- il y a 12 heures
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Depuis une trentaine d’années, la recherche contre le cancer doit faire face à une augmentation du nombre de malades chez les adultes de moins de 50 ans. Au-delà des facteurs de risque habituels, des études ont été lancées, notamment par le centre Gustave Roussy de Villejuif (Val-de-Marne) pour tenter d’identifier de potentielles causes sociétales comme l’exposition à la pollution et aux pesticides. Crédits. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Barbara Gouy - Production : Pénélope Gualchierotti et Clémentine Spiler - Réalisation et mixage : Théo Albaric - Musiques : François Clos, Audio Network
Archives : Kyan Khojandi, The Guardian.
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NewsTranscription
00:02Bonjour, c'est Jules Lavie pour Codesource, le podcast d'actualité du Parisien.
00:12Les cancers chez les adultes de moins de 50 ans sont en augmentation depuis une trentaine d'années.
00:18Pour essayer de comprendre pourquoi, le centre anti-cancer Gustave Rossi de Villejuif, dans le Val-de-Marne, a lancé
00:25début février une grande enquête.
00:27Codesource revient aujourd'hui sur cette augmentation. Quelle est son ampleur ? Est-ce que certains cancers touchent particulièrement les
00:34jeunes adultes ?
00:35Quelles sont les premières pistes pour expliquer ce phénomène ? On fait le point avec Nicolas Béraud, journaliste au Parisien,
00:41spécialiste santé.
00:47Le dimanche 16 mars, on apprend la mort de l'actrice Émilie Dequenne. A 43 ans, Nicolas Béraud, l'actrice
00:53se battait depuis plus de deux ans contre un cancer.
00:55Oui, la comédienne belge se battait depuis quasiment deux ans contre une tumeur très rare, le corticocirrénalome, qui s'en
01:01prend à la glande surrénale.
01:03C'est un cancer qui est donc très rare, mais aussi qui peut être très grave.
01:06Et depuis, la quadragénaire avait eu le courage, en quelque sorte, de multiplier les prises de parole, à la fois
01:11dans les médias et sur ses réseaux sociaux, dans le but de sensibiliser le grand public.
01:16Nicolas Béraud, vous êtes spécialiste santé depuis 2022.
01:20Ces dernières années, vous avez écrit beaucoup d'articles sur les cancers chez les jeunes.
01:24D'abord, de quoi est-ce qu'on parle ? A partir de quel âge est-ce qu'on parle
01:28de cancer chez les jeunes ?
01:29En général, quand on parle de cancer chez les jeunes, on parle des jeunes adultes.
01:33Donc, ça peut être les moins de 40 ans ou les moins de 50 ans s'agissant du cancer.
01:37Il y a une autre catégorie que moi, je mets plutôt à part.
01:39Ce sont les cancers pédiatriques qui touchent les enfants et les adolescents.
01:42Donc, en théorie, quand on parle de cancer chez les jeunes, on va plutôt être dans la tranche des jeunes
01:46adultes.
01:46On va dire pour faire court des 18-40 ou des 18-50 ans.
01:50Et ces cancers sont en augmentation ? Est-ce qu'on sait de quel ordre est cette augmentation ?
01:54Une grande étude a beaucoup fait parler à l'automne 2023.
01:57Elle montrait que chez les moins de 50 ans, tous cancers confondus, sur les 30 dernières années,
02:01le nombre de cas de cancers avait grimpé de 80%.
02:04Cela dit, il faut être très prudent parce que cette évolution ne prenait pas en compte
02:08l'augmentation de la population qui était sur la même période d'environ 50%.
02:11Donc, on peut dire que le nombre de cas, si on le rapporte au nombre d'habitants,
02:15il a augmenté d'à peu près 30%.
02:16Mais ça dépend beaucoup à la fois des pays et du type de cancer.
02:20Donc, il est compliqué de tirer des généralités et d'avoir un chiffre rond.
02:23Est-ce qu'on sait quel type de cancer touchent plutôt les jeunes adultes ?
02:27Les jeunes adultes peuvent être touchés sur le papier par les mêmes cancers que les personnes âgées.
02:31Mais il y a beaucoup moins de cas, il y a beaucoup moins de malades chez les jeunes que chez
02:34les personnes âgées.
02:36Et certains cancers, chez les jeunes spécifiquement, progressent.
02:39C'est-à-dire qu'on en détecte de plus en plus et pas seulement parce qu'on les dépiste
02:42plus.
02:42C'est le cas notamment de cancers digestifs, du côlon, du pancréas.
02:46C'est aussi le cas du cancer du sein chez la femme ou de certains lymphomes.
02:49Est-ce qu'on a des chiffres précis pour certains de ces cancers qui touchent de plus en plus souvent
02:54les moins de 50 ans ?
02:55Par exemple, chez les femmes de 40 ans, on est passé en 30 ans de 100 cas de cancer du
02:59sein pour 100 000 habitants à 130.
03:01Et sur cette même période de 30 ans, on est passé de 10 femmes touchées par un cancer colorectal sur
03:07100 000 femmes à 14.
03:10Les spécialistes rappellent aussi que les cancers chez les jeunes ont un impact sans doute encore plus grand que chez
03:16les plus âgés. Pourquoi ?
03:18C'est en effet ce que constatent les médecins.
03:20Déjà quand on a 40 ans, qu'on a une vie de famille avec des jeunes enfants, qu'on est
03:24en plein dans sa vie active,
03:25qu'on ne s'attend pas du tout à avoir un cancer parce qu'on se dit que ça arrive
03:28surtout aux personnes âgées.
03:29Apprendre qu'on a un cancer génère un choc beaucoup plus important que quand on est une personne âgée
03:33qui a déjà une grande partie de sa vie derrière soi et qui peut s'attendre à avoir des maladies
03:38diverses.
03:39Évidemment, c'est très douloureux à vivre et à accepter pour une personne âgée,
03:41mais ça l'est encore plus et parfois beaucoup plus pour une personne jeune de 30, 35 ou 40 ans.
03:47Et au-delà de l'impact psychologique, ça peut aussi quelque part briser des carrières, des vies ?
03:51Tout à fait, ça peut briser des carrières et des vies pour des personnes de 35 ans qui viennent d
03:54'entrer dans la vie active,
03:55qui ont parfois un enfant, deux enfants, trois enfants en bas âge,
03:57qui se projettent sur un nouveau projet immobilier, sur de très longues vacances à l'autre bout du monde.
04:02Ça génère à la fois beaucoup d'inquiétudes à court terme, mais aussi à long terme,
04:05parce qu'on ne sait pas comment la maladie va évoluer et ce qu'elle va éventuellement provoquer comme c
04:09'est qu'elle.
04:10Le mardi 4 février, Nicolas Béraud, vous vous faites parler dans Le Parisien,
04:14une femme qui s'est battue récemment contre un cancer. Magali, d'abord, qui est-elle ?
04:19Alors Magali, c'est une femme qui vit en région parisienne, elle a moins de 40 ans,
04:23elle a deux enfants de 7 et 15 ans, elle n'a pas de problème de santé apparent,
04:26donc voilà, elle mène sa vie tranquillement.
04:28Et donc elle n'a pas 40 ans quand elle apprend qu'elle est touchée par la maladie ?
04:31Oui, en fait, ça a débuté quand Magali a découvert du sang dans ses selles,
04:35ce qui peut être effectivement un signal évocateur d'un possible cancer, notamment colorectal.
04:40On lui fait une coloscopie et à l'issue de l'examen,
04:42la chirurgienne lui fait savoir que, je cite, ce n'est pas très beau et que ça ressemble à un
04:46cancer.
04:47Ensuite, il a fallu faire une biopsie pour confirmer le résultat.
04:50Le cancer a été confirmé et là, Magali, elle me dit qu'elle a été totalement abattue
04:55parce que jamais elle ne pensait que ça pouvait lui arriver.
04:57Elle a ressenti un sentiment d'injustice ou d'incompréhension en tout cas ?
05:01Tout à fait, parce qu'elle me disait qu'elle avait une vie saine,
05:03qu'elle ne boit pas d'alcool, qu'elle fait du sport,
05:06qu'elle mange beaucoup de légumes, etc.
05:07Qu'elle a arrêté de fumer il y a 15 ans, qu'elle n'a pas de prédisposition génétique,
05:10donc jamais elle ne s'imaginait avoir un cancer à un âge aussi jeune.
05:14Magali, au moment où vous lui parlez, donc début février, elle va comment ?
05:18Alors en tout cas, Magali s'est fait retirer une partie du côlon,
05:20elle a passé 6 mois de chimiothérapie, donc ça a quand même été un traitement assez lourd.
05:24Ensuite, ça a commencé à aller mieux, mais des métastases sont apparus,
05:27ce qui a entraîné de nouvelles opérations chirurgicales au niveau des ovaires et du foie.
05:32Ensuite, progressivement, la quadragénaire est allée mieux.
05:34Aujourd'hui, elle peut dire qu'elle va mieux, mais elle reste sur le qui-vive.
05:37Par exemple, elle me raconte que dès qu'elle va aux toilettes,
05:39elle a toujours la peur de découvrir à nouveau du sang dans ses selles.
05:43Nicolas Béraud, cette augmentation, est-ce qu'elle est plus marquée en France qu'ailleurs ?
05:47Non, pas spécialement. En tout cas, si on se compare aux autres pays occidentaux
05:50qui ont aussi des systèmes de santé assez développés, comme les Etats-Unis, le Royaume-Uni,
05:55il y a parfois des petites différences de tendance selon les cancers,
05:57mais grosso modo, le fait que certains cancers progressent chez les jeunes adultes,
06:01c'est un constat qui est commun à de nombreux pays.
06:05Nicolas Béraud, ce témoignage, vous le publiez à l'occasion de la Journée mondiale contre le cancer,
06:10le 4 février.
06:10Et ce jour-là, le centre de lutte contre le cancer Gustave Rossi,
06:14de Villejuif, dans le Val-de-Marne, lance une grande enquête
06:18pour essayer de comprendre pourquoi les cancers chez les moins de 50 ans sont en augmentation.
06:23Oui, il y a deux médecins-chercheuses de l'Institut Gustave Rossi,
06:27Alice Boilev et Christina Smolenshi,
06:29qui étaient très intriguées de constater qu'elles avaient le sentiment
06:32d'avoir de plus en plus de jeunes de 30, 40, 50 ans
06:35qui venaient consulter et qui avaient un cancer.
06:37Elles ont perçu aussi, à leur niveau, qu'il y avait une évolution,
06:40ce qui est confirmé dans les données épidémiologiques.
06:42Donc, elles se sont dit, ce serait bien qu'on fasse une enquête
06:44pour comprendre pourquoi il y a cette progression de certains cancers chez les jeunes
06:48et quels sont les facteurs de risque, afin qu'évidemment, on puisse agir dessus.
06:51Alors, comment va se dérouler cette grande enquête ?
06:54Très concrètement, 300 malades de différents cancers du système digestif,
06:58âgés de moins de 50 ans, vont être suivis sous toutes les coutures possibles.
07:02Donc, on va leur prendre des échantillons de cheveux, de sang, de graisse.
07:05On va les interroger, on va leur soumettre des questionnaires sur leur mode de vie,
07:09leur exposition à différents produits, notamment chimiques, etc.
07:13Au total, il y a 800 000 euros qui ont déjà été débloqués,
07:15mais ce budget pourrait grimper.
07:17Et une fois que cette cohorte de malades va être suivie et qu'on aura des résultats,
07:21on va pouvoir les comparer à une autre cohorte de personnes
07:24qui n'auront pas de cancer, qui ne sont pas malades, pour voir les différences.
07:27Précisément, quels facteurs vont être pris en compte dans le cadre de cette enquête ?
07:31En fait, les médecins, les chercheurs, les scientifiques considèrent que tout ce qui est apparu
07:34dans notre environnement depuis les années 1960, 70, 80 fait figure de suspect.
07:40C'est-à-dire que tous les produits environnementaux, la pollution, les pesticides,
07:44le mode de vie, l'alimentation, les évolutions de la consommation,
07:48tout fait figure de potentiel suspect.
07:50Donc, on n'exclut aucun facteur de risque de base.
07:52Et est-ce qu'on va regarder aussi, par exemple, des médicaments que les mères de ces patients
07:57ou de ces patientes avaient pu prendre pendant leur grossesse,
08:00donc 30 ou 40 ans plus tôt ?
08:02Oui, parce que certains médicaments qui ont des effets perturbateurs endocriniens
08:05peuvent faire partie, effectivement, des suspects possibles.
08:08Donc, on va aussi les étudier.
08:10J'imagine que ça va prendre du temps, des années avant d'avoir les premiers résultats ?
08:14Oui, l'objectif, c'est d'avoir des premiers résultats de cette étude d'ici trois ans.
08:18La recherche, la science, ça prend du temps, c'est ainsi.
08:20Et puis, dans trois ans, ce ne sera pas la fin.
08:22Parce que ce programme, les résultats de ce programme vont certainement apporter des réponses,
08:26mais ils vont peut-être ouvrir des questions
08:28ou susciter des travaux complémentaires, des recherches complémentaires.
08:31Par exemple, si on trouve qu'il y a un problème lié à l'exposition à la pollution,
08:35il faudra peut-être des recherches supplémentaires
08:37pour comprendre quels polluants précisément.
08:39Donc, ça va prendre du temps, mais évidemment, il n'est jamais trop tard pour débuter.
08:42On l'a bien compris, toutes les pistes vont être étudiées.
08:45Est-ce qu'on sait déjà, malgré tout,
08:46quels sont les principaux facteurs de risque de cancer chez les moins de 50 ans ?
08:50Aujourd'hui, il y en a plusieurs qui sont établis,
08:52qui sont démontrés par la science,
08:53que ce soit chez les moins de 50 ans, mais aussi chez les personnes âgées.
08:56Ces facteurs de risque sont notamment l'obésité,
08:59la consommation d'alcool, surtout en excès,
09:01le tabagisme et le manque d'exercice physique,
09:04donc la sédentarité.
09:05Après, évidemment, cela peut dépendre du type de cancer.
09:08Il y a des facteurs de risque qui sont plus importants
09:10pour un cancer que pour un autre,
09:11mais grosso modo, ces quatre facteurs de risque
09:13sont maintenant bien connus pour l'ensemble des cancers.
09:15Mais ce qu'il faut bien dire,
09:16c'est que dans de nombreux cas de cancer chez les jeunes adultes,
09:20les patients ou les patientes ne présentaient aucun de ces facteurs de risque.
09:24Non, et c'est ça qui est troublant,
09:25c'est que les médecins, quand ils ont face à eux ou face à elles
09:28des patients ou des patientes comme Magali,
09:30qui leur disent, ben voilà, je fais de l'exercice physique,
09:32je ne bois pas, j'ai arrêté de fumer il y a très longtemps,
09:35je ne comprends pas, je n'ai pas de prédisposition génétique,
09:37ils sont assez impuissants pour leur expliquer
09:39pourquoi est-ce qu'eux ont eu un cancer et pas d'autres personnes.
09:42Donc, il y a quelque chose qu'on n'arrive pas encore à comprendre,
09:45c'est pourquoi il y a des jeunes qui sont touchés par des cancers
09:47et pourquoi ça progresse, tout en restant rare,
09:49il faut bien le rappeler,
09:50mais pourquoi ça progresse, on ne comprend pas encore
09:52sur la base des facteurs qui sont connus.
09:55Alors justement, concernant l'enquête lancée par l'Institut Gustave Roussy
09:58au mois de février,
09:59on s'attend à ce que l'augmentation des cancers chez les jeunes adultes
10:03s'explique en réalité par plusieurs facteurs, c'est ça ?
10:06C'est effectivement vraisemblablement multifactoriel,
10:09la réponse, elle ne sera pas simple,
10:11et en plus de ça, la réponse ne sera pas la même selon le type de cancer.
10:15Par exemple, on va peut-être trouver des facteurs de risque,
10:17je dis n'importe quoi,
10:18on va peut-être trouver que les polluants favorisent le cancer du sein,
10:22mais qu'à l'inverse,
10:23tel pesticide a plutôt favorisé l'apparition de lymphomes, par exemple.
10:26C'est une possibilité,
10:27donc il faudrait être très vigilant sur identifier des facteurs de risque,
10:31cancer par cancer.
10:32Nicolas Béraud, est-ce qu'il y a des signaux auxquels il faut être vigilant
10:35et qui doivent nous pousser à consulter pour en avoir le cœur net ?
10:38En général, ce que disent les médecins, la règle, c'est d'être attentif
10:41à tout symptôme inhabituel qui ne pourrait pas être expliqué par autre chose.
10:46Après, ça dépend du cancer.
10:47Pour le cancer du sein, par exemple, ce serait la découverte d'une boule
10:50qui n'est pas forcément douloureuse, mais qu'on sent dans la poitrine
10:53et qui surtout ne disparaît pas.
10:55Pour le cancer colorectal, ce serait de trouver du sang dans les selles, par exemple.
10:58Donc voilà, c'est un signal qui ne doit pas forcément faire paniquer,
11:01mais qui peut inciter à aller consulter un médecin.
11:03Donc un symptôme nouveau et surtout qui persiste un peu sur la durée ?
11:06Tout à fait.
11:06Inhabituel et durable, c'est-à-dire qu'il ne disparaît pas, voire qu'il s'aggrave.
11:09Par exemple, la boule dans la poitrine, elle peut grossir au fil des semaines.
11:13Vous avez écrit là-dessus récemment dans Le Parisien,
11:16et en ce moment, une partie des patients s'alarment finalement trop tôt.
11:20J'imagine que c'est difficile d'être à la fois vigilant,
11:22mais sans pour autant s'inquiéter trop ?
11:24En fait, c'est ça.
11:25Il y a une sensibilisation qui est faite sur les cancers chez les jeunes.
11:28Déjà, il faut rappeler que ça reste rare par rapport aux personnes âgées.
11:31Donc il ne faut surtout pas tomber dans la parano
11:33et se dire que la moindre douleur qu'on n'arrive pas à expliquer est forcément un cancer.
11:38Je vais vous prendre un exemple pour le cancer du sein.
11:40Si on ressent une boule dans la poitrine,
11:42ça peut certes être une tumeur,
11:43mais ça peut aussi être un simple kyste inflammatoire
11:45qui va disparaître de lui-même en quelques jours, en quelques semaines.
11:49Donc pas de paranoïa, mais de la vigilance.
11:51Et puis un matin.
11:53Il a à toi le fromage dans le frigo ?
11:54Ouais, c'est un fromage cher.
11:55Bah il peut la merde ton fromage de merde,
11:57avec ces particules de merde qui contaminent tout le frigo ?
11:59Maintenant, mes bananes, elles sentent les vieux pieds pourris et dégueulasses.
12:03Nicolas Béraud, le 31 mars,
12:05l'humoriste Laura Felpin,
12:06qu'on peut voir notamment dans la série Bref 2,
12:09qui cartonne en ce moment sur Disney+,
12:11annonce qu'elle est atteinte, elle aussi, d'un cancer.
12:14Et elle a 35 ans.
12:15Oui, alors elle, elle annonce qu'elle est atteinte d'un cancer de la thyroïde cette fois.
12:19C'est un cancer qui est diagnostiqué chez 10 000 personnes à peu près chaque année en France,
12:23en grande majorité des femmes.
12:25Mais la bonne nouvelle, c'est que c'est un cancer qui est très peu mortel.
12:28C'est-à-dire qu'au bout de 5 ans, le taux de survie est de 96%.
12:31Ça veut dire que 5 ans après le diagnostic,
12:3496% des patients d'un cancer de la thyroïde sont toujours en vie.
12:38Si je vous prends un exemple inverse,
12:39le pancréas, c'est seulement 11%, par exemple.
12:42Donc la chance qu'on a, et la chance qu'a Laura Felpin,
12:44et c'est évidemment une très bonne nouvelle,
12:45c'est qu'au moins c'est un cancer qu'on sait soigner et qu'on sait bien soigner.
12:49Nicolas Béraud, au Royaume-Uni,
12:51une femme, une proviseur adjointe,
12:53avait beaucoup médiatisé son combat contre la maladie.
13:06Elle s'appelait Déborah James,
13:08elle est morte en 2022,
13:09mais elle a réussi à lever des millions d'euros pour la recherche.
13:13Oui, elle était très médiatisée, très connue ou autrement.
13:16Elle avait même présenté un podcast sur le cancer
13:18qui cartonnait au Royaume-Uni.
13:20Et elle avait aussi reçu le titre honorifique de dame
13:23qui lui avait été décerné par le prince William en personne
13:26après approbation de la reine Elisabeth II
13:29pour, je cite, son infatigable campagne contre la maladie.
13:32Donc, on seulement, elle a eu le courage, comme ça,
13:33de témoigner pour sensibiliser.
13:34Et la campagne de dons qu'elle a lancée
13:36a permis de récolter une dizaine de millions d'euros pour la recherche,
13:39ce qui est indispensable,
13:40parce que la science, pour avancer,
13:42pour trouver des réponses à toutes les questions qu'on se pose sur les cancers,
13:44elle a besoin de financement,
13:45elle a besoin d'argent pour mener des études.
13:47Donc, Déborah James, au-delà de son combat personnel,
13:50elle aura contribué à son niveau à faire avancer la recherche.
13:53Nicolas Béraud, est-ce que ce sujet,
13:54des cancers chez les moins de 50 ans,
13:56est en train de monter dans l'actualité
13:58et auprès des autorités de santé ?
14:00En tout cas, les autorités de santé communiquent maintenant à ce sujet.
14:03L'Institut national du cancer,
14:05là, il mène en ce moment, en avril,
14:07une campagne de prévention sur les réseaux sociaux
14:09destinée justement aux 18-25 ans
14:12pour les sensibiliser aux facteurs de risque évitables du cancer.
14:15Il y a des études qui sont publiées sur les cancers chez les jeunes,
14:18il y a des recherches qui sont lancées
14:20par l'Institut Gustave Roussy, mais pas seulement.
14:22Donc, oui, ça devient un sujet de santé publique.
14:24Il y a toujours les cancers chez les personnes âgées
14:26qui progressent aussi pour certains d'entre eux
14:28et qui causent l'immense majorité des décès.
14:31Mais ceux chez les jeunes sont étudiés
14:33de beaucoup plus près qu'il y a 5, 10 et surtout 15 ans.
14:40Merci à Nicolas Béraud.
14:42Cet épisode de Code Source a été produit par Clémentine Spiller
14:45et Pénélope Gualquierotti,
14:47réalisé par Théo Albaric.
14:49Code Source est le podcast quotidien d'actualité du Parisien.
14:53On vous invite également à écouter Crime Story,
14:55le podcast hebdomadaire de faits divers du Parisien.
14:58Nous venons de publier une série exceptionnelle
15:01sur le mystère de la tuerie de Chevaline.
15:03Les 6 épisodes sont disponibles dès maintenant
15:06sur toutes les plateformes d'écoute et sur YouTube.
15:08Crime Story présenté par Claudia Prolongeau et Damien Delsony.
15:12Cette série est intitulée
15:14Les fantômes de Chevaline.
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