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  • il y a 2 jours
Télématin reçoit l’humoriste et acteur Jonathan Lambert à l’occasion de la sortie de son roman-photo "Qui a volé mes jambes ?", publié aux éditions du Seuil le vendredi 13 mars.

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Transcription
00:00Notre invité, ah ça tombe bien, il est là, il n'a pas pris ses jambes à son cou, on
00:05l'accueille, Jonathan Lambert.
00:08C'est une heure, on l'a dit, bon alors, un beau roman, une belle histoire, c'est, bah oui,
00:16on l'a possé Jonathan.
00:18Votre roman photo s'intitule « Qui a volé mes jambes ? », édition du Seuil, c'est totalement délirant,
00:24vous allez nous raconter comment tout cela s'est fait dans un instant,
00:26mais on commence par la petite séquence du Tac au Tac, une minute de questions pour mieux vous découvrir, Jonathan
00:31s'il vous plaît.
00:32C'est parti, est-ce qu'une mauvaise critique ça vous fait une belle jambe ?
00:36Non.
00:37Ça vous atteint ?
00:38Si elle est bien écrite.
00:40D'accord. Combien d'heures environ par jour vous passez sur votre smartphone, Jonathan ?
00:44Avec les échecs au moins une demi-heure.
00:47Ah, allez-vous jouer aux échecs ?
00:48Chasse.com, oui.
00:50Combien de grandes histoires d'amour avez-vous eues dans votre vie ?
00:53Une seule.
00:54C'est beau.
00:56Quel type de papa vous êtes ?
00:58Faut demander à mes enfants.
00:59Plutôt, à votre avis, plutôt cool ou plutôt sévère ?
01:03Plutôt, plutôt cool.
01:05Jaloux, vous l'êtes un peu, beaucoup ou pas du tout ?
01:07Non.
01:09Rancunier, un peu, beaucoup ou pas du tout ?
01:11Un peu, non, avec le temps, non.
01:15Je ne vous en veux pas, vous, par exemple.
01:17C'est gentil.
01:19Perfectionniste, un peu, beaucoup ou pas du tout ?
01:21Oui, un peu.
01:22Je n'ai enquêté pas avec le même homme, peut-être beaucoup, vous pouvez.
01:25Et enfin, est-ce que dans votre carrière, pour piquer votre place, on vous a parfois fait des crocs en
01:29jambes ?
01:30Je ne crois pas.
01:31Oui, enfin, je vais l'apprendre.
01:33Vous avez un truc à m'apprendre.
01:33Non, là, pour le coup, je n'ai rien à vous apprendre.
01:38C'est la question, c'est la question, Jonathan.
01:41Qui a volé mes jambes ? Édition du Seuil.
01:43Donc, c'est un roman photo.
01:45Vous réhabilitez le roman photo avec un casting.
01:48Regardez, il y a Fred Testo, il y a Vincent Dedienne, entre autres, il y a Nadia Rose, Aléry Lemercier.
01:53Et vous êtes un personnage que vous affectionnez, un comptable aux cheveux gras et à la peau grasse.
01:59C'est tout ce que j'aime.
02:00Vincent Voltaire, mais pourquoi cet amour des gens à la peau grasse et aux cheveux gras ?
02:04Non, mais enfin, ce que j'aime, moi, c'est les gens plutôt médiocres.
02:06Regardez la photo quand vous avez gratiné.
02:08Oui, mais vous voyez, quand je me vois comme ça, et ensuite, quand je me vois de l'autre côté,
02:11je me dis, finalement, je ne suis pas mal.
02:12C'est sûr.
02:13C'est une façon de me grandir.
02:15C'est une thérapie.
02:15Voilà, c'est une sorte de thérapie.
02:17C'est vrai que j'ai toujours eu un goût.
02:19Tous les personnages que j'ai interprétés, ils n'étaient pas très fréquentables.
02:21C'était souvent des gens un peu médiocres, misanthropes, moches.
02:26Je ne sais pas d'où ça vient, mais c'est surtout que moi, le roman photo, c'est un
02:30genre qui m'a toujours un peu émerveillé,
02:33parce que c'est hors du temps.
02:35C'est toujours des personnages.
02:36D'abord, ça nous renvoie.
02:37Il y a une sorte de nostalgie, parce qu'on se souvient des nous deux qui traînaient sur les vieilles
02:41tables basses,
02:42dans les maisons de Campagne, avec ces histoires de romances à l'eau de rose.
02:45Il y avait un truc un peu saup.
02:46Et donc, c'est ultra codifié.
02:49Il y a une sorte d'esthétique du roman photo.
02:50Et ça me faisait marrer de m'y plonger.
02:52Et justement, d'amener ce personnage.
02:53Il y avait tout l'archive d'une dame qui dévorait des romans photo.
02:56Ah oui ?
02:57Vous savez que c'était extrêmement populaire, effectivement, dans les années 60-70,
03:01mais pas qu'en France, en Italie, en Russie.
03:04Et souvent, quand les gens n'avaient pas la télé, c'était une façon de suivre les aventures, les saupes.
03:08Donc, ça a été un marqueur de notre culture populaire, je pense.
03:13Et moi, j'adore jouer avec les codes.
03:15C'est ça qui est marrant.
03:16Alors, on peut dire que c'est à la fois une histoire d'amour dans ce roman photo,
03:19mais il y a aussi une enquête policière.
03:20Bien sûr, les deux, en général.
03:22C'est-à-dire que c'est un personnage, donc, on a une sorte d'anti-héros magnifique,
03:29qui vit en couple avec une paire de jambes de mannequins.
03:32Et la veille d'un jour important, jusque-là, rien d'alors.
03:34Non !
03:35Et la veille d'un jour important, on lui kidnappe ses jambes.
03:38Donc, il part dans la nuit parisienne, malfamé, interlope,
03:41à la recherche de sa moitié, de ses bien-aimés jambes.
03:45Et voilà, il va faire la rencontre.
03:47Donc, évidemment, ça va être ponctué d'indices, de meurtres, de suspens.
03:51Et évidemment, tout ça débouchera sur l'amour.
03:54Évidemment.
03:54Pierre Molinier.
03:55Alors, Pierre Molinier, qui connaissait autour de cette table Pierre Molinier ?
03:58On est d'accord ? Je pense que vous êtes un des rares.
04:00Oui, oui, oui.
04:00Parce qu'en fait, le héros…
04:02Oui, le point de départ.
04:03Le point de départ, c'est que votre héros, il est fan, il idolâtre Pierre Molinier.
04:07Il est persuadé d'être la réincarnation de Pierre Molinier,
04:09qui est un artiste des années 60, mort en 76,
04:12qui a fait des photos de lui avec des jambes de mannequins.
04:14Donc, des photos un peu surréalistes.
04:16On va dire qu'il était un peu perché, quand même, Pierre Molinier ?
04:18Il était très… un peu, c'est le prénom.
04:20Il était bien.
04:21Au niveau.
04:22Il était au niveau perché.
04:23Il était Jean Galfiod.
04:25Donc, ce sont des photos qui sont assez particulières,
04:30mais qui ont été exposées dans les plus grands musées,
04:32que ce soit en France, au Japon, aux États-Unis,
04:34enfin partout, il est dans les plus grandes collections.
04:36Il y a quelque chose, vous voyez, d'assez surréaliste,
04:39assez érotique, sulfureux.
04:40Et je trouvais que c'était marrant.
04:42En fait, moi, je raisonne parfois par titre.
04:44Et qui a volé mes jambes ?
04:45Je ne sais pas pourquoi, c'est l'expression de me faisait rire,
04:47parce qu'a priori, on sait qui vous a volé vos jambes,
04:49si ça devait se produire.
04:50C'est un enfant, a priori.
04:51Donc, je ne sais pas, je suis parti des œuvres de ce personnage
04:55en faisant une sorte de Pierre Molinier 2.0.
04:59Alors, le roman photo, ça a inspiré pas mal d'humour.
05:02Il s'en a retrouvé un extrait de sketch du Petit Théâtre de Gouvard, 1984.
05:05Regardez, Jonathan, notamment Michel Bernier.
05:08Et vous nous direz si les séances photos pour composer votre livre
05:11se sont passées comme ça.
05:12Regardez.
05:13Ma maladie est incurable.
05:16C'est quoi comme maladie ?
05:18Sciatique de l'orteil gauche.
05:21Mais non, ce n'est pas mortel.
05:25Tenez, mettez ses gouttes dans le nez et il n'y paraîtra plus.
05:30Oh, mon père, je suis sauvée.
05:32Mais mon père, où avez-vous appris tout cela ?
05:35J'ai longtemps bourlingué en Asie et dans le Morvan.
05:42De là-bas, j'ai ramené de nombreux secrets.
05:45Et j'en ai un dernier que j'aimerais bien vous faire partager.
05:53C'est drôle.
05:54Mais vous voyez, ce qu'il y a de génial, c'est que nous,
05:56quand on a fait le shooting avec tous mes amis comédiens
05:59qui sont venus participer.
06:02Il y a du beau monde.
06:03Ça s'est passé comme ça ?
06:03Oui, c'est ça.
06:04Moi, c'est ce que j'aime aussi.
06:05C'est cette direction d'acteur qui est très outrancière,
06:08très exagérée, qui se rapproche du cinéma muet.
06:10Et il y a quelque chose de très décalé.
06:12C'est pour ça que je parlais aussi d'un truc un peu désuet
06:15dans cette façon de jouer un peu exagérée.
06:17Et ça, c'est jubilatoire.
06:19Mais quoi ? Quelqu'un disait un texte et puis vous,
06:20vous faisiez exactement ça ?
06:22Oui, c'est-à-dire que toutes les cases, toutes les photos,
06:25il y a un storyboard.
06:26Donc, on sait exactement où on va.
06:27C'est très découpé à l'avance.
06:28Les 100 pages ont été dessinées.
06:30D'ailleurs, c'est moi qui les ai faites.
06:31Et on sait que sur la page 7, case 3,
06:35c'est ça qu'il faut représenter.
06:36Et il y aura telle pose précise.
06:37C'est le personnage qui va…
06:38On sait ce qu'il raconte dans la bulle.
06:41Donc, oh mon Dieu, mais qu'est-ce que vous faites là ?
06:43Bien évidemment, on va faire un truc comme ça.
06:46Il y a quelque chose d'assez régressif
06:47et de très enfantin à jouer comme ça.
06:50Vous voyez, là, c'est la planche qu'on voit.
06:51On les voit tous en train de se moquer.
06:53On est dans vraiment l'exagération.
06:56Et moi, j'aime beaucoup cet exercice.
06:57En tout cas, c'est très drôle.
06:59C'est totalement barré.
07:01Voilà, c'est l'univers de Jonathan.
07:02C'est le vôtre.
07:03Oui, complètement.
07:04Là, on va au retour.
07:04Oui, c'est l'avantage du roman photo.
07:07C'est que ça vous laisse une liberté totale.
07:08C'est que l'éditeur, d'ailleurs,
07:10ça a commencé la collection,
07:11ça a commencé avec Fab Caro et Éric Judor.
07:13Ça s'appelait Guacamole Vodou.
07:15C'était très...
07:16Vous voyez, les titres déjà.
07:17C'était très, très barré.
07:18Et c'est ce qu'il y a de formidable.
07:20C'est l'espace de liberté qu'offre le roman photo.
07:22Et je pense qu'ils se sont créés maintenant un public
07:23qui attend des choses
07:25qui sont un peu déconnectées de la réalité.
07:28Et ça fait plutôt du lieu en ce moment, d'ailleurs.
07:30On a vu quelques archives.
07:32On va continuer à plonger dans les souvenirs avec Mathilde.
07:34Oui, on va retourner...
07:36Non, c'est Bittilly, peut-être, d'abord.
07:37Ah, Bittilly, c'est Bittilly.
07:38C'est bien.
07:40Allez, Bittilly.
07:40Pardon, Bittilly.
07:42Donc, on va quand même se plonger dans les souvenirs avec vous.
07:45Oui, on va parler de vos Madeleines de Proust.
07:47Je me suis demandé quel petit garçon vous étiez à 10 ans.
07:50J'ai 10 ans.
07:51J'aimerais savoir quel enfant, quel enfant vous étiez.
07:58On se plonge donc dans ces Madeleines de Proust qu'on déguste avec vous ce matin.
08:01On commence en musique.
08:02On va écouter un groupe caméo.
08:04Ouais, c'est vrai.
08:06World Up, c'est le premier album que vous achetez.
08:09On est en 86.
08:10Pourquoi vous êtes passionné par ce groupe de R&D américain ?
08:12C'est funk, il y a un mélange un peu rock aussi.
08:16C'est un peu fusion, finalement.
08:17C'est très jazz aussi.
08:18Et puis, c'est des sonorités très récoues.
08:21Merci.
08:22D'ailleurs, ça a été repris.
08:23C'est un titre qui est devenu assez populaire.
08:25Un groupe de rock, je crois.
08:27Et Caméo, c'était le premier CD que j'ai acheté.
08:30Je l'ai trouvé...
08:31Je trouvais qu'ils avaient une classe folle.
08:33Vous dansiez dans votre chambre ?
08:34Ah oui.
08:34J'étais...
08:36Alors, dès que la porte s'ouvrait, c'était comme tous les ados.
08:38J'avais honte.
08:39J'en étais tout droit comme ça.
08:40À table !
08:41Oui, oui, j'arrive.
08:42Mais quand la porte était fermée, c'était musique à fond.
08:44Et je dansais devant ma glace et tout.
08:46J'étais un ado, quoi.
08:46Je crois que vous n'aimiez pas trop la lecture, mais ça, c'est...
08:49La BD vous a aidé.
08:51Alors, vous, vous n'êtes pas Tintin.
08:52Vous êtes quick et fluque.
08:54C'est impossible de dire ce mot.
08:55C'est quick et fluque.
08:56C'était les précédents.
08:58Oui, parce que Tintin, je trouvais qu'il avait une tête un peu de...
09:00Je ne sais pas, un peu de l'échecule, faillot.
09:02Le premier de la classe.
09:03Le premier de la classe.
09:03Un peu de tête à claque.
09:03Il y avait toujours deux équipes.
09:06Et moi, il y avait cette image du petit...
09:08Enfin, du petit...
09:10Comment dire...
09:11Du premier de la classe qui sait tout.
09:12Oui, il m'énervait.
09:13Et vous préfériez les petits gamins de Bruxelles ?
09:16Oui, je trouvais qu'il y avait un truc plus déconnant, plus...
09:18Non, je dis ça parce que c'est Hergé.
09:19C'est le même dessinateur.
09:21Et oui, j'ai des souvenirs.
09:22Là, je devais avoir 7-8 ans.
09:25C'est mon père qui m'avait offert kick et fluque.
09:26Parce que je crois que lui-même l'avait connu.
09:28Parce que c'est très vieux.
09:30Et oui, ça, c'est un vrai souvenir, effectivement.
09:33Et vous étiez devant la télé aussi, avec un certain Casimir.
09:36Ah bah oui, mais qui ne l'a pas été...
09:37Qu'est-ce qui symbolise ce personnage pour vous ?
09:38C'est vrai que c'est votre génération Casimir.
09:40D'abord, il n'y avait que 3 chaînes à l'époque.
09:41Donc, on n'avait pas un choix énorme.
09:42L'île aux enfants.
09:43Mais ça, vous voyez, quand vous dites un truc perché.
09:45Mais c'est ça qui est génial dans l'enfance.
09:47C'est qu'il y a des...
09:48Ça ouvre des possibilités de création
09:51qui sont absolument extraordinaires.
09:53Et Casimir, c'est devenu évidemment,
09:55dans la mémoire collective pour notre génération,
09:58un truc qui est fondateur.
10:00Vous avez testé la recette ou pas ?
10:02Du Bloubli Bouga ?
10:02Non, j'ai essayé.
10:04On a tous essayé.
10:06On a tous essayé.
10:06Et on a tous vomi.
10:08C'était pas bon.
10:10Il fallait que Casimir fasse la recette.
10:11Puis même une autre figure, Belmondo.
10:14Je crois qu'il vous a donné des envies.
10:16De devenir acteur, notamment.
10:18Oui, de toute façon, c'est pareil.
10:20C'était quelqu'un qui faisait rêver.
10:22Moi, c'était l'époque l'As des As.
10:24Et ceci étant, c'est marrant parce que
10:26j'ai démarré en tant que môme à l'époque
10:29à regarder tous ces films un peu d'aventure.
10:32Que ce soit L'homme de Rio, Le Magnifique.
10:36Et puis, un jour, j'ai grandi et on m'a dit
10:38« Est-ce que tu as déjà vu à bout de souffle ? »
10:42Je vais avoir 15 ans.
10:45C'est un Belmondo différent, m'a expliqué.
10:46Alors, j'ai regardé.
10:47Et en fait, j'étais fasciné.
10:50Et donc, c'est là où l'acteur est merveilleux.
10:53C'est qu'il a fait des choix à la fois très pointus.
10:55Il y a tellement de comédiens qui, sur ce plateau,
10:56nous citent Belmondo comme référence,
10:58qui ont voulu faire ce métier grâce à Jean-Paul Belmondo.
11:00Oui, parce qu'il y avait une générosité
11:01qui émanait de cette personne
11:03qu'on trouve rarement chez les acteurs
11:06dans le sens populaire.
11:09C'est-à-dire qu'ils pouvaient faire des choix,
11:11parfois, effectivement,
11:12le fait de tourner avec Godard,
11:13mais évidemment, parce qu'on se souvient du mépris,
11:15ou d'un bout de souffle, je viens de le citer,
11:16mais toutes ces grandes comédies
11:18qui rassemblaient tout le monde
11:19et qui avaient une élégance
11:21tout en étant des grands films d'aventure
11:23qui s'adressaient aux plus grands noms.
11:24Et cascadeurs.
11:25Et cascadeurs.
11:25Il y a lui-même, c'est cascade, quoi.
11:26Et puis, cette gueule, quand même.
11:28En deux mots, il y a un autre acteur,
11:31Peter Falk, un certain Colombo.
11:33Qu'est-ce que c'est que ce culte
11:34que vous voyez à Colombo ?
11:36Il faut nous raconter.
11:36Vous voyez, l'enquête policière,
11:38moi, j'adore les codes aussi
11:39des enquêtes policières,
11:40le vieil impaire, les indices,
11:42les gens qui sont méchants,
11:44qui ont une tête de méchant,
11:45mais qui, en même temps,
11:46peuvent se révéler, être gentils.
11:50Pareil, quand je revois les Colombo,
11:52il y a quelque chose de très élégant
11:53dans cette Amérique des années 70, 80.
11:56J'ai vu un épisode
11:56où on voit un des premiers portables.
11:58C'est un des derniers Colombo.
12:00C'est génial.
12:01On dirait une Samsonite.
12:02Il se balade avec une...
12:03C'est extraordinaire.
12:04Donc, je pense que la nostalgie,
12:06effectivement, joue beaucoup.
12:07Mais oui, Peter Falk...
12:09Et pareil, ce que j'aime,
12:10c'est que ce sont des comédiens.
12:11Il a tourné avec Casavets
12:13et il fait la série,
12:15l'une des séries les plus populaires
12:16dans le monde.
12:17Je crois qu'on a eu la chance
12:18de la recevoir sur ce plateau,
12:19de la recevoir, Peter Falk.
12:20Je crois qu'il y a 2 milliards
12:21de téléspectateurs sur la planète
12:23qui connaissent Colombo.
12:24Ça passe dans le monde entier.
12:26C'était une des stars sur la planète.
12:28C'est incroyable.
12:29C'est pour ça que j'ai fait
12:30un roman policier.
12:31C'est pour avoir ne serait-ce
12:32qu'un dixième de...
12:34Mais vous pouvez viser
12:35l'international, Jonathan, évidemment.
12:37Merci beaucoup, Peter Falk.
12:40C'est vos souvenirs.
12:41Les souvenirs de Jonathan.
12:42On va plonger, cette fois-ci,
12:44dans les archives avec Mathilde.
12:45Oui, on va retourner plus loin.
12:46On va retourner en 94.
12:48C'est le début de vos débuts à la télévision.
12:52Vous n'avez jamais fait de télé.
12:53Vous passez un casting
12:54et vous vous retrouvez
12:55du jour au lendemain
12:56à coanimer une émission
12:57avec Jean-Pierre Coffre.
12:58Ce qui vous a laissé souvent sans voix.
13:00Et on le comprend.
13:01Vous voyez, ça,
13:02c'est la qualité d'une sardine.
13:04C'est quand elle est comme ça,
13:05très raide et très ferme.
13:06Tiens, regarde.
13:07Non, mais je crois.
13:08Non, non, mais prends-le.
13:08Voyons.
13:09Pourquoi tu n'aimes pas ?
13:10Ah, bah comment ?
13:11Prends-le à pleine main,
13:12voyons, la sardine,
13:13mon petit bonhomme.
13:14Il n'ose pas faire ça.
13:16Oh, ça, par exemple.
13:18Il a peur d'une sardine.
13:21Ça mérite quand même
13:22du pain convenable,
13:23du jambon convenable,
13:24du beurre convenable
13:25et du cornichon
13:26autant qu'on en veut.
13:27Ne nous mégotez pas le cornichon.
13:30Notre tarama maison
13:31n'est pas bon.
13:32Oh !
13:34Qu'est-ce qui s'était passé
13:35avec ce tarama ?
13:37Non, plus sérieusement,
13:38comment ça s'est passé avec lui ?
13:39Oh, bah formidable.
13:40Moi, j'en garde un souvenir.
13:41C'est marrant parce que l'émission
13:42n'a duré que six mois
13:43et aujourd'hui,
13:44elle est perdue dans les esprits.
13:45On m'en parle.
13:47Donc, c'est...
13:49Non, c'est un très bon souvenir.
13:50À la preuve,
13:50on a continué de se voir.
13:52Il a vu mes enfants grandir.
13:54On déjeunait ou on dînait
13:55une fois par an ensemble.
13:56C'est un personnage.
13:57Et puis, il était très en avance
13:59sur son temps
13:59parce qu'à l'époque,
14:00on disait,
14:01oui, c'est un peu l'émission
14:01pour, entre guillemets,
14:04les ménagères.
14:05Mais en fait,
14:06ce discours,
14:07surtout sur le locavore,
14:08le bien manger,
14:09l'éco-responsabilité,
14:11on n'avait jamais vu ça.
14:12Aujourd'hui,
14:13c'est hyper mode
14:14et c'est, on va dire que,
14:16voilà,
14:16il n'y a pas du tout de...
14:18Enfin, il y a quelque chose
14:19de très évident
14:19mais en fait,
14:20son discours était très...
14:21Avant-gardiste.
14:22Très avant-gardiste, oui.
14:23Mais on vous avait choisi
14:24pour vos talents culinaires ?
14:25Ah ben non, non, pas du tout.
14:26Vous n'avez pas conquisiné ?
14:27Non, non, j'étais...
14:28Oui, alors là, pour le coup,
14:29c'est que j'entends parler
14:31d'un casting.
14:32C'était pendant les vacances de Noël.
14:33J'étais étudiant à l'époque
14:35et on parle d'un casting.
14:36Donc moi,
14:37c'était à Boulogne,
14:38je vais passer le casting
14:38mais dans l'idée
14:39de passer un casting
14:40pour voir comment ça se passe.
14:41Et à la fin de la journée,
14:42je vois qu'on envoie
14:43quelques candidats
14:44et puis on est de moins en moins.
14:45D'ailleurs, c'est marrant
14:45parce que j'avais passé
14:46avec Laurent Mariotte à l'époque.
14:47Ah oui ?
14:48Elle a été recalée, lui ?
14:49Et on est copains avec Laurent
14:50et elle me dit,
14:50tu te rends compte ?
14:51Moi, j'ai été recalé
14:53et finalement,
14:53c'est moi qui s'y connaissais.
14:55Et à la fin de la journée,
14:56on me dit,
14:56voilà, c'est vous.
14:57Vous êtes la chaîne,
14:58elle vous a choisi la production.
14:59Et je dis,
15:00oui, d'accord, ok.
15:00On me dit,
15:01vous allez tourner,
15:01c'est tous les jours,
15:02on tourne dans les studios
15:03à Boulogne,
15:04il faudra venir.
15:05Je dis, d'accord,
15:05mais moi, je ne peux pas,
15:06je suis étudiant.
15:07On me dit,
15:07mais pourquoi vous êtes venus ?
15:08Je dis,
15:08pour passer un casting.
15:09Je voulais voir ce que c'était
15:10de passer un casting
15:11mais je ne pensais pas
15:12à l'idée d'être pris.
15:13C'est la chance du débutant
15:14parce que quand on y va,
15:15les mains dans les poches.
15:15Sans pression.
15:16Et je pense que c'est certainement
15:17ce truc un peu naturel.
15:20Et on m'a dit,
15:21c'est très embêtant,
15:22qu'est-ce qu'on fait ?
15:22Il faut rappeler les autres.
15:24Vous vous rendez compte ?
15:25Et puis l'émission,
15:25c'est quand même payé.
15:26Alors c'était en francs à l'époque,
15:27X francs par émission.
15:29J'ai dit, pardon ?
15:30Je me dis, ok,
15:31j'arrête les études.
15:32Et voilà.
15:33Trois jours après,
15:34j'ai cité sur le plateau.
15:35Et vous avez bien fait
15:36puisque vous enchaînez
15:37les émissions de télé après
15:38jusqu'à intégrer
15:39celles de Laurent Ruquier,
15:41On n'est pas couché.
15:42Ou vous vous glissez
15:43dans la peau
15:43de personnages bien gratinés.
15:46Ça marche tellement.
15:47Du bouton,
15:48de la peau grasse.
15:50On va en voir quelques exemples
15:51puisque vous les compilez
15:52dans un DVD.
15:53Comment vous qualifiez
15:54dans cette émission
15:55une sorte de fou du roi,
15:56Jonathan ?
15:57Je ne sais pas.
15:58J'ai en tous les cas
15:59un espace de liberté extraordinaire.
16:01C'est une sorte de thérapie
16:02parce que je me rencontre
16:03à chaque fois que je me vois
16:04comme ça.
16:05C'est drôle.
16:06C'est vrai que je suis rarement
16:07à mon avantage.
16:08Et donc quand on me démaquille,
16:10je me redécouvre
16:11et je me dis,
16:11je ne suis pas mal en fait.
16:13Mais d'où ça vient
16:14cette passion pour le déguisement ?
16:15Parce que je crois
16:16que vous faisiez ça
16:17déjà enfant
16:18pour la photo de classe
16:19ou même pour sortir le chien.
16:20Parce que moi,
16:21j'aime beaucoup le visuel,
16:22le burlesque.
16:23Et il y a quelque chose
16:24d'assez régressif,
16:25d'assez enfantin.
16:26Et en plus,
16:27j'ai l'impression
16:27que ça ne vieillit pas.
16:28Quand on écrit des vannes
16:30sur la politique,
16:31sur des sujets sociétaux,
16:32tout ça,
16:32par définition,
16:33c'est formidable.
16:34Moi-même,
16:35je suis client,
16:35mais elles sont ancrées,
16:37elles sont datées.
16:37Et moi,
16:38ce que j'aime,
16:38c'est l'humour visuel
16:40parce qu'il y a quelque chose
16:41qui nous ramène
16:42à l'essentiel,
16:44à ce qu'on appelle
16:45l'arroseur arrosé,
16:45mais qui marche toujours.
16:47Mais alors,
16:47comment vous disiez ?
16:48Quand vous sortiez le chien,
16:50vous vous déguisiez en quoi,
16:50par exemple ?
16:51Non,
16:51mais ça,
16:51c'est parce que j'ai dit
16:52une fois ou deux,
16:54je suis sorti,
16:54j'avais un chien
16:55et j'ai même déguisé
16:56pour le sortir.
16:58Mais pour voir quoi,
16:59la réaction des gens ?
17:00Ah non,
17:00parce qu'il faisait nuit,
17:01il n'y avait personne.
17:03C'était vraiment,
17:04parce que je ne sais pas,
17:05j'ai été...
17:05Le chien,
17:06ça lui faisait de la nuit.
17:07Mais vous aviez mis quoi ?
17:08Il avait l'impression
17:08d'avoir une nouvelle compagnie.
17:10C'est bizarre de voir
17:10s'en faire ses déguisements sinon.
17:12Oui,
17:12il faut le faire dans la nuit.
17:14Exactement.
17:15Non,
17:15mais vous avez mis quoi
17:16comme tenue ?
17:17Ah ben là,
17:17je ne sais plus.
17:18C'est à l'époque
17:20de Kiké Fluc.
17:20Ah oui,
17:21d'accord.
17:22c'était pas adulte.
17:25Ah non,
17:26on ne s'en aurait plus
17:27mais tout va bien.
17:29Je vous assure,
17:30tout va bien.
17:31Et ce qu'il y a de formidable,
17:32vous savez,
17:32c'est quand on vous donne
17:33justement un espace de liberté
17:34pour votre folie créative,
17:36si on veut tenter
17:37que ce soit de la folie,
17:38mais en tous les cas,
17:38pour vos délires
17:39et pour vos envies créatives,
17:40c'est formidable.
17:41Moi,
17:41je reconnais d'avoir des supports,
17:43que ce soit quand je suis
17:44à la télé ou la scène,
17:45bien évidemment,
17:46quand je monte sur scène,
17:46quand j'écris une chronique
17:47pour la radio,
17:48quand je fais mes podcasts
17:49avec Fred Testo,
17:50on a cette liberté-là
17:51et je la retrouve
17:53dans le roman photo
17:53et c'est ça qui est un luxe inouï.
17:55Alors,
17:56j'ai découvert
17:56que vous n'aviez vraiment pas le vertige.
17:59Vous vous souvenez
17:59des arènes de Nîmes ?
18:01Une interview en haut
18:02des arènes de Nîmes ?
18:03Ah ouais ?
18:03Non ?
18:04Mais je n'ai pas le vertige,
18:05ça c'est vrai.
18:05Vraiment,
18:06parce que vous étiez invité
18:07sur une étape du Tour de France
18:08et voici ce que ça donne.
18:10L'étape du Tour de France
18:11dans cette ville magnifique,
18:13dans ce décor de rêve ici,
18:15devant les arènes,
18:16sur les arènes même
18:17avec notre premier invité
18:18qui est à côté de moi,
18:20Jonathan Lambert.
18:21Salut Jonathan.
18:21Un petit peu le vertige.
18:22Un petit peu le vertige.
18:23C'est impressionnant quand même.
18:24On a quoi ?
18:2550 mètres là ?
18:26Je ne sais pas.
18:26Oui,
18:27on a une envie résistible de sauter,
18:29mais on ne le fera pas.
18:30On ne le fera pas.
18:30Peut-être en fin d'émission.
18:33Vous étiez attaché un fil quand même.
18:35Non,
18:35mais ça y est,
18:36je m'en souviens,
18:37mais moi je n'avais pas
18:37une envie résistible de sauter.
18:39Bizarre.
18:41Contrairement à l'enlève.
18:42Oui,
18:42je pense que c'est le côté
18:43justement saut.
18:44C'était pendant le Tour de France.
18:46Ah oui,
18:46je jouais à Avignon
18:47à côté
18:49cet été-là,
18:50je m'en souviens.
18:51Belles archives.
18:52Merci beaucoup Mathilde.
18:53Donc on a compris
18:54que vous avez eu un chien
18:55quand vous étiez petit.
18:56Vous avez toujours des animaux,
18:57Jonathan ?
18:58Nous avons un chat.
18:59Vous avez un chat.
19:00Bon,
19:00alors avec notre vétérinaire ce matin,
19:02on va se poser une question.
19:03Quand on parle à son chien
19:04ou à son chat,
19:04bien manger,
19:05va faire pipi,
19:07on va sortir.
19:07Est-ce qu'il comprend ?
19:08C'est la question
19:09que vous avez posé.
19:10Bien sûr qu'il comprenne.
19:11Je pense que tous les propriétaires
19:12sont capables de dire
19:13que oui,
19:13quand on parle à son animal,
19:14il va complètement nous comprendre.
19:16Alors certes,
19:16pas comme nous,
19:17avec notre langage,
19:18mais avec des mots,
19:21notre ton
19:21et aussi tout le langage non-verbal.
19:24Du corps corporel.
19:25Exactement.
19:26C'est plus l'intention en fait
19:28qu'il comprenne
19:29parce que parfois,
19:29je fais ça avec mon chat.
19:30Je lui fais
19:30« Je t'aime ! »
19:31Et je vois un peu sa réaction.
19:33Il a un peu peur.
19:34Et inversement,
19:34je dis parfois des saloperies
19:35sur un ton très…
19:36Et là, justement,
19:37ils sont très contents.
19:39Alors on va commencer par les mots.
19:41Est-ce qu'il peut apprendre
19:42quand même du vocabulaire l'animal ?
19:43Oui,
19:43le chien surtout.
19:45Les chiens,
19:45ils sont capables de retenir
19:46une dizaine de mots.
19:47En général,
19:47enfin tous les chiens.
19:48Après,
19:48il y en a certains,
19:49bien sûr,
19:49un peu plus intelligents
19:49que d'autres
19:50qui peuvent en avoir plus.
19:50Le record,
19:51c'est un border collie.
19:52Il en avait retenu
19:52plus de 1000.
19:53Ouh là !
19:54Et alors,
19:54ces mots…
19:55Mais K-HPI, lui !
19:56C'est ça.
19:56Après,
19:57les border collies,
19:58c'est au niveau au-dessus quand même.
19:59C'est plus que le d'accord.
20:01Vous savez,
20:01ça reste des mots
20:02qu'ils apprennent
20:03qui vont être reliés
20:04à un concept concret,
20:05à une expérience.
20:06Attic ou chien.
20:07C'est leur mémoire associative.
20:09Voiture,
20:09panier,
20:10friandise.
20:11Et c'est grâce à ça
20:12qu'on a développé,
20:13vous savez,
20:13ces espèces de tapis
20:14où il y avait des boutons
20:15et le chien,
20:16il appuie,
20:16ça fait manger,
20:17sortir.
20:18En fait,
20:18c'est une manière
20:19qu'on a trouvé
20:19de communiquer avec eux.
20:21C'est ça.
20:22Ils peuvent comprendre
20:24des discussions entre humains
20:26ou pas ?
20:26Oui, c'est ça.
20:27Et c'est grâce
20:27à ce que vous disiez là
20:28justement sur l'intonation,
20:29le ton.
20:29Les chiens,
20:30les chats,
20:30ils sont très bien capables
20:31de comprendre la joie,
20:32la colère,
20:33l'inquiétude.
20:34Et en fait,
20:34on s'est rendu compte
20:35que leur cerveau
20:36allait intégrer
20:37et traiter cette information
20:38comme nous.
20:38Donc,
20:39ils sont tout à fait capables
20:39et ça fait partie justement
20:40de leur manière
20:41à eux de nous décoder en fait.
20:43Et donc,
20:43vous me disiez
20:44le langage non-verbal,
20:46c'est peut-être
20:46le plus important,
20:48non ?
20:49Limite,
20:49oui.
20:49Je pense qu'avec
20:50surtout les chiens,
20:50vous mettez vos chaussures,
20:51vous enfilez votre manteau,
20:52ils se disent
20:52bon,
20:53ok,
20:53on part en balade.
20:54Le chat,
20:54il vous va arriver
20:54avec la caisse de transport,
20:56bon,
20:56on se barre,
20:57voilà,
20:57il se barre,
20:57c'est le béton,
20:58on n'y va pas.
20:59Donc ça,
20:59c'est le plus important
21:00et c'est justement,
21:01ils associent ça
21:01de manière très fine.
21:03Les chats,
21:04est-ce qu'ils comprennent
21:05donc moins que les chiens ?
21:06C'est le battle chien-chat.
21:08Alors,
21:08les chats,
21:08ils comprennent peut-être
21:09un peu moins
21:10mais ils comprennent surtout
21:11beaucoup plus
21:11que ce que l'on pense.
21:12En fait,
21:12il y a une étude japonaise
21:14qui a montré
21:17qu'un chat
21:18est capable
21:18de reconnaître son prénom
21:19s'il est prononcé
21:20par quelqu'un
21:21qu'il ne connaît pas.
21:22Donc le chat
21:22est tout à fait capable
21:23de reconnaître son nom.
21:24Juste,
21:24il décide de l'ignorer
21:25parce qu'il n'a pas
21:26ce besoin social
21:28peut-être comme le chien.
21:29Donc ils ont fait
21:29ce qu'il veut.
21:31Les chats,
21:32c'est vraiment des...
21:32Ils sont géniaux.
21:33Des quoi ?
21:36Donc finalement,
21:36quand on parle
21:37à ce d'animal,
21:38il comprend vraiment
21:39quelque chose.
21:40Mais oui,
21:40et heureusement
21:41parce que vous savez,
21:41les animaux,
21:41ils vivent quand même
21:42dans notre environnement,
21:43dans notre monde
21:43et justement,
21:44c'est une preuve
21:45de ce lien hyper fort
21:46qu'on a entre nous
21:47qui leur permet
21:50justement de décoder
21:51ce qu'on a envie
21:52de leur dire.
21:53Eh bien c'est parfait,
21:54merci.
21:55On a fait plein de choses
21:56grâce à vous.
21:56Avec plaisir.
21:57Ça faisait plaisir
21:57de vous voir avec vous.
21:59Ça faisait longtemps
21:59quand c'était pas vu.
22:00C'est une grande famille
22:01de Télématin.
22:02Qui a volé mes jambes ?
22:03Ah,
22:04basse interrogation,
22:05découvrez ce roman photo
22:06de Jonathan Lambert,
22:07édition du Seuil,
22:08avec ce parterre de stars,
22:10on le rappelle quand même,
22:11dedans vous avez
22:11Fred Testo,
22:12Vincent Dedienne,
22:12Lilou Fogli,
22:13Thaïs Vauquière,
22:14il y a Nadia Rose,
22:15Valérie Lemercier,
22:15Kianne Cojandi.
22:17C'est délirant,
22:18c'est drôle,
22:18ça se grappille.
22:19Il n'y a pas de chat,
22:20il n'y a pas de chien,
22:21mais il y a un rongeur
22:21dans votre histoire.
22:22Il y a un rongeur à lunettes,
22:23c'est encore plus rare.
22:24C'est vrai qu'on n'en croise
22:25pas beaucoup à Paris.
22:26Pourtant on en croise
22:26et rongeur,
22:26mais pas à lunettes.
22:27Merci d'être venu nous voir
22:28ce matin,
22:29ça me dévire Jonathan.
22:30Merci.
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