Passer au playerPasser au contenu principal
À50 jours du second tour des élections municipales, un débat crucial a eu lieu sur Ici Matin ! Laurence Ruffin et Alain Carignan se sont affrontés sur les enjeux majeurs pour la ville de Grenoble, notamment la question épineuse de la sécurité.

Entre renforcement de la police municipale, vidéosurveillance et lutte contre le narcotrafic, quelles sont les propositions concrètes pour redonner un sentiment de sécurité aux Grenoblois ? Découvrez les arguments des deux candidats et les points de divergence de ce débat animé.

Laurence Ruffin met l'accent sur une approche globale combinant coopération, prévention et répression, avec une proposition de 50 policiers municipaux supplémentaires pour une police de proximité. Elle insiste sur le rôle essentiel du tissu associatif et du périscolaire dans la prévention.

Face à elle, Alain Carignan place la sécurité en priorité absolue, martelant la nécessité de 150 policiers supplémentaires et de 350 caméras. Il critique vivement le programme de son adversaire, le jugeant insuffisant et peu réalisable face aux défis actuels.

Ce débat est un moment clé pour comprendre les visions divergentes des deux candidats sur l'avenir de Grenoble. Faites-vous votre propre opinion sur ces propositions audacieuses pour garantir la tranquillité publique.

#ÉlectionsGrenoble #SécuritéGrenoble #DébatMunicipal

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Et avec toute l'équipe d'Ici Matin, pour vous accompagner pendant votre petit déjeuner ou même le départ au
00:05travail,
00:05retrouvez tous vos rendez-vous habituels, Stéphane Berne notamment avec nous avant 8h.
00:10Mais maintenant à 7h38, c'est le débat qu'attendent tous les auditeurs grenoblois,
00:15le débat du second tour des élections municipales entre Laurence Ruffin et Alain Carignan.
00:19Bonjour à tous les deux.
00:20Bonjour.
00:21Bonjour.
00:21Un débat animé par Soisy Pelé, Théo Hatch.
00:23Un débat d'une quinzaine de minutes, on vous demandera donc d'être assez synthétique si possible dans vos réponses,
00:30avec un temps de parole équivalent pour tous les deux.
00:34La première thématique qu'on va aborder ce matin, Théo Hatch, c'est la sécurité.
00:38Et la première question est pour vous, Laurence Ruffin, le tirage au sort en a décidé ainsi.
00:42Vous, on va parler donc de sécurité, vous vous mettez 50 policiers supplémentaires, policiers municipaux,
00:48pour faire de la police de proximité, ça veut dire quoi ?
00:52Est-ce que c'est vraiment à la hauteur des enjeux quand on a des personnes qui lancent des grenades
00:57dans des salons de beauté
00:57ou des jeunes de 15 ans tués sur des points de deal ?
01:00Alors, d'abord, la sécurité c'est un enjeu très fort pour nous,
01:04que nous portons très fortement avec un plan qui s'articule autour de la coopération, la prévention, la répression.
01:10La coopération d'abord, parce qu'il s'agit d'articuler correctement, d'avoir une cellule de coordination
01:15entre police nationale, police municipale, procureurs et bailleurs sociaux,
01:19de telle manière à être le plus efficace possible dans notre politique de sécurité.
01:23C'est aussi travailler avec d'autres villes, notamment nous allons, comme première mesure,
01:27rentrer dans les villes qui s'engagent contre le narcotrafic.
01:30D'ailleurs, c'est pour ça qu'Amine Kessassi est venu nous voir la semaine dernière
01:34et on a travaillé sur le sujet, donc avec des personnes qui le portent fortement.
01:38Ensuite, nous considérons que pour bien porter la sécurité, il faut marcher sur nos deux jambes.
01:42Prévention et répression. Et il faut être à égalité sur ces deux sujets.
01:46La prévention, parce que c'est le domaine d'intervention de la ville,
01:48c'est-à-dire soutenir toutes les associations, le tissu associatif, le périscolaire,
01:53tout ce qui fait qu'on ne bascule pas finalement dans le deal.
01:55Et c'est là où on a vraiment, et ça marche, c'est là où on a vraiment une marche
01:58de manœuvre en tant que ville.
02:00Et parallèlement, effectivement, il faut faire de la répression, notamment avec la police.
02:03Alain Carignan, la sécurité c'est votre priorité numéro un,
02:07c'est comme ça que vous l'avez en tout cas présenté, vous promettez beaucoup de choses,
02:10150 policiers supplémentaires, 350 caméras, est-ce que c'est vraiment possible, réalisable financièrement ?
02:16C'est la priorité des Grenoblois, ce n'est pas la mienne.
02:19Les Grenoblois aspirent à plus de sécurité, puisque maintenant c'est reconnu,
02:231000 Grenoblois sont plus agressés que 1000 Marseillais, situation anormale.
02:27Avec Laurent Truffin, il ne se passera rien, c'est bien, on est bien clair.
02:30Alain Brunon a dit lui-même que l'accord lui laissera très peu de marge de manœuvre.
02:36Or, sur la sécurité, il est lui-même opposé à tout, il ne veut pas faire la chasse au dealer,
02:40il l'a annoncé.
02:41Elle ne créera pas de vraie police municipale comme nous le voulons,
02:45elle ne créera pas de réseau de caméras de vidéoprotection comme nous le voulons,
02:49elle ne créera pas de PC opérationnel 24h sur 24 qui permettrait d'agir jour et nuit
02:55avec des équipages de police municipale alertée ou nationale.
02:59Voilà, donc, si vous voulez, il y aura une inaction totale dans l'hypothèse
03:04où la municipalité actuelle serait reconduite.
03:06Donc, notre action, elle est complète, elle est tout à fait possible.
03:09Les caméras sont payées par la région et par l'État sur la police municipale.
03:13En partie.
03:14Énorme, la région propose 2 millions d'euros qu'Éric Piolle a refusé.
03:17Il a refusé l'argent de la région pour financer les caméras de vidéoprotection.
03:22Place Saint-Bruno, la police nationale réclame 7 caméras que la municipalité refuse de mettre en place.
03:28Donc, on est vraiment dans un déni sur la sécurité.
03:31On a des mots, on n'aura aucune action.
03:33Vous dites que c'est faux, Laurence Ruffin ?
03:34Oui, c'est complètement des mensonges, tout ce qui est raconté.
03:37D'abord, nous avons fait un accord de l'union large de la gauche,
03:40mais dans lequel, oui, Grenoble est majoritaire de telle manière à pouvoir porter la politique
03:44que nous avions définie et le projet pour la ville que nous avions définie.
03:47Nous sommes libres de le porter.
03:49Ensuite, on parle à Alain Brunon.
03:51Exactement.
03:52Deuxièmement, nous portons avec beaucoup de force ce projet sur la sécurité.
03:57Nous l'avons beaucoup travaillé, discuté.
03:59Quand je vous parlais de prévention, il y a un policier municipal, un policier de Marseille,
04:03qui nous disait, mais surtout, faites attention au tissu associatif.
04:06C'est ça qui fait qu'il y aura moins de bascule.
04:08Le numéro 2 de notre liste, c'est Walet Kismoun,
04:10qui est une personne investie à l'ALMA, dans le quartier,
04:13étant président d'associations sportives, mais aussi de MJC,
04:16et qui sait à quel point qui a accompagné les jeunes pour faire en sorte que,
04:19quand on fait du sport, quand on est accompagné en périscolaire,
04:22derrière, on bascule moins.
04:23Et c'est ça aussi notre vision de la prévention et de la sécurité.
04:26Une petite précision peut-être.
04:27Je rappelle qu'Alain Brunon est le candidat LFI qui vous a rejoint,
04:30qui est quatrième sur votre liste.
04:32Il disait effectivement que le rôle de la police municipale
04:35n'était pas de faire la chasse aux dealers.
04:37Est-ce que ça, vous le partagez ?
04:38Alors, d'abord, je le redis, nous avons fait une alliance technique
04:41qui nous permet de faire face à une menace que nous considérons vraiment
04:45comme une menace, qui est M. Carignan.
04:47En revanche, nous sommes majoritaires dans le futur projet.
04:50Ce que nous portons, c'est de démanteler absolument le narcotrafic
04:54qui pourrit la vie des gens.
04:55Donc pour cela, d'abord, il faut avoir une police nationale judiciaire très forte.
04:58Or, qui a supprimé le plus de postes dans la police nationale ?
05:01C'est l'ami de M. Carignan, c'est M. Sarkozy.
05:03Il n'y a jamais eu autant de suppression dans la police qu'autant de M. Sarkozy.
05:08Et c'est lui aussi qui a détruit la police de proximité.
05:10Donc ce que nous souhaitons, c'est avoir une police nationale renforcée,
05:13plus sans poste sur notre territoire,
05:15pour lutter contre le narcotrafic et contre la criminalité organisée.
05:19Et parallèlement, ce que peut faire la ville,
05:21c'est d'avoir une police municipale de proximité,
05:24être en présence avec les habitants,
05:26comme c'est fait aujourd'hui au village olympique,
05:28être sur les quartiers, être à pied, créer de la confiance
05:31et remonter de l'information à la police nationale.
05:33Alain Carignan, vous souhaitez armer la police municipale.
05:37C'est le cas, par exemple, déjà à Échirel, à Saint-Martin-d'Air.
05:40À Échirel, il n'y a pas forcément moins de problèmes.
05:42Qu'est-ce que ça changerait d'avoir une police municipale armée ?
05:44Il y a beaucoup de résultats.
05:46D'ailleurs, Laurence Ruffin ne cache pas qu'elle dit « je veux continuer ».
05:50On connaît l'efficacité de cette continuation.
05:53Elle dit « tout va très bien avec Alain de Moulon ».
05:55Ce n'est pas moi qui dis que vous n'aurez aucune marge de manœuvre.
05:58C'est lui qui le dit.
05:59Il dit « Alain de Moulon, vous n'aurez aucune marge de manœuvre ».
06:02Donc, je répète ce que je dis, l'allié de Laurence Ruffin.
06:07Alors, bien sûr, il y a les deux aspects.
06:08Il y a la prévention.
06:09Mais quand on dit « il faut renforcer le MJC »,
06:12la municipalité sortante, qui représente Laurence Ruffin,
06:14a fermé la MJC Prémol, a fermé le plateau,
06:17comme d'ailleurs le dénonçait Alain de Moulon au premier tour,
06:20en disant « il faut voter pour moi » pour éviter cela.
06:22Et donc, c'est pour ça que cette alliance est complètement une alliance d'intérêts.
06:26Elle n'a aucun fondement par rapport aux problématiques grenobloises.
06:31Donc, il faut effectivement la prévention.
06:33Et nous, nous avons un plan énorme pour qu'aucun jeune jusqu'à 18 ans
06:37n'ait pas une activité hors temps scolaire.
06:40On va faire un accord cadre avec le tissu associatif,
06:43qu'on va tout à fait renforcer.
06:44Il y a de la prévention dans votre programme.
06:46Évidemment, il y a les deux volets.
06:47Mais aujourd'hui, le volet d'action policière,
06:50vous dites que la police armée,
06:51aujourd'hui, une police non armée ne sort pas.
06:53Vous savez que quand il y a un conflit,
06:55quand il y a un camion qui attaque dans la ville Courge-en-Jaurès,
06:59les policiers doivent rentrer au bureau.
07:01Parce que, n'étant pas armés, ils ne peuvent pas sortir.
07:03Donc, les grenoblois sont sous les balles,
07:05et les policiers aux abris.
07:07C'est ça, la politique de Laurence Ruffin.
07:09Il y a une réalité, Laurence Ruffin,
07:11c'est qu'effectivement, il y a aujourd'hui des villes
07:13qui n'arment pas leur police municipale,
07:15qui ont du mal à recruter.
07:17Est-ce que ce n'est pas nécessaire aujourd'hui
07:18d'armer la police municipale
07:19pour pouvoir recruter largement des policiers ?
07:22Vous en prenez, mettez 50 policiers municipaux.
07:24Oui, nous voulons renforcer la police municipale
07:26et aussi avoir une brigade de nuit,
07:28parce qu'il nous semble très important d'avoir de la proximité.
07:30Je voudrais réagir, parce que j'entends des leçons sur la sécurité,
07:33autant où M. Carignan était maire.
07:35Je cite son adjoint à la fin de son mandat,
07:37qui dit
07:38« La ville est confrontée à de graves problèmes d'insécurité,
07:41agression tant sur la voie publique que dans les transports en commun,
07:44vols, trafic de drogue,
07:45la situation devient difficilement tenable. »
07:47Je pense qu'on n'est pas là pour avoir des leçons sur ce sujet.
07:49Les Gros-de-Blois aimeraient la retrouver, cette ville-là.
07:51Je peux vous le dire.
07:52Deuxièmement, sur la question,
07:53nous, on est très pragmatiques sur cette question.
07:55Aujourd'hui, c'est la mise en place de police municipale
07:58qui va remonter de l'information,
07:59qui est très en lien avec la police nationale,
08:01avec des caméras et un PC 24h sur 24,
08:04tel que c'est organisé aujourd'hui,
08:05de telle manière à avoir le plus de partage possible de l'information.
08:08Et c'est comme ça que nous allons durablement améliorer
08:11la sécurité et la prévention dans notre ville.
08:14Ensuite, sur la question de l'accord,
08:15en fait, nous avons fait cet accord
08:16parce qu'il nous semblait essentiel
08:18et que la gauche,
08:19puisque Grenoble est une ville de gauche,
08:20une ville progressiste,
08:22une ville qui met en avant la question de la solidarité,
08:24il y avait une attente d'union
08:25que nous avons réalisée
08:26et qui était attendue,
08:28mais qui nous permet de continuer à porter notre projet
08:30parce qu'il nous semblait essentiel
08:32de lutter contre le retour d'un homme
08:34qui est l'homme qui a passé le plus de temps en prison,
08:36qui a été corrompu,
08:38qui a abusé,
08:39qui a fait de l'abus de biens sociaux
08:40et qui a endetté notre ville à 5 millions d'euros.
08:42– Votre frère a été condamné aussi.
08:43– Qui a été endettée,
08:44laissez-moi parler s'il vous plaît,
08:45qui a été endettée,
08:46qui a endettée la ville à 146 millions d'euros
08:48et je donne un scoop ce matin
08:49que j'ai découvert hier,
08:50comme quoi on en découvre tous les jours,
08:51M. Carignan ne peut plus à vie
08:54gérer un office d'habitation
08:55tellement ça a été mal géré.
08:56– Non, mais j'ai ici l'élément,
08:59excusez-moi, j'ai le jugement ici.
09:01– Non, écoutez, vous ne pouvez pas dire faux à chaque fois.
09:03– Ils vont quand même s'arrêter sur le côté abject.
09:05– M. Carignan corrompu est interdit
09:06aux fonctions d'administration d'un office public d'habitat.
09:09– Je vais vous donner la parole juste après.
09:10– Allez-y madame, terminez.
09:12– Non mais vous dites faux.
09:13Écoutez, comme vous m'avez dit faux hier,
09:15aujourd'hui j'ai ramené les informations précises.
09:17– Vous êtes abject.
09:18– J'ai ramené les informations précises.
09:20– Non, non, c'est lamentable.
09:21– Mais non, pas du tout.
09:21– On vous laisse répondre sur ce point.
09:23– Oui, écoutez, actuellement il y a une campagne,
09:25disons de caniveau,
09:26qui est conduite contre moi par Laurence Ruffin et ses amis,
09:29qui est abjecte, vraiment.
09:31C'est un mépris pour les grenoblois qui ont voté pour nous,
09:34qui est intolérable.
09:35Quand même, je suis en tête,
09:38les grenoblois nous font confiance,
09:40et madame Ruffin les injurie,
09:43les insulte,
09:45les traite d'une façon incroyable, insupportable.
09:49Imaginez tous les grenoblois qui me font confiance
09:52et qui entendent Laurence Ruffin parler d'eux.
09:55Ça n'est pas possible.
09:56Il faut qu'on se respecte.
09:58Moi, je respecte les électeurs de Laurence Ruffin,
10:00et si je suis maire,
10:02ils auront le droit d'expression.
10:03Ils seront respectés tels qu'ils sont.
10:05Avec Laurence Ruffin,
10:06on poursuit la violence qu'Éric Piolle a instituée,
10:09ajoutée à celle de LFI.
10:11On est dans une situation
10:12où il y a, en quelque sorte,
10:14la moitié des grenoblois
10:15qui sont éjectés du débat,
10:17qui sont considérés comme
10:19ne pouvant pas s'exprimer.
10:21Là, madame Ruffin,
10:22vous ne pouvez pas être maire dans ces conditions.
10:24Vous êtes l'otage de LFI,
10:27vous êtes l'otage de votre frère,
10:28visiblement, puisqu'il est toujours là,
10:29et que vous allez être là
10:30pour faire sa campagne présidentielle.
10:32Vous êtes double otage,
10:34sans pouvoir,
10:35et qui maniait l'injure,
10:37qui maniait la violence,
10:38qui crée cette violence politique
10:40dont les grenoblois ne veulent plus.
10:42C'est quand même très rigolo
10:44de vous entendre parler comme ça,
10:45parce que ce que nous portons,
10:47au contraire,
10:48c'est cette idée de dire
10:49qu'aujourd'hui,
10:50on a une très large majorité
10:51de grenoblois
10:52qui ont voté pour la gauche.
10:53Aujourd'hui,
10:54on est à 59% de grenoblois
10:56qui veulent un projet à gauche.
10:57Ce que nous voulons,
10:58moi, ce que j'amène,
10:58c'est de l'information,
10:59parce qu'il y a une telle désinformation
11:00dans cette campagne,
11:01une telle diffamation
11:02sur le projet qu'on porte,
11:03qu'il me semble nécessaire
11:04de remettre de l'information.
11:05On va refaire ce débat juste après.
11:08On va continuer ce débat
11:08sur le thème des mobilités
11:10dans un instant.
11:11On a parlé de la sécurité,
11:12effectivement, Théo.
11:12On va parler dans un instant
11:14des mobilités.
11:15Comment se déplacer demain à Grenoble ?
11:17Voilà, il est 7h49.
11:18Le débat de l'entre-deux-tours
11:19pour les candidats
11:20à la mairie de Grenoble.
11:21On se retrouve dans quelques instants.
11:27Ici Matin,
11:29revient dans un instant.
11:32France 3 bouleverse ses programmes.
11:34C'est chelou, non ?
11:35L'endroit est bien choisi, en tout cas.
11:37Bruno Salomon,
11:38un enquêteur déterminé.
11:39On était comme des frères.
11:41Je suis désolé.
11:42Subtile.
11:43Il y a un moment,
11:43il faut que tu prennes conscience
11:44de qui est ce type.
11:44C'est un porc, ce mec.
11:45Pourquoi t'esquives tout le temps ?
11:47C'est ton père aussi, merde.
11:48Et unique.
11:49C'est vous qui dites ?
11:50Hommage à Bruno Salomon.
11:52Ouais, c'est ça.
11:53Allez.
11:54Avec Meurtre à l'Île-de-Ré.
11:56Déjà disponible sur France.tv.
11:58Et ce soir,
11:59à 21h10,
12:00sur France 3.
12:02Ce programme est disponible
12:04en audio description.
12:06Inédit sur France Télévisions.
12:08Répondez vite et bien.
12:1010 duos,
12:112 manches et une finale.
12:12Sans oublier le banco
12:13et le super banco.
12:14Vous l'avez reconnu,
12:15c'est le jeu des 1000 euros.
12:16Bonne réponse.
12:18Des épreuves de culture générale
12:19et de rapidité
12:20pour rappeler la mise.
12:21Qui va maintenant tenter le banco ?
12:24Banco !
12:25Banco !
12:25Et rien ne sert de courir
12:27sans réfléchir.
12:28Le jeu des 1000 euros,
12:30présenté par Karine Tessandier
12:31et Nicolas Stoufflé.
12:32Tous les samedis et dimanches
12:33à 17h25 sur France.tv
12:35et sur France 3.
12:42Quand c'est la suite
12:43de notre débat des municipales
12:44à Grenoble,
12:45à 4 jours du second tour,
12:46Laurence Ruffin et Alain Carignan
12:48débattent sur l'antenne DCI 0
12:49au micro de Soazic Pelé et Théo Hatch.
12:51Et après la sécurité,
12:52on va parler mobilité,
12:53voitures, piétons,
12:54transports en commun,
12:56vélos.
12:56Comment se déplacer demain
12:57à Grenoble, Théo ?
12:58Parlons d'abord
12:59des transports en commun.
13:00Laurence Ruffin,
13:00vous promettez la gratuité
13:01des transports le week-end.
13:03Éric Piolle avait promis
13:04déjà la gratuité
13:05pour les moins de 25 ans.
13:06Ça ne s'est pas fait finalement.
13:10Pourquoi le promettre à nouveau ?
13:12Parce que c'est le sens de l'histoire.
13:14Aujourd'hui,
13:14de plus en plus de villes
13:15mettent la gratuité en place.
13:17C'est une manière à la fois
13:18de permettre plus de fréquentation
13:20dans le centre-ville,
13:21de permettre à tout le monde
13:22d'aller à la montagne,
13:22notamment l'été quand il fait chaud.
13:24Et puis plus généralement,
13:25de se dire
13:26qu'en fait,
13:26la ville,
13:27il faut permettre
13:27de se déplacer librement
13:29à moindre coût.
13:30Aujourd'hui,
13:30quand vous voyez
13:31le coût de l'essence,
13:31le prix de l'essence au litre,
13:32c'est plus de 2 euros.
13:33Une voiture,
13:34ça coûte cher.
13:35Donc c'est aussi
13:35de travailler sur la question
13:36du pouvoir d'achat,
13:37de permettre à chacun
13:38de mieux vivre à Grenoble.
13:39Mais la ville,
13:39ça coûte combien ?
13:40Alors en fait,
13:41c'est un projet global,
13:42ça ne va pas être porté
13:43que par la ville.
13:44Et l'idée,
13:45c'est plusieurs millions d'euros.
13:46Mais comparativement
13:48à ce qu'on porte,
13:48en fait,
13:49c'est pouvoir vraiment se dire
13:50que c'est un des sujets
13:51sur lequel on peut agir
13:52sur le porte-monnaie des gens.
13:53C'est le transport,
13:54comme l'alimentation
13:55et le logement,
13:55qui sont les trois principaux postes.
13:57Et à un moment
13:58où il y a de plus en plus
13:59de précarité
13:59et de difficultés pour vivre,
14:01ça nous semble
14:01une manière clé
14:02de donner plus de mobilité
14:04dans la ville,
14:04de faire en sorte aussi
14:06qu'on ait moins de pollution
14:07parce qu'on sait
14:07que Grenoble,
14:08c'est quand même une ville
14:09qui a largement progressé
14:10sur ce sujet,
14:11mais qui est encore
14:12une ville polluée
14:13et nous souhaitons
14:14continuer à travailler
14:15sur la santé.
14:15Et c'est aussi une manière
14:16finalement d'avoir plus de place
14:18dans l'espace public
14:18et de faire en sorte
14:19que l'espace
14:20qui n'est pas utilisé
14:21pour se garer
14:22est utilisé davantage
14:23pour vivre,
14:24pour se rencontrer,
14:25pour profiter
14:25de faire du commerce
14:27de proximité dans la ville
14:28et pour créer
14:28une ville de lien.
14:29Alain Carignan,
14:30vous évoquez aussi
14:31la gratuité
14:32des transports en commun
14:33dans votre programme
14:34mais seulement
14:35lors des pics de chaleur
14:37vraiment de façon
14:38très ponctuelle.
14:39Oui,
14:39et puis vos opérations ponctuelles
14:40par exemple
14:41pour les soldes,
14:42pour les fêtes de Noël,
14:43pour faire des produits d'appel.
14:44Mais enfin,
14:45pour Laurence Ruffin,
14:47c'est le sens de l'histoire
14:47qu'a oublié Éric Piolle
14:49comme vous l'avez rappelé
14:49parce qu'à chaque élection
14:51les rouges verts
14:52font des promesses
14:53de gratuité
14:53qui ne tiennent pas.
14:54Elle ne peut pas la tenir.
14:55C'est bien clair.
14:55Ça dépend de la métropole.
14:56Non, oui,
14:57mais c'est 10 millions d'euros
14:57que la métropole doit voter au SMAG
14:59dont on n'a pas le premier sou.
15:00Il lui manque déjà 16 millions
15:02pour boucler son budget cette année.
15:04Elle a le siège de la métropole
15:05à payer 70%
15:06sur 108 millions.
15:08Tout ça,
15:08c'est de la démagogie complète.
15:10Non, mais c'est vous
15:10qui devez respecter.
15:11Excusez-moi,
15:12mais c'est à vous de me respecter aussi, là.
15:13Comment ?
15:14Chacun doit se respecter.
15:15Mais je vous respecte,
15:16c'est de la démagogie.
15:17Non, c'est pas de la démagogie.
15:18Vous savez que vous n'avez pas
15:19le premier sou.
15:19Vous le savez.
15:20Vous ne pouvez pas l'ignorer.
15:21Vous savez compter.
15:22Mais attendez,
15:23moi j'ai géré une entreprise
15:24qui est aujourd'hui classée
15:25dans les meilleures entreprises de France.
15:27Mais quel est le rapport ?
15:27Je ne suis pas élue aujourd'hui.
15:29Mais là,
15:29il s'agit de l'argent public.
15:30Et là,
15:30sur l'argent public,
15:31vous y allez.
15:33Monsieur, écoutez,
15:34je ne crois pas que sur ce sujet,
15:35ça y est,
15:36vous nous demandez en fait
15:37d'être constructifs
15:38et c'est vous qui passez votre temps
15:40à m'insulter.
15:41Est-ce que c'est une insulte
15:43que de dire
15:43Madame Ruffin,
15:45vous savez
15:46que vous n'avez pas ces 10 millions,
15:47vous savez que la métropole
15:49ne les vautera pas,
15:50vous savez que c'est impossible ?
15:51Au-delà du coup,
15:52qu'est-ce que vous,
15:53vous proposez sur les transports,
15:54Monsieur Carigny ?
15:55C'est un mensonge.
15:57On va revenir sur le thème du débat.
15:59Mais est-ce que vous,
16:00sur les transports,
16:01ce que vous proposez,
16:02Les transports en communs ne se sont pas développés
16:03depuis 12 ans
16:04que les verts sont au pouvoir.
16:06que la fréquentation
16:07des transports publics stagne.
16:08C'est la première fois
16:09qu'on ne fait pas un kilomètre
16:10de tramway nouveau.
16:12Peut-être à cause du prix.
16:13Il faut relancer
16:14le développement du tram.
16:16Il faut faire un plan piéton
16:18parce que le piéton à Grenoble,
16:20c'est 40% des déplacements
16:21et ça peut être 50%.
16:22Si le piéton est sécurisé,
16:24si les trottoirs,
16:25pardon d'être aussi pratiques,
16:27si les trottoirs sont réparés
16:29pour qu'on puisse marcher,
16:31si les trottoirs sont éclairés
16:33pour qu'on puisse,
16:35le soir,
16:35les emprunter,
16:37si les trottoirs sont sécurisés
16:39pour qu'on ne risque pas
16:41de se faire arracher
16:42son collier
16:42ou son sac,
16:44si les trottoirs sont visualisés,
16:47qu'on sache les distances
16:48entre les uns et les autres.
16:50Donc, voyez,
16:50il faut faire un plan piéton,
16:52il faut développer à nouveau
16:53les trottoirs.
16:53Ça, ça demande de l'argent
16:54pour le plan piéton.
16:55Le plan piéton,
16:56c'est jouable,
16:57réparer les trottoirs.
16:57C'est vrai qu'il n'y a plus
16:58un centime d'euros
16:59pour réparer les trottoirs
17:00à la métropole.
17:01Et Mme Ruffin ajouterait
17:02le financement de la gratuité.
17:04Et donc,
17:05il faut retrouver des crédits
17:06pour réparer les trottoirs.
17:07Je le reconnais.
17:08Et donc,
17:08nous le ferons.
17:09Parce que nous,
17:10nous attelons au problème
17:11des Grenoblas.
17:12On n'est pas là
17:12sur la théorie politique
17:14de Laurence Ruffin.
17:16On est sur les éléments pratiques.
17:18Donc,
17:18le plan piéton,
17:19les transports collectifs
17:20à développer,
17:21la cohabitation,
17:22à nouveau,
17:23la possibilité de stationner
17:24dans la ville,
17:25dans une cohabitation raisonnée,
17:27des zones de rencontre
17:28pour qu'à nouveau,
17:29le commerce soit accessible
17:31à Grenoble
17:31et qu'on ne continue pas
17:32ces baisses de rideaux.
17:33Donc,
17:34c'est une organisation
17:35des déplacements
17:35qui nous permettra
17:36de retrouver une ville
17:37à la fois apaisée,
17:39avec des modes doux développés
17:40et en même temps,
17:42qui puisse fonctionner
17:43et être le centre,
17:45le cœur de la métropole.
17:46Laurence Ruffin,
17:47on vous laisse répondre
17:48effectivement sur ce point-là.
17:49Alain Carignan,
17:50on vous dit,
17:50vous promettez quelque chose
17:51dont vous n'êtes pas capable
17:54de faire
17:54sur les transports de la gratuité.
17:56Plusieurs choses.
17:57D'abord,
17:57moi,
17:57comment je me présente ?
17:58Je me présente
17:59parce que j'ai géré
18:00pendant 17 ans
18:00une entreprise grenobloise,
18:02une entreprise
18:02qui est très performante,
18:04qui aujourd'hui
18:04est classée
18:05dans les meilleures entreprises
18:06de France.
18:06Et c'est avec cette expérience
18:07que j'arrive.
18:08C'est avec une expérience
18:09de terrain,
18:09avec une expérience de gestion
18:11et c'est ce que j'ai envie
18:12de porter dans la ville,
18:12j'ai envie de porter
18:13de la coopération
18:14et du bien faire les choses.
18:15C'est comme ça
18:16qu'on a porté notre projet
18:17avec les grenoblois
18:18au plus près de leurs préoccupations.
18:20Sur la question
18:20de nos priorités,
18:22oui, effectivement,
18:22nous n'avons pas
18:23les mêmes priorités.
18:24Nous considérons
18:25que Grenoble
18:25est capitale du vélo
18:26et nous en sommes fiers.
18:27Nous avons envie,
18:28il y a aujourd'hui 25%
18:29des grenoblois
18:30qui vont au travail en vélo,
18:31nous voulons continuer
18:32le greno-vélo vers le sud
18:33et mettre en place
18:34une terrification sociale
18:35du vélo jaune.
18:36Merci beaucoup.
18:37On va s'arrêter là.
18:38Effectivement,
18:38je précise qu'on retrouve
18:39vos programmes complets
18:41sur notre site
18:41ici.fr.
18:43Merci à tous les deux
18:43pour ce débat.
18:44Un débat que vous pourrez retrouver
18:46en vidéo
18:46dans quelques minutes,
18:47dans quelques instants
18:48sur notre site
18:49ici.fr
18:50en page ISR.
18:51Et on suivra évidemment
18:52ces élections municipales,
18:53ce second tour
18:54des élections municipales
18:55en direct à la radio.
18:57Soirée spéciale
18:58avec vous, Théo,
19:00dimanche en direct
19:01de la préfecture
19:01à partir de 19h30
19:03et puis lundi matin
19:04pour une matinale spéciale
19:06aussi avec tous les résultats
19:08à Grenoble
19:08mais aussi dans les 27 autres
19:10communes iséroises
19:12où l'on vote
19:12de nouveau dimanche.
19:13Et puis dans quelques instants,
19:15vos rendez-vous habituels,
19:16un peu d'histoire
19:16avant le journal de 8h,
19:18ce sera avec Stéphane Berthe.
Commentaires

Recommandations