00:00Que dire du moral aujourd'hui ?
00:01Comment est-ce que vous vous sentez que vous avez repris des couleurs par rapport à Dimanche Soir ?
00:05J'ai l'impression véritablement que les planètes s'alignent.
00:09Pierre-Yves Bonazel a accepté cette fusion des listes avec Rachida Dati.
00:14Et c'est vrai que Rachida est la seule candidate de l'alternance.
00:17Et donc le sujet pour nous, désormais, c'est pour la première fois depuis 25 ans,
00:22on a une chance historique véritablement de faire basculer cette ville.
00:25Et donc encore quelques jours pour convaincre tous les Parisiens qui veulent le changement à Paris,
00:30de voter évidemment pour la seule candidate de l'alternance qui est Rachida Dati.
00:33Vous êtes la présidente de la FEDE à Paris pour les LR.
00:36Vous avez forcément travaillé dimanche soir à la fusion avec Pierre-Yves Bonazel.
00:39Comme ça s'est passé dans les coulisses ?
00:41Il y a eu beaucoup d'appels tard dans la nuit ?
00:43Oui, alors on était, je ne vous le cache pas, dans le bureau de Rachida Dati
00:47de dimanche à lundi jusqu'à 3h du matin.
00:50Pour convaincre aussi Pierre-Yves Bonazel, vous savez, ça n'est pas naturel non plus une fusion.
00:54Parce qu'il y a des mots qui sont parfois un peu durs entre l'un et l'autre des
01:00candidats.
01:01Et donc il faut surmonter ces mots qui ont été exprimés.
01:06Et il faut surtout regarder une seule chose, c'est l'intérêt général.
01:09L'intérêt de Paris, c'est tout simplement de changer d'équipe et de changer de cap.
01:13Et donc voilà, ça a été, je l'avoue, difficile parce qu'il faut le dire aussi, c'est la
01:17stricte vérité.
01:18Il y a une forme d'inimitié entre Rachida et Pierre-Yves Bonazel.
01:21Et donc quand on surmonte un peu ses rancœurs et qu'on regarde l'intérêt de Paris,
01:26alors évidemment ce sont des enjeux qui nous dépassent.
01:29Donc vous avez appris qu'il ne serait pas sur la liste et qu'il fusionnait
01:32mais qu'il annonce dans le même temps qu'il n'y va pas lui-même.
01:34Comment est-ce que vous avez réagi ?
01:35J'ai été sidérée, très franchement, parce qu'en fait ni Rachida Dati, ni Edouard Philippe
01:41n'avaient été informés du retrait de Pierre-Yves Bonazel dans la campagne.
01:46Et je pense qu'en fait, voilà, il s'est dit, je me projetais pour être maire de Paris.
01:51Aujourd'hui je ne le serai pas.
01:53Et donc je crée les conditions pour faire gagner la droite.
01:56Mais je ne peux pas, moi, à titre personnel, accepter de continuer cette campagne.
01:59En fait, je pense que c'est ce qui s'est passé.
02:01Il s'est retiré parce que c'était une façon de faire le deuil, en fait, de la mairie de
02:06Paris.
02:07Il y a une autre information majeure, c'est le retrait de Sarac-Mefo.
02:11Sans condition, comment est-ce que vous l'expliquez ?
02:14Écoutez, sans condition, si, vous savez, les électeurs de Sarac-Nefo, c'est une partie de nos électeurs.
02:19Moi, j'ai l'honnêteté de le reconnaître.
02:21J'ai organisé une réunion d'appartement, en fait, avec Rachida et certains, comment dire, parisiens qui voulaient voter pour
02:28Sarac-Nefo.
02:29Et en fait, ce sont les nôtres.
02:31Pour une partie d'entre eux, ils veulent quoi ?
02:33Ils veulent une ville qui soit moins dangereuse, une ville plus propre, une ville moins endettée.
02:39Et donc, les projets, honnêtement, sont assez similaires.
02:42Aujourd'hui, on a une ville avec plus de 218% de narcotrafic à Paris.
02:48On a une ville qui est la cinquième ville la plus sale au monde.
02:51On a une ville endettée de 12 milliards de dettes malgré l'explosion des impôts locaux.
02:56On a des scandales sexuels dans le pays scolaire.
02:58Vous voyez, sur tous ces points-là, ce sont des électeurs qui veulent tout simplement le changement.
03:02Voilà.
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