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  • il y a 14 minutes
Devant certains lycées, le décor a changé : des rangées de petites voitures ont remplacé les vélos et les scooters. Les voitures sans permis explosent, avec des immatriculations en hausse de +137 % en cinq ans. Accessibles dès 14 ans, elles séduisent de plus en plus de jeunes en quête de liberté... et de parents en quête de sécurité.
Mais derrière ce phénomène, se cachent aussi des questions de sécurité, de budget... et de maturité au volant.
Regardez Le p'tit phénomène avec Emma Guessel du 19 mars 2026.

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Transcription
00:00Le petit phénomène ce soir, c'est le boom des voitures, sans permis.
00:03Les chiffres sont impressionnants, les ventes ont plus que doublé en 5 ans.
00:07Oui, plus 137% de nouvelles immatriculations depuis 2019.
00:11Et pour constater le phénomène, rien de plus simple, faites un petit détour devant un lycée un peu chic de
00:15province.
00:16Il y a 10 ans, il n'y avait pas de parking.
00:18Aujourd'hui, on dirait un mini concessionnaire en plein air,
00:20avec des petites voitures bien alignées, comme des caddies de supermarchés,
00:24et surtout, toutes les mêmes, des amis.
00:27Ce petit cube électrique signé Citroën.
00:29Un savant mélange de jouets Playmobil et de la voiture du plus célèbre chauffeur de taxi de l'histoire.
00:34Oui, vas-y, oui, oui, oui, oui, avec son bon taxi.
00:39Et donc, tout ça, sans avoir de permis.
00:42Mais pas 25 heures de conduite, pas des heures de prépa au code,
00:46à se demander qui passe en premier dans ce fichu rond-point, rien.
00:49Pour conduire une voiture sans permis, il suffit d'avoir 14 ans,
00:52et d'avoir suivi une formation de 8 heures, avec un peu de théorie et de la pratique,
00:56même pas besoin d'examen final.
00:58Ça fait peur.
01:00Ça peut donc être une alternative pour certains seniors,
01:03plus trop à l'aise au volant,
01:04ou éventuellement, pour ceux qui ont loupé leur permis trois fois,
01:08je ne vise personne, j'ai loupé mon permis trois fois.
01:11Même si le cœur du marché, ce sont évidemment les jeunes,
01:15Maud a une voiture sans permis depuis deux ans.
01:17Là, depuis que j'ai la voiture sans permis, ça me change la vie,
01:20parce que du coup, j'ai le coffre pour mettre mes courses dedans,
01:24j'ai la liberté de pouvoir me déplacer, je me garde hyper facilement.
01:28C'est vraiment trop pratique, quoi.
01:29De pouvoir être deux, ramener ma copine dedans, c'est top.
01:35C'est plus la petite vie, tranquille.
01:37Pour eux, c'est vraiment une immense liberté.
01:40Mais oui, car en France, beaucoup de lycées sont situées en périphérie
01:42et sont mal desservies.
01:44Alors, une voiture accessible dès 14 ans,
01:45mais c'est la fête du slip !
01:47Moins de dépendance aux parents,
01:48moins d'attente pour le bus,
01:49et surtout, un vrai gain de temps au quotidien.
01:52Et quelles que soient les marques, les critères sont les mêmes.
01:54Deux places, vitesse limitée à 45 km heure,
01:57et de plus en plus électrique.
01:59Et c'est aussi ça à la force.
02:00Pas de plein d'essence à faire,
02:01un coût d'usage réduit et plus facile à garer.
02:04Et niveau sécurité.
02:05Alors, est-ce que vous vous trouvez que c'est plus dangereux qu'un scooter ou pas ?
02:08Ah non, moins dangereux qu'un scooter,
02:10mais plus dangereux qu'une voiture normale, je pense, non ?
02:12C'est un scooter avec un toit, quoi.
02:13En tout cas, pour les parents de Louis, la question était vite vue.
02:17Moi, je pensais qu'un scooter, c'était mieux,
02:19vu que ça coûte moins cher.
02:20Et après, c'était un peu un compromis avec mes parents,
02:22qui était de se dire que le scooter, c'est un peu trop dangereux,
02:26donc là, sans permis.
02:27Le fait que ça soit fermé, on va dire,
02:29ça permettait de répondre aux critères de sécurité,
02:31donc c'était mieux.
02:32Voilà, seul bémol quand même,
02:33ce type de format un peu joué peut vite causer un accident.
02:36Et les chiffres le confirment.
02:38En 2024, 37 personnes ont perdu la vie dans une voiture sans permis,
02:42soit plus 48% en un an.
02:44Sophie Saint-Ende est déléguée de l'association Prévention routière.
02:47Dans les accidents avec voiturette,
02:49on voit une surreprésentation des personnes
02:51qui ne portaient pas la ceinture de sécurité.
02:53C'est des véhicules qui vont aussi, ils sont carrossés,
02:56qui donnent un sentiment de sécurité.
02:58Mais ce sont des véhicules qui sont légèrement plus vulnérables.
03:01Et dernier bémol, le prix, environ 10 000 euros quand même à l'achat.
03:05Et ouais, ça fait mal.
03:06Alors, certaines familles passent par la location ou le leasing,
03:10mais là encore, ça reste un budget,
03:11une centaine d'euros par mois.
03:13Bon, en tout cas, moi, c'est pas avec ce genre de voiture
03:15que je vais pouvoir vous emmener en Finlande, tiens.
03:17Donc, je m'engage devant vous ce soir
03:19à passer ce foutu permis.
03:20Et ensuite...
03:25Ça, ça marche à tous les coups.
03:26C'est sûr que Joey Star en voiture électrique,
03:28ça le fait moins.
03:29Ah ouais, ça serait du chien.
03:33Merci beaucoup, Emma.
03:34Laurent, votre tentation,
03:35c'est donc une série de spectacles
03:37que donne en ce moment en France
03:39le Béjar Ballet de Lausanne
03:40qui célèbre dans une grande tournée de deux ans
03:42ses 40 ans d'existence
03:45et les 100 ans de son génial créateur disparu
03:47il y a 18 ans, Maurice Béjar.
03:49Et pour les fans de danse
03:50et plus particulièrement de l'art de Maurice Béjar,
03:52ils retrouveront tout ce qui fait le sel
03:54des créations du maître.
03:55Avec d'abord Béjar et nous.
03:57C'est un voyage assez étourdissant
03:58à travers le répertoire de Maurice Béjar,
04:00son ballet, sa compagnie
04:02qui est aujourd'hui dirigée par le danseur Julien Favreau.
04:04Il a connu Maurice Béjar et sa compagnie
04:06dans laquelle il est entré à l'âge de 17 ans.
04:09Je voulais vraiment présenter à la fois la compagnie
04:11et puis aussi avoir une vision un peu plus globale
04:14et générale de l'oeuvre de Maurice.
04:16Donc je me suis inspiré de ce que Maurice a fait
04:18dans des soirées comme L'amour la danse
04:20ou Hérostanatos ou L'art du pas de deux.
04:22Et donc on a assemblé,
04:24on a monté en fait des extraits
04:26de différents ballets, des pas de deux,
04:28des solos, des ensembles.
04:29Ce qui permet au public finalement
04:30de redécouvrir ou de mieux connaître
04:33le répertoire de Maurice Béjar.
04:35Et puis aussi et surtout
04:36de rencontrer et de faire connaissance
04:38avec le Béjar ballet d'aujourd'hui.
04:40Ils sont 40 sur scène, c'est assez impressionnant.
04:42Dans la première partie,
04:43on assiste un peu la bouche ouverte
04:44aux performances de ces danseurs et danseuses
04:46venus d'Espagne, d'Italie, de France.
04:49Parmi les Français, un breton, Antoine Lemoal.
04:51Je lui ai demandé, c'est quoi le style Béjar ?
04:53Moi je dirais que c'est le côté humaniste
04:55de ces pièces.
04:57Ce qu'il met dans ces pièces,
04:58c'est quelque chose qui parle à tout le monde.
05:00Il y a un côté viscéral,
05:02il y a un côté force brute
05:04et aussi il y a un rapport au sacré.
05:07Il y a un rapport à la spiritualité
05:08qui est très fort.
05:09Donc quand on vient voir un spectacle,
05:10on vient, on ressent quelque chose de très humain
05:12et en même temps, on sent que ça nous emporte ailleurs.
05:13Donc j'ai l'impression que c'est un petit peu
05:14ce côté humanisme dans le sens cohésion.
05:19Il y a toujours eu cette grande ouverture d'esprit
05:21et cette grande richesse culturelle
05:23mise au profit du collectif.
05:28Là, il danse, c'est ça ?
05:29Oui, j'adore ça.
05:30J'imagine qu'on retrouve aussi les ballets
05:32qui ont fait la renommée de Béjar,
05:34l'oiseau de feu et le fameux boléro de Ravel.
05:37Le boléro qui vient clôturer le spectacle
05:39après un jerk de folie
05:40et des solos sur deux chansons de Brel.
05:43Il y a une grande table qui est installée sur la scène
05:45et démarre alors à ce moment-là ce solo
05:47envoûtant la danseuse quand moi j'y suis allé
05:49à 57 ans.
05:50C'était la dernière fois qu'elle le dansait, ce boléro.
05:52Ça va crescendo, les 39 autres danseurs de la compagnie
05:55sont là autour avec des chaises à la main.
05:57Ils entrent dans la danse par petits groupes
05:59au fil de la musique.
06:00C'est une pièce emblématique de Béjar
06:02qui n'a jamais quitté le répertoire de la compagnie.
06:05Ce qu'il faut dire, Laurent, c'est que Maurice Béjar
06:06est un maître singulier, particulier
06:09dans le monde de la danse.
06:10Oui, parce qu'il a bousculé les codes de la danse,
06:11notamment en plaçant les hommes, les danseurs
06:13au centre de ses créations.
06:15Il n'était plus les fervaloirs de la ballerine
06:17de la danseuse classique, Julien Favreau.
06:19Il a marqué son temps avec un style bien à lui,
06:22et un style de danse, un style d'interprète,
06:25des danseurs classiques
06:27qui ont vraiment quelque chose à dire.
06:29Maurice souvent nous demandait
06:30d'effacer, de gommer le côté danseur,
06:33mais ce qu'il voulait voir, c'était des hommes
06:35et des femmes qui dansent.
06:36Alors moi, je ne suis pas spécialiste comme vous,
06:38parce que vous êtes quand même passé par une école de danse.
06:41Oui, oui.
06:42Voilà, mais ce spectacle...
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