
00:38:01Donc si on compare par rapport à l'image, vous voyez par exemple, on arrive légèrement devant la ligne à
00:38:05voir la marque que nous, on a cachée ici qui commence.
00:38:10Donc c'est à peu près par là que ce tour-là a son avance par rapport à Éric.
00:38:14Donc si on reporte, voilà, on est grosso modo à entre 20 et 30 centimètres d'écart sur ce final
00:38:20après une magnifique course, 4 tirs, 12,5 kilomètres et on termine à à peine entre 20 et 30 centimètres.
00:38:28Exceptionnel, entre 20 et 30 centimètres.
00:38:30Antonin, être assistant d'atelier d'Alexis, c'est comment ?
00:38:33Je ne sais pas encore combien je suis payé.
00:38:35On discute.
00:38:38Il va être dur en affaires, Alexis, attention.
00:38:42Ça, c'est plus vous que ça va regarder, mais c'est pas à vous de négocier avec lui.
00:38:44Non, c'est vous qui allez payer.
00:38:46Mais ce qui doit être frustrant, c'est que quand on regarde cette photo finish, là, on voit que le
00:38:51jeté de pied d'Éric, il est plus réussi que celui de la grille.
00:38:54C'est-à-dire qu'à part sur les 50 derniers mètres, il a presque plus mieux fait que la
00:38:59grille d'aujourd'hui.
00:38:59Là et l'amplitude de ce tour-là, là et là.
00:39:02Il semble presque parfait au bon moment.
00:39:05Enfin, tout va bien.
00:39:05Juste, il lui manque 50 centimètres avant quelque part.
00:39:09Et de l'inclinaison du corps, si on doit aller jusque là.
00:39:12Non, mais c'est vrai.
00:39:13Le jeté de pied est très bien.
00:39:15Il n'y a rien à dire là-dessus.
00:39:16Si vraiment on veut aller dans les détails, on pourra revoir l'arrivée d'un peu plus loin, quand on
00:39:20prend le début de la descente.
00:39:22Et regardez au tout début, ces premières poussées qui sont un peu fébriles au début de son sprint, contrairement à
00:39:26ce tour-là,
00:39:26qui arrive à poser un sprint dès les premiers pas.
00:39:28C'est là que ça se fait, la différence entre les deux.
00:39:31Alors, vous savez ce qu'on va faire, Alexis ?
00:39:32On va écouter sur la leg raid et on se recale sur le début de la descente pour que vous
00:39:35puissiez nous expliquer avec les images.
00:39:37Ce sera beaucoup plus simple à comprendre.
00:39:39Sur la leg raid avec Charles-Antoine.
00:39:42Il y a deux rois aujourd'hui à Almen-Colène.
00:39:48Le roi de Norvège et le roi du stade, le roi du biathlon.
00:39:51Aujourd'hui, c'est vous.
00:39:54Vous avez discuté avec lui ?
00:39:55Oui.
00:39:58Je lui ai dit que j'étais un fan en tout cas, que j'étais heureux de le rencontrer.
00:40:05Il aime beaucoup le sport.
00:40:10Il suit beaucoup les athlètes de son pays.
00:40:15Et je lui ai expliqué que je savais face à Eric Perrault qu'il fallait que je tire parfaitement pour
00:40:21pouvoir jouer à la fin.
00:40:24Est-ce que vous sentiez Eric revenir dans la dernière ligne droite ?
00:40:29D'ailleurs, en passant dans la ligne, je me suis dit « Ah, est-ce qu'il ne m'a
00:40:32pas dépassé ? »
00:40:36Je lui ai demandé la taille de ses chaussures.
00:40:38Je fais du 44, je fais du 42.
00:40:40Ça s'est peut-être joué là.
00:40:43Comment vous avez construit cette course pour aller faire un 20 comme Eric ?
00:40:50Et pour aller le battre.
00:40:54Sur les tirs debout, aujourd'hui, c'était une grosse bataille.
00:40:58Il a tiré plus vite que moi.
00:41:02Et sur la dernière balle du dernier tir, j'ai failli me rater.
00:41:07Et puis à chaque fois, j'avais 2-3 secondes à récupérer.
00:41:15Et après, sur la piste, je me sentais en forme.
00:41:18Donc j'ai essayé à plusieurs endroits de la piste de le décrocher.
00:41:20Mais finalement, ça s'est joué à la fin.
00:41:25Il a tiré plus vite que vous.
00:41:27Et à chaque fois que vous êtes revenu.
00:41:31Et à quoi on pense quand on voit son adversaire partir avant nous du pas de tir ?
00:41:41J'étais impressionné.
00:41:42Mais après, je sais que sur ce genre de piste, j'ai de bonnes capacités.
00:41:46Donc je me dis, mets les balles dans la cible.
00:41:48Et ensuite, tu seras capable de faire le job sur la piste.
00:41:57Évidemment, Eric est un gars très fort.
00:42:00Il mérite ce dossard jaune à la fin de la saison.
00:42:03Mais j'espère que l'année prochaine, je pourrai me battre avec lui.
00:42:07Ça s'est joué à une gorgée de passion mangue en faveur de Sturla Laigrette, peut-être.
00:42:11Marie, Alexis, on va revoir l'image.
00:42:14Je ne soif.
00:42:14Oui.
00:42:16Il y a des partenaires.
00:42:17Il faut qu'il les montre, effectivement, les biathlètes.
00:42:19Alors oui, si on regarde.
00:42:20Pour l'instant, tout est bon.
00:42:22Il n'y a rien de mal dans tout, de toute façon.
00:42:24C'est juste que Sturla, encore une fois, a pour moi été plus fort.
00:42:26Là, il est très habile, Eric, parce qu'il laisse la bonne distance.
00:42:29Il n'est pas trop proche.
00:42:29Donc il peut profiter de l'aspiration.
00:42:30Et regardez, à un moment donné, il attend de voir à quel endroit part.
00:42:34Et là, il a plus de vitesse parce qu'il a de l'aspiration.
00:42:36Et ça va se jouer, par contre, tout de suite, là, au moment où il plante les bâtons.
00:42:39Attention.
00:42:40C'est maintenant.
00:42:41Ou là, c'est un peu fébrile.
00:42:42Là, sur 2-3 poussées, on voit que Sturla arrive à mieux poser son ski et qu'il reprend la
00:42:47vitesse.
00:42:47En fait, Eric a plus de vitesse.
00:42:49Mais au moment où il rouvre les bâtons, on sent, c'est hyper difficile à déceler.
00:42:55Et on sent sous les skis, sous les pieds d'Eric, que c'est un tout petit peu fébrile, qu
00:42:58'il n'arrive pas à pousser à 100%.
00:42:59Contrairement à Sturla.
00:43:00Et si on peut revenir sur l'image, on a l'impression, Marie-Antonin, vous pouvez vérifier aussi, qu'il
00:43:05pousse sur les bâtons un poil plus tard que Sturla.
00:43:09Eric, est-ce que ça s'est joué aussi à ça ?
00:43:11Si on peut vite rembobiner en régie pour nous offrir ça, si on peut remonter sur l'image, essayer de
00:43:18guetter ça.
00:43:19Ça, finalement, ça va plus jouer par rapport à la vitesse et à leur amplitude gestuelle à eux.
00:43:23Mais c'est vraiment, regardez sous ses pieds à Eric, on sent que c'est fébrile.
00:43:27Là, Sturla, il est déjà en train d'appuyer sur les bâtons.
00:43:30Et Eric, ça vient 2 secondes peut-être plus tard.
00:43:34Sturla a été très fort dès le début du sprint.
00:43:39Ça se joue à si peu.
00:43:40J'ai l'impression qu'on chipote.
00:43:42Vous avez vu, ça se joue à une feuille.
00:43:43Ah, c'est qu'on chipote parce que c'est tout à 20 cm.
00:43:45En fait, moi, surtout, ce que je vois, c'est une course qui a été incroyable et magnifique des deux
00:43:51côtés.
00:43:52Je trouve qu'il y a un engagement de la part d'Eric sur ses tirs.
00:43:56Moi, je suis encore bluffée.
00:43:58La vitesse à laquelle, en fait, il va effectuer tous ses tirs, il ne lui laisse aucun répit.
00:44:02Il est tombé sur le meilleur que lui.
00:44:04Mais voilà, si on veut chipoter, peut-être on parlait de remettre les bâtons après le tir.
00:44:09Parce qu'on a l'impression qu'il y a des gains marginaux, en fait, qui pourraient compter éventuellement,
00:44:15qui pourraient aussi, en fait, un sturla, l'épuiser un peu plus pour le temps qu'il revienne sur lui.
00:44:21Mais je ne sais pas, sur le sprint, ça va tellement vite.
00:44:24Ce n'est pas facile à haute vitesse aussi de placer son ski avec l'effort, avec la fatigue.
00:44:29Voilà, donc je n'ai pas d'en reproche.
00:44:30Et c'est pour ça qu'on continue de disséquer les images à Marie, parce que c'était vraiment un
00:44:33duel de légende.
00:44:34Vous avez parlé des tirs, eh bien, on marque une très courte pause.
00:44:36Et on va revivre les quatre tirs pour voir, eh bien, justement, qui prend l'avantage à ce moment-là
00:44:40pour aller chercher cette victoire sur ce sprint.
00:44:43Et on entendra Gaëtan Paturel, top 10 aujourd'hui.
00:44:46Magnifique performance.
00:44:47Quentin Fillon-Maillet également est là.
00:44:49Des surprises pour Antonin Aguigona.
00:44:51Et des surprises parce qu'on verra des vieilles images d'Éric Perrault
00:44:54pour continuer d'écrire sa légende.
00:44:57A tout de suite.
00:45:06Sous-titrage Société Radio-Canada
00:45:29Vous n'avez pas remarqué le risque coup par Éric Perrault tout à l'heure, le magistral.
00:45:34Quel lancer, quelle réception pour le globe de la poursuite.
00:45:38Demain, est-ce qu'il fera pareil avec le gros globe, le globe de cristal ?
00:45:41Ce sera pour la remise juste après la Mastart.
00:45:43Ce sera la dernière course de cette saison fantastique dont on continue de profiter
00:45:47avec notre invité Antonin Aguigona qui nous accompagne toute la journée.
00:45:51Surprise pour Antonin dans quelques instants.
00:45:53Alexis, Marie et Tanguy toujours en place.
00:45:56Tanguy qui vous a préparé deux moments de légende
00:46:00qui se sont joués à un pied également en biathlon.
00:46:03On ne vous en dit pas plus, mais Tanguy réfléchit vite.
00:46:05Il trouve vite grâce à la sénue biathlon.
00:46:07Et on découvre ça dans quelques instants.
00:46:09Le temps d'un nouveau bingo pour Antonin.
00:46:12Allons-y.
00:46:12Allez, une petite surprise.
00:46:14Allez, allons-y.
00:46:15Le bingonat.
00:46:16Et de retour, on n'a pas eu le temps à une petite musique, vous savez.
00:46:21Petit jingle.
00:46:22Alors Antonin, il vous reste encore trois cibles à choisir pour nos téléspectateurs
00:46:25pour découvrir un moment bien ou pas pour vous.
00:46:30Ah oui, il y a les skis.
00:46:32Hop là.
00:46:32Ça bascule quand même.
00:46:33Ça bascule quand même.
00:46:34Moins beau gosse.
00:46:35Moins beau gosse.
00:46:36Si on zoom, qu'est-ce que ça vous prépare comme surprise ?
00:46:39Aucune idée.
00:46:40Eh bien, on va la découvrir tout simplement.
00:46:42Et t'es jeune là, non ?
00:46:44Carbone comme celle qui est en dessous.
00:46:46C'est la première fois que je viens vraiment ici au prototypage.
00:46:50Et je suis vraiment surpris de commencer à assembler couche par couche comme ça, à la main.
00:46:58Privilège de champion, ce matin c'est Antonin qui actionne la presse.
00:47:10T'as dit, pourquoi avoir choisi cet extrait pour Antonin ?
00:47:14Déjà, c'est Antonin avant le Grand Born en 2017.
00:47:19Donc ça remonte un petit peu.
00:47:20C'est avant que sa première carrière ne s'arrête et que la deuxième presque ne commence.
00:47:26Puis ça nous permet de voir un truc qu'on ne voit pas souvent.
00:47:29C'est-à-dire comment on presse des skis, là en l'occurrence chez l'équipementier français Salomon
00:47:34qui a accompagné Antonin Guigona toute sa carrière.
00:47:37C'est 20 ans de soutien par Salomon.
00:47:41Et en fait, à ce moment-là, je me souviens découvrir la méthode de fabrication du ski
00:47:46qui est quand même assez artisanale.
00:47:47On pose des feuilles, on met de la colle et tout.
00:47:50Et finalement, après on envoie ça en Autriche à l'usine.
00:47:54Et ces skis sont dispo dans les magasins et c'est les mêmes que nous.
00:47:57Et ça part d'un truc assez artisanal.
00:47:59Donc ouais, c'est important.
00:48:02Et ces skis, c'est tellement important dans notre sport que j'aime souvent appeler un sport mécanique, le ski
00:48:07de fond.
00:48:08Parce que si on n'a pas les bons skis, on ne joue pas.
00:48:11Et les skis et le fartage, on en parle souvent.
00:48:14Mais il faut en parler parce que c'est extrêmement important dans notre sport d'avoir le bon matériel.
00:48:19Si vous n'avez pas les bons pneus, vous ne pouvez pas gagner une course.
00:48:21C'est un peu la comparaison.
00:48:23C'est ça, les pneus et le moteur.
00:48:25Non mais c'est vraiment comme la Formule 1.
00:48:27Tout ce qu'il y a derrière, c'est sûr que ce n'est pas du tout les mêmes dimensions
00:48:30financières.
00:48:31Parce qu'on n'est pas dans l'automobile et ce n'est pas exactement la même référence de prix.
00:48:34Par contre, c'est la même référence d'importance.
00:48:37Quelqu'un qui n'a pas...
00:48:38Enfin vraiment, c'est ça, tu n'as pas le bon fart, tu n'as pas les bons skis.
00:48:40C'est comme si tu n'avais pas les bons pneus et tu ne peux plus rien faire du tout.
00:48:43C'est un truc de fou.
00:48:44Ça joue énormément.
00:48:45Et il y a tellement de paramètres qui sont mis bout à bout que c'est complètement dingue.
00:48:49Et c'est vrai que quand on voit les images comme ça, ça peut paraître impressionnant.
00:48:52Donc là, c'est vraiment le service course.
00:48:53C'est des skis qui sont faits à la main, à l'unité.
00:48:58Et après, comme le disait Antonin, ça part sur des chiffres qui permettent de se retrouver dans le commerce
00:49:04pour que les gens aient les meilleurs skis possibles quand ils en achètent, eux, pour le plaisir.
00:49:07Ça dure combien de temps un ski d'ailleurs ?
00:49:12Vous voulez dire dans la durée d'utilisation ?
00:49:15Oui, pour un athlète, vous changez.
00:49:18En fait, mine de rien, il faut quand même les changer assez souvent.
00:49:20Parce qu'au fur et à mesure des utilisations, il y a quand même un punch qui n'est plus
00:49:26là.
00:49:27Et même si on garde les bons skis plusieurs années au cas où, en certaines conditions,
00:49:31ils peuvent ressortir parce qu'ils peuvent ressortir.
00:49:35Moi, je les ai gardés trop longtemps et maintenant, ils sont vraiment mauvais.
00:49:39Ça a évolué tout le temps.
00:49:40Ça a évolué en perpétuelle évolution.
00:49:42Donc, il y a toujours des skis qui sont mieux qu'ils arrivent.
00:49:43Donc, on les remplace finalement.
00:49:44Oui, c'est ça.
00:49:45Est-ce qu'avec ces skis-là sortis en 2017, s'ils sortaient les mêmes maintenant,
00:49:48est-ce qu'on pourrait gagner une course de biathlon ?
00:49:50Ou est-ce que ceux qui sortent quasiment 9 ans plus tard ont pris vraiment un cap technologique ?
00:49:55Il y a Vettelé, Vettelé-Christiansen, qui utilise encore de temps en temps,
00:49:58dans des conditions particulières, une paire cassée de sérigraphie qui date de 2017-2018.
00:50:03Et c'est assez exceptionnel.
00:50:06Et puis surtout, moi, c'est ce que j'aimais bien et qui était rassurant quasiment à chaque début de
00:50:09saison,
00:50:10c'est de voir qu'on testait nos pères références de la saison d'avant
00:50:13et que les nouveaux, ils venaient matcher puis les mettre à la porte.
00:50:17Donc, ce n'est pas très développement durable,
00:50:19mais ça veut dire qu'on a du matériel qui évolue et qui est toujours de mieux en mieux.
00:50:23Et comme j'ai dit tout à l'heure, on a vraiment besoin d'avoir le top matériel.
00:50:26Et si on arrive à mesurer la différence entre le pied-de-sur-la et celui d'Eric,
00:50:33c'est parce que les deux ont du matériel au top niveau.
00:50:37S'il y en a un des deux aujourd'hui qui avait un moins bon fart ou une moins bonne
00:50:39paire de ski,
00:50:40il n'y a pas de jeté de pied.
00:50:41Celui qui a les moins bons skis, il est derrière.
00:50:43Il est derrière.
00:50:43On verra deux moments de légende.
00:50:45Les skis, ils ne partent pas à la poubelle.
00:50:48Ils vont ensuite arroser le circuit français.
00:50:51Il y a plein de jeunes biathlètes qui grandissent et qui se développent
00:50:54grâce à ces skis qui ont été d'abord développés en...
00:50:56Oui, parce qu'une paire de skis, elle peut durer 30 ans, voire plus si on en prend soi.
00:51:00Et oui, je vois qu'en fait, là, vous les faisiez deux par deux, en fait.
00:51:03Moi, j'avais fait la même chose, du coup, avec mon propre équipementier.
00:51:06J'étais allée voir comment on construisait le ski, etc.
00:51:08Ils nous avaient fait.
00:51:09Et c'était vraiment chouette.
00:51:11Je trouve que c'est vrai que je te rejoins.
00:51:12En fait, on ne voit jamais à l'intérieur du ski et tout comment c'est fait.
00:51:15Et par contre, en fait, on les faisait un par un.
00:51:17Et ils les assemblaient après.
00:51:18Je ne fais pas forcément une paire.
00:51:19Nous, ils sont faits deux par deux.
00:51:20Ensuite, ils les mesurent et ils sont appérés.
00:51:23C'est vrai que les moules, ils les font deux par deux.
00:51:25En fait, c'est ça, oui.
00:51:27C'est que les skis de fond, finalement, ce ne sont pas des skis qu'on va faire exactement pareil.
00:51:29C'est des skis qu'on va essayer de trouver le ski qui va bien avec.
00:51:34Il y a un ski gauche, un ski droit ou pas ?
00:51:36Non, justement.
00:51:37En fait, on fait plein de skis comme ça à l'unité.
00:51:39Donc là, ils sont faits deux par deux dans le moule.
00:51:40Et Marie l'a expliqué, dans d'autres moules, ils sont faits à l'unité.
00:51:43Et après, on va prendre tous les skis qu'on a fait dans la même journée.
00:51:45On va les remesurer et on va assembler en paire ceux qui se ressemblent le plus.
00:51:49Mais oui, les skis, après, c'est ça qui est quand même très intéressant en ski de fond.
00:51:53C'est qu'on a l'impression que ça ne paye pas de mine à un bout de ski de
00:51:55fond comme ça.
00:51:55Mais en fait, il y a vraiment de la technologie à l'intérieur.
00:51:57Et par rapport à ce que vous disiez, oui, les skis, ça évolue quand même chaque année.
00:52:01Si on s'étale sur trois, quatre ans, c'est très important de renouveler quand même ces skis
00:52:05parce que le matériel évolue quand même de manière très importante.
00:52:08Et même s'il y a des paires qui, au début, étaient plutôt pour de la neige dure,
00:52:11qui peuvent terminer dans de la neige souple en fin de carrière,
00:52:13quand on les a utilisés au bout de trois, quatre saisons, ça reste très rare d'une manière générale.
00:52:17Vraiment, c'est du matériel qui évolue en permanence.
00:52:19Encore deux surprises pour pouvoir parler, découler du biathlon avec Antonin Guigona.
00:52:23D'ailleurs, on a dit Salomon Rossignol.
00:52:27Fischer pour l'Agric, qui s'est engagé fort en changeant d'équipementier au début d'une saison olympique.
00:52:33Et Emilia Jacquelin, il est sur Matsus et il est sur le podium aussi.
00:52:36Encore une marque ?
00:52:37Là, on en a fait cinq, c'est déjà pas mal.
00:52:38S'il y en a d'autres, il y a combien de marques sur le circuit ?
00:52:41Il y a aussi Atomic avec Jérémy Finello, mais je crois que je ne sais même plus s'il est
00:52:44toujours chez Atomic.
00:52:45Mais il y a quand même…
00:52:46Donc ça fait six marques, quoi.
00:52:47Il y a trois marques principales quand même.
00:52:49Rossignol, Salomon et Fischer qui a Rose et Matsus qui est en train de remonter.
00:52:54Et qui a de plus en plus d'athlètes.
00:52:56Très bien.
00:52:57Merci Tanguy pour les images qu'on va voir.
00:53:01Parce qu'on a vécu à un moment de légende avec ce finish.
00:53:04Ça s'est joué à un pied entre Sturlal-Legren et Éric Perrault.
00:53:07Deux exemples de légendes que vous avez retrouvées.
00:53:10Alors moi, quand je vois une photo finish à Oslo, j'ai toujours cette petite Madeleine de Proust biathlonesque qui
00:53:17revient.
00:53:17C'est cette photo finish entre Raphaël Poiré au premier plan et Oulénard Björndalen au deuxième plan.
00:53:23C'est le grand écart de Björndalen.
00:53:25Incroyable.
00:53:25C'est la dernière course de la saison.
00:53:28Non, pas la dernière parce qu'il reste une étape en Russie.
00:53:31Mais ce jour-là, en fait, Raphaël Poiré arrête sa carrière.
00:53:36Et en fait, le gros duel de toute sa carrière, c'est face à Björndalen.
00:53:41Il y a Fischer qui est juste derrière.
00:53:42Incroyable.
00:53:43Et ce jour-là, Björndalen, pour la dernière course de quelqu'un qui est son copain, mais son adversaire, va
00:53:48jeter le pied et va lui prendre peut-être la dernière victoire de sa carrière.
00:53:51Et ça avait duré longtemps avant que la photo finish sorte et qu'on ait le résultat.
00:53:55Combien de centimètres, là ?
00:53:56C'est encore beaucoup plus court.
00:53:58J'ai l'impression qu'ils sont à un centimètre.
00:54:01On voit clairement qu'il est derrière et en faisant un jeté de pied monstrueux, il...
00:54:05Le grand écart.
00:54:06On peut l'avoir sur le mur, la photo finish, si c'est possible, entre Björndalen et...
00:54:12Björndalen est plus grand que Raphaël Poiré.
00:54:14Mais c'est vraiment une course mythique dans l'histoire du biathlon mondial.
00:54:19Regardez, ce grand écart de Björndalen, c'est incroyable.
00:54:24Mais là, les adducteurs, ça craque de partout.
00:54:28Extraordinaire.
00:54:28Alors ça, c'est une première et une deuxième.
00:54:31Tiens, deux légendes, ça concerne ?
00:54:33Martin Fourcade, évidemment.
00:54:36Avec une de l'équipe qui fait partie des unes très connues du journal L'Équipe.
00:54:42Quel pied !
00:54:43Quel pied !
00:54:44Parce que là aussi, Martin, il a l'impression d'avoir perdu.
00:54:46Il y a toute la séquence derrière où il est persuadé.
00:54:49On le voit, on voit le regard de Martin Fourcade vers Schemp.
00:54:53Et finalement, pour 14...
00:54:55On est à Pyeongchang aux Jeux Olympiques.
00:54:56Pour 14 centimètres, Martin Fourcade décroche l'or.
00:55:01Alors qu'il avait tout fait pour essayer d'en finir avant le sprint.
00:55:06Parce qu'il se savait moins fort au sprint.
00:55:07Et à rien, au jeté de pied, il remporte la course.
00:55:10Incroyable.
00:55:11Au terme d'un final fabuleux, Martin Fourcade a devancé de quelques centimètres.
00:55:15L'Allemand Simon Schemp dans la Mastart.
00:55:17Il devient le premier Français à remporter 4 médailles d'or en individuel aux Jeux Olympiques.
00:55:21Alexis Peintureau a décroché le bronze du géant, tout comme les bleus du ski de fond dans le relais 4x10
00:55:26kilomètres.
00:55:26Ce jour-là, vous voyez comme l'histoire, elle a continué à s'écrire.
00:55:29Depuis, avec d'autres médailles, avec Quentin Fillon-Maillet également aux Jeux Olympiques.
00:55:34Vous n'avez pas un troisième pied ?
00:55:37Si vous voulez.
00:55:38Svensen.
00:55:39Svensen-Fourcade.
00:55:40Il y en a quand même une fois de temps en temps des beaux jetés de pied.
00:55:46On a failli avoir un jeté de pied.
00:55:48Julia l'a dit dans l'interview ce matin, elle voulait en découdre.
00:55:52Et si elle ne se prend pas un tout petit peu les bâtons,
00:55:55elle essaye à mon avis de repasser côté gauche d'Anna Heuberg pour aller faire ce jeté de pied.
00:56:00On le reverra tout à l'heure, Tanguy.
00:56:02Parce que c'était un grand moment de biathlon.
00:56:04Encore, ce duel, avant d'écouter Gaëtan Paturel, Quentin Fillon-Maillet
00:56:07et d'autres surprises pour pouvoir parler des coulisses du biathlon avec Antonin,
00:56:11il s'est construit également sur le tir.
00:56:14Voyons le premier tir debout.
00:56:16Et ça va nous donner aussi une dimension de ce à quoi on a assisté.
00:56:21Marie, le premier tir debout et ce match sur l'allégrette face à Eric Perrault.
00:56:26Moi, je l'ai trouvé monstrueux.
00:56:28Eric, il arrive derrière, il lâche sa première balle devant.
00:56:35Il enchaîne à une cadence et on sent qu'il est imperfurbable, on sent qu'il ne bouge pas.
00:56:40C'est quelque chose qui n'est pas risqué.
00:56:43C'est quelque chose qui est répété, qui est travaillé.
00:56:47Il y a tout qui est impeccable.
00:56:48Franchement, moi, je trouve que c'est vraiment du grand, grand biathlon.
00:56:52Là, en vrai, moi, je suis impressionnée de jouer ça à ce moment-là.
00:56:57Et puis, il répète ça le tir d'après.
00:56:59C'est magnifique.
00:57:02On renvoie ce premier tir debout.
00:57:04La première, elle part vraiment vite.
00:57:06Alors, c'est face à ce sur-là qui n'est pas peut-être le plus rapide sur la première
00:57:10non plus.
00:57:11Il en tire même deux avant que ce sur-là.
00:57:13Et par contre, ce qu'on peut dire d'une manière générale sur ces deux tirs où on voit qu
00:57:16'il met environ 5 secondes par tir à ce sur-là,
00:57:18ce qui est très particulier quand même.
00:57:19C'est vrai que ça, on n'en a pas parlé.
00:57:21À aucun moment, il capitalise sur les 10 secondes qu'il a gagnées grâce à ces deux tirs.
00:57:24Parce que les deux fois, il gagne environ entre 3 et 5 secondes.
00:57:28Et c'est vrai qu'il ne les utilise pas.
00:57:30Il repart d'une façon du pas de tir où il accepte tout de suite d'être repris par ce
00:57:34sur-là.
00:57:34On sent qu'il n'a pas envie de profiter de cette occasion.
00:57:37Alors, c'est certainement dû à ses sensations et qu'il ne se sentait pas capable de partir seul.
00:57:43Mais c'est quand même quelque chose qui ressort de cette course.
00:57:45C'est que deux fois, il est capable de prendre 5 secondes à ce sur-là sur le pas de
00:57:48tir.
00:57:49Mais il n'en fait rien.
00:57:50Vous pouvez peut-être montrer justement la différence de vitesse de sortie de pas de tir pour illustrer ce propos
00:57:56d'Alexis.
00:57:57C'est vrai que c'est assez flagrant.
00:57:58On va exactement faire ça.
00:58:00Si on peut, en régie, aller un petit peu plus loin et voir la sortie du pas de tir.
00:58:06Sur le deuxième tir debout, on peut faire ça ?
00:58:08Est-ce qu'on peut se recaler sur le deuxième tir debout ?
00:58:10Parce que c'était la même chose.
00:58:12Il a pris de l'avance, Eric Perrault.
00:58:15Et si on peut aller un petit peu plus loin pour qu'on voit la sortie ?
00:58:17Sur l'ensemble des quatre tirs, Eric Perrault tient en 1.28, c'est 20 balles.
00:58:21120 sur 20, la grille dans 1.42.
00:58:23C'est-à-dire qu'il y a 14 secondes d'écart.
00:58:24Si on prend le temps de range, il n'y a plus que 10 secondes d'écart entre les deux.
00:58:28C'est-à-dire que rien que sur la sortie de pas de tir, à chaque tir, il lui a
00:58:31repris une petite seconde à chaque fois.
00:58:33Le deuxième tir debout.
00:58:35Antonin, pourquoi il ne profite pas des 4-5 secondes ?
00:58:37C'est parce qu'il ne peut pas ?
00:58:38Ou parce qu'il se dit, de toute façon, je n'arriverai pas à maintenir l'avance face à ce
00:58:41tour-là, la grille ?
00:58:42Autant le laisser rentrer pour être avec lui ?
00:58:44Il profite peut-être aussi d'un petit moment de récup, pour reprendre sa respiration, délier un peu le musculaire.
00:58:53L'autre, il est obligé de cravacher pour rentrer, il s'épuise et il compte là-dessus.
00:58:58Mais moi, ce tour-là a été plus fort que ça aujourd'hui et peut-être que c'était sa
00:59:03stratégie.
00:59:03Alors, renvoyons le tir et on va aller un petit peu plus loin à la sortie du pas de tir
00:59:06pour comprendre la manière dont Eric repart.
00:59:11Est-ce qu'on est sur le dernier tir ou pas ?
00:59:12C'est le dernier, celui-là ?
00:59:14Si on est sur le dernier...
00:59:15C'est le premier debout, c'est le premier debout, ok.
00:59:17Bon, de toute façon, ça se passait...
00:59:18Bon, surtout sur ce premier, ce tour-là met beaucoup de temps à tirer sa dernière balle, donc c'est
00:59:21très intéressant.
00:59:27Et là, ce tour-là, il est quand même fort, parce qu'il a encore deux balles à tirer.
00:59:30Eric est déjà parti, il pourrait se mettre la pression, il arrive à finir.
00:59:34Et donc, ça fait quand même de l'écart, regardez, là, Eric, il est ressort.
00:59:36Il y a du temps avant de reprendre ses bateaux encore.
00:59:38Il a regardé, regardez, ce n'est pas terminé.
00:59:40C'est maintenant, il met des coups de canne et après, hop, il doit y retourner.
00:59:43Il y a combien au total, là, si on laisse passer le chrono ?
00:59:46On va voir.
00:59:47Hop, 4 secondes, 8.
00:59:494 secondes, 8, quand même, 5 secondes, deux fois, ça ne fait pas ce qu'on répond au total.
00:59:52La vitesse gestuelle aussi, c'est pas la même chez les deux hommes.
00:59:56Et là, ce dernier tir, ce qui est impressionnant, c'est la première balle d'Eric.
00:59:59Vraiment, il l'attire à une vitesse.
01:00:04Dans ce genre de situation, parce que certains le font des fois quand ils sont 30e, oui, ok.
01:00:08Là, quand on joue la victoire, c'est encore autre chose.
01:00:20Il vérifie quand même avant de repartir.
01:00:23Il est fort.
01:00:24Mais là aussi, il y a quand même 4, 5 secondes.
01:00:26La dernière balle, il l'attire lentement, la grid.
01:00:29Il sait qu'il doit aller faire le plein, sinon il ne pourra pas jouer face à Eric Perrault.
01:00:33Donc il met 4 secondes à tirer la dernière balle.
01:00:35Et encore, Eric Perrault qui joue avec ses bâtons.
01:00:38Au niveau du temps, il y a un tout petit peu moins ce coup-là.
01:00:40Il y a 4,5.
01:00:41Mais on voit que sur là, tout de suite, il est déjà reparti.
01:00:44Et qu'ils ne sont pas dans la même dynamique à ce moment-là.
01:00:46Et en haut de la bosse, Eric l'attend.
01:00:48Oui.
01:00:49Enfin, l'attend.
01:00:49Façon de parler.
01:00:53Antona, il peut gagner combien de secondes ou de mètres ?
01:00:58Eric, s'il travaille, puisqu'on imagine qu'il va disséquer les images et qu'il va le revoir
01:01:02pour mieux mettre ses bâtons et repartir mieux.
01:01:06C'est sûr qu'à la fin d'une course comme ça, on compte les secondes, voire des dixièmes,
01:01:11des centièmes de secondes.
01:01:11Mais il faut voir que le biathlon, c'est quand même avant tout un équilibre entre deux disciplines
01:01:17et puis un équilibre de manière générale.
01:01:21Et en fait, c'est…
01:01:24Ce n'est pas mathématique.
01:01:25On ne se dit pas là, je vais gagner là.
01:01:26Quand il ressort doucement, il met un peu moins d'énergie que sur là, en termes d'économie
01:01:33d'énergie, peut-être que ça fait son jeu aussi.
01:01:35Et on peut aussi partir dans le sens où s'il mettait plus de jus, on voit Lucas Hofer
01:01:42qui est capable d'être à l'extrême inverse dans l'énergie qu'il met à la sortie du tir.
01:01:48Pour autant, ça ne lui a pas fait gagner énormément de courses non plus.
01:01:51Donc, il faut trouver son équilibre.
01:01:53C'est sûr qu'on peut gratter partout pour être meilleur, dans le cas d'Eric.
01:02:01Et justement, ce qui est intéressant, si on se projette sur la saison prochaine,
01:02:05c'est que là, ils vont terminer vraisemblablement en premier et deuxième du général.
01:02:08Eric, puisque ce tour-là vient de repasser deuxième, on verra si Samuelson est capable
01:02:12de re-rivaliser demain, mais ça semble quand même un peu compliqué.
01:02:15Donc, si on part du principe qu'ils terminent premier et deuxième et qu'ils se lancent l'année
01:02:18prochaine à se dire qu'ils vont peut-être se battre l'un contre l'autre,
01:02:21ça ne va pas être facile à l'entraînement de décider comment mettre les choses en place
01:02:27pour battre cet adversaire.
01:02:29Parce que ce tour-là, par exemple, quand il a voulu battre Johannes,
01:02:31il savait qu'il y est plus vite.
01:02:33Par contre, il savait qu'il n'y tirait pas toujours super bien.
01:02:35Donc, il s'est dit, pour battre Johannes, je vais travailler le tir.
01:02:38Ce que je vais faire, c'est qu'à chaque fois, je vais aller sur des stats de tir ultra
01:02:41élevés.
01:02:42Je vais mettre les balles beaucoup plus que lui et je vais gagner grâce à ça.
01:02:44C'est ce qu'il a réussi à faire plusieurs fois.
01:02:46Par contre, face à Eric, qui a un peu la même stratégie,
01:02:48on se retrouve avec deux gars qui ne font pas exactement le même biathlon,
01:02:53mais par contre, qui ont quand même disséqué et analysé leur sport de la même façon
01:02:57et qui ont identifié les mêmes points de bascule pour les tirer à leur avantage.
01:03:01Donc, ça va être intéressant de voir comment ils vont s'entraîner
01:03:04pour essayer de rivaliser peut-être avec d'autres aussi,
01:03:07mais en tout cas, l'un contre l'autre de l'année prochaine.
01:03:08Vous nous vendez déjà du rêve pour la saison prochaine.
01:03:10Alexis, il y aura deux courses encore à vivre, ce sera demain.
01:03:13Les deux, ma start, ma start femme et ma start homme.
01:03:15On va écouter Gaëtan Paturel, parce que c'est quand même l'une des pères du jour,
01:03:19côté équipe de France, le jeune biathlète qui a réussi un top 10 avec un 20 sur 20.
01:03:25Et vous allez vivre un bon moment parce qu'il est très ému.
01:03:27Il a même droit à une surprise au micro de Charles-Antoine.
01:03:38Énorme, comme le dit Simon Fourcade, Gaëtan, c'est une course de folie
01:03:42que vous avez vécu, un 20 sur 20 et une remontée incroyable.
01:03:45Oui, j'ai beaucoup d'évoctions.
01:03:50Je n'arrive pas trop à m'en mettre de cette course.
01:03:55C'était une année de folie.
01:03:56Et de réussir à sortir cette course aujourd'hui, c'est juste magnifique.
01:04:03Ça reste qu'un top 10, entre guillemets, mais pour moi, c'est la course de l'année
01:04:07que j'ai pu sortir, mon premier 20 sur 20 en carrière.
01:04:11Le faire aujourd'hui sur ma deuxième coupe du monde, c'est incroyable.
01:04:15Il y a ma mère et ma prêpe mentale qui sont dans le public,
01:04:20donc je suis très content de partager ça avec eux.
01:04:21Et mon père qui est dans le canapé, qui n'a pas pu venir ici,
01:04:26je lui fais un énorme bonjour et des gros bisous pour lui
01:04:30parce que j'aurais beaucoup aimé partager ça avec lui.
01:04:33Et oui, je n'arrive pas vraiment à m'en remettre de cette course d'aujourd'hui.
01:04:37Vous réalisez ça à 22 ans, sur votre deuxième départ, ici à Oslo,
01:04:41avec ce public de folie, ça rajoute encore de la magie à cette performance.
01:04:45C'était beaucoup d'excitation la veille du sprint.
01:04:48J'avais hâte de mettre un dossard sur les épaules sur la Coupe du Monde.
01:04:51Et oui, avec quasiment plus de Français que de Norvégiens dans les tribunes,
01:04:55c'est juste ouf de se faire encourager autant que ça, d'autant plus à l'étranger.
01:05:02J'ai pris énormément de plaisir sur cette course.
01:05:04J'avais le sourire du départ jusqu'à la fin.
01:05:07Et oui, c'était parfait aujourd'hui.
01:05:09Comment vous avez géré cette course ?
01:05:10Il y avait quand même 4 tirs face aux meilleurs biathlètes du monde.
01:05:15Comment vous avez géré pour faire cette remontée et arriver à la 10e place ?
01:05:18J'avais mon plan de me faire plaisir, le sourire dès le départ, profiter au maximum.
01:05:24Après, j'avais envie de jouer dès le début de la course, partir sur un bon rythme.
01:05:29Et puis après, rester relâché sur le tir, ça a fait.
01:05:32Je ne pensais pas que ça allait tenir aussi bien sur les skis.
01:05:35Et la forme était plus que présente aujourd'hui.
01:05:38J'ai su l'utiliser comme il fallait.
01:05:41Donc, extrêmement content de ce que j'ai pu faire.
01:05:43Bravo Gaëtan, vous prenez rendez-vous avec l'avenir.
01:05:45Merci beaucoup.
01:05:48C'est vraiment très touchant de voir Gaëtan Paturel comme ça.
01:05:51Et ce n'est pas fini pour lui, Oslo.
01:05:52Oui, bien sûr.
01:05:53Avec cette 10e place, forcément, ça le met en bonne position pour demain.
01:05:57Il sera sur la Mastart, qui fait partie des 5 meilleurs de la semaine,
01:06:01hors top 25 du classement général de la Coupe du Monde.
01:06:04C'est quand même une juste récompense pour sa saison.
01:06:07Il est allé chercher quand même de nombreux podiums, des victoires,
01:06:11et face à des Norvégiens qui étaient inatteignables jusqu'à cet hiver en IBU Cup.
01:06:15Antoin, vous le connaissez forcément très bien.
01:06:17Vous l'avez beaucoup fréquenté ces derniers mois.
01:06:19Oui, Gaëtan, c'est vraiment un grand gaillard.
01:06:22On ne croyait pas que c'est un faible et que là, avec un résultat, ça lui verse la larmichette.
01:06:25C'est un gars qui a des grosses qualités.
01:06:29Mais il faut savoir qu'il y a deux ans, il n'était pas en équipe de France.
01:06:31Il s'entraînait dans un groupe régional en Haute-Savoie.
01:06:35Il a dû s'engager très fort pour passer des capes en biathlon.
01:06:39C'est une alimentation totalement changée pour perdre une dizaine de kilos.
01:06:43C'est énorme.
01:06:44Il a fallu s'en remettre de ça pour continuer à être performant.
01:06:49Il s'est entraîné cette année avec l'équipe B, avec Louis Deschamps,
01:06:53qui était son coach et qui était technicien au bord de la piste.
01:06:56Donc, ils vivent des bons moments.
01:06:59Et c'est quelqu'un qui n'arrive pas là dans la facilité.
01:07:01Il a des grosses qualités, mais il a vraiment mis des choses en place.
01:07:05Il s'est engagé très, très fort pour atteindre ce niveau.
01:07:08Donc, ce qu'on voit aujourd'hui, c'est du mérite.
01:07:11Anecdote en plus, il a cassé sa carabine au mois de décembre.
01:07:14La carabine qu'il remet sur le dos, c'est une carabine de réserve de l'Ibu Cup
01:07:18qui traîne dans les tiroirs de la Fédé depuis dix ans.
01:07:23Et voilà, on peut changer de crosse même en courte saison
01:07:25et faire 20 sur 20 sans le premier.
01:07:27Chapeau exceptionnel.
01:07:29Encore quelques éléments sur Gaëtan Pâturel, Tanguy ?
01:07:32Quatrième temps du jour.
01:07:33Quatrième temps du jour, c'est bien.
01:07:34On prend toutes les courses.
01:07:36Quatrième temps de la poursuite, c'est quatrième temps, c'est exceptionnel.
01:07:39Et puis, il a le douzième temps de ski de la course à 27 secondes de la Aégride.
01:07:44Donc, ça veut dire qu'il a la forme.
01:07:47Il disait qu'il se sentait en forme.
01:07:48On voit qu'il y a plein d'athlètes qui sont fatigués, qui sont en difficulté.
01:07:52C'est-à-dire que demain, il peut encore aller s'amuser et prendre des repères en jouant avec les
01:07:58meilleurs mondiaux.
01:07:59Donc, franchement, génial.
01:08:01Et Fabien partait vraiment pas loin derrière lui.
01:08:04Et ça a dû être particulier parce que Fabien fait aussi une course exceptionnelle.
01:08:07Il fait la troisième poursuite du jour, Fabien.
01:08:09Il remonte de la 35e place à la 11e place.
01:08:11Mais en fait, tout le lot, il a dû voir Gaétan sans jamais pouvoir lui passer devant.
01:08:16En fait, il y en a un qui est parti de 32e.
01:08:18Donc, Gaétan et Fabien, 35e.
01:08:21Et toute la course, il a dû le voir jusqu'à la ligne d'arrivée qu'on va voir derrière
01:08:24nous
01:08:25où Fabien est celui qui passe à la ligne d'arrivée.
01:08:27Là, hop, juste derrière Gaétan.
01:08:28Donc, ils ont dû vivre cette course ensemble sans jamais pouvoir vraiment se rencontrer.
01:08:34Surtout, n'allez pas croire que Gaétan, arrivant de l'EBU Cup, est plus frais.
01:08:37C'est sa 31e course.
01:08:39Il a 31 courses cette année.
01:08:41C'est autant qu'Eric, quasiment.
01:08:45En fait, l'EBU Cup, c'est un circuit qui est complet.
01:08:47C'est les mêmes distances.
01:08:48Et donc, il n'a pas plus de fraîcheur que les autres.
01:08:51Il arrive des États-Unis.
01:08:51Donc, peut-être qu'il est plus fatigué encore.
01:08:53Donc, vraiment une énorme perfe aujourd'hui.
01:08:55Gardez de la fraîcheur parce qu'il y a encore deux bingonas pour vous, Antonin.
01:08:59Juste après une courte pause.
01:09:01Et Garance Ferro a retrouvé un nouveau pied.
01:09:063 centimètres.
01:09:06Je ne vous en dis pas plus.
01:09:073 centimètres.
01:09:08Et on écoutera, quant à Fillon-Maillet, également, avant d'ouvrir la station.
01:09:12L'équipe avec le ski-cross, notamment au programme.
01:09:14A tout de suite.
01:09:36Voici Eric Perrault à Oslo, en train de profiter avec son fan club, son public.
01:09:41Son fan club qui s'est déplacé nombreux, Tanguy, on peut le rappeler.
01:09:45C'est la fête qui est réservée à Eric, qui a décroché le globe de la poursuite.
01:09:50Et demain, il se verra remettre le gros globe de Cristal.
01:09:55Il a tous ses copains de Pézet, de M, La Plagne, en bas, dans la vallée, qui sont venus.
01:10:01Il a une belle bande de copains avec qui il était au ski club, qu'on a eu l'occasion
01:10:08de rencontrer il y a quelques années.
01:10:11Et qui continue de l'entourer, de faire des événements autour de lui.
01:10:16Et il prend le temps.
01:10:16Eric Perrault, c'est vrai qu'à Oslo, pour retourner vers les « vestiaires », si on peut appeler ça
01:10:22comme ça, on passe devant ce public.
01:10:24C'est le boulevard de la gloire pour Eric Perrault.
01:10:29Demain, 11h55 pour les « mastarts ».
01:10:32Notez bien, 11h55, « mastarts femmes » et « mastarts hommes » pour boucler en beauté cette formidable saison de
01:10:37biathlon.
01:10:38Avant, deux surprises pour Antonin Guigona et ouvrir la station.
01:10:40L'équipe ensuite avec le ski-cross, toujours très spectaculaire du côté du Canada.
01:10:45Une une.
01:10:46Avec ce fameux pied, Garance Ferrault a trouvé mieux 3 centimètres.
01:10:52Alors, ça s'est moins bien terminé.
01:10:53Ils ne sont pas dans le bon sens.
01:10:55Voilà, pour Martin Fourcade.
01:10:56Mais 3 centimètres, c'était donc à Sochi, Tanguy ?
01:10:59Svensson.
01:11:00Exactement, face à Emile Svensson, qui était un de ses plus gros adversaires au début de sa carrière, Emile Svensson.
01:11:07C'est dingue.
01:11:09On voit toute la rage de Martin Fourcade, qui est battu, mais qui y croit pour aller peut-être voler
01:11:16une victoire sur un jeté de pied à Svensson, qui était en train de célébrer.
01:11:19Et il y croit au dernier moment.
01:11:20Si tu te refais les images, en fait, à l'entrée de la ligne droite, il est loin, il n
01:11:23'y croit pas.
01:11:24Et puis d'un coup, il y va.
01:11:25Et sur la fin, il se jette par terre.
01:11:29Mais il faut revoir la ligne droite en entier pour se rendre compte de cette image-là.
01:11:33Une image de légende, même si ça n'avait pas tourné en faveur de Martin Fourcade.
01:11:38Une séquence de légende.
01:11:39Bingona, on y retourne, Antonin ?
01:11:40Allez, avant d'ouvrir la station, l'équipe.
01:11:43Marie adore ce jeu.
01:11:45Elle est comme un enfant.
01:11:48Allez, il en reste deux.
01:11:49Vous choisissez laquelle ?
01:11:51Qu'est-ce qui apparaît ?
01:11:53À quoi correspond cette photo ?
01:11:55À quelle séquence ?
01:11:56C'est encore ma tête, mais je ne peux pas deviner la séquence.
01:11:58On va la découvrir le mieux.
01:12:00À tout de suite.
01:12:09C'est vraiment ce que j'aime dans ce sport, c'est que je ne suis pas obligé de faire
01:12:12du ski à roulettes
01:12:13ou du ski sur un stade de biathlon tout le temps.
01:12:16Je peux aller en montagne, je peux aller me balader.
01:12:19C'est vraiment ça qui me plaît, l'entraînement.
01:12:22Et du coup, une après-midi comme ça, je n'ai pas l'impression de m'entraîner.
01:12:24Et pourtant, je pense que mes jambes et mon cœur, ils ne vous diront pas que je n'ai rien
01:12:29fait.
01:12:32Ça, c'est le style original de préparation d'Antonin.
01:12:34C'est pour ça que vous avez choisi.
01:12:35On était avec Alexis, c'était à la Fécla, quand Antonin était encore en colloque avec Baptiste Gros.
01:12:43Il y avait eu une séance le matin sur route.
01:12:47Après, il y avait eu un sprint.
01:12:48Et l'après-midi, la séance récup était récup active en VTT de descente.
01:12:55Mais on a pédalé pour remonter quand même.
01:12:59Je ne sais plus.
01:13:01Ça m'arrive aussi de prendre le télésiège.
01:13:03Mais à la Fécla, ce n'est pas les plus grosses infrastructures.
01:13:06Mais du côté de Morzine, c'est sûr que je remonte en télésiège.
01:13:10Le VTT, vous adorez ça.
01:13:11C'est votre passion aussi.
01:13:12Oui, j'adore ça.
01:13:13Après, je suis nul.
01:13:15J'ai le champion du monde d'enduro, Alex Rudeau, qui suit le biathlon.
01:13:19Il m'a dit qu'il faut qu'on aille rouler.
01:13:20Je dis qu'en fait, tu ne te rends pas compte.
01:13:22Tu ne vas pas me voir de la journée.
01:13:25Je n'ai pas l'engagement qu'il faut pour ce genre de discipline.
01:13:27Mais je me fais plaisir en sécurité.
01:13:30C'est vrai que j'adore ça.
01:13:32Je me demande toujours pourquoi j'ai fait du ski de fond et du biathlon.
01:13:34Parce que je préfère largement descendre que monter.
01:13:36Que ce soit en ski ou en vélo.
01:13:38Quentin Fiermaier, qu'on avait promis d'écouter.
01:13:41Et ensuite, un tout dernier, Bingona, avant de filer au ski-cross.
01:13:46Quentin, vous étiez très frustré après le sprint.
01:13:49Vous démarrez mal cette poursuite.
01:13:51Mais derrière, ça va de mieux en mieux.
01:13:53Il y a seulement une faute sur les trois derniers tirs.
01:13:57Je ne suis pas bien plus satisfait en ayant reculé aujourd'hui avec le mauvais premier tir.
01:14:04Surtout que ça va faire perdre beaucoup de place dès le début de course.
01:14:09Après, c'est compliqué de revenir.
01:14:14Je m'accroche au fait que c'est chaque opportunité pour aller chercher des sensations.
01:14:20Essayer de corriger ce tir-là en vue de demain, en vue de la saison prochaine.
01:14:26Je pense que c'est le gros objectif des prochains mois et des prochaines saisons.
01:14:33pour essayer de reconquérir avec un beau tir, comme je l'ai su faire une période.
01:14:37Quel est déjà l'objectif pour demain ?
01:14:39Continuer à se faire plaisir ?
01:14:40Continuer de travailler pour la saison qui arrive et la saison d'après ?
01:14:44Je ne m'attends pas à des miracles.
01:14:46Mais par contre, je sais que tout comme sur un master art des Jeux,
01:14:53comme à la poursuite d'Ostersund,
01:14:55il faut croire jusqu'au bout de la course.
01:14:58Peut-être que ça sourit.
01:14:59Merci Quentin.
01:15:02Quentin Fillon-Maillet qu'on retrouvera sur la master art demain.
01:15:04Il nous reste un tout petit peu de temps avant d'ouvrir la station de l'équipe.
01:15:07Alors vous voyez le bingonat, on va tricher,
01:15:09on va considérer que la balle était dedans
01:15:10et on va découvrir la toute dernière surprise pour Antonin.
01:15:13Si seulement.
01:15:15Pour l'instant, on regarde-vous.
01:15:16On fait la vérif.
01:15:176 fois 200, 6 fois 50 mètres.
01:15:20Avec 1 minute 30 de repos entre chacun.
01:15:22Je suis dans la merde.
01:15:32Allez, il faut pousser, il faut pousser, il faut pousser.
01:15:34Voilà, déjà en première approche, c'est pas mal.
01:15:38Après le déjeuner, je pense que ça va être compliqué de garder les yeux ouverts
01:15:43parce que la sieste ici, elle n'est pas autorisée.
01:15:50Alors Antonin, c'était important de parler de l'armée des champions.
01:15:52Oui, c'est les stages qu'on fait avec l'armée.
01:15:55On a la chance d'aller découvrir des spécificités avec les pompiers de Paris
01:16:00et les différences.
01:16:01On essaie de faire des comparaisons, d'échanger,
01:16:03mais eux, ils s'entraînent et ils ne dorment pas.
01:16:05Ils vont sauver des vies.
01:16:08Ils n'ont pas le droit de faire la sieste et ils s'entraînent encore.
01:16:11Alors que nous, une fois qu'on a fini nos petits entraînements,
01:16:14c'est la sieste tranquille, le massage.
01:16:16Donc, gros respect à tous les soldats et les soldats du feu.
01:16:21Et c'était important de vous entendre là-dessus, Antonin.
01:16:24C'était un immense plaisir de vous accueillir
01:16:26et vous serez de nouveau avec nous bientôt, on l'espère.
01:16:3018h37, il est temps d'ouvrir la station.
01:16:31Demain, 11h55, pour les deux dernières courses du biathlon de la saison,
01:16:34les Mastart, Mastart femme, puis Mastart homme.
01:16:37Restez bien avec nous, le Ski Cross, dans la station, l'équipe, juste après ça.
01:16:40Sous-titrage Société Radio-Canada
01:16:43Sous-titrage Société Radio-Canada
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