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00:00On rentre dans la dernière ligne droite, avant le début de la campagne, avec la fixation des candidats qui seront
00:05bien candidats au second tour.
00:06Vous, vous serez candidate, quoi qu'il arrive ?
00:08Oui, c'est un engagement que j'ai pris dès le départ.
00:13Et j'ai, sur Marseille, une réputation, je fais ce que je dis, je dis ce que je fais.
00:18Donc oui, effectivement, j'ai souhaité aller à ce combat.
00:21Je savais que dans les nouvelles conditions de la loi PLM, ça serait quelque chose de difficile, et ça se
00:27confirme aujourd'hui.
00:28Donc, cette liste, on l'a montée avec des personnes nouvelles, avec des personnes de la société civile, avec des
00:36aigus expérimentés.
00:38On a travaillé sur un programme, qui est d'ailleurs le seul programme réaliste, concret, réalisable par rapport aux autres
00:46candidats.
00:47Donc, j'ai toujours dit que j'irais au bout d'un combat.
00:51Eh bien, je vais au bout du combat.
00:52Vous savez, chez nous, on a l'Olympique de Marseille.
00:54Et l'Olympique de Marseille, des fois il y a des hauts et des fois il y a des bas.
00:58Et quand ils prennent 3 euros en première mi-temps, qu'ils rentrent au vestiaire, bon, ils se reconcentrent.
01:05Et puis après, ils vont à la deuxième mi-temps.
01:06Et puis très souvent, il y a une romantada, ce qu'on appelle chez nous une romantada.
01:10Donc, mais pour être beaucoup plus sérieux, j'ai des convictions, j'ai des valeurs.
01:15Et je suis une femme d'honneur.
01:17Donc, je fais ce que je dis et je dis ce que je fais.
01:19Franck Alizio, il vous tend la main, il le répète, il va le répéter encore tout à l'heure.
01:24Il aimerait une fusion avec votre liste pour que la droite, l'extrême droite, gagne à Marseille.
01:30En tout cas, que la gauche perde.
01:32Pourquoi pas saisir cette main ?
01:33Parce que Franck Alizio, c'est un Parisien.
01:36Excusez-moi pour les Parisiens, mais ce n'est pas un Marseille.
01:38Ce n'est pas parce qu'il est né ici et après il est parti, on ne l'a plus
01:40vu jusqu'à ce qu'il revienne député de Marignane.
01:46Il ne connaît pas Marseille.
01:48Marseille, ce n'est pas une ville à rassemblement national.
01:50Pourquoi le rassemblement national est aussi fort aujourd'hui à Marseille ?
01:53C'est parce qu'on a un Benoît Payan qui nous a fait perdre 6 ans, qui n'a rien
01:59fait sur la sécurité, qui n'a fait aucun projet.
02:02Et donc, il y a eu une colère qui est montée avec une vague nationale qui est incontestable.
02:07Cette colère nationale que l'on sent de partout.
02:09Ici aussi, on l'a à Marseille.
02:11Et donc, toute cette campagne, moi, combien de fois j'ai entendu dire
02:14on ne vient plus en ville parce qu'on a peur, on ne se sent plus en sécurité.
02:19Donc, effectivement, c'est Benoît Payan qui a créé les conditions
02:22pour avoir comme adversaire, eh bien, qui franqualisait le rassemblement national
02:26parce qu'il savait très bien que c'était la seule personne contre qui il pouvait espérer gagner.
02:32Et puis, ça a fonctionné puisque ce duel factice que je dis surtout qu'il n'y aura pas de
02:40duel,
02:40on sera 4 au deuxième tour, je ne me suis pas trompée.
02:43Et vous savez, en vie politique, c'est une question d'expérience.
02:46Il faut connaître sa ville, il faut connaître ses équipes.
02:49En tout cas, moi, je suis très fière de la campagne que nous avons faite.
02:51Et puis, aujourd'hui, nous avons le retrait de la France insoumise
02:57qui a pactisé, alors déjà en amont, puisqu'on sait qu'il y a des personnes de la France insoumise
03:02sur les listes de Benoît Payan au premier tour.
03:05Et là, il se retire en centrale, il reste en secteur.
03:11Ça sent la tambouille et la magouille.
03:13Donc, moi, ce n'est pas dans mes habitudes, ce n'est pas dans ma façon de penser.
03:18Je représente un courant de la droite et du centre.
03:21Eh bien, écoutez, quand on mène une bataille, on y va pour la gagner,
03:24mais surtout, on va jusqu'au bout.
03:25Vous représentez un courant de la droite et du centre.
03:27Pour vous, c'était inimaginable que ce courant disparaisse du conseil municipal de Marseille ?
03:32Et encore plus aujourd'hui que hier, quand j'ai pris ma décision de maintenir avec mes colissiers,
03:37de maintenir les listes.
03:39Oui, parce qu'aujourd'hui, on se retrouve dans une situation où,
03:43avec tout le respect que je puisse avoir pour l'Assemblée nationale,
03:47on va se retrouver dans la même bagaille qu'à l'Assemblée nationale.
03:50C'est avec une hystérisation des débats, avec d'un côté l'extrême gauche,
03:54représentée maintenant par M. Benoît Payan, puisqu'il y a le soutien de la France insoumise,
03:58et de l'autre côté l'extrême droite, avec un M. Alizio,
04:01qui a récupéré que des personnes qui n'avaient aucun espoir d'avoir un avenir chez nous
04:07et qui sont allés chez lui.
04:08Donc on a d'un côté une incompétence et de l'autre côté une hystérisation.
04:13Donc effectivement, encore plus aujourd'hui qu'hier,
04:19on a besoin d'avoir notre courant de pensée qui soit représenté.
04:23Ça serait un affront par rapport à mes électeurs.
04:27On a fait plus de 35 000 électeurs qui ont voté pour nous.
04:30Ça serait un affront de leur dire, écoutez, aujourd'hui, vous savez quoi, débrouillez-vous.
04:34Ben non. Quand on est un responsable politique, on va au bout de ces combats.
04:39On n'arrête pas au milieu parce que, oui, effectivement, je suis une femme d'honneur,
04:43je suis une femme de conviction.
04:44Est-ce que ça a eu aussi une conséquence pour la métropole dont vous êtes aujourd'hui la présidente ?
04:47Si vous disparaissez du conseil municipal à Marseille, vous disparaissez aussi de la métropole,
04:51ça a aussi été inimaginable ?
04:52Est-ce que c'est un échelon très important de la gestion locale ?
04:55Bien sûr. Plusieurs choses.
04:58D'abord, la métropole, moi, je suis ravi que 70 % de nos maires soient passées au premier tour,
05:03sur les 92. C'est un beau score.
05:06Bravo pour le travail qu'on a fait tous en commun.
05:08Donc ça, j'en suis très fière.
05:10Les autres maires passeront au deuxième tour.
05:12Il n'y aura pas de révolution comme ça avait été annoncé.
05:14Donc on aura une configuration qui restera dans le même ordre.
05:20Donc elle restera avec un fonctionnement avec des maires qui sont à la fois des maires de gauche,
05:27des maires du centre et des maires de droite.
05:29Donc là, il n'y aura pas de changement.
05:31Et après, vous savez, je vais vous dire, moi, je ne cours pas après les postes.
05:34Moi, j'ai une carrière.
05:35Moi, je suis ravie d'avoir mis la métropole au niveau où elle est aujourd'hui.
05:39On est parti.
05:40C'était compliqué.
05:42Elle a été créée en 2016.
05:44Je suis arrivée en 2018.
05:46Il a fallu la construire, cette métropole.
05:49Et je l'ai construite avec les maires qui étaient volontaires.
05:51Après, il y a eu la loi MAPTAN en 2022.
05:53Ça a été compliqué aussi.
05:56Et donc là, aujourd'hui, il faut entamer un troisième acte
05:59pour justement qu'elle soit vraiment stabilisée
06:02et qu'elle puisse donner satisfaction à la totalité des habitants de ce territoire.
06:07Donc moi, je ne suis pas du tout accrochée au poste.
06:10Mais ce qui m'intéresse, alors ça peut peut-être un peu choquer,
06:14c'est de faire et de réaliser des projets.
06:16Vous savez, je m'étais engagée pour faire de la priorité et de la mobilité.
06:20C'est ce que j'ai fait.
06:21Il y a les tramways qui sont sur Marseille.
06:23Il y a des bus à haut niveau de service dans tout le territoire.
06:26Eh bien, écoutez, c'est une grande fierté pour moi
06:27d'avoir aussi maintenu le niveau d'investissement pour les communes.
06:31Eh bien, ça aussi, c'est une grande fierté pour ma part.
06:34Et après, vous savez, ce n'est pas une question de personne.
06:36L'important, c'est de faire et de faire au service de nos habitants.
06:40Et ce sera plus difficile d'avoir un Franck-Alizio, par exemple,
06:43à la mairie de Marseille plutôt qu'un Benoît Payan
06:46sur les relations avec la métropole ?
06:48Eh bien, écoutez, vous savez, moi, dans mon exécutif,
06:52j'ai des maires de toutes les tendances, y compris des maires communistes.
06:56On ne peut pas dire qu'on vote pareil au niveau national.
06:59Donc, quand on a un maire qui est volontaire, qui veut faire avancer
07:02et qui, surtout, ne met pas des bâtons dans les roues,
07:05comme l'a fait Benoît Payan pendant ces six années,
07:09en ralentissant nos projets sur Marseille,
07:11eh bien, écoutez, ça fonctionne très bien.
07:12Donc, il n'y a pas de réseau pour que ça ne fonctionne pas
07:15avec les Marseillais et les Marseillaises.
07:16La métropole est un outil au service des maires.
07:19Eh bien, il faut que ça continue comme ça.
07:21Et surtout, vous savez, ce qui est important,
07:23c'est de faire et de réaliser et de continuer à avoir
07:26un pourcentage d'investissement qui soit important
07:28à la hauteur de la deuxième métropole de France.
07:31Dernière question. Ce soir, 18h, fin du dépôt des listes,
07:34vous avez déjà déposé la vôtre ?
07:35Oui, ça y est, c'est fait. Ce matin.
07:37Donc, vous avez fait à peu près 12% dans votre premier tour ?
07:40Oui.
07:41C'est ça. Un petit peu plus. On finit troisième.
07:4512%. Est-ce que c'était un résultat auquel vous vous attendiez ?
07:48Et comment on fait pour essayer d'avoir au moins la même chose,
07:50si ce n'est plus, dimanche soir ?
07:53D'abord, non. Ce n'est pas un résultat auquel je m'attendais
07:55parce que surtout avec les retours, l'équipe, le programme.
07:58Vous savez, quand vous allez à un combat,
07:59vous n'y allez pas pour le perdre.
08:00Vous y allez pour le gagner.
08:02Donc, on a espéré faire le meilleur score possible.
08:05Je prends acte de ces 12,5%,
08:08de ces 35 000 personnes qui ont voté pour nous
08:12sur les 251 000 votants au total.
08:15Donc, c'est quand même une masse assez importante.
08:19Et puis, derrière, on va continuer à se battre.
08:22Et puis là, aujourd'hui,
08:23je pense qu'aujourd'hui,
08:25le fait de rester droit dans nos convictions,
08:30de dire qu'on est courageux, on va jusqu'au bout,
08:32de montrer qu'il y a une voie, aujourd'hui,
08:35entre l'extrême gauche et l'extrême droite
08:38et qu'on ait la voie de la raison
08:39avec un projet qui est un projet concret, réalisable,
08:43comme je vous l'ai dit,
08:44et surtout qui sera au service des Marseillais et des Marseillaises
08:46et pas au service de ceux qui veulent avoir des postes à tout prix.
08:50Certains de vos électeurs sont partis chez Franck Anisio,
08:52clairement, le score qu'il fait ce soir.
08:55Qu'est-ce que ça dit de la droite à Marseille ?
08:57Ça dit surtout que Benoît Payan
08:59a créé véritablement une rupture à Marseille.
09:02Ça dit surtout que c'est six années de Benoît Payan
09:05qui n'a pas été l'humain,
09:06puisque c'était Mme Rubiroula,
09:08ça aussi je l'avais annoncé,
09:09et qu'il allait y avoir un switch entre les deux,
09:11donc c'est ce qui a été fait.
09:12Benoît Payan n'a réalisé aucun projet concret sur Marseille.
09:16Il a simplement fait des karaokés,
09:19il a fait des balades, des concerts,
09:21c'est très agréable,
09:22mais rien de concret sur Marseille.
09:25Et en plus, et en plus,
09:26il a fracturé la ville.
09:28Il a fracturé la ville
09:29en prenant des attitudes très fortes,
09:32en important le conflit du Moyen-Orient
09:36entre la Palestine et Israël.
09:38Il a continué à fracturer
09:41en interdisant le film Sacré-Cœur
09:43au théâtre de la busine.
09:45Donc il a vraiment fracturé cette ville.
09:47Il a créé toutes les conditions
09:49pour que le Rassemblement National
09:50soit un vote de colère,
09:52un vote de peur aussi,
09:53un vote de contestation.
09:55Et d'ailleurs, dans la campagne,
09:57il a commencé sa campagne
09:58un mois avant le premier tour.
10:00Donc, avec un mois avant le premier tour,
10:02c'est compliqué de parler de débat,
10:04de pouvoir faire un bilan de ses actions.
10:07Donc vous savez,
10:08je veux dire, moi, sur le principe,
10:09ce qui est important pour moi,
10:11c'est de réaliser des projets.
10:13Et c'est peut-être un peu
10:14ma façon de faire en politique
10:17qui dénote un peu
10:18dans le contexte global,
10:22le contexte national.
10:24Moi, je ne suis pas là pour les postes.
10:25Je suis là pour faire et pour réaliser.
10:27Et franchement,
10:28ce qu'on a fait à la tête de la métropole,
10:30ce que je fais à la tête du département,
10:32moi, j'en suis très fière.
10:33Merci beaucoup.
10:34Merci à vous.
10:35Merci.
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